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Bonne nuit les petits



Bonne nuit les petits

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(#) Sam 23 Juin - 10:14
« Putain de merde mais qu’est-ce que j’ai fait ? Qu’est-ce que j’ai fait ? »

Durant tout le trajet en courant jusqu’à la zone industrielle de Togi, Meyer n’arrêtait pas de se plaindre. Il me soûlait mais je n’avais pas le temps de me prendre la tête avec lui. Je devais retrouver Sofia. La course parut interminable. J’étais essoufflé et je n’avais pas encore récupéré du combat contre Bear. Je ne connaissais pas du tout les arènes clandestines, je ne savais absolument pas où elle se trouvaient. Je n’avais aucun souvenir de celle de la dernière fois. Il ne restait qu’à essayer l’arène principale. De plus en plus inquiet, je tournai à l’angle de la dernière rue avant de déboucher sur celle qui menait à l’arène. Mon cœur bondit. Sofia était là, devant l’entrée, en train de se disputer avec le garde qui ne voulait pas la laisser entrer.

- Sofia ! hélai-je en arrivant à toute allure.

Je m’arrêtai dans un dérapage contrôlé, pris le temps d’appuyer ma main contre le mur pour reprendre mon souffle. Il fallait vraiment que je m'entraîne, ça n’allait pas du tout.


- C’est toi son maître ? s’enquit le garde en se tournant vers moi.

J’affirmai d’un signe de tête, incapable de parler pour l’instant. Sofia s’était tue mais je la sentais extrêmement tendue. Je n’osais pas la regarder de peur d’affronter son visage empli de haine envers moi, même si je ne voyais pas ses yeux… Il était inutile d’essayer de la dissuader d’entrer, elle paraissait prête à tuer n’importe qui pour parvenir jusqu’à l’arène. Cependant, nous n’entrerions pas sans payer. Si je me souvenais bien, il fallait s’acquitter d’une forte somme pour devenir membre ici.


- Tu connais les règles ? demanda le garde tandis que je sortais mon portefeuille de ma poche.
- Ouais, deux minutes, répondis-je en constatant que j’avais à peine deux mille cinq cent yens en liquide.

C’était l’équivalent de vingt euros, je n’irais pas loin avec ça.


- Scheiße… maugréai-je en regardant autour de moi.

Comme il se doutait que ne n’avais pas assez d’argent, le garde m’indiqua une borne de retrait à quelques mètres d’ici. Je m’y rendis sans prendre la peine de dire à Sofia d’attendre. A mon avis, elle resterait plantée devant l’arène jusqu’à ce qu’elle ait son match. Heureusement, il me restait encore un peu d’argent récupéré sur le compte de ma mère. Ce n’était pas grand-chose mais ça m’évitait de vider mon propre compte. Mais attends… Cet argent... il figurait sûrement sur l’héritage de Wilhelmina. Kenichi ferait la gueule s’il voyait que je m’en servais.


« Nein, il le sait pas, » déclara Meyer sûr de lui.

Hein ?


« T’as pas vu ? Dans la copie que je lui ai donné, y avait tout, sauf le compte en banque. »

Mais comment était-ce possible ? Il devait forcément y figurer.

« P’tain tu fais chier… Quand il faut emmerder le monde, t’es toujours là, mais pour les trucs sérieux, y a plus personne ! »

Durant mon retour devant l’arène, j’eus donc droit à l’explication détaillée de ce qu’il s’était passé chez le notaire à Berlin. Évidemment, je trouvais ça super ennuyant alors j’étais sûrement parti faire un somme à ce moment-là. Bref, en gros, Meyer avait prévu le coup en cas de pépin et il avait fait faire une copie de l’héritage en supprimant la ligne du compte en banque. A la base, c’était en prévoyance contre Nikolaus mais finalement, ça avait servi contre Kenichi. Une chance… ou pas. Je me demandais ce qui allait arriver quand j’irais apporter l’argent remporté par Sofia. Si jamais il remettait la main sur elle…

« Calme-toi, on n’y est pas encore. »

Il avait raison. Et de toute manière, si je faisais un seul faux pas devant lui, je savais qu’il aurait encore une idée géniale pour nous pourrir la vie. Dans un soupir, je rejoignis Sofia et le garde qui nous laissa entrer.
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(#) Sam 23 Juin - 15:12
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Bonne nuit les petits


"Ecoute, connasse. J'en ai rien à foutre de qui tu es, si t'as pas de maître, tu rentres pas c'tout alors ta gueule maintenant !

Je restai silencieuse, je m'en fichai totalement de ce que cet imbécile racontait. De toute façon, le premier qui passait par là en prétendant être mon maître me suffisait, je ne faisais qu'attendre qu'un habitué me reconnaisse pour me faire rentrer. Mais là, ce mec commençait à me faire chier et j'avais envie de lui faire bouffer sa langue. Enfin, pour le moment, tout ce que je pouvais faire, c'était attendre et regarder les autres rentrer. Au moins, je pouvais déjà repérer les hybrides qui voulaient être là et ceux qui ne le voulaient pas. C'était assez simple à voir. La tête basse, les oreilles baissées, le regard fuyant. Ceux là ne voulaient pas se battre. D'autres me défiaient, moi et les autres, du regard, la posture droite et fière, la tête haute. Ca faisait presque un an que je n'étais pas venue ici. Même si ça pouvait paraître étrange, cet endroit m'avait manqué. C'était un peu ma deuxième maison. J'y venais à chaque fois qu'il y avait des combats.

"- Sofia ! "

Je me tournai vers cette voix si familière. C'était "lui". Mais lequel, je n'en savais rien. Il m'avait donc suivi jusqu'ici. Evidemment, d'un coté c'était normal, il n'allait pas me laisser seule dehors, encore moins ici. Il était à bout de souffle, le pauvre. A cause de la cigarette, il ne pouvait pas courir deux mètres sans cracher ses poumons. Un jour il va falloir discuter de ça, lui et moi. Je ne voulais pas le voir mourir à petit feu à cause d'un tube de tabac à la con. Je l'aimais trop pour ça. Le vigile demanda s'il était mon maître. Il hocha la tête sans attendre. Parfait, nous allons pouvoir rentrer à présent. Enfin, s'il avait assez d'argent. Aussitôt, le vigile demanda à Meyer s'il connaissait les règles. Je lui avais déjà répété chaque ligne, un jour et visiblement, il s'en souvenait. Ce fut presque couverte de honte que je le regardai fouiller dans son porte-feuille. Mais qu'est-ce qu'il fichait ? Ca servait à rien de regarder puisqu'il n'avait de toute façon rien sur lui. Heureusement, l'autre singe lui indiqua une borne où il pouvait aller retirer de l'argent. Je le laissai faire, silencieuse, sans bouger de l'endroit où j'étais. Il revint deux ou trois minutes plus tard avec assez d'argent pour payer son inscription. Il n'en était peut être pas conscient, mais il venait déjà de faire un autre pas dans le camp de Kenichi. Il était à présent un membre de l'arène et travaillait pour lui. Ce connard était finalement peut être à deux doigts d'obtenir ce qu'il voulait.  

Bref, nous entrâmes ensuite à l'intérieur du bâtiment. On pouvait déjà entendre la foule crier. Dans le hall, il y avait le bureau des inscriptions. Le type derrière le comptoir était toujours le même. Je laissai Meyer m'inscrire pour les combats, mais comme il y avait du monde ce soir, je n'allais pas passer tout de suite. Tant mieux, d'un coté, ça me laissait le temps de me familiariser à nouveau avec les lieux. Une fois l'inscription faite, nous nous dirigeâmes vers l'arène après avoir franchis une porte. Rien avait changé. Les gradins, l'odeur de sang, de tabac, d'alcool. L'arène au centre et la musique. Il y avait encore le bureau des paris à gauche mais il était vide. Un combat était déjà en court mais je ne m'y intéressais pas. Voyant probablement Meyer paumé à l'entrée, un type nous rejoignit. C'était un des animateurs de la soirée et je le connaissais. Il me reconnut très rapidement.


"Enfin de retour ? J'avais bien cru que t'avais lâché l'affaire après la mort de Roy." Il regarda ensuite Meyer Bon, vous passez dans une heure. Y'a les vestiaires si besoin.

Il s'en alla pour nous laisser seul. Une heure. Je devais attendre une heure avant de pouvoir montrer dans l'arène. Je regardai un instant Meyer, puis la robe qu'il portait. Je la récupérai avant de prendre sa main pour l'entraîner avec moi dans les vestiaires. Nous étions seuls ici, même si nous pouvions entendre encore l'ambiance de la soirée d'ici. Je retirai mon T-shirt pour enfiler ma robe. J'étais toujours pieds nus mais tant pis. Je restai silencieuse et lui aussi. C'était électrique, entre nous, là. Je ne voulais pas le regarder, je n'avais pas envie de croiser son regard. De toute façon, je ne savais même pas avec qui j'étais. Il ne se rendait même pas compte du mal qu'il me faisait. Il me rendait triste, encore. Il ne savait pas ce que ça me faisait, à moi, de ne pas pouvoir différencier l'homme que j'aimais à celui que je haïssais. J'avais horreur de ce genre de situation, de me sentir bloquée, de ne pas savoir quoi dire ou faire. Je sortis un instant des vestiaires sans rien dire pour aller chercher une bière. De retour dans les vestiaires, je la lui tendis en fuyant toujours son regard. 

"Quand ça s'ra notre tour, ils vont nous annoncer. Y'a plus d'ambiance ici que dans les autres arènes. Y'a les combattants que personne connait et les plus connus..."

Je devais vraiment me forcer pour lui parler alors que j'en avais aucune envie. Ma voix devait lui paraître glaçante, j'étais toujours en colère contre lui. Je me sentais encore une fois trahis ça devenait vraiment pénible.  

" 'Fin tu verras, c'est bien.

Non, c'était trop dur. Je ne voulais pas lui parler, autant ne pas forcer. C'était à lui de s'expliquer, c'était à lui de faire en sorte d'arranger la situation parce que c'était encore lui qui gâchait tout. Ici, nous étions au calme car cet endroit était réservé à ceux qui allaient se battre. Nous avions le temps de parler. Lui surtout.

 
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(#) Sam 23 Juin - 18:42
Ça n’avait rien à voir avec l’arène clandestine. Ici, tout était beaucoup plus grand et plus soigné. On voyait bien que la racaille entrait moins facilement dans cet endroit. Au loin, nous entendions la foule en délire. Il devait y avoir un match en ce moment. Nous nous approchâmes du comptoir. J’inscrivis Sofia dans le registre, payai la somme demandée. Par chance, il restait encore de quoi finir le mois… s’il ne se passait rien de compromettant. Je croyais que Sofia allait se battre tout de suite mais nous devions attendre à cause du monde déjà présent. Nous nous dirigeâmes vers le cœur de l’action. Effectivement, l’arène était blindée de gens. Il y avait beaucoup plus d’ambiance que dans l’arène clandestine, et beaucoup plus de surveillance aussi… Il devait y avoir un vigile au moins tous les dix mètres autour de la zone de combat et aux quatre coins de la salle. Je me sentais un peu perdu ici, ne savais pas où aller en attendant le tour de Sofia. Il aurait fallu qu’elle se change avec la robe que j’avais apporté.

- Enfin de retour ? J'avais bien cru que t'avais lâché l'affaire après la mort de Roy, dit un type à l’adresse de Sofia en nous rejoignant. Vous passez dans une heure, m’informa-t-il ensuite. Y a les vestiaires si besoin.

Justement, Sofia en avait besoin. D’ailleurs, après m’avoir pris la robe, elle attrapa ma main et m’entraîna en direction des fameux vestiaires. Ils étaient totalement vides. Je ne savais pas si je préférais qu’il en soit ainsi ou s’il aurait mieux valu qu’il y ait du monde pour éviter le silence pesant qui s’ensuivit. Je regardai la demoiselle retirer le tee-shirt et enfiler la robe. Que faire ? Et que dire ? Je n’avais pas l’habitude de ça, c'était toujours Meyer qui gérait. Il n’aurait pas dû me laisser sortir, je n’étais pas prêt !

« Ben voyons ! Pourquoi tu me casses les couilles tous les jours alors ? »

Je n’avais rien à répondre. Aucun argument pour contrer. Ma tête était vide. Je sentais tout mon corps vide en fait, je me sentais faible, presque fiévreux. Maintenant, je savais ce que Meyer ressentait quand il décevait Sofia. C’était vraiment désagréable. Il fallait que je répare mes conneries… et les siennes. J’étais tellement plongé dans mes pensées que je mis du temps à réagir quand Sofia me tendit une bouteille de bière.

- Quand ça s'ra notre tour, ils vont nous annoncer, déclara-t-elle d’un ton neutre. Y a plus d'ambiance ici que dans les autres arènes. Y a les combattants que personne connaît et les plus connus…

J’avais remarqué ça. Sofia demeurait-elle très connue ici ou Kenichi lui faisait-elle fréquenter plus souvent les arènes clandestines ?

-… ‘fin tu verras, c’est bien.

Elle n’avait pas l’air convaincu. Ou alors, elle avait du mal à me parler. J’optais plutôt pour la deuxième option. J’aurais bien voulu m’expliquer mais c’était surtout à Meyer de le faire. Il n’était pas obligé de me laisser dehors après avoir compris que je tenais moi aussi à Sofia. Il savait qu’elle me détestait. Alors pourquoi ? Et bien sûr, il ne parlait plus. Parce qu’il croyait que j’allais réussir à convaincre Sofia que je n’étais plus un salaud ? Que, désormais, la vie serait plus facile entre nous ? J’existais pour être le côté négatif de Meyer, je ne pouvais pas changer. Comme il le disait si bien, il arriverait toujours un moment où il ferait tout foirer à cause de moi. Comme aujourd’hui… Perturbé, je m’assis sur le banc central en tournant le dos à Sofia, et déposai la bouteille de bière à côté de moi. C’était gentil de sa part d’en avoir amené une mais là, j’avais la gorge et l’estomac trop noués pour avaler quoi que ce soit. Je soupirai, posai les coudes sur mes cuisses et joignis nerveusement les mains en baissant la tête.

- T’as raison de m’en vouloir, finis-je par dire au bout d’une bonne minute. Et t’avais raison hier, j’suis un gros con qui vous pourrit la vie. C’est pour ça que j’existe.

Nouveau silence. Incapable de rester assis, je me levai et m’éloignai vers le fond du vestiaire. Dans le miroir qui me faisait face, je vis Sofia se détourner. Avec le peu de courage qu’il me restait, je revins vers elle, m’arrêtai derrière son dos.

- J’suis désolé pour c’que j’ai dit. Meyer t’a pas abandonnée, il en a jamais eu marre de toi, il regrette pas de te connaître. Au contraire, j’l’ai jamais vu aussi heureux. Au début, ça m’a frustré… avouai-je en baissant les yeux sur le haut de crâne de Sofia qui ne bougeait toujours pas. Et puis j’ai compris qu’il t’aime vraiment beaucoup, que sans toi… il sait même pas c'qu’il ferait.

Je me demandais si je parlais vraiment pour lui ou pour nous deux, finalement.

- Et… euh… tu… enfin que…

Bon sang mais je ne trouvais plus mes mots ! Envahi de chaleur, je me frottai le front et grimaçai en sentant des frissons me parcourir les épaules.

- Hier, t’as dit que si j’étais sage, tu pouvais m’aimer aussi. Que tu t’en foutais que j’sois là.

Je la sentis se tendre à nouveau.

- Avant, ça m’aurait été complètement égal vu que, tout c’que j’voulais, c’était effectivement vous pourrir la vie. Mais là… j’y ai cru. Meyer aussi puisqu’il m’a laissé passer la journée avec toi.

Je fourrai mes mains tremblantes dans mes poches.

- Apparemment, c’était une grosse connerie vu que tu me détestes toujours. Faut pas lui en vouloir, il a pensé bien faire.

Encore un silence.

- J’peux m’en aller maintenant, si tu veux… proposai-je. Comme ça… c’est lui qui te soutiendra pour combattre.
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(#) Sam 23 Juin - 23:39
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Il déposa sa bière à coté de lui, sur le banc. Meyer qui refusait une bière ? C'était bien la première fois que je voyais ça. Il resta lui aussi silencieux un long moment. Il avait le dos tourné, mais je pouvais voir qu'il baissa la tête en joignant nerveusement ses mains. Moi, je ne bougeai pas, j'attendais simplement des explications et j'espérai vraiment qu'elles allaient être bonnes.

"T’as raison de m’en vouloir" Dit-il enfin.

Au moins il s'en rendait compte. C'était déjà ça.


"Et t’avais raison hier, j’suis un gros con qui vous pourrit la vie. C’est pour ça que j’existe."

Je ne comprenais pas très bien ce qu'il voulait dire par là. Exister pour être un gros con ? Il avait au moins la décence de le reconnaître même si, malheureusement, la connerie était incurable. Et ca c'était vrai surtout dans son cas à lui car en ce moment, il en accumulait des belles. Il se leva pour se diriger vers le fond de la pièce. Il y avait un miroir au mur. Je me détournai pour ne pas croiser son regard dedans.  

"J’suis désolé pour c’que j’ai dit. Meyer t’a pas abandonnée, il en a jamais eu marre de toi, il regrette pas de te connaître. Au contraire, j’l’ai jamais vu aussi heureux. Au début, ça m’a frustré… "

Frustration ou jalousie ? La frontière semblait mince.

"Et puis j’ai compris qu’il t’aime vraiment beaucoup, que sans toi… il sait même pas c'qu’il ferait."

Sans moi il serait mort à l'heure actuelle. Devais-je lui rappeler que Meyer avait voulu se suicider surement car il en avait marre de lui ? Il se mit ensuite à bafouiller en se frottant le front. Ca semblait aussi dur pour lui de parler que moi de vouloir rester pour l'écouter. De toute façon comment pouvais-je croire les paroles de quelqu'un qui avait essayé de me tuer ? De quelqu'un qui avait essayé de me chasser de la vie de Meyer ? Il pouvait clairement s'estimer heureux que j'étais encore là à essayer de le comprendre. Il était juste derrière moi, dans mon dos. Je pouvais le sentir.  

" Hier, t’as dit que si j’étais sage, tu pouvais m’aimer aussi. Que tu t’en foutais que j’sois là"

Je me raidis, serrant les poings. Des fois j'avais l'impression d'entendre un putain de gosse qui essayait de se justifier auprès de sa mère après une bêtise pour se faire pardonner. Sauf que moi, j'étais pas sa mère. J'étais la compagne de Meyer, lui n'était qu'un petit parasite.

"Avant, ça m’aurait été complètement égal vu que, tout c’que j’voulais, c’était effectivement vous pourrir la vie. Mais là… j’y ai cru. Meyer aussi puisqu’il m’a laissé passer la journée avec toi."

Il aurait du me demander avant ! Mes poings se serrèrent davantage, la colère montait encore en moi, toujours plus. Il aurait du me demander ! Même si j'avais encore ce collier, même si j'étais encore une esclave, une soumise... Je partageais ma vie avec lui ! Il n'avait pas le droit de me faire des crasses comme ça ! Il n'avait pas le droit !  

"Apparemment, c’était une grosse connerie vu que tu me détestes toujours. Faut pas lui en vouloir, il a pensé bien faire."

...

"J’peux m’en aller maintenant, si tu veux… Comme ça… c’est lui qui te soutiendra pour combattre."

De la pitié. Leiche me faisait pitié. Un monstre qui essayait de mieux se comporter. Un monstre qui apprenait à aimer. En quoi étais-je différente de lui, à cet instant ? Toutes les vies que j'avais arrachées, le mal que j'avais fait autour de moi en tuant des cibles. Et maintenant, j'apprenais ce que "aimer" signifiait. J'en avais plus rien à foutre de savoir si je voulais partager le reste de cette journée avec Leiche ou Meyer. De toute façon à mes yeux elle était foutue et là, je n'avais qu'une seule envie, monter sur le ring et tabasser autant de gens que possible pour me vider la tête.  Je ne savais pas quoi répondre à tout ça. Je restai alors silencieuse, jusqu'à ce que l'animateur arrive, avec une cape noire dans les mains. Oh, c'était ma vieille cape que je devais mettre pour mes entrées. Il l'avait conservée, alors.

"Ca va être à vous, finalement on a un peu d'avance. Tiens Soso, tu connais la maison. T'enfile ça et voila, on y go.

Je pris la cape en hochant la tête. C'était une longue cape noire usée et trouée, avec une capuche qui recouvrait tout mon visage. Ils aimaient bien la mise en scène ici, surtout pour les combattants connus. L'animateur sortit de la pièce pour rejoindre la foule. La porte était ouverte, il y avait une allée au sol. Des personnes habillées comme moi nous rejoignirent. C'était mon escorte.

"Il commence à se faire tard non !? Ca fait presque un an qu'on ne l'a pas revue ici et ce soir, elle est de retour !"


Des frissons parcoururent mon corps entier. Des frissons d’excitation. Les deux femmes avaient mis leur costume, la cape noire recouvrait tout leur corps et la capuche leur visage. Je fis de même et me plaçai au milieu. La musique retentit. La foule hurlait, elle connaissait encore cette musique. Les lumières s’éteignirent. Il ne restait plus qu'un petit halo lumineux à l'entrée du vestiaire. J'entamai la marche, suivi de mon escorte. Je posai à peine un pied dehors de les gens criaient.  

"Entre, Marchande de Sable ! Bonne nuit les petits !" hurla-t-il au micro.

Je marchai lentement, accompagnée des deux femmes, pendant que des gens jetaient du sable à mes pieds, à chacun de mes pas. Le halo lumineux nous suivait. L'animateur chauffait encore le public pendant que j'avançai vers l'arène, les mains jointes contre mon ventre. Une fois arrivées, la porte s'ouvrit et je montai lentement sur le ring grâce aux marches placées juste devant. Une fois dans la zone de combat, les deux femmes vinrent retirer ma cape avant de s'en aller. Leiche arriva à cet instant et resta un petit moment à mes cotés. Il me demanda si je savais pouvoir Meyer lui avait laissé du temps avec moi.  


"C'est pas le moment. Retire mon collier. Tu verras, ça va être super rigolo."

Clic. Il retira mon collier. Aussitôt, le public hurla à l'unisson : "Attaque ! Attaque ! Attaque !". Les voix que j'entendais résonner dans ma tête quand on me retirait le collier, c'était à cause de ça. J'entendais tout ces gens m'ordonner d'attaquer. Un furtif sourire se dessina sur mes lèvres. Je regardai ensuite Leiche en coin.

"Va vite parier et amuses-toi, ok ? Ne gâche pas le reste de cette journée et amuses-toi car moi, là, j'vais prendre mon pied."

L'animateur fit signe à Leiche de quitter l'arène. Les portes se refermèrent. Mon adversaire était déjà en face, mes yeux rivés sur lui. Je ne parvins pas à voir de quel type d'hybride il s'agissait. Mais à peine le combat débuta que je me jetai sur lui pour le ruer de coups. Il se défendait plutôt bien mais il devait reculer face à mon assaut. Je n'avais aucune envie de le tuer, pour le moment. Il riposta et tenta de m'agripper à la gorge. Grâce à ma souplesse, je parvins à l'éviter en faisant un pont avant de basculer mes jambes vers le haut pour lui donner un coup de pied au niveau du menton, avant de me retrouver dans la position du poirier. Je restai un instant ainsi avant de prendre appuis sur mes mains pour me remettre sur mes jambes. Le coup n'était pas fait pour être puissant, mais pour déstabiliser et offrir le spectacle. Mon adversaire se repositionna avant de charger. J'esquivai ses coups avec aisance et grâce. Avec du recule, ce combat ressemblait davantage à une dance, mais j'y prenais beaucoup de plaisir. Je me sentais enfin libre, détendue. J'avais l'impression de me retrouver, moi même. Je me baissai pour éviter son coup de coude et en profitai pour lui balayer les jambes. Il chuta lourdement en sol.

Un genou contre son dos pour le maintenir au sol, je réalisai une clef de bras avant de me faire surprendre par sa queue qu'il fit claquer contre mes cotes. Une queue reptilienne, c'était donc un genre de lézard. Je reculai sous la douleur du coup, ce qui lui permit de se relever. Je n'étais pas une experte animal, mais il y avait une chose que je savais sur les lézards... Ce fut à mon tour de passer à l'offensive. Maintenant que je savais qu'il avait une queue, j'allais devoir me méfier. Heureusement, j'avais de très longues jambes, je pouvais profiter de mon allonge pour le tenir à distance et l'assaillir de coups. Je parvins à trouver une ouverture pour lui saisir la queue, mon talon vint aussitôt heurter l'intérieur de son genou pour le faire fléchir. Je posai un pied sur ses fesses pour tirer de toute mes forces jusqu'à lui arracher la queue. Ca, c'était super rigolo ! Je balançai sa queue plus loin, elle remuait encore. C'était ça, ce que je savais sur les lézards. Il saignait beaucoup, il devait avoir mal sur le coup mais normalement ça allait repousser. Sans attendre, je m'élançai vers lui à toute allure avant de bondir dans les airs, un genou en avant. Je le percutai violemment au niveau du torse et, grâce à mon élan, il s'écrasa contre la grille de l'arène. Pour être certaine de le mettre K.O, je lui donnai un dernier coup de pied au niveau de la tempe. Il ne bougea plus.

Je tremblai d'excitation et je ne pouvais plus quitter ma proie du regard. L'odeur du sang me remontait aux narines, il était à ma portée. Je devais lutter pour ne pas aller le tuer, la bave coulait entre mes crocs. Les gens réclamaient une mise à mort. Par chance, la porte s'ouvrit et je pus vite détourner les yeux pour sortir et rejoindre Leiche qui me remit mon collier. Heureusement, je parvins à m'en sortir indemne. Je pouvais continuer de combattre.


 
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(#) Dim 24 Juin - 12:55
Elle ne dit rien. J’aurais préféré qu’elle m’insulte ou me frappe au lieu de garder le silence. J’allais reprendre la parole mais quelqu’un entra dans la pièce. C’était le type de tout à l’heure. Il tenait une longue cape noire qu’il tendit à Sofia.

- Ça va être à vous, annonça-t-il. Finalement, on a un peu d’avance. Tiens Soso, tu connais la maison. T'enfile ça et voilà, on y go.

La jeune femme hocha la tête, l’homme repartit en laissant la porte ouverte et deux personnes le croisèrent pour entrer à leur tour. C’était deux femmes qui portaient le même genre de cape avec un capuchon qui recouvrait leur visage. Qu’est-ce qu’elle faisaient ici ? Je le compris très vite quand Sofia enfila sa propre cape et s’en alla avec elles. Elles l’accompagnaient sûrement pour son entrée sur le ring.

- Il commence à se faire tard non ? rugit l’animateur dans le micro. Ça fait presque un an qu'on ne l'a pas revue ici et ce soir, elle est de retour !

Une musique démarra, Sofia se plaça entre les deux femmes et les lumières s’éteignirent pour ne laisser qu’un cercle éclairé à l’entrée du vestiaire. Sofia et son escorte avancèrent. Le public hurlait de plus en plus fort.

- Entre, Marchande de Sable ! s’égosillait l’animateur. Bonne nuit les petits !

C’était… vraiment impressionnant. Je ne savais pas que Sofia était aussi connue, je ne m’attendais pas à quelque chose d’aussi spectaculaire. La porte du ring s’ouvrit, Sofia monta les marches et se retrouva à l’intérieur. Son escorte s’occupa de lui retirer sa cape avant de s’en aller. Je profitai de ce moment pour aller la rejoindre. Il fallait que je lui dise, elle devait comprendre. Elle devait savoir pourquoi Meyer m’avait laissé passer du temps avec elle.

- C'est pas le moment, répondit-elle. Retire mon collier. Tu verras, ça va être super rigolo.

Bon… tant pis. Je lui enlevai son collier. Aussitôt, le public se mit à scander « Attaque ! Attaque ! Attaque ! » Sofia me jeta un regard en coin.

- Va vite parier et amuses-toi, OK ? Ne gâche pas le reste de cette journée et amuses-toi car moi, là, j'vais prendre mon pied.

Je supposais que je n’avais pas le choix… L’animateur me fit signe de sortir et je me rendis au bureau des paris. Je n’étais pas forcément un très bon parieur mais là, j’avais la chance d’avoir un très gros atout dans la poche. Ce fut donc plutôt rapide et je pus assister au début du combat. Inutile de préciser que Sofia écrasa son adversaire avec aisance. C’était prévisible. Malgré l’agilité de l’hybride lézard, il ne faisait pas le poids face à elle. Elle était bien trop souple et rapide pour lui. En plus, il ne mesurait pas ses coups et mettait trop de temps à parer ceux de Sofia. Cette dernière enchaînait comme si c’était la dernière chose qu’elle pouvait faire dans sa vie. Après une lutte acharnée, elle lui arracha la queue. Le sang gicla, le public hurla. Elle le mit K.O. avec un bon coup de pied dans la tempe. Il y eut un tonnerre d’applaudissements. Beaucoup de gens réclamaient une mise à mort. Je quittai mon poste d’observation pour retrouver Sofia. Allait-elle contenter le public tout de suite ? Apparemment non car la porte du ring s’ouvrit, ce qui l’obligea à détourner le regard de son adversaire. Elle finit par descendre. Je lui remis vite son collier. Elle était tellement excitée qu’elle en bavait. Et elle avait un peu de sang sur le visage. J’allais m’enquérir de son état mais elle semblait en pleine forme. Alors je me contentai de lui tapoter la tête.

- Gut… dis-je simplement.

Nous fîmes quelques pas en arrière pour laisser l’animateur s’adresser au public, et quelques hommes débarrasser le ring de l’hybride lézard. Je sortis un mouchoir de ma poche, débarbouillai le visage de Sofia. Lui demander si elle voulait combattre à nouveau ? Pas la peine. En plus, l’animateur annonçait son prochain adversaire. Pas de pause pour la demoiselle. A mon avis, elle s’en fichait. Le combat précédent n’avait été qu’un échauffement. Je lui retirai à nouveau son collier, elle tourna les talons.


- Warte (Attends).

Je l’attrapai par le poignet, l’obligeai à se retourner. Un rapide regard autour de nous pour vérifier que personne ne nous regardait. Le public était focalisé sur l’hybride cornu qui arrivait. J’embrassai Sofia.

- Au cas où tu meurs.

Cette fois, Meyer ne protesta pas.
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(#) Dim 24 Juin - 19:27
ft. Sofia & Leiche ou Meyer ?
"Et il m'avait même volé mon premier baiser."

Bonne nuit les petits


Ca ne suffisait, je devais encore combattre pour rentabiliser la soirée. C'était mon devoir envers Meyer, tout ce que je faisais, c'éait pour lui et uniquement lui. Alors je devais gagner, encore et encore, pour qu'il puisse repartir les poches pleines. Surtout qu'après ça, nous devions aller chez Kenichi pour lui donner sa part. Encore fallait-il savoir combien il allait nous prendre. Pendant que les employés de l'arène retiraient le sang et le corps du lézard, Meyer...Enfin Leiche me gratifia d'une petite tape sur le haut de ma tête. Il était fier de moi, alors j'étais contente. J'étais vraiment contente. Je pouvais enfin à nouveau profiter de l'ambiance et des combats. Il me débarbouilla le visage, j'étais si excitée que je me bavais dessus, du coup je le laissai faire, docilement. Je le regardai dans les yeux, pour voir s'il s'amusait, mais je ne savais pas trop, c'était difficile de savoir. Même si j'étais très en colère contre eux, je voulais quand même leur bonheur. L'animateur annonça mon prochain combat. Pas de pause, alors. Le rythme allait être élevé. Il retira mon collier. Je me mis aussitôt à trembler et me détournai vers l'arène. Cependant, il me prit le poignet. 

"Warte"

Puis il m'embrassa.

"Au cas où tu meurs."

C'était comme l'autre soir à l'arène clandestine. Alors c'était lui aussi, ce soir là.  Bref, je me passai de commentaire, on ne pouvais pas dire que ça allait me surprendre de toute façon. Je répondis tout de même à son baiser, même si j'en avais pas envie, je ne voulais pas qu'il croit que j'étais en train de le rejeter. J'espérais simplement que personne ne nous avait vu. Je lui tournai le dos pour monter sur le ring à mon tour. Mon adversaire m'attendait déjà, il ne semblait pas plus costaud que le premier. A mon avis, les autres attendaient que je me fatigue pour envoyer leur colosse. C'était même certain, je devais alors enchaîner les combats rapidement sans me fatiguer, tant pis pour le spectacle. Mais si les gens n'étaient pas complètement cons, ils savaient très bien ce que ça voulait dire, des combats expéditifs. S'économiser pour la fin et tout donner face à des adversaires plus balèzes. Mais là ou c'était délicat, je ne devais pas me mettre la foule à dos en leur privant de spectacle, justement. Alors si je devais faire vite, j'allais devoir faire couler du sang et probablement tuer. La porte se referma derrière moi ce qui indiqua le début du combat. Heureusement, je n'avais pas mon collier et j'étais déjà très en pétard du coup j'aurais moins de mal à le tuer. Je le laissai s'approcher de moi. J'attendais simplement une attaque de sa part pour esquiver et contre-attaquer. Il essaya de me donner un direct du gauche. Je déviai son coup vers l'intérieur pour ne pas ouvrir ma garde. Son visage était à présent exposé. Je lui asséna un crochet du droit avant d’agripper son poignet et de lui briser le coude frappant violemment dans l'articulation. Fracture ouverte, il pissait le sang, c'était foutu pour lui. Il hurlait à la mort, il devait avoir terriblement mal. Le moins que je pouvais faire c'était de ne pas le faire souffrir plus longtemps. Je frappai de toutes mes forces au niveau de la pomme d'Adam. Il cracha aussitôt du sang et tituba. Je m'accroupis légèrement avant de fondre sur lui et le mordre  au cou pour en arracher un morceau. Deux autres coups de poings à demi ferme au niveau du nez. Il était mort. Du sang partout, un cadavre. Le public était ravi et l'animateur en rajouta une couche pour les chauffer davantage.    

Cette fois-ci, je ne quittai pas le scène. Je laissai les employés nettoyer la zone de combat. Rester après un combat, ça voulait simplement dire que j'en voulais encore plus. Et mieux encore, c'était une provocation direct envers tous les maîtres d'hybrides présents. Ca voulait dire que je ne voulais plus combattre contre leur chiffe molle. Les gens aimaient bien ça, ils hurlaient et réclamaient des adversaires plus costauds. J'attendais le suivant pendant que les gens pariaient encore. Ce fut le tour d'un hybride loup de monter. Il me rappelait celui que j'avais croisé au cimetière. J'avais oublié son nom. Ca allait être plus compliqué cette fois. Je me mis en position de combat, il fit de même. Ok. Lui était particulièrement entraîné, ça se voyait rien qu'à sa pose. L'animateur annonça le début du combat. Je devais viser ses jambes. Ils avaient des jambes de loup, donc pas musclées à cet endroit là et forcément, plus fragiles. Son museau était également une zone sensible, mais s'il me mordait, j'allais prendre cher. Il se jeta sur moi, rapide. Je devais bloquer son coup, je n'allais pas pouvoir le dévier. La puissance avec laquelle il frappa me fit décoller contre le grillage. J'eus à peine le temps de m'en remettre que je vis ses griffes se diriger droit vers mon visage. Une roulade au sol pour passer derrière lui, j'attrapai sa queue pour freiner ma course et pouvoir revenir vers lui rapidement pour m'élancer vers ses genoux. Il parvint malgré tout à sauter, m'obligeant à le lâcher et essayer de m'écraser le visage avec son coude. Je dus rouler sur le coté pour éviter. Mais il était très vif, comme s'il pouvait lire dans mes mouvements et m'anticipa. Ses crocs se plantèrent dans mon bras. Il secoua aussitôt sauvagement sa tête. J'hurlai de douleur, ça faisait horriblement mal et il essayait de me déchiqueter. Heureusement, j'étais souple. Je parvins à lui coller un coup de pied par dessus ma tête pour toucher, de la pointe, son museau. Il ne lâcha pas prise, je lui en collai deux autres en y mettant toute ma force. Cette fois, il me lâcha en jappant et en reculant. Je saignais du bras mais je pouvais encore le bouger.

Je me relevai et il fit de même. Il chargea à toute vitesse vers moi. Mais cette fois-ci, j'avais une idée. J'esquivai son coup de griffe avant d'empoigner sa fourrure et de me servir de son propre élan pour me propulser dans son dos en dessinant un arc de cercle avec tout mon corps. Je passai une jambe autour de son bras pour l'immobiliser mais il parvint à dégager l'autre rapidement. Mon bras en cadenas autour de son cou pour essayer de l'étrangler pendant que je mordais son oreille. Je mordais si fort qu'il grogna de douleur. Je grognai moi aussi en fermant de plus en plus ma mâchoire. Il essaya de me dégager avec son seul bras libre. Il parvint tout de même à me griffer au niveau du dos, mais heureusement il n'était pas en position favorable. Ses griffes ne se plantèrent pas profondément dans ma peau. Moi, cependant, je parvins à lui arracher l'oreille. Mes crocs se plantèrent ensuite çà et là. Son épaisse fourrure le protégeait assez bien mais je parvins tout de même à arracher des morceaux de sa chair. Il m'empoigna les cheveux pour tirer très fort et me balancer comme un chiffon par dessus lui. Il était mal en point, j'avais l'avantage. Maintenant, je pouvais sois essayer de terminer au plus vite, sois le laisser se vider de son sang et récupérer un peu. Cependant, avec ma blessure au bras, je ne pouvais pas faire traîner le combat. Je devais donc essayer de finir. Le sol était couvert de sang, donc glissant. Je courus vers lui avant de me laisser tomber au sol. L'effet de surprise garantis, il s'attendait à une attaque frontale, mais à la place, je glissai comme une fusée sur le sol, une jambe en avant. Mon talon heurta son genou et il chuta lourdement au sol. A nouveau, je passai dans son dos et me mis en boule derrière lui après lui avoir saisi la gorge. Cette-fois, il n'avait plus aucun moyen de m'attraper, il était par terre et ne pouvait plus se relever car son genou était foutu. Lentement, la vie le quitta, incapable de respirer.

Je m'extirpai de sous son cadavre pour me relever sous les acclamations du public. Cette fois, je ne pouvais pas faire la maline et je devais me barrer du ring pour me faire soigner. Je pouvais encore continuer les combats si on pouvait me soigner. Ma blessure au dos n'était pas bien grave, c'était surtout celle au bras qui m'inquiétait. Je me dirigeai vers Leiche pour le rassurer, lui faire comprendre que ça allait. Je sortis mon bras de ma manche pour lui montrer ma blessure. C'était pas joli à voir, il m'avait mordu profondément ce con et ça saignait. J'allais devoir passer mon tour pour le prochain combat et laisser d'autres combattre. Ca n'avait rien de grave en soi mais c'était toujours bien de réaliser une petite série. Trois, c'était déjà pas si mal après tout.  


"Faut juste me soigner en vitesse le bras et j'y retourne, ça va."

Je désignai derrière lui une porte qui indiquait l'endroit où se trouvait la salle de soin. Mais évidemment, c'était un service payant, sinon ça serait trop facile.  

 
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(#) Lun 25 Juin - 23:05
Je laissai Sofia partir et allai me remettre à ma place. Son prochain adversaire n’avait pas l’air plus solide que le précédent. Elle n’en ferait qu’une bouchée. Et effectivement, il ne fit pas long feu. Le combat – ou plutôt le massacre – dura à peine une minute. Sofia devait vraiment être en colère contre moi.

« Contre nous. »

Oui, contre nous plutôt. D’ailleurs, t’as pas envie de revenir, histoire de t’expliquer avec elle ?

« T’as pas fini. »

Oui, bon ! Mais demain…

« Demain je reviens, promis. »

Sofia ne descendit pas du ring. Elle en voulait encore, ça se voyait. La soirée ne faisait que commencer. Alors après un rapide nettoyage de la zone de combat, un hybride loup fit son entrée. Il semblait prêt à tuer Sofia sur le champ. A mon avis, il fallait qu’elle fasse attention cette fois. Les griffes et les crocs du loup avaient l’air très acérés. Quand l’animateur annonça le début du match, l'hybride attaqua en premier. Sa force envoya Sofia contre le grillage. Elle esquiva ses prochains coups, tenta de riposter, n’y parvint pas. Celui-ci était rapide ! La foule en délire s’agitait de plus en plus, cette lutte allait être spectaculaire. Pourtant, mon attention fut attirée par la personne qui passa derrière moi. Une cape noire me frôla et un parfum féminin m’envahit les narines. J’aurais pu oublier et observer à nouveau le combat, mais quand l’inconnue tourna à demi son visage pour me regarder, je la reconnus. Cependant, au moment où je me levai de ma chaise, elle fila. Intrigué, je la suivis, la rattrapai près de la porte des vestiaires. Elle eut un sursaut quand je la saisis par le bras et sa capuche tomba.

- Qu’est-ce tu fous là ?

La compagne de mon père me fit lâcher prise et s’enfuit dans le vestiaire. J’entrai à sa suite. Il n’y avait personne à part nous. Je refermai la porte, couvrant ainsi le bruit de la foule. La jeune femme me tournait le dos, l’air très mal à l’aise.

- T’es pas censée être à Berlin ? demandai-je en approchant.

Elle ne répondit pas.


- Eh, j’te parle.

Je posai une main sur son épaule pour l’obliger à se retourner. Elle m’offrit un visage empli de tristesse et marqué au niveau de l’œil gauche. Je fronçai les sourcils.

- Qui t’a fait ça ?

J’avais déjà ma petite idée et elle me le confirma quand elle détourna le regard en disant « A ton avis ? » Je serrai les poings. Cet espèce de salaud...

« Elle est bien bonne celle-là, tu t’énerves alors que tu détestes cette femme, » fit remarquer Meyer étonné.

Il avait raison. Mais elle nous avait aidé à Berlin et ce n’était pas rien. Sans elle, nous aurions sûrement été capturés par les hommes de main de Nikolaus et nous n’aurions pas pu récupérer Sofia chez Kenichi. Je croisai les bras, réfléchissant à la situation.


- Et il t’a laissée revenir ici ? m’enquis-je dubitatif.

Elle haussa les épaules.


- Il a… pensé que ce serait très excitant de reprendre les coutumes de Togi en jouant au maître et à l’esclave avec moi.

Ça ne m’étonnait même pas. Mais j’étais quand même surpris que mon père n’ait pas embarqué une hybride à Berlin, au lieu de se contenter de sa compagne actuelle. Cette dernière se laissa tomber sur un banc, l’air épuisé. Je m’assis à côté d’elle.

- Contrairement aux apparences, je n’accepte pas ce genre de… délire, poursuivit-elle, le regard rivé vers le sol. Mais ce… cet espèce de m… monstre n’a rien voulu savoir !

Elle éclata en sanglots. Si je m’attendais à ça… Incapable de savoir quoi faire, je la regardai simplement pleurer, le visage dans les mains.

- On s’est disputés, reprit-elle en essayant d’essuyer ses joues tachées de mascara. Je ne lui ai jamais rien refusé mais là c’était trop. Alors il a complètement pété un câble et… il m’a frappée. Une fois, puis deux…

Elle rejeta les pans de la cape et releva son tee-shirt. Son ventre portait les traces de quelques bleus. Puis elle me montra ses bras également marqués. L’enfoiré n’y était pas allé de main morte.

« Ouais, et tu sais quoi ? C’est c’que t’as fait subir à Sofia le jour où t’as failli la tuer, connard. »

Mon cœur sembla se décomposer. Oui… c’était vrai. Je regrettais tellement maintenant. Mais comment le faire comprendre à Sofia qui me détestait presque autant que Kenichi lui-même ? J’avais fait trop d’erreurs pour parvenir à gagner sa confiance aujourd’hui.

« Essaie quand même... »

J’avais peu d’espoir mais… j’aimais Sofia alors il fallait que je fasse plus d’efforts. En attendant, j’étais en compagnie d’une personne qui avait l’air de demander de l’aide. Une aide que je n’étais pas sûr de pouvoir apporter.

- Et du coup, toi aussi t’as décidé de le fuir en venant à Togi ? demandai-je à tout hasard.

Elle haussa les épaules, expliqua qu’à l’arène, elle était interprète pour les étrangers qui ne maîtrisaient pas bien le japonais. Elle escortait également sur le ring les hybrides favoris comme Sofia et se trouvait parfois derrière le bar pour servir à boire aux maîtres.


- Pas très reluisant pour gagner sa vie mais… c’est déjà ça, commenta-t-elle apparemment déçue.
- Au moins, toi t’es pas payée une misère pour enterrer des gens…

Elle me regarda, lâcha un petit rire.

- Excuse-moi… dit-elle en sortant un paquet de mouchoirs de sa poche.

Elle s’essuya les yeux et se moucha.


- Tu devrais y retourner, Sofia va se demander ce que tu fais, conseilla-t-elle d’une voix un peu rauque.

Je me levai. J’avais presque oublié le combat. Mais alors que je me détournais, la jeune femme se leva et vint m’enlacer par derrière. Je me figeai.


- Vielen Dank, Meyer.
- J’ai rien fait.


Elle me lâcha.

- Tu m’as écoutée, c’est suffisant.

Ah… Confus, je quittai le vestiaire, juste à temps pour voir Sofia s’extirper de sous le cadavre du loup. Je la rejoignis au pas de course. Elle me montra son bras. Il pissait le sang et portait des traces de crocs.

- Faut juste me soigner en vitesse le bras et j'y retourne, ça va, assura-t-elle en grimaçant légèrement.

Elle m’indiqua une porte derrière moi. Il s’agissait de la salle de soins. Nous nous y rendîmes. De nombreux hybrides s’y trouvaient déjà. Malheureusement pour Sofia, le personnel avait l’air pas mal occupé. J’eus beau demander qu’on s’occupe d’elle, personne n’était foutu de regarder son bras.


- T’as payé ? s’enquit l’un d’eux d’un ton peu aimable.
- P’tain… tiens !

Je lui mis un billet dans la poche de sa blouse. C’était sûrement trop mais tant pis. Il haussa les épaules, emmena Sofia s’asseoir sans un coin. Il désinfecta les blessures, les nettoya et commença à recoudre. La demoiselle était restée presque stoïque jusqu’à ce que l’aiguille courbée rentre dans sa peau. Elle grogna, esquissa un geste pour l’attaquer.

- Eh !

J’attrapai son autre bras juste à temps et m’emparai du matériel de soin.

- Ça ira, j’me débrouille, dis-je au médecin.

Je pensais qu’il allait protester mais à mon avis, il était bien trop content d’avoir été payé plus que de raison. Quand il nous laissa seuls, je m’occupai de Sofia. Je n’en avais pas l’air mais quand Meyer se blessait à cause de mes conneries, c’était toujours moi qui réparais les dégâts… dans la limite du possible. Je ne faisais pas du grand art mais au moins, je m’y connaissais un minimum pour éviter le pire.


- Si j’te fais mal, tu peux m’frapper, déclarai-je en prenant la meilleure position pour soigner la jeune femme. Au moins, j’aurais pas à payer pour les dommages et intérêts.
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(#) Mar 26 Juin - 21:21
ft. Sofia & Leiche ou Meyer ?
"Vous m'avez déjà fait mal."

Bonne nuit les petits


Il examina rapidement mon bras sans vraiment sembler inquiet. Bon... Au moins il m'emmena à l'infirmerie. Je ne m'attendais pas à y voir du monde en fait, c'était même rare, la plupart des hybrides qui servaient de jouet au public après une défaite et en mourraient très souvent. Ca indiquait une chose : Leurs maîtres les aimaient beaucoup pour ne pas les laisser mourir. Hélas, il n'y avait plus personne pour s'occuper de moi et je n'aimais pas ça du tout. Cette blessure n'était pas grave du tout mais si je perdais trop de sang, j'allais avoir des vertiges et là je ne pourrais plus me battre. Malgré les appels de Leiche, personne ne répondait. Finalement, un des médecins devait en avoir marre de l'entendre gueuler, du coup il nous demanda si nous avions payé. Evidemment, des soins gratuits ça aurait été trop beau. Leiche sortit un billet, visiblement nerveux, et l'enfonça dans la poche de la blouse blanche du type. Aussitôt, il me prit par le bras non blessé et me fit m'asseoir dans un coin, sans me ménager. Il récupéra ensuite ses instruments. Je frissonnais toujours autant de peur en voyant ces outils, ça me rappelait de mauvais souvenirs. Je pouvais facilement supporter la douleur des soins mais cet idiot enfonça son aiguille de manière très brutale, ce qui me fit aussitôt tressaillir. Je grognai fortement vers le médecin pour lui faire comprendre qu'il venait de me faire très mal. En plus, je n'avais pas mon collier, j'avais du mal à me contrôler et à me contenir pour ne pas lui sauter à la gorge. Leiche intervint à ce moment et signala au toubib qu'il allait s'occuper du reste.

"Si j’te fais mal, tu peux m’frapper" déclara-t-il en s'installant à coté de moi.

Pfff.... Comme si j'étais capable de lever la main sur lui. Et puis de toute façon, du mal, il m'en avait déjà tellement fait. J'avais mal dans mon cœur et dans mon ventre parce que j'étais très triste à cause de lui.


"Au moins, j’aurais pas à payer pour les dommages et intérêts" Ajouta-t-il.

Quoi ? Ca voulait dire quoi cette phrase ? Payer parce que j'allais le frapper ? Je restai silencieuse, de toute façon j'arrivais pas à comprendre ce qu'il disait et ça m'énervait. Je sentais vraiment le vide autour de mon cou, sans mon collier, j'avais du mal à rester concentrée et calme. Je tremblais comme une feuille, alors pour éviter de croiser des regards, je fermai les yeux sous mon bandeau pour laisser Leiche s'occuper de mon bras. J'espérai simplement qu'il allait se taire maintenant, ne plus parler, parce qu'il allait m'énerver encore plus. Il se passa de longues minutes de silence. Lorsqu'il termina, j'ouvris à nouveau les yeux pour regarder. J'avais un bandage, donc je ne pouvais pas voir s'il avait bien réussi. De toute façon, ça allait me faire une nouvelle cicatrice. Encore une ! C'était pas grave, je faisais la collection et au bras, c'était ma première. Je remis mon bras dans ma manche, fit quelques mouvements pour voir si j'avais pas trop mal. Par chance, ce n'était pas sur une articulation donc je pouvais bouger sans difficulté. Parfait, j'allais pouvoir reprendre les combats. Mais avant ça... 


"Tu m'as déjà fait du mal. Toi et Meyer. Mais qu'est-ce que j'peux y faire ? Je l'aime et j'peux pas lui en vouloir."

Je cherchais mon collier du regard. Leiche compris enfin qu'il avait oublié de me le remettre. Le "clic" lorsqu'il le referma sonna à mes oreilles comme une délivrance. Je poussai un petit soupire de soulagement. Il avait même pensé à prendre mon Katana. Heureusement, il avait beaucoup de valeur. Roy m'avait dit qu'il avait été forgé par un vieux Japonais et qu'il était très rare. Et puis de toute façon il était à moi alors personne n'avait à le toucher.

"T'es là, et faut faire avec. J'ai essayé de t'aimer. De te comprendre. De t'accepter. Même quand t'as voulu me tuer, j'ai refusé de riposter. Je t'ai pardonné. J't'en veux même pas d'avoir essayé. J'sais juste plus quoi dire et faire avec toi. J'me dis que de toute façon je vais continuer à être triste avec vous deux, des fois, car vous êtes juste deux cons maladroits. Mais c'est comme ça."

Je gardai un instant le silence. Mon visage et ma voix étaient toujours aussi neutre. Au final, j'acceptai la présence de Leiche comme une fatalité. Je n'avais pas le choix.

"Ce soir, j'me bats pour vous deux, pour que vous soyez fier de moi. Et puis ça m'fait du bien aussi."

J'étais toujours en colère contre eux, bien sûr que je l'étais. Mais mon amour allais bien au delà de ça. Largement. A cet instant, un hybride s'approcha de nous. C'était mon premier adversaire. Il semblait timide, bizarrement. Je me disais qu'il ne voulait pas être ici, lui. Je me levai, prête à en découdre encore s'il le fallait. Nous étions à l'Arène. Il était hors de question pour moi d'afficher le moindre signe de faiblesse. Je le regardai droit dans les yeux en attendant de savoir ce qu'il voulait.

"Je... Je voulais juste te remercier de m'avoir laissé en vie."

"Alors tu f'rais mieux de t'barrer car j'peux aussi te buter ici.

Aucun signe de faiblesse. J'empoignai ensuite son col pour me coller à lui et lui chuchoter

"Si tu veux devenir libre, tu m'attends dehors, tu me montres ton maître et je le tue. Je connais des gens qui pourront t'aider ensuite."

Je reculai, il semblait hésitant et hocha doucement la tête. Je ne savais pas s'il le voulait ou non, mais j'aurais ma réponse quand nous sortirons d'ici. Il s'en alla en silence mais je restai débout. Je voyais l'animateur s'approcher de nous, probablement pour nous demander si nous étions prêt pour continuer.


 
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(#) Jeu 28 Juin - 18:15
Elle ne répondit rien et se laissa faire. Je la sentais tressaillir à chaque fois que l’aiguille la piquait mais elle restait silencieuse et patiente. Heureusement pour elle, ce fut rapide et je n’eus pas trop de mal à refermer ses blessures. Elles n’avaient rien à voir avec celle de la barre d’armature, l’autre soir dans la forêt. Mais en observant Cathy lui faire les soins, j’avais enregistré l’essentiel. Ce soir là, je fis une grosse bêtise en m’attaquant à Sofia, Meyer m’en voulait encore aujourd’hui. Il m’en voudrait toute sa vie… Mais même s’il avait repris le contrôle après sa chute, j’étais resté pour observer mes conneries, ne prenant pas encore conscience que j’avais fait beaucoup de mal à la seule personne qui comptait vraiment pour moi. Une personne qui m’en voulait elle aussi… Dans un soupir, je plaçai le pansement et enroulai le bras de Sofia avec un bandage.

- Tu m’as déjà fait du mal.

Je levai les yeux vers elle. Inutile de fuir son regard, il me fallait l’affronter, bien que je ne puisse pas voir directement ses yeux.

- Toi et Meyer, précisa-t-elle. Mais qu’est-ce que je peux y faire ? Je l’aime et j’peux pas lui en vouloir.

Oh, elle pouvait. Elle n’était pas forcée de… Ah mais j’oubliais. Même si elle n’était pas une hybride et qu’elle n’était pas esclave depuis sa naissance, la soumission semblait inscrite dans ses gènes. Difficile de se considérer comme libre quand on était habitué à servir un maître… Meyer aurait vraiment voulu qu’elle puisse oublier tout ça mais ce n’était pas si facile. J’en demeurais la preuve. Si j’existais toujours dans sa tête, cela voulait bien dire que son passé le suivait toujours. Tremblante comme une feuille, Sofia semblait chercher quelque chose. Je réalisai alors que je ne lui avais pas remis son collier. Je le sortis de ma poche, le lui rattachai autour du cou. Dès qu’elle entendit le « clic », la jeune femme se détendit. Je déposai également son katana debout contre le banc à côté d’elle.

- T’es là et faut faire avec, reprit-elle.

C’était bien ça le problème… Il fallait faire avec. Le mieux aurait été de faire sans.


- J’ai essayé de t’aimer, de te comprendre, de t’accepter. Même quand tu as voulu me tuer, j’ai refusé de riposter. Je t’ai pardonné. J’t’en veux même pas d’avoir essayé.

Pourtant, elle avait toutes les raisons de me rejeter, de ne pas m’accorder son pardon. J’aurais même préféré qu’elle m’insulte, qu’elle me dise clairement que je devais disparaître. Peut-être cela m’aurait-il aidé à disparaître vraiment. Ou alors pensait-elle que c’était ça, le moyen de m’apaiser. Elle avait peut-être raison en fait. Qui aurait cru que j’en tomberais amoureux après tout le mal que je lui avais fait ? Je n’y croyais pas moi-même...

- J’sais juste plus quoi dire et faire avec toi, avoua Sofia d’un ton toujours neutre de sentiments. J’me dis que, de toute façon, j’vais continuer à être triste avec vous deux, dès fois, car vous êtes juste deux cons maladroits.

Je ne pouvais pas la contredire.

- Mais c’est comme ça. Ce soir, je me bats pour vous deux, pour que fous soyez fiers de moi. Et puis ça m’fait du bien aussi.

Que ça lui fasse du bien, je l’avais compris depuis longtemps, bien avant Meyer, raison pour laquelle j’avais laissé Sofia se défouler au bar et à l’arène clandestine. Par contre, elle n’avait pas besoin de se battre pour nous rendre fiers. Avec tout ce qu’elle avait vécu avant et après notre rencontre, elle n’avait aucunement besoin de nous montrer qu’elle méritait notre estime. Je voulus le lui dire mais à ce moment-là, un hybride s’approcha de nous. C’était son premier adversaire, le lézard qui avait perdu sa queue. Il se déplaçait un peu en travers, comme déséquilibré. Mais il semblait aller bien, malgré l’expression de profonde incertitude qui marquait son visage.

- Je… je voulais te remercier de m’avoir laissé en vie, dit-il à Sofia.
- Alors tu f’rais mieux de t’barrer car j’peux aussi te buter ici, rétorqua-t-elle immédiatement.

Au moins, c’était clair. Dans la seconde qui suivit, elle bondit et l’empoigna par le col. Je sursautai, craignant qu’elle l’élimine tout de suite alors qu’elle venait juste de proférer sa menace. Néanmoins, elle se contenta de lui chuchoter à l’oreille. Je n’entendis rien du tout mais le lézard parut surpris, puis hésitant. Il s’en alla sans rien dire, croisant l’animateur qui nous demanda si Sofia voulait reprendre les matchs. Ça, c’était à elle de décider. Et elle n’avait pas l’air de vouloir s’arrêter là maintenant. Quand elle se détourna, prête à repartir, je vis des traces de griffures dans son dos.


- Attends.

Je demandai cinq minutes supplémentaires à l’animateur. Il nous les accorda et repartit. Je fis rasseoir Sofia sur le banc, descendis doucement la fermeture éclair en haut de sa robe. Puis je m’occupai de désinfecter ses plaies. Elles n’étaient pas très profondes mais Sofia en garderait quand même les cicatrices. Une fois fini, je remontai la fermeture éclair, distraitement. Mon regard s’attarda sur la nuque de la demoiselle, caressée par la pointe de ses cheveux. Un frisson me parcourut de la tête aux pieds. Je détournai le regard, posai un instant mes mains sur ses épaules, les retirai et me levai. Nous quittâmes l’infirmerie, rejoignîmes le ring. Un hybride était déjà présent, prêt à en découdre. Je voulus demander à Sofia si ça allait, si elle voulait vraiment continuer. Mais elle montait déjà les marches. Alors je la suivis des yeux, impuissant, et assistai au combat. Elle en enchaîna près d’une dizaine dans la soirée. Ses blessures au bras et au dos la ralentissaient parfois mais elle se débrouillait bien, même très bien. Selon l’affrontement et l’humeur du public, elle décidait de laisser son adversaire en vie ou non. De mon côté, je continuais les paris. Si Kenichi n’était pas satisfait de la somme, alors c’était vraiment quelqu’un de difficile. Enfin… il fallait s’attendre à tout avec lui…
Après son face à face avec un hybride serpent, Sofia ressortit du ring épuisée. Elle devait en être à son onzième ou douzième combat, je ne savais même plus. Inquiet, j’allai la retrouver, me disant que c’était largement suffisant pour aujourd’hui. En plus, les gens qui ne la connaissaient pas à notre arrivée commençaient à parier sur elle, et les récompenses se faisaient donc plus maigres.


- Sofia, faut qu’on s’en aille, prévins-je alors qu’elle repartait vers le ring. Sofia !

Elle n’écouta rien du tout et alla se battre. Je crus qu’elle allait perdre quand je la vis s’effondrer après le puissant coup donné par son ennemi. Toutefois, avec les forces qu’il lui restait, elle parvint à bloquer la prochaine attaque et contrer en assommant l’hybride. Même si elle en avait très envie, elle ne pouvait pas le tuer. Celui-ci devait être le plus balèze de la soirée. Tant pis, il fut éliminé quand l’animateur confirma que son état lamentable ne lui permettait pas de continuer. Je poussai le type qui ouvrait à peine la porte du ring, récupérai Sofia qui tenait à peine sur ses jambes. Elle tangua, je l’attrapai pour ne pas qu’elle chute dans l’escalier.

- On s’en va.

La rage l’habitait toujours, tellement qu’elle me bavait dessus.

- Sofia…

Elle voulut remonter les marches, je l’empoignai fermement par le poignet.

- Ça suffit !

Je l’attirai vers moi, plantai mon regard dans… son bandeau.

- Soit on part, soit j’y vais à ta place. Klar ?

« Drôle de façon de la menacer. T’es au courant qu’elle te déteste et qu’elle pourrait accepter de t’envoyer sur le ring ? »


Je m’en fichais. Elle en avait assez fait. Si jamais le prochain hybride avait le dessus sur elle, il risquait de la tuer.
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(#) Jeu 28 Juin - 23:53
ft. Sofia & Leiche ou Meyer ?
"C'est moi, la championne ce soir."

Bonne nuit les petits


Au moment de retourner à l'arène, Leiche me demanda d'attendre. J'avais presque oublié les griffures dans mon dos même si ça brûlait un peu. Il m'installa à nouveau sur le banc et baissa la fermeture de ma robe. Je le laissai s'occuper de ma blessure au dos, silencieuse. Heureusement, je n'avais pas besoin de points de sutures. Leiche referma ma robe avant de poser ses mains sur mes épaules. Je tournai doucement la tête puis me levai avec lui pour quitter l'infirmerie. J'étais à nouveau prête pour retourner me battre alors sans attendre j'entrai dans l'arène sous les acclamations du public. Mon adversaire semblait lui aussi pressé de prendre une raclée puisqu'il était déjà là. Le combat fut rapide, je ne laissai aucune chance à ce type et le mis rapidement au tapis. Comme je n'avais subis aucune blessure, je décidai de rester dans la cage pour enchaîner avec le suivant. Je combattais comme si c'était à chaque fois la dernière fois tant j'étais heureuse d'être ici. Je ne savais pas trop combien de combats je venais d’enchaîner, peut être plus de dix. Evidemment, je commençais à fatiguer et plus la soirée avançait, plus je voyais dans les yeux de Leiche qu'il voulait que je m'arrête. Ca ressemblait étrangement à celle que j'avais passé avec Roy, la dernière de ma vie avec lui. Je ne pouvais plus m'arrêter de me battre pour lui, pour le rendre fier.  

Mon prochain combat allait m'opposer à un hybride serpent. Je n'aimais pas trop ces hybrides là, ils étaient particulièrement vif et dangereux. J'en avais déjà vu broyer leur adversaire en se roulant autour d'eux. On pouvait même parfois entendre les os craquer un à un. Cet hybride là était grand en plus, je devais me méfier de sa queue. Ce fus vraiment difficile de la suivre -c'était une femelle - car elle ondulait aléatoirement pour attaquer toujours pas surprise. Ses coups parvinrent à me toucher, mais elle manquait un peu de puissance. Je pouvais donc en encaisser quelques uns pour mieux pouvoir contre-attaquer. Je sentis sa queue se rouler autour de ma jambe. Elle pouvait me la broyer à tout moment mais elle préféra me catapulter contre le grillage. Sonnée, je me relevai avant de la voir foncer sur moi en zigzagant. J'allais devoir tenter de l'anticiper et couper sa course. Je fléchis les jambe pour me propulser vers l'avant, le coude en avant. Je la percutai violemment au niveau du diaphragme. Elle sembla aussitôt figée, la respiration coupée. Je me décalai très rapidement d'un pas sur le coté avant de prendre appuis avec mon pied pour lui asséner un coup de talon en pivotant sur moi. Je touchai son foie, un coup percutant, comme un coup de tonnerre. Je titubai légèrement, encore un peu sonnée par son attaque. Puis, après quelques secondes, elle s’effondra au sol, K.O. Cet hybride était très jolie et avait des gros seins, du coup le public me demanda de la laisser en vie. Inutile de préciser pourquoi, elle allait servir de jouet. Je la laissai donc là puis quittai l'arène pour me reposer un peu. Leiche vint aussitôt à ma rencontre.


"Sofia, faut qu’on s’en aille" Annonça-t-il.

Du coup, je fis aussitôt demi-tour. Je ne voulais pas rentrer encore. Je n'étais pas rassasiée.


"Sofia !"

Désolée Leiche, je n'allais pas t'obéir, même si je savais au fond de moi que je devais. Je dus patienter une ou deux minutes dans le ring avant l'arrivée de mon prochain adversaire. C'était un putain de colosse. Merde. Surement encore un hybride singe à la con. C'était souvent eux les plus massif. Le combat débuta. Aussitôt, sans attendre, il visa mon bras blessé. Il savait donc que j'étais blessée ici. Je devais absolument éviter de prendre des coups ici sinon ma blessure allait se rouvrir. Je n'avais plus l'énergie nécessaire pour réaliser des mouvements trop spectaculaires, je devais me contenter d'esquiver et contre-attaquer. Mais je devais reconnaître que ce type était doué. Je ne pouvais pas mettre mes difficultés sur le compte de la fatigue, non. Il était vraiment doué. Il esquiva avec une aisance presque frustrante mon attaque et bondit dans les airs. J'eus à peine le temps de lever les yeux que ses deux poings s'écrasèrent sur le haut de ma tête. Je tombai à genou, les bras ballant, complètement sonnée.

"J'va te baiser et après t'ira servir de putain au public"

... Quoi ?

"Devant ton maître là, j'ai rien à foutre."

Ferme la.

"Il va te regarder te faire sauter comme une pute."

Arrête de parler.

"Et après j'va le buter lui."

"Ferme là j'te dis !" Hurlai-je de toute mes forces.

Je bloquai son prochain coup avant de me propulser sur mes jambes vers le haut. Mon poing percuta son menton et il chuta en arrière. Je n'avais plus de forces, je devais lutter pour rester debout. Même sous l'effet de la colère, j'avais visé un endroit en particulier. Ce crétin m'avait foutue en rogne. Je tremblais de rage et je voulais le tuer mais je ne pouvais pas. La porte s'ouvrit pour annoncer la fin du combat. Je devais me reposer un peu pour reprendre plus tard, tout simplement. J'avais trop de colère en moi à cause des dernières paroles de ce connard. Ce fut Leiche qui vint me récupérer. Je pouvais à peine marcher.


"On s’en va."

Je serrai les crocs, enragée, la bave coulait sur lui.

"Sofia…" Dit-il, impuissant.

J'essayai de remonter les marches, mais cette fois-ci il perdit patience. Il m’agrippa le poignet et m'attira vers lui pour me fixer droit dans les yeux.  


"Soit on part, soit j’y vais à ta place. Klar ?"

Il voulait vraiment s'en aller alors. Et je ne voulais pas le voir rentrer dans l'arène, c'était trop dangereux. Doucement, j'approchai ma main vers sa joue pour caresser sa pommette avec mon pouce.

"Jawohl mein Schatz." Dis-je d'une voix douce, pour le rassurer "On peut rester un peu, s'il te plait ? Juste au bar, comme ça je peux récupérer un peu avant de partir. D'acc? En plus tu dois aller récupérer tout tes gains... Je t'ai fais gagner beaucoup, hein ? Oui ?"

 
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(#) Ven 29 Juin - 17:58
Je pensais vraiment qu’elle continuerait de m’ignorer. Mais elle s’apaisa enfin et leva sa main libre pour la poser sur ma joue. Ce simple contact me donna des bouffées de chaleur. Je dus faire de sérieux efforts pour ne pas la serrer dans mes bras devant tout le monde.

- Jawohl, mein Schatz, dit-elle d’une voix douce.

Son accent n’était pas parfait mais j’aimais bien quand elle me parlait en allemand...


- On peut rester un peu, s’il te plaît ? demanda-t-elle toujours aussi gentiment. Juste au bar, ajouta-t-elle alors que j’ouvrais la bouche pour protester. Comme ça je peux récupérer un peu avant de partir. D’acc ? En plus, tu dois aller récupérer touts tes gains… Je t’ai fait gagner beaucoup, hein ? Oui ?

Je hochai la tête. Oui, je devais avouer que nous partirions de l’arène avec un sacré paquet d’argent… qui reviendrait entièrement à Kenichi – mais ça, je m’en fichais un peu, du moment que Sofia restait avec moi en vie. Surprenante était la façon dont le comportement de la demoiselle pouvait changer du tout au tout entre un combat et une conversation normale. Quelques secondes auparavant, elle était prête à étriper n’importe qui et là, elle semblait si douce qu’un inconnu pouvait douter de ses talents de tueuse. C’était aussi ça, sa force. Tromper l’adversaire pour mieux l’atteindre. Bon, il était temps d’aller se reposer un peu. Me rendant compte que je tenais toujours Sofia par le poignet, je desserrai mon emprise et attrapai doucement sa taille. Nous nous rendîmes d’abord au bureau des paris pour récupérer les gains, puis au bar. Là, je réalisai que j’avais oublié la bouteille de bière dans le vestiaire. A mon avis, quelqu’un s’était déjà occupé d’en boire tout le contenu.

- Fais d’la place, ordonnai-je à un type éméché qui était assis sur un tabouret au comptoir.

Il s’en alla sans rien dire. J’aidai Sofia à monter sur le tabouret, m’installai à côté d’elle. Je commandai une bière pour moi et un jus de pomme pour elle. Le service fut rapide. Je bus une première gorgée, observai ma compagne. Elle était dans un sale état. Une bonne douche et une nuit de sommeil ne lui feraient pas de mal. Les combats reprirent derrière nous. Mais maintenant que Sofia se trouvait hors du ring, ils ne m’intéressaient plus tant que ça. Était-elle toujours en colère contre moi après s’être défoulée ? Ou s’était-elle un peu détendue ? Elle regrettait peut-être d’avoir passé la journée au parc d’attraction avec moi au lieu de Meyer. Mais pour ma part, c’était la première fois que je m’amusais autant. C’était aussi la première fois que Meyer me laissait sortir aussi longtemps. A mon avis, quand il reviendrait, je resterais enfermé un bon moment. Je le méritais après tout. Par contre, si je perdais patience, il avait intérêt à savoir gérer. Si jamais je m’en prenais encore à Sofia… Un frisson d’horreur me parcourut à cette pensée. Quelques flashs me revinrent en mémoire : les insultes à son égard, les coups, la chute, la barre d’armature… Je secouai la tête pour chasser ces mauvais souvenirs. Tout ça, c’était de ma faute. Le meurtre d’Ikko, la tentative de suicide de Meyer, l’exécution de Cathy, la perte de l’héritage, l’enlèvement de Sofia, les tortures physiques et morales qu’elle subissait, ses peines…


« Il était temps de t’en rendre compte, » réprimanda Meyer mécontent.

C’est aussi de ta faute. J’existe à cause de toi. Et même sans moi, tu restes un con.


« Eh oh ! »

- C’est Sofia qui l’a dit…
murmurai-je en allemand.

« Ça te concernait aussi. »

C’était dans ma nature… Bref, je ne pouvais pas réaliser avant. Pas avant de comprendre mes sentiments envers Sofia. Ça avait été difficile. En temps normal, c’était toujours la guerre entre Meyer et moi, pour tout et n’importe quoi. Mais c’était d’autant plus compliqué de contrer ses arguments et ses émotions quand une autre personne demeurait concernée. Surtout une autre personne comme Sofia, qui partageait sa vie avec lui, dont les liens s’étaient déjà resserrés depuis la mort de Roy. Je restais un être inférieur – oui, je l’avouais – quelqu’un qui n’existait qu’à travers l’âme torturée d’un hôte, qui n’était rien sans lui, seulement le résultat d’une faiblesse mentale trop exploitée. C’était… déprimant. Finalement, quand je ne ressentais rien, c’était plus supportable. Je soupirai, regardai Sofia qui buvait doucement son jus de pomme, un peu handicapée par son bras bandé et son manque de force après tout ces combats. J’attrapai une paille dans un pot, la mis dans son verre.

- Eh… fis-je à voix basse.

Malgré les acclamations du public, elle tourna la tête vers moi.


- Meyer reviendra demain. Il a promis.

Avait-elle vraiment envie de le revoir ? Je n’en savais rien du tout. C’était lui qu’elle aimait, pas moi.

« T’as qu’à lui dire. »

De quoi ?

« Que tu l’aimes, espèce d’idiot ! »

Ça va pas la tête ? Venant de toi, c’était normal, compréhensible, acceptable. Moi… quoi que je fasse ou dise, c’était peine perdue. J’avais fait trop de mal. D’ailleurs, j’étais sûr de lui en faire encore plus si je disais la vérité. Elle me haïssait trop pour me croire capable d’avoir changé.

« Qui ne tente rien... »

N’a rien, oui j’étais au courant ! Lâche-moi avec ça !

« ... »

N’empêche… il avait raison. Sa persévérance le perdrait un jour… Du bout des doigts, j’allai frôler la main de la jeune femme.

- F… faut que j’te dise… bégayai-je incertain. Je…
- TOI LÀ !


Une main me saisit par l’épaule, me força à me retourner. Dans la seconde qui suivit, je pris un coup de poing dans la figure. Je faillis tomber de mon tabouret, me rattrapai juste à temps au comptoir en renversant ma bière. Je mis un moment à revenir à la raison et voir qui était l’espèce de connard qui venait de signer son arrêt de mort. Il s’agissait du maître du dernier adversaire de Sofia, l’hybride gorille qui avait bien failli gagner le combat. Ce gros débile se frottait la jointure des doigts, sûrement parce qu’il ne s’était jamais battu. Je me jetai sur lui. Enfin… crus-je le faire. Car aussitôt, trois types me retinrent en arrière. Deux autres firent de même pour mon assaillant et quelques vigiles tinrent le gorille à distance avec des matraques électriques.

« N’attaque pas, surtout n’attaque pas ! » s’écriait Meyer paniqué.

- Tu t’prends pour qui, enfoiré ? grondai-je irrité.
- Tu vas m’le payer ! répliqua-t-il en agitant ses poings dans ma direction.

Ah, apparemment, il était ruiné à cause de Sofia.


- Ton singe a perdu parce que c’est qu’une grosse merde ! déclarai-je en cessant de me débattre. Alors prends-le avec toi et va pleurer chez ta mère !

Il réclama un autre combat. C’était hors de question ! Un coup mal placé de plus et Sofia en subirait les conséquences. Mais ça, je devais le garder pour moi. Je me contentai donc de lui dire de revenir la semaine prochaine. D’ici là, la demoiselle serait remise. Enfin… j’espérais.

- Viens, on s’tire, dis-je en la prenant par la main. Y en a marre des trous du cul.

Je lâchai Sofia seulement quand nous mîmes les pieds dehors. J’étais moi-même surpris de ne pas avoir cédé. En temps normal, j’aurais démoli les types qui me tenaient et aurait refait le portrait de l’hybride et de son maître.

« Et on aurait encore eu des problèmes... »

Pas faux. Agacé, je sortis une cigarette de ma poche et l’allumai, avant de m’adosser au mur le plus proche.
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