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Une petite queue d'hybride | Luna



Une petite queue d'hybride | Luna

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(#) Dim 7 Jan - 22:21
Face à mon miroir, le soleil se levait doucement sur l’île de Togi, l’aurore colorant de sa palette le ciel de janvier. Appuyée contre le meuble blanc de la pièce d’eau, je passais ma brosse dans mes cheveux d’or, attachant alors ces derniers en queue de cheval à l’aide d’un élastique rouge.

Une petite touche de maquillage sur le visage, j’abandonnais ma tenue d’Ève pour mettre des sous-vêtements. Un soutien-gorge à dentelle noire, ainsi que la culotte de son ensemble qui me semblait serrée au vu du sexe qui habitait réellement entre ces gonds, mais peut-importe.

Nous étions le matin et comme tous les jours, semaine ou week-end, je profitais du lever du jour pour aller courir. Un débardeur noir, un pantalon de jogging ainsi que des basquettes et voilà que je quittais mon entre, des écouteurs dans les oreilles.

L’air froid encore hivernal ne tardait pas à m’attaquer, déglutissant, je me mise cependant à courir encore et encore jusqu’à que la première goute de sueur ne tombe à même le sol. Se réchauffant doucement, mon corps travailla une bonne heure avant qu’essoufflée, je m’arrêtais devant une superette, retirant mes écouteurs.
À l'intérieur, j’avais pris un petit sac en plastique pour finalement faire le tour des rayons, attrapant un pot de Nutella pour ce soir, un paquet de jambons ainsi que des croissants pour le petit déjeuner que je n’avais pas encore entamée. Passant à la caisse, je quittais la superette en attrapant un croissant dans ma bouche, avançant doucement sous les regards bestiaux des autres hommes dans la rue.

Avalant la dernière bouchée de mon croissant, un bruit attira mon attention dans une ruelle reculée. Haussant un sourcil, je m’approchais des diverses poubelles, l’une d’elles laissent dépasser une petite queue féline. Amusée, je léchais mes doigts, pensant alors que depuis mon arrivée sur l’île, je n’avais toujours pas adopté un petit animal de compagnie, un chat de gouttière ferait bien l’affaire.

Pinçant les lèvres pour reproduire ce bruit familier que tout le monde employait pour appeler un chat, je déposais mes doigts sur la queue qui me semblait alors bien grande « et bien minou, qu’est-ce que tu fais là ? » prononçais doucement, le sourire ne quittant pas mes lèvres jusqu’au moment où la bête fit volte-face.

Face à face avec une jeune femme au attribues félin, mes joues devinrent rapidement rouges, j’avais été pris par surprise par un minable hybride « A-ah… une minette pas comme je l’imaginais on dirait… » Prononçais-je, attrapant le paquet de jambon dans mon sac en plastique avant de prendre une tranche, la roulant pour finalement la présenter devant la bouche de l’animal. Je n’avais jamais eu affaire aux hybrides, je ne connaissais en rien à l’heure intelligence comme régiment alimentaire… ils étaient des animaux,  des humains, ou les deux ? … je m’embrouillais pour pas grande chose.
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(#) Lun 8 Jan - 21:12
Ca fait combien de temps que je suis ainsi ?
Moi-même je ne saurai dire. J’ai l’impression que ça fait des jours et des jours que je suis étendue sur ce qui me sert de canapé, toujours quasiment revenant dans la même position après avoir daigné me lever pour aller tout de même aux toilettes de temps à autre. Ainsi, je ne vois même pas les jours défiler. Je me sens ringarde, et surtout très faible. Je n’allais pas me laisser mourir aussi stupidement quand même ? Sauf que plus j’attends, plus les efforts à fournir doivent être herculéens. N’ayant plus rien à me mettre sous la dent, je suis vraiment tombée dans un sale cercle vicieux. Je semble complètement éteinte. Même mon estomac a abandonné de grogner à tout bout de champ.

« Bon, allez Luna... »

Je me force à me lever du divan, m’appuyant avec peine sur mes avant bras puis mes mains. Et évidemment, je ne sais avec quelle maladresse, je me mets à glisser, rouler à moitié pour me retrouver à même le sol. Je me sens tellement nulle… En même temps, si j’ai mis autant de temps à consentir de bouger, c’est parce que je ne suis pas fière de ce que je dois faire, sans compter que c’est tellement rabaissant de devoir faire les restes… Mais à côté de ça, le vol reste bien pire, je ne cautionne absolument pas ça, je n’aime vraiment pas ça, encore plus si c’est moi qui dois le faire. Alors quitte à choisir, va pour les poubelles, ça reste toujours moins pire. Enfin je crois. Malheureusement, je n’ai plus guère le choix. C’est ça ou je me laisse littéralement crever de faim.  Après tout ce que j’ai connu, ça serait on ne peut plus stupide de finir comme ça. Il en est hors de question.

En me relevant, je vérifie ce que je porte. Un jean, légèrement craqué au niveau des genoux, laissant les entrevoir, et un débardeur rose poudré recouvert de l’unique gilet que je possède. Tout simple mais ça fait largement l’affaire. J’enfile mes tennis à moitié déchiquetées aussi, puis avant de partir, je vais tout de même checker ma tête dans le petit miroir brisé accroché de travers au mur. Mes cheveux sont un peu en bataille, mais au vu de ce que j’ai à faire, rien ne sert de les discipliner maintenant. Bon, je relativise, je ne suis pas non plus laide à faire peur. On voit juste bien à mon visage que je suis un peu plus frêle que d’habitude. Et puis de toute façon, personne n’est sensé me voir durant mon opération « clocharde » comme j’appelle ça.

Me voilà donc partie dans le quartier résidentiel. En temps normal, je me serai plutôt orientée vers les rues commerçantes, mais je n’ai décidément pas le courage d’aller très loin. Cependant, je dois bien avouer qu’en plein devant les maisons, ce n’est pas ce que j’appelle être très discret. Je lâche un soupir. Ca craint… En plus, le soleil radieux a tendance à pousser un peu trop d’humains dehors si vous voulez mon avis, ça commence à devenir réellement difficile de tous les éviter. Mais je fais mon maximum et mets en œuvre toutes mes superbes compétences de chat ninja. Et par mon plus grand plaisir, je pense que j’ai trouvé ma proie. J’ai repéré une plus petite ruelle, paraissant assez discrète et un peu plus à l’abri de la lumière, là où personne ne devrait jamais avoir l’idée de se rendre, d’autant qu’il y a quelques poubelles qui potentiellement pourraient renfermer mon futur casse-croûte. Tous les critères sont réunis. L’endroit semble donc parfait. Je me rapproche tout de même en faisant des petits pas de souris, on n’est jamais assez prudent.

Plus je me rapproche, plus j’ai un élan de dégoût. Je ne sais pas si c’est vraiment parce que mon odorat est un peu plus développé, mais l’odeur me paraît tellement nauséabonde ! Mais pour le coup je ne peux pas jouer aux difficiles. Prenant mon courage à deux mains, j’ouvre le couvercle et jette rapidement un premier coup d’œil à la première poubelle. La seule chose qui me saute aux yeux ce sont des espèces de feuilles toutes vertes qui ne donnent pas tellement envie. Franchement qu’est-ce qu’ils veulent que je fasse de ça ? Les humains ont vraiment de drôle de goût parfois… Je ne m’attarde donc pas plus sur celle-ci, ni sur celle juxtaposée d’ailleurs, et tente plutôt de me rapprocher de celle qui se situe derrière. Mais en voulant passer entre les deux poubelles, mon pied se raccroche dans l’une d’elle, la faisant à moitié tomber sur moi, qui, à mon tour, fait basculer la suivante, faisant au passage un boucan du tonnerre. Et à part ça, je me dis chat ninja hein ?.. Bon en tout cas, me voilà nez à nez avec le dernier contenant que j’ai renversé, et là par contre, j’ai bien l’impression que c’est plus intéressant. Me voilà donc à quatre pattes, des détritus encore à moitié sur moi, à la recherche de la perle rare… Jusqu’à ce que je sente quelque chose au contact de ma queue, me faisant tout de suite perdre ma quête de vue.

« Aah ! »

Je me redresse brusquement, tombant nez à nez avec une humaine aux cheveux blond platine. Mes pommettes s’enflamment aussitôt de surprise et de peur de m’être faite dénicher de la sorte par une humaine, mais cette dernière semble aussi perturbée que moi, me fixant avec ses grands yeux ahuris, ce qui me semble particulièrement étrange.

« A-ah… Une minette pas comme je l’imaginais on dirait… »

“Minette” ? C’est vraiment moi qu’elle appelle comme ça ? Et que cherche-t-elle dans son sac plastique alors qu’elle ne semblait pas du tout s’attendre à tomber sur quelqu’un comme moi ? Les gens sont vraiment très étranges… Et là, elle tend quelque chose juste devant ma bouche. Hmmm… Je reconnais bien là l’odeur du jambon, qu’est-ce que c’est bon ! Mais pourquoi reste-t-elle immobile comme ça ? Il y a quelque chose qui ne tourne vraiment pas rond chez elle. On dirait… Qu’elle réagit comme si je n’étais qu’un animal. Hey, je reste humaine avant tout ! Enfin je crois. Mais elle me contemple avec des yeux semblables à ceux d’un enfant qui déballe et découvre pour la toute première fois son nouveau jouet. Qu’on soit bien clair, je ne suis pas un jouet non plus ! Mais n’a-t-elle jamais vu d’hybrides ? Quiconque en a déjà vu, c’est quand même louche ! A moins que ça ne soit un leurre en fait ? Pourtant, ces quelques secondes m'ont permise à présent de bien ressentir sa perplexité. Elle est bien plus confuse de cette situation que je ne peux l’être, ce qui m’encourage à prendre la parole plutôt que de sortir mes griffes ou mes crocs :

« Vous n’avez jamais vu une “minette” comme moi ? C’est plutôt inattendu pour une... Pour quelqu’un comme vous. Vous venez tout juste d’arriver dans le coin n’est-ce pas ? »
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(#) Lun 8 Jan - 22:26
Ce qui était certain avec les chats, c’est que ceux-ci prenaient rapidement la personne qui les nourrissait pour leur centre du monde, leur maître en théorie mais, était-ce la même chose avec les hybrides ? À la fois animal et humain, on pouvait percevoir sur mon visage cette confusion profonde. Je n’avais pas l’attention de ramener cette petite créature chez moi, loin de là, bien qu’un animal de compagnie me soit d’un grand réconfort. J’étais tellement insociable… mes clients étaient sans doutes les seules personnes avec qui j’osais engager une conversassions convenable. Toutefois… cette petite minette me dégoutait comme me rendait mélancolique. Elle représentait ce côté humain que je n’appréciais pas et ce côté animal que j’aimais temps… et voilà, la confusion m’agaçait.

Ma main toujours tendue vers la bouche de l’hybride, j’apportais une deuxième main à mon visage, essayant de contrôler mes sauts d’humeurs que peu à peu, j’essayais de contrôler à l’aide d’une psychologue, ce qui n’était pas gagné dans un sens… Soupirant, longuement, je secouais le morceau de jambon devant la bouche de l’hybride, tapant faiblement du pied contre le sol crasseux.

« Tu comptes prendre ce morceau de jambon ? Qu’est-ce que tu attends ?! » Prononçais-un peu sèchement, soupirant une nouvelle fois.

Je n’avais pas levé la main, merci la psychologue. Quoi qu’il en soit, mes yeux plongés dans ceux de la créature, je me mise à la décomposer du regard, retenant chaque petit détail d’elle. M’attardant cependant sur ses petites oreilles félines, on pouvait apercevoir quelques puces sauter par ci, par là, pauvre minette… Enfin non… Et puis si… et merde !

« Vous n’avez jamais vu une “minette” comme moi ? C’est plutôt inattendu pour une... Pour quelqu’un comme vous. Vous venez tout juste d’arriver dans le coin n’est-ce pas ? » Dit-elle, me laissant bouche B. Les hybrides parlaient alors parfaitement ? Les japonais étaient des fous… des fous ingénieux ! Je ne prononçais cependant rien, mes sourcils s’arquant d’autant plus, me plongeant dans une réflexion digne d’un cours de philosophie – Est-elle ou n’est elle pas ?

Déglutissant, je m’approchais on peu plus de la petite créature, déposant un court instant mes doigts sur ses petites oreilles, regardant ses canines comme un scientifique découvrant un spécimen éteint depuis des milliers d’année. Laissant mes faux ongles gratouiller l’arrière de son oreille, je me mise à regarder l’hybride dans les yeux.

« En effet… je suis sur Togi depuis quelques mois seulement et l’idée de voir de plus prêt les nouveaux animaux de compagnie Japonais me laisse perplexe… les Japonais sont tellement avides » prononçais-je à mon tour, arrêtant de tripoter l’hybride pour continuer mes dires « Tu es infestée de puce, chat de gouttières ? » Demandais-je, plissant les lèvres dans une grimace de dégout.

Bon, qu’étais-je censée faire maintenant avec ça ? Elle était tellement mignonne avec ses petites oreilles, j’adorais les chats… j’adorais les animaux mais, ce visage et ce corps humain, cette voix… Pourquoi avais-je du décidée d’emménager sur cette île de fou ? Levant les yeux aux ciels, je soupirais un instant, coupant la musique qui crachait à travers mes écouteurs.

« Viens Minette, je vais te donner une bonne écuelle ainsi qu’un bon bain, je crois avoir encore de l’antipuce dans mes cartons » admettais-je « Tu as un prénom fixe ? Minette, te vas plutôt bien » prononçais-je en riant.
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(#) Sam 13 Jan - 20:17
En plus de sa perplexité, je ressens également chez cette humaine une certaine impatience et nervosité.

« Tu comptes prendre ce morceau de jambon ? Qu’est-ce que tu attends ?! » trépigne-t-elle tout en secouant le morceau de jambon toujours devant ma bouche, ce qui ne manque de me faire hausser un sourcil.

Je soupire également à mon tour de son comportement face à ma non-réaction. Elle me prend vraiment pour un animal. En même temps, je ne vais pas me mentir. Evidemment que son bout de jambon me séduit totalement, rien que son odeur… J’imagine déjà le goût dans ma bouche, ses arômes se développant toujours plus à chaque coup de canines… Mais ça ne marche pas comme ça. Je n’ai pas tendance à me laisser amadouer aussi facilement de la sorte. Enfin, je ne crois pas… J’ai beau avoir des instincts sauvages, je suis capable de penser et de réfléchir comme n’importe quel humain. Donc qu’on me prenne uniquement pour un vulgaire chat qui tomberait dans le panneau de l’appât qu’on lui tend, ça peut avoir tendance à m’agacer. Il faut donc que j’apprenne à cette humaine que non, ça ne se passe pas comme ça avec les hybrides, nous sommes différents. Je me contente donc de la fixer et même de l’aiguillonner avec quelques mots. Son expression suffit pour répondre immédiatement à ma question. Elle n’avait donc jamais vu d’hybrides. Ca parait tellement impensable aujourd’hui. Mais de quel monde vient-elle ? Sentant que je n’ai pour le moment rien à craindre d’elle, vu qu’elle semble découvrir notre existence, je la laisse m’approcher, m’effleurer, et lui laisse tout le loisir de me scruter. Je lui facilite même la tâche en restant le plus immobile possible, seuls mes yeux suivant ses gestes avec grande attention. Elle en vient même à me gratouiller derrière l’oreille et… C’est fou comme ça fait du bien ça !

« En effet… Je suis sur Togi depuis quelques mois seulement et l’idée de voir de plus prêt les nouveaux animaux de compagnie Japonais me laisse perplexe… Les Japonais sont tellement avides. »

J’ai donc visé juste, elle n’est pas de cette planète. Mais je me demande d’où elle vient pour n’avoir jamais vu des créatures telles que nous. J’ai du mal à croire que notre existence se limite uniquement à cette île. Mais peut-être que c’est bien le cas après tout ? Comment pourrais-je le savoir de toute façon. Bon, peu importe. Mais ce qui retient le plus mon attention et qui me fait surtout tiquer, c’est lorsqu’elle nous définit comme “animaux de compagnie”.

« Que les japonais soient avides, je te l’accorde. Mais “animaux de compagnie” je ne suis pas tout à fait d’accord avec ça. » dis-je avec un ton toujours assez doux et posé pour ne pas la perturber davantage.

Mais comment lui expliquer ? Il est bel et bien évident que si, nous avons bien été créés par la folie humaine, à l'origine dans le seul but de les servir. Elle a raison quelque part. Mais si j’acquiesce ses propos et que je lui apprends malgré tout qu’il y en a qui se révoltent, est-ce que ça ne lui donnerait pas une bonne raison pour me dénoncer pour qu’on m’enferme à nouveau en cage ? Si j’ai bien saisi la logique des humains, je ne suis pas sensée être en liberté. Mais ça, elle n’est pas encore supposée le savoir.

« Chat de gouttière ? »

C’est ça ! On va dire ça ! Je confirme donc d’un petit mouvement de tête. Même si, une fois encore, je n’aime pas trop les mots qu’elle utilise. Mais un chat de gouttière on ne va pas l’embêter qu’il vive à l’état sauvage après tout. Donc c’est un bon moyen de justifier ma situation on va dire.

« Mais n’allez pas vous imaginer que je passe mon temps à trainer à quatre pattes sur les toits et à faire les poubelles. »

Même si pour les poubelles, c’est toujours un peu plus vrai. Mais faut vraiment que cette humaine s’enlève cette image de simple chat de la tête. Je suis plus que ça. Que je sois apte à lui répondre de la sorte devrait suffire à la faire réaliser. Mais faut dire qu’elle arrive toujours à trouver quelque chose qui me rapproche plus de mon côté animal que de mon côté humain. Il ne manquait plus que ça, que je sois infestée de puces… Je me gratte instinctivement l’oreille et secoue promptement la tête. Ca doit sans doute dater de ma dernière excursion en forêt. Mais au vu de mon état souffreteux qui a succédé, ça ne m’a probablement pas permise d’y prêter une grande attention. Je ne m’en suis pas franchement rendue compte. Mais depuis qu’elle me le dit, je sens effectivement que ça me démange. Quelle poisse… Que dois-je faire ? L’humaine me propose gentiment de me traiter chez elle. Est-il sage d’accepter ? Pourquoi veut-elle m’aider alors qu’elle vient à peine de me rencontrer ? Sachant que comme je suis la première espèce en mon genre qu’elle rencontre, elle devrait être encore pleine d’interrogations. Je suis dubitative. Mais en même temps je ne peux pas rester avec ces maudites bestioles qui sautent sur ma tête. Alors que faire ?

« C’est gentil, mais pourquoi vouloir aider un simple “chat de gouttière” comme moi ? »

J’en rajoute une couche, essayant de justifier toujours plus ma situation de la manière la plus naturelle possible. Ma question est fondée. Il peut très bien y avoir plusieurs hybrides comme moi errants dans la ville, vivant par leurs propres moyens. Pour autant elle ne compte pas tous les aider s’ils en ont besoin, si ? Tout en sachant qu’il y a beaucoup de chances pour que ceux qui n’ont pas été apprivoisés restent indomptables. Alors quel intérêt aurait-elle de nous aider ? Est-ce vraiment par un simple élan de bonté et qu’elle n’attendrait absolument rien en retour ? Sa réponse est donc toute espérée. Mais si jamais je décide de la suivre un moment, mieux vaut effectivement qu’elle sache mon nom.

« Vous aurez encore bien assez de minettes à croiser, dis-je également avec une pointe d’humour. Je m’appelle Luna. Et vous ? »
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(#) Sam 13 Jan - 22:19
« Que les japonais soient avides, je te l’accorde. Mais “animaux de compagnie” je ne suis pas tout à fait d’accord avec ça. » Prononça t-elle, me laissant d'autant plus perplexe.

L'hybride me rappelait les divers fauves en captivité dans les cirques, ils n'étaient pas des animaux de compagnie... soit, elle n'était pourtant rien de plus qu'un simple chat, un félin doté d’intelligences qui voulait exprimer ses désirs. Cela me rendait folle. J'avais toujours aimée les animaux pour leurs silences, avec les hybrides, rien n'était plus pareil. Le morceau de jambon parvenant à mes lèvres, celui-ci disparut assez rapidement, pourquoi gaspiller ?

« C'est assez troublant de voir que vous pouvez exprimer vos sentiments... rien à voir avec les animaux normaux. On va dire que tu te considères comme un fauve en captivité ? ou bien... une simple humaine ? Je ne connais rien aux hybrides mais je pense que ton instinct animal te rattrape... non ? » Prononçais-je, léchant mes doigts salés par le jambon.

Elle était un chat de gouttière de toute manière et, elle-même ne disait pas le contraire. Je m'imaginais bien des possibilités... avait-elle toujours vécu ainsi dans la rue ? avait-elle fui ou avait-elle perdu son ancien propriétaire. il y avait tellement de possibilités mais, plus je l'observais et plus cette facette d'humanité disparaissait, oui, je l'ai vu comme de nombreux chats errant dans la rue... son visage affichait ces mimiques que je leur connaissais si bien... elle n'était pas humaine. Pourquoi cette torture psychologique, pourquoi une hybridation...

« C’est gentil, mais pourquoi vouloir aider un simple “chat de gouttière” comme moi ? » Demanda-t-elle, me faisant resurgir à la surface du monde, mes doigts quittant à peine ses oreilles douces et agréables au toucher.

Suite à ses paroles, je me mise à rire. Cette question paraissait tellement idiote mais, elle ne pouvait pas le savoir elle-même. Je me mise à lui sourire tendrement, me souvenant des nombreux animaux qui avaient accompagné mon enfance et mon adolescence, tout enterré dans le jardin de la maison familiale que j'avais laissée derrière moi en Suède.

« J'aime les animaux, c'est plus fort que moi » Admettais-je, mon sourire ne quittant pas mes lèvres « J'ai toujours eu plus de facilitée avec les animaux, plus qu'avec les humains eux-mêmes » expliquais-je à la créature.

Et c'est bien pour cela que j'avais proposé quelques minutes auparavant à la jeune hybride de venir chez moi. Cela était étrange... lui demande ainsi alors que si elle aurait été un vulgaire chat, je l'aurais prise de force dans mes bras, je me trouvais tellement idiote maintenant, à parler aussi facilement à une créature mi-humaine, mi-animale. oubliais-je mon côté asocial en sa compagnie ?

« Je m’appelle Luna. Et vous ? » Prononça-t-elle finalement, alors que je découvrais son nom. Un sourire marquant mes lèvres « Luna ? » prononçais-je d'un accent Français, légèrement amusée « J'aime beaucoup » Exprimais-je, mon accent Français ayant quitté ma langue pour laisser le Suédois remonter à la surface « Je m’appelle Franciska... mais, alors chaton ? Tu viens ou tu comptes continuer ton existant de chat de gouttière sous la protection de ton âme-sœur lunaire? » exprimais-je amusée.

N'avais-je pas attendu sa réponse que je quittais déjà la ruelle malfamée, installant mes écouteurs au-dessus de mes oreilles, tenant fermement mon sac en plastique.
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(#) Dim 14 Jan - 0:36
Je perçois bien que d’avoir face à elle un animal à qui on a octroyé pensées, paroles et en très grande partie apparence humaine la déstabilise. En même temps ce n’est pas une réaction anormale lorsqu’on découvre quelque chose de totalement inhabituel pour la toute première fois. En tout cas, je ne sais pas si elle est du genre mangeuse compulsive si quelqu’un a le malheur de la froisser quelque peu, mais elle fait disparaitre en deux bouchées le morceau de jambon qui me faisait saliver jusque là. J’essaie de paraitre complètement impassible, mais je sens que j’ai ce petit regret de ne pas avoir mordu dedans. Depuis le temps qu’elle me l’agitait sous le nez, il fallait s’y attendre, elle a mis en éveil tous mes sens.

« C'est assez troublant de voir que vous pouvez exprimer vos sentiments... Rien à voir avec les animaux normaux. On va dire que tu te considères comme un fauve en captivité ? Ou bien... Une simple humaine ? Je ne connais rien aux hybrides mais je pense que ton instinct animal te rattrape... Non ? »

Elle semble commencer à un peu plus comprendre que nous ne sommes pas seulement de simples animaux. Je sais que pour simplifier je me suis décrite comme étant “chat de gouttière”, mais… C’est quand même un peu plus complexe que ça. Je soupire.

« Effectivement, rien à voir avec les animaux habituels que vous connaissez. Ni avec les fauves en réalité. C’est un peu plus compliqué que ça. Alors comment dire… J’imagine que comme tout être humain, il existe des hybrides plus avenants et d’autres plus reclus, certains plus affectueux et d’autres plus brutaux… Il n’y a pas de recette magique. C’est notre caractère et notre vécu qui forgent ce que nous sommes. Il existe des hybrides plus humains comme il peut y avoir des Hommes plus bestiaux... En soit, nous ne sommes pas si différents de vous. C’est parce que les humains sont à l’origine de notre existence et se sentent naturellement au dessus de nous qu’ils s’amusent à appeler “chats de gouttière” des espèces comme moi et à nous voir comme tels. »

Je m’étonne moi-même. Je n’ai jamais parlé aussi longuement à une humaine, enfin même parler tout court à vrai dire. Mais ce qui me surprend encore plus c’est de devoir exposer quelque chose que moi-même je ne pensais pas que je serai amenée à faire. C’est tellement ancré dans les coutumes de cette île ! Et surtout de lui apprendre tout ça, et ce tout en prenant les pincettes afin de ne pas trop la perturber... Si ça ce n’est pas un comble pour un hybride ! Je me racle la gorge avant de reprendre mon explication :

« Regardez moi... Qu’est ce qui nous distingue en fin de compte ? Bon, je me doute qu’il est difficile d’en faire abstraction, mais si je n’avais pas ma queue et mes oreilles, serai-je si différente ? Je marche sur mes deux pieds, je pense, je parle, je m’habille, je suis confrontée à des choix, j’ai des préférences, j’ai des sentiments… La liste est plutôt longue. Alors si ça ça ne me rend pas un peu plus humaine… » dis-je en finissant par me frotter les oreilles à la manière d’un chat, ce qui ne doit pas me rendre très crédible finalement…

Et puis, elle qui venait tout juste de me confier qu’elle préfère nettement la compagnie des animaux aux humains, j’espère qu’elle ne va pas se braquer. Sans même faire intervenir la relation avec les humains, c’est vraiment compliqué d’être hybride. Il est vrai que selon les situations, ça peut plus nous arranger de prétendre être plus animal qu’humain et vice versa. Et sans m’en rendre immédiatement compte, je réalise que c’est un peu ce que j’ai fait, en prétendant tout d’abord n’être qu’un “chat de gouttière”, même si j’ai rapidement justifié ça par le fait que ce sont les humains qui nous qualifient tout bêtement ainsi, puis en me revendiquant plus proche de l’Homme que de l’animal. Nul doute que j’ai donné de quoi cogiter à cette femme, mais que lui dire alors pour la rassurer ?.. Je prends un moment pour réfléchir, portant une main sous mon menton.

« Mais dites moi simplement, avec moi, est-ce tant plus compliqué que ça qu’avec un vrai chat ? »

Si elle n’est probablement pas confiante sur la complexité des hybrides, alors peut-être que ça peut au moins la rassurer sur moi ? Jusque là je me suis contentée de lui répondre en toute simplicité. Je n’ai même pas réagis comme le vrai chat sauvage qui crache puis fuit à la première occasion. Ca ne l’empêche pas de me donner son nom, c’est que ça doit être une bonne chose. Franciska… Tiens, drôle de nom.

« Mais, alors chaton ? Tu viens ou tu comptes continuer ton existant de chat de gouttière sous la protection de ton âme-sœur lunaire? »

Voyant Franciska regagner la lumière du soleil hors de la petite ruelle, faisant d’autant plus ressortir l’éclat de ses cheveux si clairs, je fais quelques pas pour m’arrêter aux abords de la sortie, les rayons pouvant déjà feutrer mes iris de leur magnifique bleu.

« Vous avez du pourtant comprendre avec tout ce que je viens de vous dire que je ne suis pas qu’un simple chat, d’autant que je ne vois pas ce que je pourrais vous offrir en retour, et pourtant vous voulez m’inviter dans votre maison ? »

Pour le coup, j'ai du mal à saisir ce qu'elle peut penser. Elle l'a bien vu, je n'ai rien sur moi, pas d'argent, rien de valeur... Et même si je suis de loin une hybride si terrible, j'ai encore trop mes habitudes d'indomptée solitaire pour accepter rester trop longtemps chez elle, ça me mettrait mal à l'aise, d'autant que je ne la connais que depuis dix minutes. J'ai bien vu qu'elle ne semble pas méchante et par conséquent que je n'ai pas à la craindre, et c'est vrai que j'en ai un peu besoin de par mon état, mais je ne suis pas du genre à profiter bonnement des gens durant une durée indéterminée et surtout s'il n'y a pas de contrepartie. Mais venant de moi, même si je le souhaitais, de quoi pourrait-t-il bien s'agir ? Je n'ai strictement rien à apporter à quelqu'un comme elle.
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(#) Dim 14 Jan - 10:03
Commençant un long monologue qui semblait n'avoir aucune fin, ma perturbation s'agitait d'autant plus. J'étais perturbée, la colère s'amassant dans un coin de ma tête. Je soufflais, essayant de ne rien laisser paraître face à la créature d'ôtée d’intelligence. À la fois humaine, à la fois animal... elle se contredisait d'une certaine manière et ses gestes ne faisaient qu'accentuer un mensonge qu'elle voulait cacher. Que devais-je penser à ça ? Elle était un animal avec l'apparence et l’intelligence d'un humain, ni plus, ni moins... elle n'acceptait pas son espèce, sans doute avait-elle vécu d'horrible chose pour renier à ce point son existence ? Je ne voulais pas la blesser d'autant plus, chacun avait le droit de se considérer ce qu'il voulait être et moi la première, j'avais aimé le fait que mes animaux ne critiquent pas mes préférences en étant enfant et... je ferais de même avec cette Minette déboussolée.

J'avais simplement haussé les épaules à ses dernières paroles, ayant mon idée de son espèce mais, ne voulant en rien critiquer ses pensées « Mais dites-moi simplement, avec moi, est-ce tant plus compliqué que ça qu’avec un vrai chat . » Prononça-t-elle alors, me faisant pencher la tête sur le côté. J'apportais mes doigts à mon menton, réfléchissant aux mots que je voulais employer

« Eh bien... tu es d'ôter d'un instinct ET d'une intelligence. Tu peux parler, donc exprimer certaines choses, ce que j'aime chez les animaux, ce sont leurs silences... ils sont loin d'être comme les humains à se critiquer les uns et les autres, ils vivent avec ceux qui s'occupent d'eux, malgré leurs sexes, beauté, et j'en passe... Donc oui, tu es compliqué alors excuse moi si parfois, je ne m'y prend pas bien... » Admettais-je avec un sourire un peu gêner, me frottant l'arrière du crâne instinctivement.

Je quittais alors la ruelle, le soleil caressant ma peau en sueur. J'avais hâte de rentrer... prendre une douche, mon petit déjeuner. Je ne ramènerais pas qu'un simple chat chez moi mais... c'était déjà ça, elle était mi-chat, la petite... sans doute avais-je envie de la prendre pour retrouver un peu de réconfort ? Des ronrons par si, des caresses par là... pourquoi n'allais-je tout simplement pas dans une animalerie ? Je soupirais, apportant ma main à mon visage.

« Vous avez du pourtant comprendre avec tout ce que je viens de vous dire que je ne suis pas qu’un simple chat, d’autant que je ne vois pas ce que je pourrais vous offrir en retour, et pourtant vous voulez m’inviter dans votre maison ? » Demanda t-elle, me faisant redresser le visage

« Tu n'es pas qu'un simple chat mais, tu l'es à moitié ma belle, pourquoi poses-tu autant de questions ? Peut-être es-tu humaine, ou n'importe qu'il soit, reste que tu restes une jeune femme seule dans les rues, tu es affamée, non ? et pleine de puce... je n’apprécie pas les humains en général mais ton côté animal me pousse à te rendre service, crois-tu qu'un simple chat m'aurait remercié ? toi tu as la parole, donc tu peux t'en servir... non ? » Admettais-je simplement, faisant signe à l'hybride d'approcher d'une main ouverte « Viens Luna, ce n'est pas très loin » En effet, mon appartement était à quelque pâte de maison plus au nord... j'observais Luna, toujours la main ouverte, ses petites oreilles ayant le déclique de me faire craquer.
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(#) Dim 14 Jan - 12:28
Au fur et à mesure de mon explication qui me semble interminable rien que pour moi-même, alors je n’ose pas imaginer pour mon interlocutrice, d’autant que ça me demande vraiment beaucoup plus d’efforts pour parler autant d’un sujet existentiel qui pourrait faire l’objet d’un débat pendant quatre bonnes heures, je vois bien à son visage que je commence à l’ennuyer, voire peut-être même à l’écœurer. Après tout, je suis en train de lui faire comprendre que je me sens plus humaine qu’animale alors qu’elle vient de me confier à l’instant qu’elle a une nette préférence pour les animaux que pour la compagnie humaine. Je suis en train de m’enterrer toute seule comme une grande. Mais qu’est-ce qui cloche chez moi ? Mais en même temps, je ne tiens pas à faire semblant, à mentir sur moi-même et par conséquent qu'on me prenne pour ce que je ne suis pas, ça serait encore plus stupide. Et même si je l’avais voulu, au vu de mon tempérament, je n’aurais pas pu jouer à ce petit jeu très longtemps. Je ne vois pas pourquoi je disserte encore plus sur la question toute seule puisque de toute façon c’est fait, je lui ai dit mot pour mot ce que je suis, je ne peux plus faire machine arrière.

D'ailleurs, le silence de l’humaine en dit long. Elle ne prend même pas la peine de répondre à mes propos, si ce n’est par un haussement d’épaules. Ca veut tout dire… Elle ne semble pas convaincue. Soit, elle continuera alors à me prendre pour ce que je ne suis pas… Mais quand je m’y mets, je peux être aussi têtue. Je ne veux pas croire que je peux rester sur un tel échec, surtout quand il s’agit de ce que je suis. C’est pour ça que je lui lance une dernière question à laquelle elle devrait être plus à même de me répondre. Elle prend tout de même un instant pour réfléchir avant de se lancer. Je me doutais bien que la question que je venais de lui poser allait lui donner une réplique… Réplique qui vient de me piquer… Finalement c’était peut-être mieux quand elle ne rétorquait pas. Enfin qu’est-ce que je suis en train de dire, je voulais des mots en retour, je les ai, même s’ils ne font pas forcément que du bien à entendre.

Effectivement, quand elle confie que ce qu’elle apprécie plus que tout chez les animaux de compagnie c'est leur silence, ça me fait du mal, malgré que la raison qu’elle me donne par la suite est tout à fait valable. Sur les faits, je suis même on ne peut plus d’accord avec elle. Mais ce n’est pas ce que je suis, pas du tout. Et c’est comme tout, tout comme il n’existe pas que des humains qui passent leur temps à juger gratuitement leurs voisins, il n’y a pas que des hybrides qui critiquent juste parce qu’ils ont le droit à la parole. Et malheureusement, j’ai moi aussi l’art de m’exprimer. Je ne prétends pas que ce qu’elle recherche n’existe pas. Elle peut très bien trouver des hybrides limites muets qui ne font qu’acquiescer uniquement lorsque ça leur est demandé. Ce bonheur là elle le trouvera sans nul doute en animalerie. Je le sais, nous étions catalogués. Devant chaque cage il y avait un petit écriteau sur lequel figurait notre nom, notre âge, notre sexe et notre trait caractéristique majeur. Moi c’est limite si on ne m’aurait pas rangée dans la case « insolente » alors qu’il y a bien pire que moi franchement. C’est juste que parfois, je ne peux pas m’empêcher de donner mon avis, je l’avoue. Mais à quoi bon si on n’a même plus le droit d’ouvrir la bouche pour s’exprimer ? J’aimerai bien les voir un peu moi ces humains avec une muselière, ils se rendraient peut-être compte.

Et comme si ça ne me suffisait pas, l’humaine en rajoute une couche en me décrivant comme « compliquée ». Encore une fois, si moi je lui semble compliquée, ça risquait d’être plus difficile pour elle que prévu. Enfin… En même temps elle s’excuse, elle n’est tout de même pas méchante, et c’est vrai que je devrai faire preuve d’un peu plus d’indulgence. C’est vrai que j’ai du mal à me faire à cette idée, mais je suis la première hybride qu’elle rencontre réellement après tout, elle a bien besoin d’un petit temps d’adaptation, c’est normal. Et c’est peut-être à moi aussi de l’aider un peu. Je lui réponds donc par un petit sourire timide signifiant que ce n’est pas bien grave.

Je retrouve donc Franciska hors de cette ruelle sombre, lui demandant pourquoi, malgré ce que je peux être, accepte-t-elle de m’inviter chez elle pour que je puisse être traitée, me laver et me restaurer un minimum.

« Tu n'es pas qu'un simple chat mais, tu l'es à moitié ma belle, pourquoi poses-tu autant de questions ? Peut-être es-tu humaine, ou n'importe qu'il soit, reste que tu restes une jeune femme seule dans les rues, tu es affamée, non ? Et pleine de puces... Je n’apprécie pas les humains en général mais ton côté animal me pousse à te rendre service, crois-tu qu'un simple chat m'aurait remercié ? Toi tu as la parole, donc tu peux t'en servir... Non ? »

Elle n’a pas tort, c’est vrai que si j’ai un défaut, c’est que je réfléchis peut-être un peu trop, et parfois vraiment pour rien, je l’accorde. Mais je ne peux pas m’en empêcher, je suis comme ça. Et quoi que je puisse être à ses yeux, c’est vrai que je ne peux pas rester dans cet état là, encore plus si j’ai ces maudites puces. Je peux bien accepter une aide pour une fois, je serai la reine des idiotes de refuser. Et je remarque là-dessus qu’elle aussi a ses petites contradictions. Même si elle n’aime pas les humains, elle semble bien concevoir que je puisse tout de même la remercier avec des mots, bien que concrètement, c’est sûr que ça ne me coûte strictement rien. J’acquiesce donc d’un signe de tête.

« Viens Luna, ce n'est pas très loin »

Je décide donc de la suivre. Je la rejoins, marchant maintenant à côté d’elle, m’efforçant de ne pas trop faire entendre ma voix, surtout si c’est pour embrouiller. Franciska fait bien l’effort de m’inviter un instant chez elle, je lui dois bien au moins ça en retour.



[Suite : Peut-on rêver mieux ?]
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