Bienvenue à Togi! Cette merveilleuse île qui propose toutes sortes d'hybrides à la vente. Serez-vous le maître ou l'esclave? NC-18
 

Il était une fois...[PV Sofiya Pavlovena]

 :: Hors-rp :: Rp terminés Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
(#) Mar 2 Aoû - 19:05
J'aime la confiture mais vous savez ce que j'aime par-dessus tout ? La confiture de mouches...Ca fait si longtemps que je n'en ais pas mangé que je serais prête à vendre mes ailes pour pouvoir en manger de nouveau. Que dis-je.. j'ai l'esprit brouillé allez il faut que je me concentre.

"Eh bien monsieur bonjour ! Nous avons plusieurs arrivages voici des hybrides  chat, chiens...ils viennent d'être fraîchement recueillis sont en bonne santé..."

Ce matin il était entré un drôle d'Homme tout vêtu de noir. Quelle triste couleur, il me faisait froid dans le dos. Pour une raison que j'ignore, il voulait acheter une créature magique comme moi pour l'offrir à une femme qui lui est chère.  Du moins, c'est ce qu'en avait déduit le vendeur.

"Oh..je paris que vous êtes là pour un cadeau... Une demoiselle non ?"

Je ne savais pas que je pouvais moi-même être considérée comme un cadeau. Quoi qu'il en soit, il ne pipait mot observant tour à tour les cages de la boutique. J'étais pas vraiment en vitrine donc il ne m'avait pas encore vue. Son regard passait tour à tour sur mes compères mais aucun ne semblait retenir son intention. Cela me fit sourire car il faisait tourner en bourrique le vendeur de la boutique.

"Ah euh oui d'accord...eh bien oh je sais ! Pourquoi pas ce bel hybride paon ? Regardez ces plumes, elles sont d'un ornement raffiné ! On en voit pas tous les jours des comme ça."

C'était vrai, il n'était pas franchement enjôleur, celui là avait des plumes magnifiques. Mais, replié comme il l'était dans sa cage, on ne pouvait pas vraiment mesurer l'ampleur de son panache.

"-Non merci."
"-D'accord alors pourquoi pas...un reptile ? Un charmant boa constrictor..Hmm imaginez ces anneaux se resserrer autour de votre compagne. Délicieuse image, non ?"

J'en pouvais plus, j'allais finir par éclater de rire, surtout que l'Homme lui lança un regard furieux et exaspéré. D'habitude, ses boniments marchaient plutôt bien pourtant !

"-Vous vous foutez de moi ? J'ai pas envie de la tuer ?!"

Il semblait avoir vu juste. Être le cadeau d'une femme, ce n'était peut-être pas si mal après tout..Elle devait avoir des enfants..Peut-être même que cet homme était l'être qu'elle aimait ? Oui allez Pixxie, faisons un effort !
Alors qu'il finissait son tour, je me redressai dans ma cage et m'appuyai contre les barreaux, regardant droit dans les yeux mon interlocuteur :

"-Vous savez, j'ai toujours aimé les Histoires d'Amour ! Je suis sûre que vous avez beaucoup de chance tous les deux...Dans mon pays, chaque union était fêtée pendant des semaines ! Le mieux, c'est encore lorsque la Reine des Marais a finit par trouver chaussure à son pied ! J'ai dansé pour elle quatorze nuits durant !"


J'avais lancé ça sur un ton tout à fait naturel avec un peu trop d'enthousiasme peut-être car l'Homme s'arrêta net et détourna le visage, exigeant une explication de la part du vendeur.

"-Qu'est-ce que c'est que ça ? Vous droguez vos produits ? J'ai jamais entendu pareilles sornettes.. Vous savez ce qui vous pend au nez ? Un contrôle en bon et du forme."

"-Mais non ! Mais non j'vous assure qu'elle n'est pas droguée tenez d'ailleurs, je ne vous l'ai pas présentée parce qu'elle est un peu..particulière disons et aussi parce que...beaucoup nous l'ont ramenée car ils n'étaient pas satisfaits de ses services. Voyons.. C'est une hybride Libellule et ça, je parie que vous n'en avez jamais vu ! elle a toujours eut ce vocabulaire depuis le premier jour où on l'a pêchée en forêt. Je pense qu'elle est simplement folle...Je m'excuse qu'elle vous ait adressé la parole. C'est sa façon de faire pour attirer les clients. Mais j'vous en supplie, on ne maltraite pas nos hybrides ici..."

Je m'étais rassise en tailleur, la mine boudeuse faisant cliqueter les chaînes des bagues encerclant mes ailes. Bah voyons...J'étais pas folle ! Quel lourdaud celui-là ! Je lui tirai la langue et faisait toutes les grimaces possibles et inimaginables dans son dos alors qu'il s'expliquait avec l'Homme. Je surpris d'ailleurs le regard de celui-ci et m'arrêtai aussitôt. Il avait tendance à m'intimider et puis quoi, je devais faire bonne impression non ?

"-Vous me faites perdre mon temps...Vous savez ce qui vous attend."

Sans quoi il repartit de la boutique. Le vendeur me lança un regard furieux.

"-Toi tu te la fermes la prochaine fois ! J'vais fermer boutique à cause de tes âneries ! Et si t'es pas contente, je te fous au marché noir !"

Je m'affalais sur le dos. Il pouvait frapper autant qu'il le voulait contre ces barreaux. Il n'avait jamais eut le courage de lever la main sur moi. Bravo Pix', on peut dire que c'était du tout cuit.
----
Une autre journée en cage, comme les autres. Hier en fin de journée, j'ai joué à pierres feuilles ciseaux avec un enfant mais malheureusement pour moi, le prix indiqué par mon vendeur était trop élevé . J'avais assuré au petit qu'ils n'avaient qu'à payer en hydromel mais je ne sais pas pourquoi, la mère m'a regardée d'un sal œil et a tiré le petit du devant de ma cage. Et puis... Je repensai à ma confiture de mouches..
Je poussai un soupir et commençai à fredonner une comptine de ma création

Tourne tourne le moulin
Feuillent volent jusqu' au matin
Papillons et feux follets
sont des compagnons très gais


Nouveau soupire.  Je relevai la tête, je n'avais pas entendu des clients entrer. Ma cage était assez grande pour que je sois sur le ventre, les jambes repliées en l'air. J'avais dessiné tout en chantonnant, des cercles entrecroisés sur le sol un peu poussiéreux de ma cage. Peut-être que se présentait là ma seconde chance ?
Invité
avatar
Revenir en haut Aller en bas
(#) Mar 2 Aoû - 20:14
Longue journée pour Sofiya, entre ses divers biens et la vérification de ses troupes, la journée était passée à une vitesse affolante. Boris avait pris sa journée pour dieu seul sait quoi, après tout, il avait droit lui aussi à un peu de repos, même si cela augmentait la charge de travail sur les épaules de la russe, qui en avait dors et déjà bien assez.

Alors qu'elle venait de terminer toutes les tâches échues de la journée, Boris revint enfin, lui annonçant qu'il souhaitait, pour leur année de vie à Togi, année plus calme que toute leur vie passée, lui faire un cadeau. La russe sortit un cigare qu'elle porta à ses lèvres, cigare dont elle mâchonna l’extrémité avant de l'arracher et le jeter.

Boris connaissait fort bien Sofiya, il l'avait supportée pendant bien longtemps, il lui devait plus d'une fois la vie, et n'avait pas réellement pu rendre la pareille au cours des années. Bon gré, mal gré, Sofiya accepta de le suivre, afin, tout au moins, de voir la dite trouvaille.

Bien qu'il eut proposé la voiture, elle refusa, elle était en tenue d'entrainement, à savoir: chemise blanche sans manches, pantalon baggy et ses bottes. Le pauvre Boris qui espérait passer une journée sans suer pour l'entrainement en fut pour ses frais, puisque c'est au pas de course qu'ils se rendirent vers la boutique, Sofiya suivant sans grande peine son comparse qui lui, semblait peiner. Il est vrai que libérée des charges qu'elle s'impose lors des entraînements, la russe pouvait sans grande peine faire un marathon...

Sofiya eut un sourire en remarquant à quel point Boris était à suer alors que de son coté elle commençait à peine, elle lui tapota l'épaule, bienveillante, lui assurant qu'il avait malgré son age, de bons restes. Elle savait parfaitement que cela le vexerait et qu'il s'entraînerait pour récupérer ce qu'il avait perdu, mais son regard se voila en remarquant ou il s'était arrêté.

Il s'agissait d'un magasin d'hybride, un concurrent en sommes, présentation correcte, mais plutôt modeste, sans nul doute quelque chose de familial. coincé entre deux bâtiment, ça pourrait presque passer inaperçu. Pourtant, elle entra, à la suite de Boris. L'endroit était plutôt correct, ni trop beau, ni trop miteux, juste ce qu'il fallait, mais le ménage laissait à désirer, pour s'en convaincre, il suffisait d'observer les moutons de poussières qui menaient vers l'arrière de la boutique.

Sofiya souleva le sourcil, observant Boris, puis salua le gérant d'un léger hochement de tête. Comme souvent, sa lourde chevelure était ramenée en une queue épaisse, et en dehors des nouveaux arrivants, rares étaient ceux qui ne la connaissaient pas.

D'un pas décidé, elle suivit son compère devant une cage située à l'arrière. La, une jolie jeune hybride attendait, visiblement l'esprit ailleurs. Boris s'était mis en retrait, visiblement, c'était la le cadeau qu'il souhaitait faire. Le vil connaissait visiblement bien les goûts de sa chef... Ce qui lui arracha un léger soupire avant qu'elle ne s'approche plus près de la cage, pour signaler sa présence, puis elle s'éclaircit la voix pour prendre la parole, alors que Boris s'éloignait avec le gérant.


- Bonsoir demoiselle... Pas fort gai d'être en cage hein? Mais tu semble pourtant en être loin, je me trompe?

L'ombre d'un sourire étira les traits de la rousse, alors que l'hybride lui portait attention.

- Tu est une hybride différente de ceux que j'ai pu à ce jour croiser, aider, ou vendre... Tu es.... Mignonne, oui, c'est le bon mot... Que peux tu me dire de toi? Et plus important... Veux tu sortir de cette cage?

Si la russe avait bien des défauts, ce n'était en tout cas que rarement envers les hybrides qu'ils se dévoilaient le plus. Elle n'avait jamais forcé l'un des leurs à la suivre, elle proposait, toujours d'une même voix relativement douce, voix que ses hommes connaissaient assez peu, à moins d'être grièvement blessé... Après tout, la suivre revenait à entrer dans la famille, et la famille, elle y tenait, la défendait et la vengeait avec une férocité à faire blêmir un lion de honte.
Invité
avatar
Revenir en haut Aller en bas
(#) Mar 2 Aoû - 22:24
- Bonsoir demoiselle... Pas fort gai d'être en cage hein? Mais tu semble pourtant en être loin, je me trompe?

Je sursautai légèrement à cette voix calme et conciliante qui s'adressait à moi. Quoi, je sentais un fard colorer mes pommettes, je m'étais laissée surprendre, je ne l'avais même pas vu approcher. J'esquissais néanmoins un sourire devant l'inconnue. Elle semblait avoir deviné mes envies. Sortir de cette cage était plus qu'enviable, bien plus qu'un pot de confitures de mouches il fallait l'avouer. Mon regard se promenait sur sa silhouette musclée et son accoutrement des plus masculins.  J'étais vraiment étonnée de ce spectacle, papillonnant des cils. Elle avait toute mon attention.

- Tu est une hybride différente de ceux que j'ai pu à ce jour croiser, aider, ou vendre... Tu es.... Mignonne, oui, c'est le bon mot... Que peux tu me dire de toi? Et plus important... Veux tu sortir de cette cage?

Mignonne ? Est-ce que ça signifiait que j'étais adoptée ? Je fronçai les sourcils, m'asseyant dans ma cage, orientant mes pupilles vers son visage. Elle semblait légèrement en âge, sa peau scintillait comme si il y avait des étoiles au-dessus de ses tempes.  Je hochai lentement de la tête, continuant de la fixer. C'était le moment où je devais être convaincante...

"Moi C'est Pixxie ! Contente de vous connaître !"


j'étirais ma frimousse en une moue mutine, qu'est-ce que je pouvais dire sur moi ? Eh bien...

"Je suis nymphe de la Contrée de Noss.  J'adore chanter, danser, faire la fête ! Rien ne m'arrête ! J'adore les enfants, chez nous ils sont symbole de bonheur. J'ai quatre vingt sept sœurs mais seulement quatre sont plus grandes que moi. Quand à une éventuelle sortie d'un endroit aussi petit ? Evidemment ! Il y a cinq jours que je suis arrivée ici et ces bagues me font mal."


Je me tournai légèrement pour que la jeune femme puisse voir mes ailes entravées.

"La cage n'est pas si petite, pour un petit être comme moi, Mignonne est -ce suffisant pour que vous vous intéressiez à la petite Pixxie ?Je suis une libellule je dois avouer que l'air est un peu sec ici. Quel temps fait-il dehors ? "

Se plaindre ? Non, jamais devant un potentiel acheteur ! La jeune femme s'immobilisa, son regard ayant surpris de larges balafres sur sa peau, à présent cicatrisées.

"Waouh...Vous avez l'air d'une sacrée guerrière, vous vous battez souvent.?Pixxie ne se bat pas, la violence était proscrite à Noss vous savez, il n'y avait que pendant les jeux. En dehors, on se faisait seulement de sacrées blagues..."


J'étirais mes doigts dans tous les sens alors que je fixais en même temps les siennes. Elles étaient immenses.

"Êtes-vous seule ?"


A cela je n'entendais pas seulement si la jeune femme était venue seule bien évidemment mais également si elle vivait seule chez elle ou encore si elle se sentait assez solitaire pour venir chercher compagnie auprès de moi. Il ne faisait aucun doute que j'étais capable de donner beaucoup sans recevoir. Moi je l'avouais en tout cas, je me sentais seule. Naïgel avait laissé un sacré vide..Sacré garnement ! Finissant de triturer mes mains, je les cachai derrière mon dos et proposai à l'Humaine :

"On peut jouer à un jeu si vous voulez. Si vous devinez le signe de ma main vous avez le droit à une question et une réponse. Sinon, c'est moi qui questionne.."


Bien sûre, j'étais assez pressée de quitter cet endroit mais j'avais envie d'en savoir plus moi aussi sur cette femme.  Elle m'intriguait sans parler qu'il s'agissait peut-être de ma dernière chance avant plusieurs jours alors moi aussi je devais essayer de m'intéresser à elle.
Invité
avatar
Revenir en haut Aller en bas
(#) Mer 3 Aoû - 8:23
Sofiya s'agenouilla lorsque la jeune hybride se mit à parler, afin qu'elle n'ait pas à se dévisser la tête pour que leurs regards se croisent. Certes, elle aimait à dominer les choses notre russe, mais étrangement, pas dans ces cas là, et elle savait que Boris serait assez fine mouche que pour faire du bruit si besoin était pour signaler leur approche.

La jeune hybride se nommait Pixxie, Elle se décrivait comme une nymphe, quoi d'étonnant avec un nom pareil, et adorait s'amuser, ce qu'elle ne pouvait guère faire dans cette cage. Elle était également soeur d'une immense famille, le regard de la russe s'assombrit un court instant, quand bien même les hybrides avaient été créés, les pousser à de telles extrémités la dépassait, l'exaspérait même, pourtant, elle en revint à la demoiselle.

Elle avait mal, des bagues immobilisaient ses ailes, Sofiya ne put s'empêcher de grincer des dents, qu'on immobilise, oui, mais pas au prix d'une douleur, le vendeur qui aurait agit de la sorte chez elle aurait fini à la place de l'hybride pour réaliser à quel point la situation est peu plaisante, mais ici, elle ne dirait rien, du moins, pas tout de suite.

Un nouveau sourire étira ses traits lorsque Pixxie lui demanda si le coté mignon suffisait à vouloir la sortir de là, puis, quel type de temps il faisait dehors. La russe lui répondit, avec un clin d'oeil.


- La météo est mitigée, entre le soleil et les nuages, ni trop chaud, ni trop frai, quand bien même vis à vis de mes terres natales, je puis dire dans me tromper qu'il fait chaud.

Un léger rire de gorge lui échappa aux remarques de l'hybride vis à vis de ses marques, avant d'enchaîner sur sa propre histoire et une seconde question, à savoir si elle était seule. Un instant, Sofiya réfléchit au sens de la question avant de lui fournir de quoi passer sa curiosité.

Je fus militaire , капитан из блок феникс (capitaine de l'unité phénix), aujourd'hui, je gère quelques commerces de l'île, et m'assure que certains et certaines ne viennent pas mettre le souk dans mes affaires.

Si je suis seule? Oui, si l'on peut dire, nombre de mes hommes vivent dans leur propre maison proche de la propriété, Boris dispose de sa maison dans le jardin, maison qui n'a rien à envier à la maison, cela dit en passant. Tu seras la troisième invitée de la maison, avant toi sont arrivées Mina et Iona, deux hybrides, comme toi. Il n'est pas rare non plus que quelques enfants viennent à passer la journée, ou du moins le temps de service journalier du parents sous la protection des grilles de la maison, pour cause, tu le verras toi même, l'endroit est plus sur que bien des lieux, commissariat de police compris.


Un nouveau clin d'oeil vint répondre à la proposition du jeu, cependant, pour l'heure, Boris avait donné de la voix, aussi arrivait-il avait le gérant, aussi, d'une voix plus basse, elle ajouta:

- Pose tes questions, dans la mesure du possible, j'y répondrais, pour le jeu, nous aurons tout le temps une fois que tu seras libres de tes fers.

Cela dit, la russe se redressa, sale manie de ne jamais vouloir se montrer inférieure à ses interlocuteurs, si Boris avait parlé si fort pour se faire entendre, c'était, elle le savait, dans le but qu'elle puisse protéger son image après tout, quand bien même l'idiot qui aurait eu l'idée de parler de ce qu'il avait vu n'aurait sans nul doute plus l'envie de parler après qu'elle lui soit passée dessus...
Invité
avatar
Revenir en haut Aller en bas
(#) Jeu 4 Aoû - 13:18
La jeune femme avait répondu à toutes mes questions mais elle ne voulait pas se prêter  à mon jeu. J'étais déçue, je trouvais pourtant ma proposition équitable ! Mais bon , je n'allais quand même pas faire ma mauvaise tête, elle venait de m'annoncer qu'elle me sortait de cette cage !  Je n'avais certes pas tout compris sur ses explications. Voyons qu'avait-elle dit déjà ? Qu'elle était militaire ? Sur ce métier, je ne savais pas grand chose, hormis ce qui filtrait aux Informations. Ce que j'en avais retenu ? Qu'il s'agissait d'un métier triste à mourir dans le sens propre du terme !  Ma nouvelle maîtresse, la grande blonde se redressa tandis que l'Homme que j'avais aperçus la veille semblait s'approcher en compagnie du vendeur.  Je me demandais s'il s'agissait du Boris en question et tout à coup, la petite théorie qui m'avait parue comme évidente s'ébranla.

J'attendis que le vendeur passe devant eux et à côté de ma cage pour aller droit en remise, pour que je pose ma question. Je le suivis du regard.

"Est-ce qu'il est votre amoureux et que je suis un cadeau pour vous ?"

J'avais pointé l'Homme en Noir de mon index, même s'il était à présent plus difficile de voir leurs visages comme ils étaient tous deux très grands par rapport à ma prison. Il me semblait que celui-ci avait détourné le visage. Quel bizarre !

Cette question me paraissait importante... A bien y réfléchir, la drôle de femme m'avait parlé d'une grande maison très...sécurisée... et de plusieurs habitantes comme moi ainsi que du fameux Boris sans vraiment inclure une personne partageant sa chambre. C'était curieux, ils allaient pourtant bien ensembles!

D'ailleurs c'était une chose qui me réjouissait plus que les autres : c'était que je ne serais plus seule. J'espérais qu'on serait gentil avec moi et que mes colocataires aimeraient le jeu autant que moi ! j'avais vraiment envie de m'intégrer. Le vendeur revint avec une clef et sur un ton très professionnel notifia :

"Je vais vous la sortir de là afin que vous puissiez davantage l'admirer avant de signer les papiers si cette acquisition vous va.."

Il se pencha vers le cadenas et donna un bref coup de clef à celui-ci. Mes yeux s'agitèrent dans mes orbites à ce son et mes ailes, impatientes, vrombirent dans un éclat métallique puisque contraintes. La porte s'ouvrit devant moi.

"Allez- sors et montre à ces gens à quel point tu es unique."

C'était vite dit ! Moi qui avait quatre vingt sept soeurs ! J'étais loin d'être enfant unique. Mais il n'y connaissait rien en nymphes et je pouvais lui attribuer une part de vérité car depuis que j'étais sortie de la faille, je n'avais croisé aucune personne semblable à moi-même. Sans doute le climat ! Je ne me fis pas prier deux fois. J'avais un peu les jambes grogies, elles n'étaient plus trop habituée à porter mon poids mais je m'aidais des barreaux de la cage pour me hisser et me mettre à la hauteur. Enfin à leur hauteur, ça aussi c'était vite pensé ! Du haut de mon mètre cinquante, je ne faisais pas vraiment le poids. Pourtant à Noss, je faisais partie des plus grandes.

Cambrée à cause de mes ailes, je pouvais enfin libérer ma cage thoracique de sa posture recroquevillée. J'inspirai à pleins poumons et m'écriai, toujours pleine d'enthousiasme :

"Tadaam ! Pixxie pour vous servir !"

Je passai un coup de main rapide sur ma tenue pour la dépoussiérer, une simple robe verte pomme un peu déchirée, m'arrivant au-dessus des genoux et agitai ma chevelure rousse et bouclée pour la rendre un peu plus présentable.

"Arrête tes âneries t'es plus une gamine et tourne toi !

Je tirai la langue au vendeur et répétai le même manège, comme à chaque fois qu'il me sortait de la cage pour m'exhiber. Je tournai lentement sur moi-même. De dos, on voyait aisément mes ailes cristallines atteindre mes mollets. Le vendeur me reprochait souvent que cela masquait la cambrure de mon dos et empêchait de mettre mes formes en valeur ou je ne sais quoi. Qu'est-ce que ça pouvait faire ? J'allais pas me les arracher pour si peu !

"-Voilà euh si vous avez des questions, madame, monsieur, je suis à votre disposition sinon, si vous le voulez bien, nous allons procéder à la signature des papiers d'adoption.."

GLINGLINGLIN

Ca c'était le bruit de mes chaines trainant par terre. J'avais fais un pas en avant pour me rapprocher du trio mais cela avait tendu la chaîne attachée à mes ailes et m'avais arraché une grimace.

"Ouille ouille ouille !"

Quelle empressée ! Je les avais presque oubliées celles-là !
Invité
avatar
Revenir en haut Aller en bas
(#) Ven 5 Aoû - 11:27
Un léger rire échappa aux lèvres de la russe demanda la relation qu'avait Sofiya avec Boris, et c'est sans détour qu'elle répondit.

- Il est mon bras droit depuis... Douze ans environ. Compagnon d'arme, soldat, mais trop bon cœur. C'est en partie pour cela que l'on se retrouve ici.

Elle eut un sourire amusé, léger, ajoutant, tout bas.

- Il est un ami précieux, mais pas un amant ou un compagnon de vie, si c'est là ta question Pixxie.

Sofiya observait autant l'hybride que le vendeur avec attention, si son visage n'en laissait rien paraître, son regard cependant, afficha un mépris sidéral envers le vendeur à sa façon de faire, cependant, ce dernier n'avait pas même du en capter l'essence, occupé qu'il était à essayer de vendre l'hybride, ou de s'en débarrasser.

Pixxie avait une grâce naturelle indéniable, l'hybridation n'y était sans nul doute pas étrangère, mais la russe se doutait qu'il n'y avait pas que cela, la grâce, on l'a ou on ne l'a pas, c'est ainsi.

Elle grinça des dents imperceptiblement, et c'est Boris qui évita au vendeur une remontrance, en choquant légèrement l'épaule de sa supérieure de la sienne. La question fit secoue négativement la tête de la russe, qui parla d'une voix autoritaire, ferme.


- Avant de signer les papiers, veuillez la libérer de ces fers, sa liberté commence dés à présent. Et je n'accepterais aucune objection à cela.

La grimace de douleur de l'hybride ne lui avait pas échappée, aussi, à peine les fers ôtés, la russe avait posé une main à la base des ailées, s'assurant que les muscles n'avaient subit aucune lésion, avant de suivre le vendeur, afin de remplir les papiers. Dans le dos de notre amie se dessinait une bosse bien visible, à la lisière du pantalon militaire, la crosse d'une arme de gros calibre, discrète puis, bas, de sorte que seule l'hybride entende, puisque le vendeur partait déjà avec Boris: - Tu vas pouvoir marcher? J'ai remarqué ton hésitation à te lever, tu ne marches pas régulièrement je me trompe? Si tel est le cas, au besoin, je te porterais, afin que tu ne t'épuise pas. Tu as des préférence vis à vis de tes repas? Quant à tes tenues, nous irons demain chercher de quoi changer.

Ces mots dits, elle alla signer les papiers en bonne et due forme, puis se dirigea vers la sortie, observant l'endroit une dernière fois, avant de laisser Pixxie faire ses premiers pas d'hybride 'libre'
Invité
avatar
Revenir en haut Aller en bas
(#) Lun 8 Aoû - 13:03
Visiblement ma gaffe n'était pas passée inaperçue  et le vendeur se fit reprendre assez autoritairement par la drôle de femme. Elle exigeait qu'on me retire ces fers. Saperlipopette ça c'était une chouette idée ! Le vendeur prit la mouche au ton que la jeune femme avait employé mais comme dans sa politique le client était roi et bien... A contrecœur, il se  pencha vers l'hybride, saisit une deuxième clef et la fit tourner dans le cadenas entravant mes ailes.

Je sentis la main de ma nouvelle maîtresse se poser sur mes omoplates, à la base même de mes ailes et je piquai un fard à la sensation que cela me procura en même temps qu'un frisson me parcourait l'échine. On touchait pourtant très souvent mes ailes car elles étaient attrayantes mais aucune personne en dehors de Naïgel n'avait apposé ses mains à cet endroit. Ce geste,  pourtant à première vue bénin m'emplit d'un sentiment de nostalgie mêlé de confiance. C'était gênant mais je passai cette idée et écoutai ce que la jeune femme me disait plus bas.

C'était à la fois étonnant pour moi et extraordinaire de constater à quel point, cette personne que je venais de rencontrer était aux petits soins pour moi. Une telle gentillesse me fit longtemps hésiter à répondre mais mes ailes prirent le devant. D'un bond, elle s'étaient redressées comme tendues par des ressorts, commençant à s'ébrouer. Elles se réveillaient calmement mais je craignais leur enthousiasme, qui était également le mien. La jeune femme était partie régler les détails de ma vente et mes pupilles gardaient un œil sur eux. Je réfléchissais aux mots que j'allais lui répondre à des kilomètres de me soucier d'un moindre danger lorsqu'une hybride, tapie dans une cage voisine me lança :

"Si j'étais toi, je resterai sur mes gardes "


Qu'est-ce que ça voulait dire au juste ? Je haussai les épaules, prenant ceci pour une once de jalousie que l'on m'ait choisie moi, plutôt qu'elle. L'Homme en noir me faisait certes un peu peur, il y avait quelque chose dans son attitude réservée qui imposait le respect mais ma nouvelle maîtresse bien qu'un peu drôle,  avait l'air totalement adorable ! J'étais plus attirée par les personnes sociables, c'était un fait, l'étant moi-même mais mon instinct ne pouvait être mauvais aussi cette simple bribe ne suffisait pas à me nourrir d'inquiétudes. Je m'étirai en tous sens  lorsque cette dernière revint et prit la direction de la sortie. Je devais la suivre n'est-ce pas ? Mes ailes émettaient un bourdonnement gracieux à l'idée de décoller en pleine rue et un délicieux sourire ornait mon visage. Je passai devant le vendeur et lui dit :

"Bon bhin, à plus tard !"


C'était triste à dire mais c'était souvent le cas, je revenais régulièrement à la case départ. Enfin, peut-être que cette fois-ci serait différente ! Finalement, une fois le pas de la porte franchi, mes ailes se mirent définitivement à vrombir, me faisant légèrement décoller du sol. Je me sentais un peu rouillée, comme après avoir passé une nuit dans une position inconfortable, ces dernières étant un peu courbaturées. Volant à hauteur d'épaule de la jeune femme je m'empressai de lui répondre :

"Oh j'vous remercie mais ça va aller ! Comme vous le voyez, j'attendais ça depuis longtemps ! Pixxie est très heureuse maintenant.  Et ça c'est grâce à vous, bien entendu !Oh bien sûre..il y aurait une chose que j'adorerais manger mais.."

C'était sans doute trop demandé. La confiture de mouches, bon sang si elle parvenait à réaliser ce seul souhait, je pouvais vraiment devenir gaga de cette femme au point de lui être fidèlement dévouée ! J'hésitai toujours, ce n'était pourtant pas la peur de lui être redevable qui m'animait mais bel et bien parce qu'à Noss la confiture de mouches était une denrée rare que seules les nymphes de ma famille étaient autorisées à manger lors des grandes fêtes. Autant dire que c'était un met des plus coûteux.


"C'est sans importances, je n'ai pas vraiment faim de toute façon !"

J'évitai son regard en disant cela. On m'avait nourrit pourtant convenablement mais j'avais tendance à avoir un appétit un peu plus développé que la moyenne. Certains appelaient ça la gourmandise.


"Enfin sauf si vous avez vous même faim, dans ce cas, je me ferais une joie de vous accompagner !"

Je lui laissai le temps de prendre une décision. Je m'élevai un peu plus, mes ailes ayant sévèrement envie de se décrasser un peu. Elles avaient atteint une bonne vitesse de croisière en terme de battements par seconde. Mes boucles commençaient d'ailleurs à légèrement flotter tel un halo autour de mes épaules. Je tentai une cabriole dans les airs, me vrillant tout en prenant garde de ne heurter personne dans la manœuvre, je réapparu devant la jeune femme et lui demandai, un peu essoufflée :

"Au fait, quel est votre nom à vous ?"

Question élémentaire ! Je m'étais présentée lorsqu'elle me l'avait demandé mais j'ignorai son identité. Avec la tête qu'elle avait, je  lui présumais ....Catherine ou Mélissandre. C'était des prénoms de meneuse à Noss et je trouvai que ça lui correspondait plutôt  bien.  Je ralentis l'allure me remettant à sa hauteur. A ce rythme je ne pourrais bientôt plus voler et je devrais de nouveau marcher. J'espérais que peu importe l'endroit où elle m'emmènerait, ce ne serait pas trop loin.
Invité
avatar
Revenir en haut Aller en bas
(#)
Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
Page 1 sur 1
Sauter vers :

Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Maître ou Neko ? :: Hors-rp :: Rp terminés-
Créer un forum | © phpBB | Forum gratuit d'entraide | Contact | Signaler un abus | Forum gratuit