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Après l'effort, le réconfort[Andrea]



Après l'effort, le réconfort[Andrea]

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(#) Lun 1 Mai - 22:19
La renarde regardait les rues de la ville, pensive. C'était la première fois qu'elle montait dans la voiture d'une personne qu'elle ne connaissait pas vraiment. Au fond elle s'était toujours montrée prudente, trouvant une excuse ou exécutant une pirouette pour prendre les transports en commun surtout quand elle avait dû se rendre à des soirées pour le bien de son projet. Pourtant, aujourd'hui elle avait accepté l'offre de la brune. Au fond cette dernière lui plaisait même si pour le moment la renarde restait encore hésitante sur son avis définitif.

Elle posa son regard sur la jeune femme, la route s'étant fait dans un silence certain, le duo semblant se complaire dans le calme après leurs sortie du lycée quelques peu mouvementés. La renarde repensait à sa réaction envers les hommes et au fond elle la comprenait mais n'avait-elle jamais eu affaire à ce genre de personnage ? Elle semblait tellement.... hors contexte... Cela lui rappelait aussi les cours, son malaise flagrant avec la prise de note. Elle reporta son regard sur la route, pensive alors qu'enfin Andrea ralentissait, annonçant leur arrivée prochaine à destination.

Une fois parvenu au parking, elles quittèrent la voiture et se dirigèrent vers la sortie, le renarde comprenant qu'elles étaient dans les quartiers assez chics de la ville. Ce n'était pas non plus les zones les plus huppés mais il y avait de quoi la mettre quand même mal à l'aise surtout qu'elle fréquentait parfois ses lieux avec ses parents, ces derniers ayant des revenus plus que décents même si Andrea semblait bien plus riche qu'elle vu le peu qu'elle ait pu apercevoir. Mais l'humaine pouvait-elle savoir que la renarde était presque de sa même classe au vu du peu qu'elle avait pu voir d'elle ? Dur à savoir en vérité et Emiko n'était pas du genre à ce qu'on en sache des masses sur elle. Elle suivit donc la jeune femme en s'autorisant un commentaire un peu gênée.

"Et bien tu n'as pas choisi le lieu le plus abordable là..."


Elle lui fit un sourire un peu mal à l'aise, se grattant la nuque en un geste intimidée mais elle avançait, observant ces lieux où elle n'était pas venu depuis belle lurette. Ses parents ayant eu des soucis avec certains lieux qui les avait refusé à cause d'elle et de sa particularité... Mais ça remontait à si longtemps, elle doutait qu'on la reconnaissent ici. De plus la brune la conduisait dans un café où elle n'était jamais allé ce qui rassura un peu la demoiselle. Elle observa l'intérieur d'un chic néanmoins sobre, absolument pas clinquant d'ailleurs et la renarde s'autorisa un regard sur la carte et haussa un sourcil. Pas le plus cher ni le plus pompeux qui soit, bien. cela lui convenait, elle ne voulais pas se sentir redevable envers la jeune femme au point de vouloir lui rendre la pareille alors qu'elle n'en avait clairement pas les moyens à l'heure actuelle.

Elle alla prendre place et la regarda avant de laisser son regard glisser sur le lieu presque vide et calme. Une légère musique d'ambiance avec les derniers tubes se faisaient entendre dans le fond mais qui ne gênait en rien les discutions et Emiko prit donc la parole se laissant aller contre la banquette.

"Je confirme, tu n'as pas choisit un lieu où je pourrais t’emmener un jour pour te rendre la pareille.... tu es prévenue. D'ailleurs tu sembles avoir une prédilection pour la qualité je me trompes ?"
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Décembre 2016
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(#) Jeu 18 Mai - 11:53

Après l'effort, le réconfort

J'avais accepté sans rechigner la proposition d'Emiko, l'invitant à monter dans sa voiture pour aller dans un café en ville. En réalité, c'est sans doute ce j'aurais voulu faire depuis le début, mais j'avais eu peur que cela soit trop ambitieux pour ma nouvelle camarade qui me semble assez introvertie. Enfin, ce n'est pas comme si cela m'avançait à grand chose, dire qu'on va en ville ne veut pas dire grand chose, autant dire restons sur l'île. Ce qui sonnait comme une solution était plus un problème à yeux. Devait-one aller au petit café-librairie qu'Emiko lui avait proposé ? Cela sonnait comme une aventure amusante, mais ne convenait pas du tout aux vues du contexte. Le but était de l'inviter pour la remercier de l'avoir aidée et elle n'avait aucune intention de se montrer proche de ses sous. Pour autant dépenser de façon excessive pouvait aussi être gênant pour certaine personne. De plus, aux vues de leur précédent échec, je n'ai aucune envie d'aller dans un café inconnu, une rature de plus étant de trop. Il ne lui restait donc que trois possibilités : un café mondain où l'on a que peu de mal à rencontrer des personnes influentes ayant du goût, un autre plus privé, mais assez intimidant pour ceux n'ayant pas l'habitude du luxe et un dernier qui allie simplicité, intimité et qualité.

En tournant les clefs mon choix était fait, le troisième correspondant parfaitement à mes attentes. Je me mit donc en route, sentant un léger sourire monter au bout de mes lèvres pendant que le moteur démarrait. D'un mouvement fluide, on sortit du parking avant de s'intégrer en douceur à la circulation. Le pied sur l'accélérateur, je me sentais puissante, contrôlant la puissance de ce moteur dernier cri tout en gardant un contrôle parfait, alignant des gestes amples tout gardant une allure des plus raisonnable. Pendant un instant, je m'en oubliai même, profitant d'un des rares moment où je peux conduire sans avoir l'un des chauffeurs de sa mère sur le dos. Le silence se fit dans la voiture, chose dont je ne pris en compte qu'une fois arrivé au parking, j'avais complètement oublié ma passagère. Reprenant mes clefs, je lui adressai un regard avant de décider de ne pas en prendre rigueur, si celle-ci avait voulu discuter elle aurait sans doute lancé la conversation. De plus, Emiko ne semblait pas le moins gênée du monde en sortant de la voiture.

Ma nouvelle amie le fut cependant davantage lorsqu'elle découvrit le quartier que j'avais choisis, laissant échapper un petit commentaire. Sur le coup, je ne sus pas quoi répondre, pour moi, cet endroit n'avait rien d'expansif, c'est d'ailleurs l'un des endroits les moins chers que je côtoies. La différence de nos deux milieux de vie m'explosas alors au visage, me laissant légèrement gênée. J'avais bien entendu remarqué qu'elle n'avait pas exactement les mêmes moyen financier, mais je pensais l'avoir suffisamment pris en compte en l'emmenant ici. Je pris alors une ou deux secondes de flottement pour trouver mes mots.

- "Ne t'en fais donc pas, pour être déjà venu c'est un endroit sympathique où les sportifs ne viendront pas nous chercher querelles"


Cette phrase avait seulement pour but de redonner vigueur à Emiko, mais elle ne sembla pas vraiment faire effet. De mon côté ne comprenait pas vraiment d'où lui venait son malaise, bien que mon ami ne soit sans doute pas vêtu de ses vêtements les plus chics, elle la savait suffisamment intègre pour savoir se fondre dans un tel milieu, de plus ce n'est pas comme si elle est d'un tempérament timide. Cette gêne était un mystère pour moi, avais-je tant sous-évaluer notre différence de richesse ? Je ne pense pas. Celle-ci ne reprit contenance qu'une fois installer dans le café, la carte sous les yeux, avant de reprendre la parole.

- "Je confirme, tu n'as pas choisis un lieu où je pourrais t'emmener un jour pour te rendre la pareille.... tu es prévenue. D'ailleurs tu sembles avoir une prédilection pour la qualité je me trompe ?"


Ces phrases finirent par me sortir de la réflexion dans laquelle je m'étais lancé, j'aurais tout le temps de trouver pourquoi elle avait trouvé cet endroit gênant plus tard. J'exquissa alors un sourire, cela me faisait toujours tout drôle d'entendre que j'avais des prédilection pour la qualité ou le luxe, mais le temps n'était pas à ce genre de penser.

-"Ne t'en fais donc pas pour ça, tu m'as déjà rendu la pareille avec ce petit cours que tu m'as donné ce midi. D'ailleurs je n'aurais rien si tu voulais bien m'aider à nouveau, rester à côté de Cherry ne fut pas ma meilleure idée." répondis-je calmement avant de reprendre de façon plus sérieuse. "Je ne sais pas trop si cela tiens d'une prédilection ou d'une habitude que j'ai prise ces dernières années, mais oui, j'aime la qualité, comme tout-un-chacun, non ?" Finis-je en lui adressant un clin d'oeil.


La discussion reprenait alors son cours, comme si le silence de la voiture n'avait pas eu lieu. Je posai alors ma carte, décidée sur un désert alors qu'Emiko semblait encore indécise. Il faut dire que la carte était longue et le choix vaste, je décidai donc de lui laissait tout sont temps pour trouver son petit bonheur, lui rappelant simplement qu'elle pouvait prendre absolument tout ce qu'elle voulait. Pendant ce temps, je me permis de sortir les notes que j'avais prises lors du dernier cours avant de réprimer une grimace en les voyant. Il y avait certes un léger progrès par rapport à ceux de ce matin, mais loin d'être suffisant si je voulais pouvoir suivre ce cours seule. Posant ces fiches sur la table, j'en pris de nouvelle de façon à remettre un peu d'ordre la dedans.

-"J'espère que ça ne te dérange pas si je remets un peu d'ordre dans mes notes pendant que tu fais ton choix, je crois que je vais y être obligée."

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(#) Dim 4 Juin - 11:06
Bien qu'Emiko avait eu une vie plutôt aisé grâce à ses parents, ce train de vie plus que correct s'était envolé le jour où elle avait décidé de quitter la demeure familiale et de refuser toute aide qu'elle jugeait superflu de leur part. Désormais Emiko avait un rythme plus prudent et restrictif qu'avant et elle devait avouer que cela l'agaçait parfois un peu. Elle qui avait connu les repas dans des restaurants chic ou les gâteaux onéreux, avait encore du mal à se montrer retenue et elle frustrait quand elle n'avait pas ce qui lui plaisait. Cependant elle prenait cette leçon de vie plutôt bien, jugeant que c'était un mal pour un bien. Apprendre à connaitre la valeur des choses n'en était que bénéfique. Mais cela ne l'empêchait pas de ressentir un pincement au coeur en voyant que Andrea,elle, assumait sans soucis cette position sans remarquer que tout le monde ne pouvait se permettre ce genre d'extra.
Après bien que mal à l'aise, Emiko n'allait pas faire mauvaise figure auprès de son hôte et elle lui fit un sourire quant à sa remarque sur les joueurs. Il était clair d'Andrea était le genre de femme qui semblait apprécier les esprits calmes et courtois. Son éducation avait dû se faire à la pointe de la bienséance, chose qu'Emiko avait aussi subi même si son caractère l'avait en partie effacé.

Elles s'installèrent et Emiko prit l'autre carte à leur disposition, la parcourant des yeux, curieuse. Elle écoutait Andrea et eut un sourire quant cette dernière fit référence à Cherry. En effet la pompom pirl n'avait pas vraiment pour habitude de suivre les cours. En général elle préférait de loin parler à ses voisins de table ou envoyer des textos à ses amis. Emiko elle avait eut le plaisir de l'informer qu'elle était bonne élève et donc qu'elle se refusait à subir des intrusions pendant ses cours. Andrea, elle n'avait pas eut le temps de le faire et avait donc eut le droit au bureau des pleurs. Pas de chance.

"N'hésite pas à l'informer que tu es bonne élève, si tu peux lui servir, elle te fichera la paix... ou après tu peux l'envoyer promener ou changer de place, ça marche aussi." Elle laissa le silence se poser un instant pour répondre à sa question qui n'en était pas vraiment une. "La qualité, il y en a à tous les prix. Il suffit de chercher un peu. Je l'ai appris depuis que je suis étudiante."

Elle lui fit un sourire amusée et la regarda sortir ses notes, son regard se posant sur ses dernières, tentant de les relire malgré qu'elle soit à l'envers, pensive. Puis elle se replongea dans sa contemplation du menu, cherchant ce qui pourrait faire plaisir à son estomac par ce temps exquis. Ses yeux glissèrent sur les milk shake, un de ses petits plaisir avant de dériver ici ou là sur les différents plats sucré qu'il offrait, son regard s'embrasant d'étoiles. Oui Emiko aimait la nourriture sucré ou plutôt elle aimait la nourriture bien qu'elle mangeait peu en règle général. L'ambiance s'adoucissait entre les deux demoiselle et le lieu n'y était peut être pas pour rien. Il était accueillant et agréable et le peu de monde présent le rendait intime. Elle posa une nouvelle fois son regard sur la jeune fille face à elle en la voyant faire des grimaces en rangeant ses notes pour essayer de trouver un point de commencement dans sa réécriture ou ses corrections.

"Non va-y ne t'en fais pas, il y a trop de choix de toute façon j'hésite."


Elle reposa la carte ouverte sur la table et prit une des notes pour la lire avant de la remettre comme elle était. Puis elle prit son sac qu'elle avait emporté et en sortit son ordinateur. Elle l'ouvrit et l'alluma puis reprit sa carte et reprit sa lecture le temps qu'il s'allume.

"Je vais te passer mes fiches si tu veux tu pourras t'en servir pour y mettre ce qu'il te manque."

Elle saisit son code puis ouvrit le dossier désiré, cachant son fond d'écran qui n'était qu'une photo de famille où on voyait ses parents sans elle, la jeune fille ne voulant pas s'ajouter en fond d'écran alors qu'en général on y voyait ses oreilles de renard. Il n'y avait là que le couple et leurs hybrides domestiques. Elle sélectionna les fiches faites et tourna enfin l'ordinateur vers Andrea.

"Tiens prend ce qui t'intéresse."

Le serveur arriva alors, pensant les jeunes filles déjà fixé sur leur commande vu qu'elle faisait autre chose. Emiko se replongea dans sa lecture alors qu'il leur demandait ce qu'elles désiraient. Il avait une voix plus qu'agréable et respirait le type avenant et courtois. De plus il était plutôt beau garçon en prime et son regard noisette était hypnotisant. Mais bon la jeune avocate avait d'autres chats à fouetter et était concentrée sur son choix, laissant le soin à Andrea de passer sa commande avant de se fixer enfin et de dire.

"Alors pour moi ce sera... euh un milk shake fraise et une crêpe chocolat d'amour... c'est possible ?"

Il fit un sourire exquis au duo en confirmant que c'était tout à fait faisable puis s'en retourna tranquillement vers les cuisines, laissant le plaisir à Emiko de poser un instant ses prunelles sur lui, appréciant la vue. Il portait bien l'uniforme.... Elle détourna alors les yeux quand il eut enfin disparu et posa son regard sur Andrea.

"Et bien ! Pas de sportif mais il semblerait que la nourriture ne soit pas la seul chose agréable ici... Bon plus sérieusement tu veux un peu d'aide ?"


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(#) Sam 1 Juil - 19:23

Après l'effort, le réconfort

Un seul nouveau coup d'oeil sur ses fiches et j'étais à nouveau désespérée. Comment allais-je pouvoir rattraper tout ce retard ? Non, ce ne devait pas être une question, j'allais le faire, pas question que j'abandonne dès le premier jour, encore moi avec l'ami que je venais de me faire. Laissant quelque peu notre conversation pour me focaliser sur la ré-organisation de me fiches, je me lançais dans une impossible mission de restitution. Il y avait des phrases qui s'arrêtaient en cours de route, des paragraphes entiers manquant et même des ratures dû à l'agacement qu'avait provoqué Cherry... Après avoir lu deux fiches je me rendais finalement compte que c'était encore pire que ce matin. Une pointe de colère dirigée vers mon ancienne voisine refit surface et alors que mes dents se serrèrent, Emiko me conseilla quelques manoeuvres à effectuer si je souhaitais avoir la paix avec elle. Ses paroles n'eurent pas la joie de me soulager, mais elles réussirent l'exploit de me faire rire. Après ce qui s'était passé ce matin, jamais elle ne croirait que je suis une élève sérieuse, du moins pas à point de pouvoir lui apporter quoique ce soit, de plus l'envoyer promener serait sans aucun doute l'un des meilleurs moyens de me mettre tous l'établissement à dos, quant à changer de place, c'était impensable que je laisse une place au premier rang à cause d'une personne avec un sérieux pareil. Enfin, Cherry était mon probl_me et après la dispute qu'elle a eu avec Emiko, je ne serais pas étonnée que ce soit elle-même qui change de place.

Après une ou deux minutes en pleine concentration, j'entendais à nouveau la voix du professeur résonnait dans ma tête, me donnant les éléments que je n'avais pas pu noter au moment opportun. Grimassant toujours face à cette corvée, je sentis Emiko commençait à s'intéressait davantage à mes fiches qu'à la carte. Souriant à l'idée qu'elle allait m'aider, je relachais un peu la pression qui s'était accumulée sur mes épaules.

- "C'est gentil de bien vouloir m'aider à nouveau. Pour ce qui est de la carte, sache que tu peux commander ce que tu veux ici, que ce soit proposế au non. C'est d'ailleurs l'un de mes plus grands plaisirs."

Emiko sortit alors son ordinateur avant de le tourner vers moi avec un dossier de cours ouvert, me proposant de prendre ce dont j'avais besoin. Il y avait tous les cours, ceux de première année comme ceux de deuxiéme, avec même un petit supplément avec des cours optionnels. Encore une fois, c'était la preuve que cette fille ne faisait pas les choses à moitié. De quoi me demandais à nouveau pourquoi elle se donnait tant de mal dans ses études, la moitié de ce travail suffirait certainement à finir major de sa promotion, alors pourquoi était-elle si dévoué à celui-ci. Je sortis une clef USB avant de prendre l'ensemble des cours de première et deuxième années, me retenant de poser une question indiscrète contre sa gentillesse, sans pour autant me sortir cette interrogation de l'esprit quand le serveur arriva. Visiblement Emiko n'avait pas encore fait son choix, j'en profitais pour faire ma commande.

- "Je prendrais un thé blanc au jasmin avec des scones accompagnés de confiture à la myrtille et aux fruits rouges, puis un assortiment de macarons je vous prie."

Je souriais au serveur sans attendre de réponse de sa part avant de revenir à mes études, ouvrant l'un des cours de première année sur les lois spécifiques à Togi, découvrant horrifiée le nombre de pages réservées à la situation des hybrides. J'en lus deux ou trois avant de comprendre la puanteur de celles-ci. Je déglutis avant de m'arrêter nette, il faut être un monstre pour penser à de telle clause, même un chien désobéissant et pissant sur les passants ne mériterait pas un tel traitement. Défilant la page en lisant en diagonale la plupart des traités, je découvris de nombreux liens qu'Emiko avait mis en bas de page pour davantage de renseignement. Ce sujet était clairement un de ceux qui l'interessaient particulièrement, mais alors qu'à mon habitude je lui aurais demandé pourquoi un sujet aussi glauque l'intéressait autant, ma seule réaction fut de blêmir face à l'écran. Je l'entendis commander d'une voix hésitante et la devinait en train de relooker le serveur, ayant eu la même réaction à ma première venue ici, je crois qu'elle finit par m'adresser la parole, bien que le sens de celles-ci m'échappa face à ce que j'avais sous les yeux. Il y a des régles dont je ne comprenait pas l'intérêt si ce n'est la cruauté, d'autre dont la seule vocation était celle de les réduire à l'état d'objet et enfin certaines qui me rappelèrent des évènements de mon passé que j'aurais préféré oublié à jamais. Mon poing se serra de lui-même tandis que ma mâchoire tenta de se broyer d'elles-même. Le dégout que les premières lignes m'avaient fait ressentir se transformer progressivement en colère brulante. Je sentis la paume de ma main se faire lacérer par mes ongles avant d'exploser. Je m'étais levée d'un bond, repoussant ma chaise qui vint heurter le sol tandis que j'abatais mon poing sur la table, le visage au bord des larmes.

- "C'est quoi ces régles ! C'est ça les lois de Togi ? C'est ça l'île qu'on nous vend comme paradisiaque ? On m'avait parlé de la situation des hybrides avant que je n'arrive ici, je savais que leur droit était faible voir inexistant, je savais qu'on les traite comme des animaux. Mais merde, aucun être-vivant ne m'hérite un tel traitement. Comment de tels règles ont pu voir le jour ? Quel est l'espèce d'abruti qui c'est dis que tout ça est nécessaire ?" Lançais-je en accusant tout le monde, laissant toutes les bonnes manières que m'avait donné ma mère se faire submerger par l'émotion des quelques fragments de souvenir qu'avait ravivé les lois que je venais de lire. "Comment un seul d'entre vous peut se tenir droit et fier sur cet ile ? Comment un seul d'entre vous peut accepter ça ? Comment pouvais vous appliquer ça ? Vous avez au moins conscience d'être la honte de l'humanité en possédant de telles lois ? Conscience que chaque citoyen de cette île incarne ce qu'il y a de pire dans l'humanité ?" Insultais-je à tour de bras tandis que je me rendais compte de ma propre situation, j'avais accepté d’intégrer l'île, accepté ces lois en prenant la nationalité, laissant le silence qu'avait plongé mes paroles régnait sur la salle un instant, reprenant dans un murmure. "Pourquoi je suis venue ici, comment est-ce que j'ai pu accepter de tel règle... "

Une fois ma colère dissipée, le vide envahit mon esprit, laissant un petit temps pendant lequel je reconstituais mes idées, me rendant finalement compte de la scène que je venais de causer. Passant une main sur mon visage, je me rendis compte que celui-ci était dégoulinant de larme. Je lança finalement un regard autour de moi me rendant compte que tout le monde me regardais d'un air ahuri, j'avais l'impression d'être devenue une bête de foire. Je pris mon sac en examinant succinctement Emiko qui était stupéfaite. Je n'avais qu'une envie, m'enfuir, mais je ne voulais pas laisser Emiko en plan alors que l'on venait de commander. Mordant ma lèvre inférieure en me demandant quelle image elle pouvait avoir de moi maintenant je pris la parole avant de m'échapper aux toilette.

- "Excuse moi... Je n'aurais pas dû faire une telle scène, tu peux profiter de ce que tu as commandé je payerai en revenant des toilettes."

Il ne me fallut pas moins de trois secondes pour disparaître derrière la porte à l'autre bout du magasin. Posant mon sac près du lavabo, je me regardai dans le miroir. Décoiffée, le visage encore rouge et humide. Après tout ce que ma mère m'a enseigné voilà comment je me comporte, incapable de contrôler mes émotions ? C'était la première fois qu'un tel débordement m'arrivait, la première fois que je perdais le contrôle. J'avais honte, de ce que je venais de faire et de la fille qui se présentait devant moi. Je restai ainsi un moment avant de finalement esquisser un sourir, songeant que j'avais bien fait de mettre un maquillage waterproof. Je n'avais aucune idée de ce que j'allais dire en revenant, ce qui était sûr, c'est que j'allais devoir arranger ce visage dévasté. Je passai un peu d'eau dessus avant de sortir de mon sac ma trousse de maquillage, m'appliquant à redonner forme à ce que je venais de saccager.

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(#) Ven 7 Juil - 14:34
Elles passaient tout deux commandes, Andrea annonçant au serveur ce qu'elle désirait, suivit par Emiko qui mit un peu de temps, hésitante. Puis le jeune homme s'en retourna, suivit de près par le regard de la renarde qui reconnaissait les atouts non négligeable du damoiseau avant de reporter son intérêt sur la brunette face à elle. D'ailleurs cette dernière semblait effarée par la quantité de matière à prendre sur l'ordinateur de la Kitsune. Il faut dire que la petite hybride n'avait pas fait les choses à moitié dans ce domaine ni dans aucun autre d'ailleurs. Elle passait de longues heures à travailler et son absence d'amis en dehors de Kazuko l'y aidait d'une certaine façon. Elle sortait peu sauf quand elle considérait que cela lui serait nuisible pour son image. Être douée était important mais pour son métier d'avocat mais elle savait qu'il lui faudrait aussi des relations et ce dernier point s'obtenait en sortant. Alors elle s'y forçait.

Pourtant en observant Andrea se figeait en lisant surement un de ses cours, elle vit son visage se décomposer peu à peu. La renarde ne voyait rien de l'écran et de son côté elle commença à croire que cette dernière était tombée sur autre chose que ses cours. Emiko déglutit, sentant son appréhension monter en la voyant serrer les poings. Qu'était-elle en train de lire ? Elle regarda autour d'elle, craignant une scène et tendit la main vers la jeune femme en demandant d'une voix où on pouvait sentir l'inquiétude.

"Andrea ça v..."


Mais elle n'eut pas le temps de la toucher que la jeune femme bondissait comme un beau diable sortant de sa boite, frappant la table et faisant voler sa chaise qui s'étala au sol en un bruit fracassant. Emiko sursauta devant la violence de l'explosion qu'elle se prit en pleine poire. Andrea s'emporta d'une voix forte, le visage rouge de colère, les yeux brûlant et humide, figeant sa compagne sur sa chaise dont le visage était désormais horrifié et blanc comme un linge. Elle avait ses prunelles ronde comme des soucoupes et la regardait avec effroi, la bouche entrouverte.

L'humaine parlait aussi bien à la renarde qui s'enfonçait dans son siège qu'aux quelques clients présents qui posaient désormais un regard sur la folle furieuse qui les insultait pour une raison inconnu d'eux. Emiko ne savait quoi faire et se contenta d'attendre que l'orage passe, endurant les accusations et les piques de la jeune femme tout en étant touchée par ses propos. Était-elle tombé sur le registres des lois concernant les hybrides ? Surement. Cela la rassura un peu, ainsi elle n'avait rien trouvé de compromettant sur elle dans son ordinateur... Ouf.

Peu à peu, la colère retomba et Andrea sembla se rendre compte de ce qu'elle venait de faire. Emiko n'avait toujours pas dit un mot et se contentait de la regarder en silence, se remettant elle-aussi de cette colère soudaine. Il n'y avait plus un bruit dans la salle et la rousse se doutait que tous les regards étaient tournés vers eux. D'ailleurs Andrea préféra s'éclipser aux toilettes, laissant ainsi le temps à la renarde de finir de se remettre de tout cela. Elle se redressa, le visage chagriné et reprit son ordinateur, copiant les cours vers la clefs USB puis ferma l'ordinateur après l'avoir éteint. Elle rangea aussi un peu les notes, prenant son temps, jetant des coups d'oeil vers les toilettes, hésitante. Devait-elle s'y rendre ? Si Andrea y était allée, cela voulait dire qu'elle voulait être seule non ? Pourtant elle avait envie d'y aller... Elle préféra tout ranger proprement puis se leva et tout en prenant le chemin des toilettes, elle demanda au serveur de veiller sur leurs affaires. Son regard se posa sur elle, aimable et il accepta. La renarde le remercia et rejoignit les WC situé au fond d'un couloir. Elle était seule et n'avait vu personne s'y rendre en dehors d'Andrea.

Malgré tout, elle n'entra pas, craignant de mal faire, se dandinant d'un pied à l'autre, hésitante. Il fallait qu'elle dise quelque chose, elle le savait alors, d'un geste doux, elle frappa à la porte de la pièce puis prit la parole, se voulant compréhensive.

"Andrea c'est moi... Excuse moi de te déranger mais... je voulais te dire que j'ai vu le sujet qui t'a mise ainsi... Sache que j'ai ressenti la même chose que toi... Mais actuellement Togi est ainsi, tu n'y peux rien. Ça ne sert à rien de s'emporter ainsi tu sais.... On obtient pas des changements dans les lois en hurlant sur des inconnus ....mais en les rendant obsolètes, inutiles..."

Elle se tut, ne sachant quoi dire d'autre et reprit plus doucement, toujours derrière la porte. Sa voix était plus basse et elle n'était pas sûre que la jeune femme l'entende mais qu'importe. Au fond elle lui parlait avec son coeur et au son de sa voix, elle se doutait que cela se sentirait. Cette émotion qu'elle portait en elle, son combat. Si elle se battait autant dans ses études, ce n'était pas pour rien. Il y avait des gens derrière elle, des vies qui avaient besoin d'être aidés et elle comptait bien tout donné pour eux, pour que leurs droits soient enfin reconnus !

"Les hybrides ne sont rien ici. Ils n'ont ni droits, ni protections mais cela ne veut pas dire qu'il est impossible que ça change tu sais... Il faut juste trouver le moyen de leur rendre la vie plus facile autant par de petits gestes que par de plus grand... Mais s'il te plait n'ai pas honte de ton éclat... Même aujourd'hui encore j'ai le ventre qui se serre et la haine au coeur quand je vois les conditions de ces êtres...Au fond n'est-ce pas naturel d'avoir de l'empathie pour eux ?"


Elle se tut un instant et reprit alors en retirant sa main de la porte.

"Bon je retourne à ma place et je t'attends pour commencer à manger... Ça me ferait plaisir que tu viennes avant que ça ne refroidisse car bon, c'est moins bon quand c'est froid..."


Puis elle s'en retourna à sa place et y découvrit les deux plats ainsi que la note, savamment posée en évidence comme une invitation à ce qu'elles partent aussitôt après. Il faut dire que l'ambiance s'était bien refroidie mais Emiko n'en fit pas cas et elle ignorait même les regards outrés que lui jetaient deux trois badauds. Elle reprit le rangement des papiers de Andrea, lui piquant même un stylo pour corriger en refaire au propre en essayant de ne rien omettre, l'attendant comme elle le lui avait dit.
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Décembre 2016
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(#) Lun 17 Juil - 20:53

Après l'effort, le réconfort

J'étais là devant le miroir à me pomponner, l'esprit vide de ce qu'il venait de se passer. Retrouvant du mieux le calme que je devais afficher, l'apparence dont je devais faire preuve. Je n'osais pas encore songé à comment j'allais devoir revenir dans le restaurant. Non, cela ne servirait qu'à m'angoisser plus que de raison à présent. Quant à la raison de se débordement, il fallait que je l'oublie, vite, que j'enterre ce que je venais de lire, les émotions que je venais d'éprouver. Je ne pouvais pas porter ça, pas avec mon projet. Sur qui allait-on faire les tests de changement génétique sur la sexualité si ce n'est sur les hybrides, il fallait des cobayes et personne n'autoriserait cela sur des Hommes, c'est évident. C'était de loin les sujets les plus proches et donc les plus fiables, de plus rien ne vaudrait les connaissances qu'ils pourraient nous apporter en nous rapportant leur ressenti.

Je connaissais ma volonté, mon choix indéfectible d'arriver à mon but, je savais aussi que je ne pourrais sans doute jamais l'atteindre sans sacrifice. Pourtant, je ne pûs m'empêcher de repenser à ce que j'allais devoir commettre, ce sur quoi repose mon plan. J'avais pris cette solution de la manière la plus rationnelle possible, mais jamais je n'avais laissé mes émotions le droit d'émettre le moindre son à ce sujet. Je ne savais que trop bien qu'elle serait sa réponse. Mais la réaction que je venais d'avoir sonné en moi comme un signal d'alarme, criant que j'allais regretter de prendre de telles decisions, du poids que cela allait représenter et de la personne que cela ferait de moi. J'allai devoir réfléchir à tout ça, pas demain, pas la semaine prochaine, maintenant, tant que je n'ai pas tut cette partie de moi. Mais par où commencer ? Rangeant mes outils, je refléchissais à cette idée lorsque j'entendis la porte frapper.

C'était Emiko, visiblement inquiète à mon sujet. J'appréciai son attention bien que celle-ci était mal placé, je n'avais qu'une envie, c'était d'oublier cet incident. J'avais trop à faire pour laisser ce souvenir prendre de l'importance, un projet bien plus colossal que cette petite querelle. Cependant, l'une de ses paroles m'interpella : "Mais actuellement Togi est ainsi, tu n'y peux rien.". Je n'y peux rien ? Non, j'y peux forcement quelque chose. Je ne suis plus la même personne qu'il y a 5 ans, je suis forte, j'ai de l'ambition et une influence plus étendue que quiconque. La seule raison pour laquelle rien n'avance et car je n'ai rien à faire de ces pathétiques... Avant même de conclure ma pensée, je sentis mon esprit s'enragea alors tandis que je regardais mon visage devenir livide. Comment pouvais-je penser ainsi, sachant d'où je viens, sachant que la personne que j'idolâtre : la femme qui a recueilli une espèce de résidu d'humain, moi.

Comment pouvais-je songer à me rapprocher de ma mère alors que je comptais exercer l'opposé de l'idéologie qu'elle m'a transmise. Que pouvait apporter des gènes si je suis incapable d'approcher sa bonté, si mes gestes sont à l'opposé de tout ce que j'aime chez elle. Faire sans les hybrides seraient difficile, mais pas impossible. J'allais donc devoir faire sans. Je ne pourrais jamais me conxidérer comme une personne si jamais je le faisais. Oui, c'est ce que j'avais à faire, ou plutôt ne pas faire, avec les moyens que j'ai dérrière moi, jamais je n'aurai d'excuse si jamais je commettais une telle erreur. Cela sonnait désormais comme une évidence tandis que les paroles d'Emiko continuaient de me parvenir continuant de guider ma pensée à sa manière : "Mais s'il te plait n'ai pas honte de ton éclat".

Ne pas avoir honte d'une telle crise ? Elle n'était pas digne de mon rang, de l'apparence accordée à ma famille, d'aucun adulte même. Comment pouvait-elle me demander cela alors qu'elle-même avait souligné l'inefficacité d'une telle gaminerie. Non, la seule chose que je pouvais être fière, c'est d'avoir retrouver un semblant d'empathie, chose que les gens d'ici ont visiblement perdu aux vues des lois que j'ai lues précédemment. De la revendication que j'ai eue à cet instant, à vouloir aider ces personnes dont les lois se moquent et tournent en martyres. De ce sentiment qui m'a un instant rappelé ce que c'était que d'être proche de ma mère... Car oui, c'est en pensant ainsi que je me sens vraiment proche d'elle, de la personne qui m'a sauvé et recueilli.

Cette idée parcouru mon esprit en long et en large, oui, la mère que je connais et dont je suis fière les aiderai, ferait bouger les choses sans jamais songer à les considérer comme des personnes pathétiques. Si je voulais devenir comme elle, se serait un bon début, quelque chose que je devrais avoir le temps d'accomplir pendant que les recherches soient effectuées, quelque chose qui compléterait mon approche purement physique. De toute manière, je serais sans doute bloquée sur cette île d'indigènes pendant cette période, alors autant faire changer les choses ici. En plus, je suis maintenant citoyenne de cette île également, je n'allai pas pouvoir le porter indifiniment si ces lois ne changent pas rapidement.

Mes décisions étaient enfin claires, bien que sur l'instant elle me semblait venir d'un coup de tête, ce n'était finalement qu'une confrotnation de mon esprit qui s'était enfin achevée. Je savais où j'allais et je savais comment je devrais y aller. Les questions qui restaient dans mon esprit étaient des plus superflu, à savoir comment gérer mon retour dans le café ou même comment j'allais devoir me comporter avec Emiko en sortant. C'est alors que je l'entendis annoncer qu'elle retournait m'attendre à table. Il n'y a pas à dire, ses paroles avaient su guider mes pensées, peut-être même m'influencer, mais je ne m'en formalisai pas, le timbre de sa voix ne trahissait aucune mauvaise intention, au contraire, elle était touchante et marquée d'une profonde adhésion. J'avais sans doute trouvé une amie qui saurait m'aider et m'épauler quand j'en aurais besoin.

Rangeant ma trousse de toilette dans mon sac, je finis par sortir des toilettes, la démarche aussi fier que cette que j'avais avant de rentrer dans cet établissement. Je découvris Emiko en train de m'attendre devant notre commande comme elle l'avait annoncé, je lui esquissai un sourire timide, encore un peu gêné de l'avoir mis dans l'ambarrât précédemment. Puis mon visage se tourna vers les autres clients de la salle qui me dévisageaient encore, à eux, je préférai ne montrer aucune honte, la courbure de mes lèvres les provoquant outrageusement. Je me dirigeai vers le comptoir en face de notre serveur avant de lui laisser un chèque sur la table.

-"Je m'excuse de mon précédent comportement, j'espère ne pas avoir entaché l'image de votre enseigne. Je vous pris d'accepter ce modeste chèque, j'espère qu'il saura faire amende honorable."

Bien entendu le chèque n'avait rien de modeste pour un tel établissement, je dirais même qu'avec un tel montant la tête du serveur devait en valeur la chandelle. En tout cas, la porte de ce lieu ne me serait pas interdit, j'en avais la certitude lorsque je me retournai pour rejoindre Emiko. Elle m'avait dis de ne pas avoir honte, alors je n'avais aucune raison d'en montrer, en resentir c'était une autre histoire en revanche. Portant le thé encore tiède à mes lèvres, je décidai de ré-engager la conversation.

-"Encore désolé pour l'incident de tout à l'heure, je ne pensais pas que lire des cours de lois pouvait être aussi éprouvant. J'avais entendu parlé de la situation des hybrides, mais avoir les lois sous les yeux est une autre histoire. Si je veux pouvoir vivre ici la tête haute, je vais devoir aider à changer les choses maintenant."

J'annonçais cela comme s'il s'agissait d'un petit projet de vacances, mais le ton de ma voix portée l'assurance de porterce projet sérieusement. Pour l'heure cependant, je n'avais aucune idée de par où commencer, existait-il des groupes de résistant, combien et de quelle ampleur ? Je n'en savais rien, ce qui était sûr, c'est que je pouvais être un soutien de poids, fallait-il savoir où agir et quand. Enfin, ce n'est sans doute pas Emiko qui allait m'apprendre ces choses, je reprenais une gorgée en reprenant mes fiches comme si aucun accident ne s'était produit.

-"En fait, tu as dit que tu avais ressenti la même chose que moi par rapport à ces lois. Serait-ce l'unes des raisons pour lesquelles tu as choisi ces études ?"

La question était sortie comme si ne rien n'était, de nulle part mais comme si tout avait guidé à elle, sans lui accorder d'importance tout en attendant une réponse. Je sortis des quoi arranger mes fiches de notes lorsque le serveur revint vers nous pour nous apporter une assiette de pâtisserie "offerte par la maison". Visiblement mes excuses étaient acceptées, je l'en remerciai avant de voir d'autres clients l'interpeler choqués. Ils finirent par sortir de l'établissement quelques secondes plus tard lorsque le serveur les ignora superbement.

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(#) Dim 30 Juil - 17:56
La jeune fille s'attelait à corriger les fiches faites par la brune, essayant d'oublier cet éclat mais elle avait un peu de mal. Au fond c'était la première fois qu'elle voyait quelqu'un s'emporter autant pour la cause hybride. Même ses parents qui avaient à coeur la cause ne s'étaient jamais mis dans de tels états. D'ailleurs même s'ils traitaient bien leurs hybrides de le même manière que leur employés, la renarde avait toujours pensé que ce n'était pas assez. Bien traité les hybrides sans vouloir faire reconnaitre leur droit restait malgré tout une forme d'esclavage et de mépris. C'était peut être pour ça qu'elle ne leur avait jamais parlé de son projet à devenir avocate. Pour eux, elle s'était simplement trouvé un travail et menait une vie tranquille de fille lambda. C'était si ironique.

Elle entendit alors la voix de Andrea et tourna sa tête pour la voir parler au serveur avant de venir à elle. La renarde lâcha alors les feuilles et lui fit un sourire, se redressant un peu pour se remettre face à elle, portant sa paille à ses lèvres, sirotant son milkshake en la laissant parler. Elle la regardait et constatait qu'elle avait réajuster son maquillage. Un effet naturel d'ailleurs qui la mettait en valeur. Sa voix était posé et elle lui parlait avec un naturel presque déroutant après un tel écart mais c'était surtout ses paroles qui firent presque s’étouffer la renarde avec sa paille. Elle avala de travers et toussa, plaçant sa main devant sa bouche. Et ben ça pour une surprise ! En règle général les gens s'emportaient ou faisaient mine d'être outrés puis cela leur passait, point. Mais elle.... Emiko releva la tête vers Andrea une fois sa surprise passée et prit la parole, sa voix un peu enroué par sa quinte.

"Qu'est-ce que tu entends par là ?"

Elle se coupa un morceau de crêpe, bien décidée à ne plus se noyer dans sa boisson, préférant de loin du solide et avala le bout pour se délecter du goût de la crêpe où était nappé un coulis de chocolat avec supplément chantilly. Le bonheur. La jeune fille eut un sourire de contentement et écouta Andrea qui reprenait, la questionnant alors. La jeune femme reposa sa fourchette et pencha la tête, réfléchissant à sa réponse avant de prendre la parole et eut un sourire pensif.

"En partie. La cause hybride me semble être la même que celle des noirs à une certaines époque. Certes ils sont issus de la technologie humaine mais ils sont des êtres pensants et doués d'émotions. Cela me semble donc normal qu'ils acquièrent plus de droit qu'ils n'en ont actuellement. L'esclavage des hybrides est une aberration à mes yeux et je voudrais faire cesser ce qui est devenu normal sur cette ile. Mais comme je ne peux forcer les gens à changer leurs comportement, je veux donc faire changer les lois et défendre leurs cause là où tous l'ignorent...."

Elle haussa les épaules et reprit son repas non sans ajouter après un petit silence.

"Et toi, pourquoi es-tu autant touché par ce qui fait de cet île un paradis pour ceux qui y viennent ?"

C'est vrai que cela l'étonnait. Au fond Andrea n'était pas une native des lieux alors pourquoi était-elle venue si ce n'était pas pour voir tout ce qu'elle pouvait faire avec un hybride à son service ? Car au fond n'était-ce pas ça qui attiraient chaque jour de nouveaux humains ? L'idée même d'avoir un être pour assouvir tous ses caprices aussi immorales soit-il ? Quand elle y pensait, elle avait peur. Peur qu'un jour on sache pour elle et qu'elle soit envoyé là où tout ceux qui se rebellaient allaient : le centre de dressage. Que réservaient-ils pour une hybride intelligente et cultivée dont le tempérament n'était pas celui d'un être soumis ? Elle n'en savait rien mais elle ne souhaitait en aucun cas le découvrir... Elle reprit son repas, chassant sa pensée et leva ses yeux vers le serveur qui leur apportait un plateau de douceurs, étonnant la renarde qui fronça les sourcils, surprise. Elle posa son regard sur Andrea qui ne semblait nullement étonnée de cette démarche et attendit que le garçon se retire pour subir le courroux des autres clients pour demander :

"Dis moi, que lui as-tu fait pour qu'il soit aussi gentil que ça ? Il est pour la cause hybride ou il a eu un élan d'intérêt pour nous ?"

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(#) Sam 5 Aoû - 15:39

Après l'effort, le réconfort

Je reprenais une part de mon dessert, en ignorant la question d'Emiko. Ce que j'entendais par là, c'est que les choses allaient devoir changer et que j'étais prête à prendre part à ce changement. Savoir si Emiko allait m'y aider était encore une matière à débattre qui commençait par ma question. Ce à quoi elle répondu en commenaçant par comparer la situation des hybrides à celle des affro-américain d'une époque. L'analogie me paraissait faible, sans doute car je connais mal l'histoire de cette culture, je savais juste que leur situation avait duré des années et qu'une forme de racisme avait perduré. Rien de réjouissant, mais significatif, même avec des efforts colossaux, il est difficile d'imaginais qu'on pourra vivre sur un pied d'égalité avec les hybrides de notre vivant. Les lois ne suffisaient pas, il fallait changer les opinions, les moeurs et cela ne se fait pas en un jour ni en un an. Emiko en avait conscience et malgré ses convictions, elle avait visiblement renoncée à combattre de ce côté-là. Ce n'était pas mon cas, si on voulait que les choses changent, il fallait tout mettre à jour et pas seulement les règles du jeu. La réaction des autres personnes dans ce café lors de ma crise en était la preuve, trop de personnes ici trouvaient leur bonheur dans le malheur des hybrides. Les règles ne sont bonnes que si elles sont appliquées et reconnu, pour reprendre un exemple au américain, on peut cité la prohibition. Il est trop simple d'ignorer des règles lorsqu'elle ne sont pas reconnu comme juste. Je réfléchissais encore à tout ce qui allait devoir être mis en place lorsqu'Emiko me posa une deuxième question.

-"Et toi, pourquoi es-tu autant touché par ce qui fait de cet île un paradis pour ceux qui y viennent ?"

Là encore, elle soulevait un problème intéressant, si les gens venant sur cette île trouve ça fabuleux, un changement d'opinion sur la population locale ne suffirait pas. Je pestais déjà à la difficulté de la tâche qui allait devoir être accompli avant de répondre.

-"S'il s'agit du paradis, envois moi en enfer. Les hybrides n'ont rien à voir avec ma présence ici, je cherche juste à contracter des accords avec les scientifiques de l'île au nom de l'entreprise de ma famille. L'affaire pouvant prendre plusieurs années, j'ai décidé de m'installer ici, voilà tout."

Ma réponse avait été sèche, sans doute car je n'avais pas apprécié la formulation qu'avait choisi Emiko. Oser me parler de paradis après la scène que je venais de faire, elle avait visiblement du mal à me cerner. Quant à la réponse que je venais de lui donner, il s'agissait des raisons officielles de ma raison ici, bien qu'en réalité mon entreprise n'a que faire des scientifiques d'ici. Emiko et moi partagions certes une opinion commune concernant les hybrides, mais mes origines comme les réels raisons qui me poussaient à venir ici devaient rester un secret aux yeux de tous. Chose qui me sera difficile, surtout que je n'en avais aucune envie de me confier à ce sujet. De plus, on avait déjà un sujet bien plus intéressant que ma personne en cours.

Le serveur vînt alors nous servir un assortiment, ce qui stimula visiblement la curiosité d'Emiko. Il n'y avait pas de raison à ce comportement, en réalité il est des plus normaux. Le serveur n'avait rien à voir avec sa réaction, n'importe qui à sa place aurait réagi ainsi s'il apportait une importance à son travail. C'est l'une des principales leçons que l'on apprend lorsque l'on a de l'argent, les opinions, l'étique et la morale, tout ça n'a aucune importance quand l'on sait quelle corde tirer. Ce serveur pouvait détester mes idées, me trouver enfantine et n'avoir que du rejet pour moi, ça ne changeait rien au raisonnement, il suffisait juste ne tirer un peu plus fort. En bref, accepter de vivre en sociète, c'est accepté de porter une laisse et être quelqu'un d'influent, c'est savoir tirer sur celles des autres. Ce fut l'une des première choses que j'appris lorsque ma mère me pris sous son aile, mais cela semblait être un mystère pour Emiko. Je me surpris à envier sa naïveté un instant avant de me décider à en briser une partie.

-"Cet homme peut détester les hybrides et se détester lui-même d'avoir agit ainsi, à moins de détester son travail, il n'aurait jamais agît différemment." Commençais-je à expliquer à Emiko. "C'est comme tout, lorsque l'on a du pouvoir, il suffit de connaitre les point de pression des autres pour l'utiliser. Ici la situation était simple, le café aime avoir une clientèle chic et riche, j'ai donc joué sur l'image de l'entreprise avec le pouvoir de mon carnet de chèques. Un point de pression, un seul outil à utiliser. Sortir les hybrides de leur situation actuelle, c'est d'une autre ampleur."

Ma voix avait été calme comme si j'énonçais une vérité générale, ce qui était le cas. Le problème, c'est que certains ont parfois du mal l'accepter. Je regardais Emiko en goûtant ce que le serveur nous avait apporté. Si elle était capable d'accepter ça, elle serait sans doute capable d'apporter une valeur significative en ce qui concerne le changement des lois des hybrides. Enfin...

-"Tu penses être capable de changer ses lois en combien de temps ?"

Je n'y allais pas par quatre chemins, d'un autre côté, j'avais besoin d'une réponse, je n'ai aucune envie de vivre sur cette île plusieurs années en attendant qu'Emiko soit prête à m'aider. Je n'ai aucune envie d'attendre inutilement, si elle n'est pas prête rapidement, autant que je me fasse d'autres relations.

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(#) Dim 20 Aoû - 13:53
La renarde réfléchissais au propos de la jeune femme et des raisons de sa venue ici. Cela l'étonnait de voir que la demoiselle n'était pas venu à Togi seulement pour les hybrides et qu'elle avait d'autres projets en vue. Néanmoins le regard de l'hybride se plissa en entendant parler d'accord. En effet les scientifiques de l'ile étaient connus et reconnus pour leur talent dans le domaine de la génétique et vouloir des accord avec eux voulaient dire être intéressés soit par les hybrides en eux même soit par les tests sur ces derniers. Dans tous les cas, cela voulaient dire test sur ces congénères... Donc Emiko trouvait cela étrange de voir la jeune femme s'enflammer pour leur cause alors qu'elle était là grâce à la recherche génétique et donc à la création des hybrides.

Cependant elle garda pour elle sa réflexion, n'affichant qu'un léger sourire à sa remarque sur l'enfer malgré son ton sec. Au fond elle ne connaissait ni sa spécificité ni son ambition dans son projet d'abroger l'esclavage donc il était normal qu'elle lui en veuille pour sa façon d'en parler ou même de l'étudier. Mais pour la renarde, agir comme si cela n'importait pas était le meilleur moyen d'être tranquille le temps de parvenir à ses fins. Les lois s'étaient durci depuis que les révolutionnaires étaient entrés en scène et elle se devait d'être prudente même face à une femme qui semblait vouloir aider la cause.

Elle écouta ensuite son explication sur la réaction du serveur, se faisant attentive. Elle connaissait ce jeu du pouvoir, ses parents en ayant user pour lui faire avoir un statut d'humaine malgré son hybridation. Néanmoins Emiko trouvait cette méthode certes efficace mais futile sur le long terme. En effet à ses yeux user de son pouvoir était bien plus risqué qu'autre chose surtout le jour où ton pouvoir sombre. C'est souvent dans ces moments que tout te revient au visage et que tu comprends que le meilleurs des pouvoirs est celui des alliances et de la connaissance. La peur, l'argent, aucun n'est plus utiles que le savoir. Connaitre son adversaire, ses faiblesses, ses secrets, là est la clé du succès. Après l'argent était utile mais trop volage à ses yeux.

La demoiselle mangea un peu non sans avoir hoché la tête pour acquiescer au discour de sa compagne. Cette dernière semblait intelligente et ambitieuse. La savoir ici pour les scientifique de Togi rendaient cependant la renarde méfiante malgré son coup d'éclat. Pourtant elle faisait bonne figure jusqu'à ce qu'Andréa pose sa question. Là elle releva le visage vers la jeune femme et plissa des yeux, suspicieuse avant de finir sa bouché pour lui répondre sur un ton un peu froid.

"Comme tu as pu le voir, je suis encore dans mes études et même si j'ai trouvé un professionnel dans le domaine juridique, le meilleur qui soit d'ailleurs, je n'ai ni les qualifications ni encore les contacts nécessaire pour faire quoi que ce soit. Mon patron n'est de plus pas un fervent défenseurs de la cause hybride et je dois mes avancés qu'à moi-même. Pourquoi me demandes-tu ça ? Qu'as-tu d'intéressant à en tirer alors que tu es là que pour les avancés scientifiques ?"


Elle posa sa fourchette et reprit.

"Tu peux être touchée par la cause hybride, je n'en doute pas. Mais tu es là depuis combien de temps : un mois, trois, six tout au plus ? Que sais-tu réellement de la vie ici, de ce qu'endure les hybrides ? Tu as lu les lois mais tu ignores tout de leur condition d'élevage, de dressage et j'en passe. Togi a été bâti sur les fondements de cet esclavage. Désirer changer cela ne se fera pas en un jour et ce n'est pas un chèque aussi élevé soit-il qui arrêtera les lubies de son fondateur ou même l'arrivée massive de personnes venant uniquement pour le plaisir d'avoir un humain chat à son service."


Elle se tut un instant, toisant Andréa avec un sérieux propre à un scientifique énonçant des faits. Emiko cogitait depuis longtemps son projet et les obstacles les ornant. Alors voir une jeune femme à peine débarquée lui sortir cette question comme on demandait l'heure l'avait légèrement irritée. Elle en avait vu des gens qui s'offusquaient de la condition des hybrides puis qui finalement s'en foutaient royalement deux mois après alors elle n'allait pas changer ses plans sous prétexte qu'une étrangère avait une nouvelle lubie en vue.

"Si la cause t'inspire tant, je te recommande d'abord agir à ta mesure et de réfléchir au meilleur moyen d'aider ceux qui souffrent au bout de laisse des humains. Rencontre des hybrides et voit la vie qu'ils ont et ce que tu peux faire pour eux. Quand tu auras vu l'île et ses coutumes, là on en reparleras peut être si bien sûr d'ici là tu ne t'est pas affublée d'un hybride pour te satisfaire...."

Elle croisa son regard comme pour lui faire comprendre qu'elle ne savait rien de Togi. Pour Emiko, Andréa semblait sympathique et droite mais elle connaissait aussi la ville. Elle vous rendait fous, vous montrait la vie de façon simplifié, facilité avec ces petites créatures juste là pour vous offrir du divertissement. Comment ne pas craquer ? La renarde elle-même avait des fois le désir d'adopter un compagnon juste pour se sentir moins seule, pour l'extraire aux cages puantes d'une animalerie. Mais ce serait faire le jeu de l'île.... Le serpent se mordrait la queue et rien ne changerait... De plus elle ne pouvait se le permettre au risque d'être dévoilé et vendu. Si elle venait à être démasqué ses parents ne pourraient rien pour elle et pire, ils risqueraient l'esclavage... Il fallait qu'elle soit prudente.

"Enfin je ne vois pas pourquoi tu fais de telles scènes alors que tu es là pour les scientifiques de l'île. Ces derniers sont des généticiens donc soit tu t'intéresses aux hybrides soit aux expérimentations faites sur eux ce qui est dans les deux cas opposés à tes propos précédents non ?"

Voilà Emiko venait d'exposer son point de vue, délaissant désormais son repas pour poser sur Andréa un regard neutre et un ton posé, exposant des faits et un point de vue clair. Maintenant à voir comment la demoiselle allait le prendre...
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(#) Mer 4 Oct - 19:09

Après l'effort, le réconfort

J'écoutais attentivement les paroles d'Emiko, ne m'offusquant pas lorsqu'elle mit ma détermination en doute. Ce ne fut pas le cas du serveur, qui bien qu'il vaquais à ses occupations, il avait pratiquement sursauter lorsqu'elle m'avait répondu, ses oreilles pendues n'était pas vraiment digne d'un tel établissement. Enfin, vu ce que j'avais glissé sur le comptoir, on devrait pouvoir parler tranquillement. Je sirotais ma boisson en repensant aux paroles de mon amie, il était évident qu'elle avait déjà pensé à toutes ces questions, qu'elle avait retourné le sujet dans tous les sens afin d'agir de la meilleure façon à son échelle. Si tout le monde faisait comme elle sur cette île, on pourrait sans doute la qualifier de paradis. Dommage que nous ne sommes pas dans un monde utopique. Son échelle est trop mince, son impact minime et sa détermination ni changera rien. La condition dans laquelle on vit nous détermine et s'il suffisait de volonté pour la changer, je n'aurais pas eu besoin de ma mère dans le passé. Un gros chèque n'est pas suffisant pour changer ce monde, mais il reste indispensable. Ici le pouvoir est aux fondateurs de l'île et nous sommes dans leur terrain, sans contrepoint, peu importe les efforts que nous feront, il suffira d'un revers de main pour revenir à la situation initiale… C'est simplement une question d'échelle.

De plus, elle m'annonçait qu'elle n'avait encore aucun contact qui pourrait l'aider dans sa quête, autant dire qu'il y avait encore tout à bâtir. Elle venait d'entreprendre le travail d'une vie et j'arrivais tout juste à ces prémices… C'était décevant. D'un autre côté à quoi je m'attendais aux vues de son âge ? Qu'une organisation ait déjà un plan, qu'elle en faisait partie et qu'elle allait m'en faire part ? Avec toute cette agitation je me croyais presque dans un film, les chances qu'une telle organisation existe sont minimes et même si c'était le cas, croire qu'il suffisait d'un éclat pour en faire part est stupide. Enfin cela soulignait le fond de ce que disait Emiko, je n'avais pas de plan, juste l'envie d'aider et l'idée de réfléchir à comment s'y prendre me faisait déjà tourner l'esprit. Il fallait que je prenne le temps d'y réfléchir, que j'utilise leur règles et que j'ai une idée claire de mes objectifs, qu'ils soient immédiat que futur. Ce n'est pas une réfection que je peux laisser à d'autre au final.

Je baissais les yeux, songeant à tout ce à quoi j'allais devoir songer, ce que j'allais devoir planifier, ce que j'allais devoir concevoir. Rien qu'en le faisant, je compris immédiatement pourquoi certaine personne s'arrêtait là, c'était comme penché la tête près d'un ravin et se dire qu'on allait devoir sauter… Même s'il y avait de l'eau en dessous, la tâche semble ridiculement absurde. Emiko me tira cependant de la torpeur dans laquelle j'allai me plonger, me rappelant la dichotomie entre ma venue sur l'île et la cause que je veux rejoindre. L'idée d'utiliser les hybrides comme cobayes m'était effectivement venu à l'esprit, avoir l'autorisation de faire ces expériences sur des humains, même volontaires, seraient particulièrement compliquées et un génome semblable pourrait aider les cherches en attendant ce moment. Refusait d'utiliser ce procédé retarderait grandement l'aboutissement de mon progrès, je pourrais même ne jamais le voir de mon vivant. Dire que je n'avais jamais réfléchi à la question serait faux, je l'ai juste éludé en attendant de rencontrer un hybride, de juger par mes propres yeux si je pensais qu'ils aient une intelligence, des émotions, ou s'ils ne sont que de vulgaires animaux.

Je pris simplement une bouchée, m'accordant quelques secondes de réflexion de plus. Je réfléchissais dans le vide depuis un moment, le simple fait que j'ai ressenti de l'empathie pour eux prouve que j'aurais des regrets si jamais je venais à m'en servir comme cobayes, ma réponse était donc toute trouvé, les expérimentations sur des sujets non volontaire seront interdit. Je relevai le regard, retrouvant le contact avec les yeux de mon interlocuteur. Elle avait encore une lueur froide dans les yeux, je l'avais sans doute blessé plus que je ne le pensai avec ma dernière question. Je me permis donc de tourner sept fois ma langue avant de parler, ce n'était pas le moment de la froisser de nouveau.

- « Je te prie de m'excuser si ma question t'a froissée, je ne voulais pas sous-entendre que cette situation pouvait être résolu en quelques mois. Je voulais juste savoir qu'elles étaient tes projets et quand tu pensais pouvoir les exécuter. » Commençais-je d'un ton calme avant de reprendre une gorgée de ma boisson. « Ma mission ici n'est pas une histoire d'une ou deux années, je compte restait jusqu'à ce que les recherches aboutissent, c'est une question de décennie, beaucoup me diront simplement de laisser tomber, que c'est impossible. Mais je suis quelqu'un d'assez obstinée, tu t'en rendras rapidement compte à mon contact. Une fois que j'ai une idée en tête, je ne la lâche pas. Je ne lâcherai ni les recherches, ni la cause des hybrides, il suffit de trouver d'autres cobayes, de préférence volontaires. Ce sera plus long, mais ce n'est rien d'insurmontable. »

Je dévisageais Emiko, le temps de voir ce qu'elle pensait de ma déclaration. Je n'avais aucune envie de me la mettre à dos, quelqu'un connaissant bien la législation de l'île pouvant être d'une aide précieuse, surtout s'il s'agit d'une amie. J'avais besoin de connaître davantage l'île, elle l'avait elle-même remarqué. Je croisai les jambes, reprenant un air sérieux.

- « Je me doute que tu ais rencontré plusieurs personnes s'opposant à ce système et finissant par y entrait, mais je ne pense pas que ce sera mon cas. Pour être franche, j'ai bien assez de serviteurs pour ne pas avoir besoin qu'un d'eux possède une pair d'oreille féline et une queue. Pour l'heure, j'ai besoin de davantage d'informations sur cette île, la situation des hybrides, comment ils vivent et ce qu'ils pensent de leur situation. Qu'est-ce-que c'est que cette histoire d'agression ? J'aimerais que tu m'en parles si tu le veux bien. »

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(#) Sam 14 Oct - 16:33
Andrea semblait réfléchir à ses paroles sans pour autant s'en offusquer. Peut être que la renarde avait réussi à la faire réfléchir sur ses actions et ses propos qui, à ses yeux semblaient en contradiction. Après elle ne pouvait se permettre de juger cette jeune femme qu'elle ne connaissait pas assez pour se faire une idée sur qui elle était. Cependant la Kitsune en avait vu suffisamment assez chez les humains pour être déçu par ces dernier. L'idée de s'allier avec d'autres étaient nécessaire mais elle ne voulait pas créer de relation superficielle pour son projet. Elle voulait y aller en douceur et instaurer une confiance suffisante pour évoluer.

Emiko écoute la jeune femme s'excuser et lui fit un signe de la main comme si cela n'était pas grave. Elle l'avait beau s'être sentie agacé par ses réflexions, elle devait reconnaitre qu'elle ne lui en voulait pas. Néanmoins si son amie voulait arriver à ses fins, elle devrait surement envisager une autre manière d'aborder le sujet car cette méthode laissait à désirer. Pourtant elle observait Andrea qui semblait pensive, réfléchissant surement aux paroles de son interlocutrice. Emiko elle, buvait un peu, sirotant sa boisson en gardant son intérêt sur la jeune femme, ne remarquant nullement l'intérêt que leur prêtait le serveur.

Ainsi donc cette dernière comptait bel et bien se servir des hybrides comme cobayes en fin de compte et Emiko eut un léger tic en plissant des yeux. Au final même si elle disait vouloir prendre des cobayes volontaires, elle doutait que cela resterait ainsi. Rare sont les gens ou les hybrides qui mettraient leur santé en danger pour des tests... Sauf si l'argent pour les "dédommager" était conséquente.... Elle soupira. Après tout qu'en savait-elle ? Si ce n'était que des test de médicaments, cela se faisait tout le temps et partout non ? Que cherchait-elle ici ? Cette question intriguait la renarde mais à voir Andrea, cette dernière ne semblait pas vouloir en parler, aussi ne demanda-t-elle rien.

Ce fut son Interlocutrice qui aborda un nouveau thème qui cette fois la fit lâcher sa paille pour soupirer. Elle se laissa aller en arrière, fouillant dans sa mémoire pour commencer à parler.

"Si tu parles de ses meurtres et agressions, il semblerait que ce soit un hybride sauvage qui en soit la cause. Il viole et mange ses victimes on dirait. C'est assez glauque. Les rabatteurs doivent surement chercher à le neutraliser je pense... Puis il y a aussi les agressions par les révoltés ou des cas d'hybrides sauvages comme celui dont je t'ai parlé... Cela porte beaucoup préjudices aux hybrides adoptables ou même aux hybrides sauvages qui vivent en exclus et qui veulent juste être libre... L'on parle aussi de personne aidant ces derniers mais là encore ce ne sont que des rumeurs, rien de concret."


Elle soupira et commença alors à jouer inconsciemment avec la nourriture, poussant l'une des fraise du bout de sa fourchette en reprenant le regard se perdant dans la contemplation de son occupation.

"D'ailleurs l'on parle de beaucoup de troupes de personnes cachés qui aident les hybrides mais rien n'est avéré. Il faut dire qu'aider les esclaves est condamnable. Après tout les humains vont pas encourager ceux qui soutiennent les hybrides et leur donnent l'espoir qu'un jour ils seront égaux à leur maitre."


Emiko aurait pu dire à Andrea qu'il existait 2san mais elle se disait qu'il était trop tôt pour lui en parler. Peut être plus tard, quand la confiance serait posée. Pour le moment elle devait être sûr de qui était cette jeune femme. Après elle pouvait peut être en parler aux autres pour avoir leur avis et qui sait, l'administrateur aurait peut être l'envie de fournir ce qu'il faut à Andrea... A moins qu'elle soit déjà sur le site.... la renarde sortit de sa contemplation et posa le regard sur Andrea avant de se redressait pour reprendre son repas.

"Bref la situation est actuellement assez tendu. Entre la Tanabata et les élections il y a longtemps, les humains deviennent plus radicaux avec les hybrides. En plus il semblerait que les élections du nouveau maire ait été trafiquée. Par qui et pourquoi, c'est une autre affaire. Bref tout ça c'est louche...."


Elle acheva de couper un bout de crêpe et la fourra dans sa bouche, laissant ainsi la possibilité à Andrea de réfléchir à ses propos ou de prendre la relève. Mais en disant ça, Emiko se rendait compte que tout avançait. les choses changeait depuis qu'elle était enfant, elle le voyait. Avant il n'y avait pas les révoltés et encore moins ces échos de vente prochaine d'humains asservies. D'ailleurs les nations Unis n'allait surement pas aimé ce genre de pratique barbares. Si ces derniers agissaient, peut être y avait-il de l'espoir pour les hybrides qui sait....
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(#) Dim 31 Déc - 15:33

Après l'effort, le réconfort

Je sentais qu'Emiko avait encore quelque suspicion à mon sujet. Le fait de ne pas lui dévoiler clairement mes objectifs sur l'île devait y être pour quelque chose sans doute… mais ce n'est pas comme si je pouvais y faire quelque chose. Lui parlais de mon projet, c'était lui dire ce que j'avais été ce qui ne devait pas s'ébruiter. Et même si je lui faisais confiance pour garder ce secret, comment y réagirait-elle. Je n'ai partagé ce sujet qu'avec mère et j'avoue avoir peur de ce que les gens penseraient de moi s'il le savait. Je baissais les yeux l'espace d'un instant. Cela faisait un moment que je ne m'étais pas confier à ce sujet et la distance avec ma mère me donnait parfois un sentiment de solitude amère. Enfin ce n'était pas le moment de songer à cela, pas du tout. Je redressais le regard vers Emiko qui soupirait. Soit elle n'avait pas envie de parler de ce sujet, soit les souvenirs qui remontaient à son esprit ne la réjouissait pas. Dans les deux cas, mieux valait retenir un maximum d'information pour ne pas avoir à reposer cette question plus tard. Je sortis donc une feuille et un crayon rapidement afin de prendre des notes.

Elle commença par parler des agressions. J'en avais déjà entendu parler vaguement, mais j'étais loin de m'imaginer que cela comprenait des viols et du cannibalisme… enfin si c'est le terme approprié. J'avais entendu parlé d'escarmouche et de larcins commis à droite et à gauche, mais ce genre d'incident était bien plus grave : pour les humains qui le subissent, mais aussi pour la cause hybride. Si on veut améliorer le mode de vie des hybrides à long thermes, le fait de pouvoir s'identifier à eux est sans doute notre point le plus fort. Un monstre comme ça ne donne aucune envie de les aider. Du même point de vue, les mouvements de rébellion peuvent nuire à une révolution pacifique, mais dans une moindre mesure. Déjà car il est aisé de comprendre d'où vient cette violence, mais aussi car cette révolte à un côté assez humain : réclamer leur liberté, c'est prouvé qu'ils ne sont pas que de vulgaire animaux.

En apprendre plus sur la situation me donnait également une idée de la manière dont je voulais procéder. Une révolution pacifique, oui c'est exactement ce que je voulais. Dans mon esprit une guerre ne sert qu'à diviser alors que notre objectif était d'unifier. Pour cela on allait avoir besoin d'un intermédiaire : une figure qui servirait de médiateur. Enfin ce n'allait pas être chose facile à trouver, il fallait quelqu'un en qui j'ai confiance et vraiment motivé pour ce défis. Je ne pouvais pas non plus prendre ce post moi-même, on dirait juste que gosse de riche qui cherche à se montrer en faisant des actions humanitaires. La cause serait alors vu comme une simple publicité pour l'entreprise de ma mère. Je relevai le visage de ma fiche, découvrant qu'Emiko était en train de jouer avec sa nourriture, l'air ailleurs. Un sourire s'esquissa sur mon visage, oui à elle je pourrais sans doute finir par lui faire confiance, mais si j'avais pensé à ce choix, c'est juste car c'était la seule personne avec qui j'avais parlé du sujet des hybrides. Ce n'était qu'une étudiante, même pas diplômer avec un rêve d'enfant, ça avait quelque chose de mignon, mais c'était loin d'être assez fort pour mener une révolution… Ce n'était même pas la peine de lui en parler.

Elle me parla alors de personne aidant les hybrides dans l'ombre, il s'agissait de rumeur également. Mais cela me conforter dans l'idée qu'une révolution pacifique était envisageable, si des personnes prenaient déjà le temps d'aider les hybrides à l'insu de la lois, c'est que les mœurs avaient déjà commencé à évoluer. Aujourd'hui, il fallait faire en sorte que ces personnes n'ait plus à faire cela dans l'ombre, trouver une faille qui permettrait de les aider légalement. Que ce soit en changeant les lois ou en trouvant la faille qu'elle comporte. Là aussi, ce ne serait pas une mince à faire, mais ce serait une étape essentielle du projet. Je continuais donc à prendre mes notes, me rendant compte qu'Emiko tenait un discours très pessimiste, tous ne seront sans doute jamais pour perdre leur ascendant sur les hybrides, mais de la à dire que les humains ne feront jamais changer les choses de leur côté, c'était un peu insultant.

Enfin, si elle pensait ainsi, c'est sans doute car elle a vu la manière dont sont traité les hybrides ici et cela depuis bien plus longtemps que moi puisqu'elle est native d'ici. La bonne nouvelle que représenter l'entraide secrète semblait tout de suite moins importante. Encore une fois, il allait y avoir du travail à faire, je ne risquais pas de l'oublier en parlant avec Emiko. Je soupirai, au moins elle m'évitait de me faire une vision idéalisée de la situation, mettant entre crochets le paragraphe parlant des aides anonymes. Finalement, bien qu'il restait beaucoup à faire, les choses semblaient assez simples… Tout le monde agissait dans son coin sans trop se poser de questions. L'idée qu'il y ait des structures secrètes me semblait de plus en plus farfelu, ou alors c'est qu'elle ne faisait pas grand-chose.

C'est alors qu'Emiko commença a parlé des élections, de la possibilité qu'elle ait pu être truqué. Le sang me monta immédiatement à la tête, ce genre d'information était cruciale ! Si quelqu'un ou un groupe avait pu agir de la sorte, il n'était pas à négliger. Cela demandait énormément d'influence ou une main mise sur la politique. J'avais besoin d'en savoir plus sur ce maire, mais surtout plus sur cette rumeur : que je sache si c'était fondé. Sans me poser la moindre question, je sortis mon téléphone et appela Thomas en ignorant totalement Emiko. Je lui demandai alors d'ouvrir une enquête en lui rappelant au passage qu'il était sous mes ordres lorsqu'il tenta d'en connaître les raisons, j'insistai aussi sur le fait que je voulais que ce soit traité par mes hommes et personne de l'extérieur. L'appel dû durer 30 secondes, le temps qu'il me fallut pour reprendre mon calme, me rendant compte que j'aurais peut-être mieux fait de passer ce coup de fil plus loin d'Emiko. Je soupirai avant de boire une gorgée, décidément aujourd'hui j'étais incapable de rester tranquille. Avec ma scène, c'était sans doute à moi de prendre la parole maintenant…

- « Désolé… Je crois que j'ai encore réagi de façon excessive, ça va finir par devenir une habitude. Tu en penses quoi de tout cela ? Je t'ai trouvé très pessimiste lorsque tu as abordé le fait que des humains aident les hybrides. C'est pourtant ce que tu veux faire, non ? Je ne comprends pas pourquoi tu trouves cela si insensé… Cela sera difficile et tout le monde ne sera jamais convaincu, mais je pense que les choses peuvent bouger. Bien que j'avoue que ces agressions ne vont pas beaucoup y aider. » Dis-je en récapitulant rapidement mes pensées. « Sinon ce nouveau maire, quelle est sa politique vis-à-vis des hybrides ? »

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(#) Dim 7 Jan - 16:09
La renarde renseigna la jeune femme sur Togi et ses actualités. Entre les agressions, les meurtres, la tension et le reste, il y avait de quoi dire. Emiko elle même ignorait où cela les mènerait, eux, les hybrides. Les élections truquées indiquaient qu'il y avait des forces en jeu mais elle ignorait pour qui ces dernières se battaient. Comment prévoir et agir en conséquence ? Elle n'en savait rien. Au fond elle se sentait frustrée, inutile. Elle aurait voulu se battre avec plus d'efficacité mais sa peur d'être prise et rabaissé plus bas que terre la retenait un peu dans son désir d'agir. Pour l'instant, il fallait qu'elle acquiert des connaissances, des armes pour franchir les murs que les hommes avaient bâti. Elle savait qu'on ne gagnait pas un combat avec juste ses idéaux et encore moins seule.

Elle posa son regard sur Andrea, l'écoutant agir et appeler quelqu'un au téléphone. La renarde n'ouvrit pas la bouche, polie, comprenant là qu'elle allait mener son enquête. Au fond, savoir qui était les commanditaires d'une telle magouille pourrait être utile mais ça restait encore une rumeur à découvrir. Était-elle réellement fondée ? Tout restait à prouver. Elle eut un sourire rassurant à l'égard de la jeune femme quand cette dernière s'excusa de son comportement. Au fond Emiko n'en était pas outrée, constatant simplement que cette jeune femme retenue semblait toujours bouillir intérieurement.  Elle écouta ses propos et ses questions, haussant les épaules devant ses remarques quand à son pessimisme. Non elle n'était pas négative, juste réaliste.

"Je ne pense pas être négative. Je vois simplement les murs et les barrières qui font face à la cause que je défends c'est aussi simple que ça. Tu brûles d'envie d'agir et tu réagis de façon ... passionné. C'est beau et noble mais ça ne résoudra rien. Parfois il vaut mieux se poser et réfléchir à un moyen de faire bouger les choses plutôt que vouloir courir derrière des chimères...."

La demoiselle se redressa, repoussant une de ses mèches, prenant son verre entre les doigts pour jouer avec distraitement, le faisant tourner entre ses mains, créant des remous épais à la surface du milk-shake avant de reprendre.

"J'ai foi en l'égalité des peuples. Des humains viennent en aide aux hybrides oui. Mais il y en a aussi qui les torturent, qui les violent, qui les battent. L'homme aime la violence gratuite, l'horreur. On prétends qu'il existe des arènes où les humains font combattre leur hybride à mort pour quelques billets. On prétends aussi que certains mangent de l'hybride... Et que sais-je encore...."

Emiko cessa de jouer avec son verre et releva ses yeux vers Andréa, croisant son regard. Elle n'était pas triste, ni craintive, elle était simplement franche. Elle connaissait l'histoire du monde et la passion des humains pour le sang et l'ignominie. Dire d'elle qu'elle était pessimiste était faux. Elle savait cependant contre quoi elle allait se battre. Faire face à la monstruosité de l'homme n'était pas une mince affaire mais elle voulait le faire, quoi qu'en pense Andréa. Elle n'avait pas passé des années à se battre contre les préjugés pour rien. Elle voulait y arriver. Pour elle, pour les hybrides, pour l'égalité. Elle se laissa aller contre le dossier et soupira, reprenant.

"Le maire... J'ai l'impression qu'il est pour les hybrides. Il a déjà agi en faveur de ces derniers en punissant les humains pour des crimes graves en les mettant en esclavage. D'autre part il a fait quelques lois destinés à protéger les hybrides contre des sévices. Faut voir sur le long termes si ce sera appliqué et à quel degré maintenant. Pourquoi tu veux savoir tout ça ? Tu penses qu'il pourrait nous aider à libérer les hybrides sur le long terme ?"


C'est vrai que les actions de ce dernier semblaient plus tourner en faveur des hybrides mais elle restait méfiante. L'esclavage des humains n'était pas une bonne chose à son goût. Au fond l'idée même de l'esclavage la répugnait et elle avait du mal à accepter d'asservir un humain même si ce dernier était un salaud fini. Une amende ou la prison, soit mais de là à l'asservir... La barbarie, même entre eux était commune... Pitoyable. Elle regarda dehors, pensive, observant les hommes et les femmes aller et venir dehors tels des fourmis, s'affairant à des activités connus d'eux seuls. Elle soupira et reporta son intérêt sur son interlocutrice, demandant alors :

"Tu as des projets en vue ? En étude, en sortie ou autre ?"

Changement radical de sujet, il fallait bien l'admettre mais au fond Emiko se demandait si cette dernière avait d'autres activités que combattre le crime et suivre des cours tels une âme damnée. Vraiment Andréa était étrange quant on y réfléchissait et cela fit sourire la renarde. A croire qu'elle attirait les gens bizarre. Mais bon cela ne lui déplaisait pas tant que ça au fond.
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(#) Sam 13 Jan - 17:25

Après l'effort, le réconfort

Je me sentais gênée de mettre emportée à nouveau, cela faisait deux fois en moins d'une heure que je me comportais sans la moindre retenue. Mère aurait fait siffler les oreilles si j'avais osé me comporter comme ça en sa présence, pourtant Emiko me portait un sourire rassurant. Je ne l'embarrassais pas ? J'avais rencontré au cours de mes soirées des gens qui appréciaient la franchise et la spontanéité, mais pas le manque de savoir vire. À deux reprises j'avais ignoré sa présence et cela la faisait sourire. Je la dévisageai soupirant pendant que je buvais une gorgée. J'avais l'étrange impression que mon comportement lui faisait plaisir d'une certaine manière. Quelque part, ça me donnait l'impression que je pouvais m'ouvrir à elle, comme à une amie, une vraie. L'idée qu'un jour je puisse tout lui confier m'effleura l'esprit avant de disparaître aussi sec. Jamais je ne parlerai des secrets de ma mère, de plus je ne la connaissais que depuis ce matin. Il n'en fallut pas plus que je me ressaisisse. M'excusant avec de donner de quoi relancer la discussion, me permettant même de lui faire une remarque personnelle au passage.

Elle commença donc par justifier son point de vue, celui d'un réaliste tout en décrivant le mien d'idéaliste rêveur. Au fond, je devais bien ressemblé à cela, avec seulement deux heures de réflexion sur un problème de toute une vie. Ce fus donc mon tour de lui sourire, de façon plus sarcastique toutefois. De son point de vue, ma passion ne mènera à rien, du mieux, c'était le seul début possible. Comment lutter contre un système entier si quelque chose de s'est pas allumée au fond de toi ? Elle qui avait conservé son idéologie aussi longtemps devait le savoir, ou bien l'avoir oublié. Enfin, bien que je sois persuader qu'elle partage cette même passion, je devais reconnaître que dans l'état, je fonçais dans le mur. Ce n'est pas en perdant mes manières que je mènerai quoique ce soit.

Elle décrit ensuite la noirceur de l'espèce humaine, celle qu'elle connaissait ou avait simplement entendu parler. Argument qui ne me fit ni chaud ni froid, je l'avais vécu ça, la violence et la torture bien que j'avais échappé au combat de coq grâce à ma maigre morphologie. Je ne sais que trop bien ce que l'Homme est capable d'infliger à autrui, mais je sais aussi que derrière ce masque de cruauté peut se cacher un cœur, mère me l'avait prouvé de la plus belle manière possible. Si cela peut s'appliquer à mère, cela pouvait aussi bien s'appliquer à tout le monde...

Je relâchai mes mains, soudain consciente des les avoir violemment serrées, les traits de mon visage s'adoucirent également. Emiko croisait mon regard, elle avait visiblement fini de parler. Quant à moi, j'avais perdu mon fil, sentant mon cœur secouant mon corps à chaque battement. Un instant, j'avais essayé de voir si tout ceux que j'avais connu pouvaient avoir de la bonté, cherchant dans mon passé. J'en avais pleuré ? Frottant rapidement mes yeux, je me rendis compte que j'avais versé une larme. Pourquoi j'avais fais ça ? Je n'avais jamais essayé de me rappeler de tout ceux que j'avais rencontré et il y avait une bonne raison : certains ne le méritaient pas… Je tournai la tête vers les toilettes, l'envie de m'y réfugier pour reprendre mon calme se faisant sentir tandis qu'Emiko commença à parler du maire. Celui-ci essayer d'aider les hybrides, c'est tout ce que j'en retenue.

Sans comprendre pourquoi, je suis incapable de reprendre mon calme, mon cœur me donne le tournis et j’ai une impression de pesanteur. Je respire pourtant lentement au point d’avoir l’impression d’étouffer, ne pense à rien et ne fais rien. C’est comme si j’étais oppressée. Je ferme alors les yeux, seule idée qui avait réussi à traverser mon esprit. Mon corps se fit encore plus lourd, je ne cherchais plus à m’enfoncer dans le sol mais à m’enterrer. Une goutte de sueur perla sur mon front tandis que je me sentais devenir blême, j’avais l’impression de craquer. Finissant par ouvrir à nouveau les yeux, entendant Emiko me poser des questions sur mes activités. Je n’avais même pas eu le temps de me calmer ni de répondre à ces précédentes questions sur le maire. Soufflant lentement, je me fis une raison : il fallait lui répondre.

- « Non. »

J'avais fait la réponse la plus courte possible et pourtant ma voix était cassée, à la fois stridente et étouffée. J'entendis alors des bruits de pas s'approcher dans mon dos, serrant mes poings en refermant les yeux. La voix du serveur retenti alors, me disant que tout allait bien, de boire un peu d'eau. Je préférai l'ignorer avant de sentir quelque chose de gelé toucher ma main. Sans avoir prendre le temps de réfléchir, j'avais giflé l'objet qui m'avait touché, entendant ensuite un fracas. J'ouvris alors les yeux, découvrant le verre d'eau éclaté sur le sol, le serveur me regardant d'un air compatissant tandis que les trois ou quatre autres personnes de la salle me regardai comme une bête de foire. Je n'osai même pas regardé Emiko, songeant un instant à la honte que je devais encore lui donner. J'avais l'impression d'étouffer, j'étais au bord des larmes et… Et mon regard se porta à nouveau vers les toilettes. Je me levai alors, marchant vers celle-ci lentement avec l'impression que j'allai imploser. Le serveur prenant à nouveau la parole de manière beaucoup plus violente :

- « Arrêtez donc de la regarder comme ça, vous n’avez jamais vu quelqu’un faire une crise de panique ? »

Je ne fermai même pas la porte derrière moi quand j'y fus, de toute manières j'avais dû faire fuir tout ceux qui restait. Je me contentais de me réfugier contre un mur, me laissant glisser sur le sol avant de serrer mes genoux contre moi. Je faisais une crise de panique, c'est ce qu'avait dis le serveur, non ? Ce genre de truc devrait passer théoriquement, alors il suffit d'attendre, non ? Je me contentai donc de rester comme ça avant de me mettre à sangloter sans que je comprenne pourquoi...

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(#) Dim 28 Jan - 17:50
Emiko ne remarqua pas le changement qui s'opérait chez Andrea. Etait-elle trop prise dans son propre tumulte d'émotion pour le voir ou alors dans son discours, qu'importe, le résultat fut le même. Elle ne remarqua l'état de son interlocutrice qu'une fois que cette dernière souffla sa réponse et que le regard de la renarde se posa sur son visage désormais pâle comme la mort. Allait-elle tomber dans les pommes ? Que lui arrivait-il ? La demoiselle fronça des sourcils, voyant clairement le mal être de la jeune femme alors que le serveur venait à sa rescousse, attirant le regard des badauds sur eux. Certains quittèrent même leur table pour venir voir ce qu'il en retournait alors que la jeune femme repoussa le verre que lui tendait l'employé, l'envoyant à terre, achevant d'attirer l'attention sur le trio.

La renarde ne savait que faire et elle se contentait d'être silencieuse, jaugeant la situation et les paroles du garçon alors qu'Andrea quittait la table d'un pas peu assuré. La demoiselle la suivit des yeux quelques instants avant de reporter son regard sur le serveur qui s'attelait à ramasser les morceaux puis sur le reste des personnes présente, prenant enfin la parole alors qu'elle quittait sa chaise.

"Tout va bien, je vous prierais de bien vouloir retourner à vos, place, je n'ai pas besoin de votre aide pour aider mon amie."


La renarde avait employé un ton sûr et investit mais au fond elle ne savait pas trop quoi faire. Elle ne comprenait pas l'état d'Andrea ni la cause de ce soudain mal-être. L'aider à aller mieux n'était peut être pas de son ressort, surtout qu'au fond elle n'était pas son "amie". Enfin elle ne le pensait pas tout du moins. Elles se connaissaient à peine et l'une comme l'autre, elles ignoraient tout de ce qu'elles étaient alors ce qualificatif leur convenaient-elles vraiment ? Sans vraiment le savoir, Emiko prit le chemin des toilettes, y entrant doucement après avoir toqué. Elle vit la porte entrouverte où se terrait la demoiselle et entendit ses sanglots qui lui serrèrent le coeur, la faisant hésiter.

Elle s'approcha doucement de la porte, se faisant discrète malgré le bruit de ses pas sur le carrelage froid et poussa le battant pour poser son regard sur la jeune femme affaler au sol, se tenant les jambes. La renarde vint se placer près d'elle, gardant une petite marge de distance au cas où elle ne voudrait pas de sa présence et regarda devant elle, ne voulant pas la brusquer. Elle inspirait lentement, adoptant une posture sereine, voulant transmettre à la demoiselle en larme son calme. Elle n'avait pas envie de parler, de balancer des paroles qui pourraient empirer son état alors elle fit la seule chose qu'elle jugeait correcte : elle commença à chantonner à voix basse. Ce n'était qu'un air d'une comptine enfantine que lui avait chanté sa mère enfant quand elle pleurait après qu'elle se faisait frapper par les autres gamins. Cette chanson qui la consolait enfant et qui avait laissé une empreinte chaleureuse dans sa vie, dans son passé. Elle ne se souvenait plus des paroles mais l'air, lui était gravé dans son âme, doux, tendre. Alors elle le fredonnait doucement, sans un regard pour Andrea, lui laissant d'une certaine façon une intimité malgré sa présence. Être là, sans être là. La soutenir sans la forcer. Au fond ce n'était pas son truc d'être aussi proche de quelqu'un. Alors était-ce une bonne méthode ?

Elle ne le savait pas mais elle n'attendait qu'un mot, qu'une parole de la jeune femme pour s'en aller si cela lui déplaisait. Elle ne voulait pas la forcer ni la blesser. Elle attendait juste de voir si cette dernière avait besoin d'aide ou de réconfort. Au fond Emiko se sentait assez à l'aise avec elle pour la prendre dans ses bras si elle en ressentait le besoin ou pour simplement lui tendre un mouchoir si elle le demandait. Au fond elle n'était pas la plus apte à lui changer les idées ou à la faire rire après une telle scène mais bon elle serait au moins présente pour la soutenir dans tous les cas.... Cela serait-il suffisant ?

"Tu veux qu'on rentre ? On sera peut être mieux chez moi plutôt qu'au fond de toilette puante qu'en dis-tu ? A moins que tu préfères rentrer chez toi... C'est comme tu veux."
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HybrideF - Membre 2san





Décembre 2016
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(#) Mar 30 Jan - 17:33

Après l'effort, le réconfort

Le parquet était gelé et je tremblai, non pas de froid, mais de peur. J'étais tétanisée. Incapable de reprendre mon calme, de prendre le moindre recul sur la situation. Les yeux fermés, pressant mes genoux contre ma poitrine, je m'étais totalement isolée. L'idée que quelque chose ou quelqu'un puisse me toucher me terrifiait, je voulais être seule, loin de tout. Pourtant je me sentais assaillie, des visages que je m'étais forcée d'oublier revenait à la surface, des scènes dont j'avais effacé les traces surgissait sans cesse. J'étais à bout, en larme et sans doute en nage, mais je savais au fond de moi que ça aurait pu être pire, qu'Angelo l'avait vécu… à cause de moi. Je ne m'en voulais même pas, je l'avais même oublié, si je m'étais opposée, j'aurais juste subi le même sort que lui. Il avait voulu fuir et je n'ai pas tenté de l'en empêcher, il a donc connu la pire des morts et j'en fus témoin. Pour ne pas l'avoir fait renoncer, pour ne pas l'avoir dénoncé ou peut-être juste pour que je n'ai pas la même idée que lui, j'avais entendu chacun de ses cris. J'avais juste fait le nécessaire pour survivre, il n'y a rien de mal là-dedans. Je n'avais juste pas d'autre choix…

Des bruits de pas interrompirent alors mes pensées, quelqu'un approchait. Sans ouvrir les yeux, je savais que c'était lui. Il était venu me chercher, il devait m'en vouloir, ne pas avoir apprécié la façon dont je l'avais regardé savourer Angelo… Et maintenant que j'étais devenue plus désirable, je devais avoir ouvert son appétit… J'avais l'impression d'imploser, j'avais envie de hurler mais mon corps refusait d'ouvrir la bouche, de bouger le moindre muscle. Il avait accepté son sort, me privant un peu plus d'oxygène. Cela devait être mon châtiment pour ne pas être intervenue, pour avoir vécu en l'oubliant. Les bruit de pas s'estompèrent pourtant peu avant d'arriver jusqu'à moi. Proche, dans la même pièce. Il devait me dévisager, sa prochaine victime, son prochain plaisir. Ma respiration déjà à peine vivante s'arrêta alors, imaginant le regard de ce vieil homme sur moi.

C'est à ce moment qu'un doux murmure retentis, prenant ses droits à ce silence pesant. C'était le timbre d'une femme, calme, posé et apaisant. Telle la voix d'une mère à son enfant, ce murmure surréaliste me calma lentement. Me permettant d'abord de reprendre ma respiration avant de calmer un peu mes sanglots. J'avais l'impression d'être ailleurs, comme si cette chansonnette me tirait du cauchemars dans lequel je m'étais plongée. Toujours dans le noir, je me mis à murmurer à mon tour : des excuses, encore et encore, à Angelo, pour l'avoir oublié, pour ne pas avoir tenté de le sauver. J'évoquais son nom aussi souvent que je le pouvais, comme pour éviter de l'oublier à nouveau.

Lorsque la chanson se finit, j'ouvris finalement les yeux, de retour dans les toilettes d'un bars. Sentant toujours une faible pression contre mes poumons, le sang pulsant encore dans mon corps, je me sentai pourtant apaisée. Je me tournai alors, découvrant que l'auteur de ce murmure n'était autre qu'Emiko. Je la dévisageai sans comprendre tandis qu'elle me demandait si je voulais rentrer, chez elle ou chez moi, comme si elle était prête à me consacrer davantage de temps. Rassemblant mes idées, je ne comprenais plus la situation, prenant la parole d'un ton perdu.

- « Pourquoi es-tu ici ? J-Je t'ai fait honte de nombreuse fois et cela en une seule après-midi. On ne se connaît que depuis quelques heures et rien ne t'obligeai à venir me voir. Je ne suis pas vraiment ton amie et tu en as déjà avec lesquelles je ne m'entends pas. À ta place, n'importe qui m'aurait juste laissé... »

Ce petit discours n'avait aucune intention d'être moralisateur, ce n'était qu'une façon pour moi d'agencer mes idées. Au fond, je lui étais particulièrement reconnaissante de mettre venu en aide. Je n'ai aucune idée de pourquoi je m'étais mis dans cet état et les nombreuses séances que j'ai eu avec un psychologue chez ma mère n'avait jamais laissé songé que je serais sujette à des crises d'angoisses. Sa mélodie m'avait apaisé là où tous les exercices de sophrologie que je connaissais avait échoué. Je devais l'en remercier. Après avoir pris un temps pour retrouver mes esprits je repris donc la parole en me relevant.

- « Merci… Ta mélodie m’a beaucoup aidé. C’est une chanson de ta mère ? »

Une question idiote et sans intérêt, j'en pris conscience dès qu'elle sortit de ma bouche. Au fond, elle était la preuve que je ne m'étais pas encore totalement remis, je n'avais aucune idée de comment me comporter à présent. Elle m'avait pourtant posé une question à laquelle je n'avais pas répondu. D'un côté, j'avais envie de passer du temps seule afin de comprendre ce qu'il venait de se passer. D'un autre, Emiko avait réussis à m'apaiser et j'avais envie de rester à ses côtés encore un moment… Et je avais toujours pas fini de mettre mes notes de cours aux propres. Je finis par prendre la parole, toujours sans réfléchir.

- « Je n'ai rien contre aller chez toi ou même t'inviter chez moi si ça t'intéresse… Mais je ne comprends toujours pas pourquoi tu es restée. Tu es sûre de vouloir rester avec moi ? » La question était sortie d'elle-même, me permettant au même moment de me rendre compte à quel point j'espérais qu'elle le veuille. « Je veux dire… J'ai honte de moi-même… Alors à ta place, je n'imagine même pas. J'ai l'impression d'être juste bonne à te mettre dans l'embarras. »

Ces dernières paroles étaient censées l'influencer à dire oui, mais j'eus l'impression de faire l'inverse. Toujours resserrée contre moi-même, je baissais le regard, je n'avais pas subis de pareil humiliation depuis longtemps et je m'en voulais d'avoir mêlée Emiko à tout cela.

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(#) Dim 11 Fév - 9:28
- « Pourquoi es-tu ici ? J-Je t'ai fait honte de nombreuse fois et cela en une seule après-midi. On ne se connaît que depuis quelques heures et rien ne t'obligeai à venir me voir. Je ne suis pas vraiment ton amie et tu en as déjà avec lesquelles je ne m'entends pas. À ta place, n'importe qui m'aurait juste laissé... »

La renarde posa son regard sur la jeune femme, neutre, l'observant un instant avant qu'un léger sourire étire ses lèvres, doux. La chanson n'avait pas juste fait de l'effet à sa compagne, elle aussi se sentait en paix, emplie de ses propres souvenirs chaleureux qui revenaient à l'écho de cette mélodie du passé. Elle soupira et prit la parole d'une voix posé, tranquille.

"Je suis là car j'en ai envie.... Oui je te connais peu tout comme toi tu ignores nombre de choses sur moi. Mais si on ne prend pas le temps de s'aider ou de se connaitre, comment peut-on s'apprécier ou même devenir amie ? Ce n'est pas parce que tu ne t'entends pas avec mes amies que cela devrait faire obligatoirement de toi mon ennemie. Je ne fonctionne pas ainsi."

La demoiselle aux cheveux chocolat laissa le temps à la jeune fille d'assimiler ses paroles puis, la voyant se relever, en fit de même, quittant le cabinet de toilette en époussetant sa robe du plat de la main, allant se laver les mains par réflexe alors que sa compagne la questionnait, lui répondant.

"En effet, elle me la chantait quand j'avais du chagrin. Je l'aime beaucoup."

Emiko finissait de se laver les mains, l'esprit apaisé, laissant Andréa tranquille, s'occupant afin de lui permettre de ne pas se sentir étouffer par sa présence. Elle prit du papier et s'essuya les mains avant de se tourner enfin vers elle, légèrement surprise par sa réflexion et jeta le papier humide avant de se diriger vers la porte, se tournant vers la brune, posant la main sur la porte.

"Si tu me posais réellement un problème, tu le saurais Andréa. Il arrive à tout le monde d'avoir un moment de panique, de peur ou d'angoisse. J'ignore ta vie, ton passé et ma mère m'a toujours appris à ne pas juger autrui. Certes je ne suis absolument pas une pro dans ce domaine mais j'essaye de m'améliorer. Tu m'as montrée que tu es une femme désirant la justice et le respect pour les hybrides. Rien que pour ça, tu as mon respect. Je voudrais en savoir plus sur qui tu es, alors peut être ma proposition n'est pas aussi dénuée de désintérêt que ça au fond. A toi de voir si l'envie est réciproque. Après rien ne nous empêche de voir ça plus tard si tu ne te sens pas d'attaque."

Un sourire étira ses lèvres et la renarde lui lança un dernier regard de sympathie avant de sortir pour la laisser réfléchir et se remettre. Elle rejoignit sa place et commença à ranger ses affaires, regroupant celle de la jeune femme de façon propre puis elle prit place et reprit son regard, se disant que le finir vite serait surement une bonne chose. Au fond elle n'avait plus envie de s'attarder ici avec ces clients qui leur jetaient des regards. Elle avait envie de rentrer, seule ou accompagnée, qu'importe. Elle savait d'ors et déjà qu'Andréa serait surement de celle avec qui elle voudrait le plus parler. A voir sur le long terme car la fougue de la jeune femme pouvait aussi se révéler plus gênant.




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(#) Dim 11 Fév - 16:25

Après l'effort, le réconfort

J'étais enfin calme, presque apaisée si l'on me retirait cette honte qui me tiraillait de l'intérieur, avec ce soupçon de culpabilité. Si cette gêne m'infligeait cela, alors elle devait affecter Emiko, au moins un peu. C'est ce que je pensais et c'est sans doute pour cela que je lui avais adressé la parole ainsi : pour lui laisser une occasion de se retirer, de ne plus avoir à m'avoir dans les pattes. Mais elle me répondit avec un sourire doux, comme si tout cela ne l'avait même pas affecté, sortant une réplique digne d'un livre bien pensant. C'était stupide, au point de me retrouvais à mordiller mes lèvres pour ne pas avoir la larme à l'œil. Toute cette situation avait mis mes nerfs à toute épreuve et j'avais l'impression d'être redevenue une enfance : stupide, instable et particulièrement émotive. J'étais déjà presque sortie de cet état, grâce à Emiko, sa chanson, sa gentillesse et le fait qu'elle m'ait laissé seule dans la cabine et je lui en étais reconnaissante. Elle avait parlé d'apprendre à se connaître et de s'aider si l'on voulait devenir amie, mais de mon côté, j'en ai déjà vu assez. À part ma mère, personne ne m'aurait épauler dans cette situation. Pas dans le monde où j'ai vécu avec mère en tout cas, mes « amies » de l'époque aurait simplement fait mine de ne plus me connaître et j'aurais même du m'excuser auprès d'elle… Je tiens déjà plus à Emiko qu'à elles, alors ce serait injuste de ne pas la considérer comme mon amie.

Voilà ce que j'avais à l'esprit lorsque je finis par sortir du cabinet de toilette, voyant Emiko tenir la porte. Elle finit alors ce qu'elle avait commencé, allégeant la honte que je ressentais avant de mettre en valeur les vertus que je lui avais montrées. Parlant de respect après les scènes que j'avais faites. Je répondis par un sourire tandis qu'elle relançait son invitation avant de me laisser seule. Je pris alors le temps de voir le désordre que j'avais causé face au miroir. Refaire deux fois son maquillage dans la même journée, c'était tout de même un comble et vu l'état dans lequel il était, j'étais bonne à tout enlever et recommençait. Je fis tout cela succinctement, rien à voir avec celui que j'avais à l'origine, mais assez pour qu'on ne devine pas que j'ai pleuré comme une madeleine la moitié de l'après-midi. Lorsque je sortis de ces toilettes, je pris le temps d'inspirer lentement, avançant le long du couloir et ne me dévoilant que lorsque je me sentis prête. Le regard des clients s'abattit immédiatement sur moi, chose que je tâchai d'ignorer. Me rendant simplement au comptoir avant de m'incliner devant le serveur. Prenant la parole sur un ton sobre.

- « Je suis désolée pour l'attitude que j'ai eue dans votre établissement et je vous remercie d'avoir essayé de m'aider. Mon amie et moi-même allons partir, je vous pris de bien vouloir me laisser payer l'addition. »

Le serveur semblait gênait par mon attitude et je finis donc par me relever avant de lui laisser un pourboire assez généreux. Je me tournai ensuite vers Emiko qui avait finis de ranger nos affaires. Je la rejoignit rapidement, lui esquissant un sourire pour lui faire comprendre que j'allais mieux. Je pris une gorgée de ma boisson avant de prendre mon sac, faisant un signe de la tête afin qu'elle comprenne que je veuille sortir. Au fond, j'étais encore assez gênée de ce qu'il venait de se passer et je ne savais pas trop comment ré-amorcer la conversation. Je finis cependant par prendre la parole sur le chemin vers ma voiture.

- « Du coup, on va chez toi ? Tu habites vers où en fait ? »

Emiko acquiesça avant de me répondre et nous ne tardons pas à aller chez elle. Un petit studio, simple et bien rangé. J'avais l'impression qu'on se marchait dessus, mais il fallut peu de temps avant que l'on s'installe devant un table et sorte nos cours. Profitant des connaissances de ma nouvelle amie pour réussir à suivre les prochaines leçons tout en passant un bon moment. On parla alors de tout et de rien, je lui appris que je venais du Japon et elle me parla succinctement de ses parents, on évoqua à nouveau la dispute qui avait éclaté plus tôt dans la journée sur un ton humoristique et elle finit par me parler des profs qu'elle avait eus, visiblement il y avait eu de sacré perle. L'ambiance était conviviale et j'en oubliais rapidement les crises que j'avais eues, finissant par partir de chez elle alors que la nuit commençait à tomber, se promettant de garder une place pour l'autre au premier rang pour le cours du lendemain.

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