Bienvenue à Togi! Cette merveilleuse île qui propose toutes sortes d'hybrides à la vente. Serez-vous le maître ou l'esclave? NC-18
 

Hier encore. ☽ Pv. Leah Aoife

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(#) Sam 9 Avr - 22:53

Feat. Leah Aoife

Ma vie en liberté fut de courte durée, deux à trois mois tout au plus. Pendant cette convalescence, j'eus tout le loisir de pouvoir découvrir des choses que j'ignorais jusque là. Jamais je n'aurais pu imaginer que la nature puisse être si fabuleuse. Depuis ma naissance je ne connaissais que la captivité, le seul petit morceau de verdure que j'avais exceptionnellement le droit de visiter avait été le jardin de mon maître. A coté de cette liberté si apaisante, les années de servitude me laissaient un goût amer, pour rien au monde je ne serais retournée auprès des humains. Jamais je ne regretterais d'avoir poignardé cet homme qui m'avait asservi, qui avait tué ma mère et mon enfant. En échange de l'avoir laissé pour mort, je gagnais un semblant de liberté et je découvrais des choses exceptionnelles. Malheureusement, toutes les bonnes choses ont une fin et on ne tarda pas à me retrouver pour me remettre derrière les barreaux. Je dois avouer qu'avant mon arrivée à l'animalerie, j'ai eu peur qu'on ne soit venu me chercher pour m’exécuter. J'avais grièvement blessé mon maître après tout, je l'avais peut-être même tué. Et puis, lorsque je me suis réveillée entourée par mes congénères, j'ai compris qu'on m'accordait une seconde chance -si l'on pouvait appeler ça une chance. Peut-être n'étaient-ils tout simplement pas au courant de mes actes ? C'était fort probable.

L'animalerie était encore pour moi un lieu totalement inconnu et pour être honnête j'aurais très certainement préféré qu'il le reste à jamais. On était bien loin du confort que j'avais pu connaître chez le maître. L'humidité de ma cellule me rappelait les conditions désastreuses dans lesquels nous vivions ma mère et moi, dans le sous-sol du maître. Comme un clou de plus planté dans la tombe de ma défunte génitrice, ce lieu et cette prison miteuse ne me disaient rien qui vaille. Autour de moi il y avait d'autres hybrides, tantôt des jeunes, tantôt des vieux, certains arrivaient parfois dans un bien triste état. Et puis, il y avait les hybrides en dehors des cages, qui accompagnaient leur maître pour choisir un nouveau compagnon. Là aussi il y en avait de toutes sortes, certains étaient tenus en laisse, d'autres pas, d'autres encore présentaient très clairement des traces de maltraitance. En observant les ecchymoses d'un neko je me suis souvenue des sévisses que le maître me faisait parfois subir et je priais le bon dieu pour ne pas retomber sur un propriétaire violent.

En quelques jours de captivité, j'ai eu le temps de faire connaissance avec les hybrides des autres cages. Tout comme moi, nombreux étaient ceux qui redoutaient l'adoption à venir quand d'autres me surprenaient de par leur impatience à pouvoir être au service d'un maître. Si j'acceptais ma condition d'hybride -en avais-je seulement le choix ?-  je n'étais tout de même pas enclin à obéir au doigt et à l’œil. Une chose était certaine, jamais plus je ne serais l'esclave douce et obéissante que j'avais été en compagnie du maître. Malgré tout les efforts que j'ai essayé de faire, je n'ai jamais compris comment un hybride pouvait être impatient de servir un humain. Comment pouvait-on aimer la douleur et la cruauté à ce point ? Ça me paraissait tout bonnement aberrant.

Parfois, de jeunes hybrides arrivaient à l'animalerie pour être vendus. La plupart sortaient d'élevage et n'avaient connu qu'une vie de captivité. D'autres, par contre, étaient nés de parents hybrides en pleine nature et s'étaient fait capturer. Dans tout les cas, ces enfants à qui ont promettait une vie de souffrance me faisaient de la peine. Ils éveillaient en moi l'instinct maternelle qui s'était tout juste éveillé à la naissance de mon bébé. Plus qu'un devoir, c'était un besoin que je ressentais de devoir les protéger, ou du moins, de faire mon maximum pour les préserver de la cruauté humaine. Souvent je me suis mêlée des affaires de clients ou même de gérants de la boutique lorsque de jeunes hybrides se faisaient punir et malmener. En retour j'avais droit à une déferlante de coups pour mon insolence et mon manque de respect. Parfois même on ne me nourrissait pas pendant quelques jours pour m'affaiblir et "m'apprendre les bonnes manières" qu'ils disaient. Leurs menaces de m'envoyer au centre de dressage n'ont jamais effleuré ma volonté de protéger ces enfants. A leur grand déplaisir.

Un jour une femme est entrée dans la boutique, son handicap a tout de suite attiré mon attention. Elle devait certainement chercher un hybride pour l'aider dans les tâches du quotidien, du moins c'est l'hypothèse que je me suis faite en l'observant. Et puis, quand je l'ai vu arriver devant les barreaux de ma cage, j'ai rapidement déchanté. Elle avait beau l'air gentille -les humains sont très forts pour faire semblant- le simple fait qu'elle soit venue dans ce magasin de l'horreur m'avait donné une mauvaise opinion d'elle. C'était injuste, j'en ai parfaitement conscience, mais comment voulez-vous accorder votre confiance ou ne serait-ce qu'une once de sympathie pour une espèce qui se plait à détruire la vôtre ? Tout les humains étaient néfastes à mes yeux et cette jeune femme ne ferait pas exception. J'ai tenté de l'ignorer un bon moment, espérant qu'elle se lasserait et qu'elle finirait par déguerpir vers d'autres cages. Mais visiblement, cette jeune femme était presque aussi bornée que moi, ce qui me poussa à lui prêter de l'attention et à demander.

-"Vous cherchez quelque chose peut-être ? Ça fait au moins dix bonnes minutes que vous êtes plantée là devant ma cage."

Mon franc parlé et le ton glacial qui avait accompagné ma phrase me fit recevoir un regard des plus noir de la part du vendeur qui passait par là. Je fis mine de sourire, pour l'agacer encore plus, puis je reportai mon attention sur la jeune femme. Mon but n'avait pas été de paraitre mal polie, mais bien de lui faire comprendre que je n'avais aucune envie de l'avoir comme maîtresse. Et puis, ne voulant pas passer pour ce que je n'étais pas, j'ai rectifié le tire.

-"Pardonnez moi si j'ai pu vous paraître impolie. Mais voyez-vous, il y a bien d'autres hybrides qui méritent d'être heureux en votre compagnie."

Malgré tout les efforts mit à l'ouvrage, je ne pu retenir ce soupçon d'ironie dans mes paroles, comme si je n'avais pas pensé un seul mot de ce que je venais de dire. J’espérais l'avoir suffisamment amadouée pour qu'elle aille voir ailleurs, mais au fond de moi la question se posait : Valait-il mieux qu'une humaine, faible d'apparence, m'achète ou qu'un humain costaud et en pleine santé vienne me tirer de ma prison ? Je n'étais pas certaine de vouloir entendre la réponse. Toujours est-il que cette femme me paraissait faible à cause de son handicap et que j'aurais aisément pu avoir le dessus sur elle si les choses venaient à dégénérer. Une chose était certaine, plus jamais je ne laisserais à un humain le plaisir de me détruire à nouveau.

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(#) Dim 10 Avr - 12:23
Depuis son accident, Leah avait réussi à reprendre le cours de sa vie mais elle commençait à se sentir seule dans sa vie. Son fils lui manquait mais elle ne se voyait pas réclamer sa garde...elle ne sentait pas prête pour ce genre de choses. Après tout, à chaque fois qu'elle lui parlait, cela lui rappelait ses deux autres enfants qu'elle avait perdu lors de ce fameux accident. De toute façon, elle ne pourrait jamais oublier, ce sera gravé à jamais dans son esprit. Maintenant, elle tentait d'aller de l'avant.
Et ceci, malgré qu'elle se retrouvait en fauteuil roulant. D'ailleurs, son karaoké l'y aidait bien. Aujourd'hui, elle avait un jour de congé, elle n'avait donc pas à y aller. Ses employés géraient la boutique pour elle et elle leur faisait totalement confiance. Résultat, aujourd'hui, elle pouvait aller profiter du beau temps et aller se promener. Mais d'abord, elle devait se tirer du lit.

La jeune femme sortit de son lit et se dirigea vers la salle de bain où elle prit une bonne douche dans sa baignoire adaptée, puis se sécha et s'habilla avant de se remettre dans son fauteuil. Enfin prête, elle décida d'aller faire un peu de shopping, après tout, ses vêtements commençaient à être pas mal abimés. Même si elle était tout le temps assis, ils s'usaient très rapidement. Elle prit l'ascenseur et sortit de l'immeuble avant de se diriger vers les rues commerçantes, flânant d'un magasin à l'autre, tranquillement. Elle regardait les vitrines sans rien remarquer qui l'attirait spécialement, du coup elle n'entrait pas dans les boutiques, jusqu'à se retrouver dans une rue qu'elle n'avait jamais emprunter jusqu'ici : celle des animaleries.

Et pas n'importe lesquelles, les animaleries vendant des hybrides. Elle avait horreur de la condition des hybrides et aimerait qu'ils soient tous traités en égaux. Mais si c'était un signe ? Et si c'était le bon jour pour en sortir un de sa misère, lui offrir une belle vie et lui permettre enfin d'être heureux? Et à elle-même au passage? Oui, c'était décidé. Pour une fois, Leah pénétra dans ce qu'elle appelait l'allée des horreurs. Elle regardait les vitrines des animaleries, n'osant pas vraiment entrer. Dans laquelle pénétrer ? Laquelle choisir ? D'un seul coup, elle en choisit une, et poussa la porte faisant retentit la cloche dans tout le magasin ce qui la fit sursauter. Elle regarda autour d'elle, fronçant les sourcils en voyant les hybrides en cage.

Heureusement, les allées étaient suffisamment larges pour permettre à son fauteuil de passer. Leah s'aventura donc dans les allées, observant les hybrides, certains cherchant à attirer son attention, d'autres l'ignorant superbement...mais une attira son attention alors qu'elle ne fit rien pour. Elle se tourna vers celle-ci, fixant ses belles et grandes oreilles, avant de baisser les yeux vers son visage, au moment où l'hybride ouvrit la bouche pour parler. Eh bien, sacré caractère. Et ensuite, celle-ci s'excusa, ce qui fit sourire Leah.

- Au contraire, je pense que c'est toi qui mérite amplement d'être heureuse à mes côtés, et je souhaite vraiment repartir avec toi.

La jeune femme avec parler avec une voix douce. Elle ne voulait agacer l'hybride ou l'effrayer, c'était la première fois qu'elle venait dans ce genre d'endroits alors elle ne savait pas du tout comment il fallait réagir. Est-ce qu'elle faisait les choses bien ?

- Je m'appelle Leah Aoife, et comme tu peux le voir, je suis handicapée, mes jambes ne...fonctionnent plus. Mais je me débrouille très bien. Ce n'est pas pour ça que je souhaite repartir avec quelqu'un.


Oui, elle avait bien dit quelqu'un. Pas un esclave. Pas un hybride. Elle la traitait en égal. Et elle lui souriait, tout en continuant de lui parler d'une douce voix.

- Dis-moi, comment t'appelles-tu ? C'est la première fois que je viens dans ce genre d'endroit...alors je suis un peu perdu...ça doit se voir, je suppose...


Leah espérait faire bonne impression sur la demoiselle qui était en cage devant elle. D'ailleurs, elle trouvait que cette façon de faire, c'était vraiment inadmissible ! Après tout, c'était des êtres humains !
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(#) Dim 10 Avr - 19:42

Feat. Leah Aoife

Méritais-je de quitter ma prison de fer comme la jeune paraplégique semblait le penser ? J'y ai songé quelques instants, ne la quittant pas un seul instant du regard. J'avais été une esclave exemplaire pendant bien des années après tout, la seule ombre au tableau avait été ce coup de couteau porté à mon maître. N'allez pas croire que je regrettais amèrement mon geste, le maître avait amplement mérité cette attaque. Ça n'avait été que le geste inconsidéré d'une mère pour tenter de sauver son bébé, en vain. Alors oui, je pense que je méritais de sortir de ma cage. Malheureusement, en compagnie d'une humaine, je me demandais s'il ne valait pas mieux rester séquestrée ici. En vérité, à ce moment précis j'étais partagée entre l'idée de repartir avec elle pour un semblant de liberté ou bien de croupir ici pour le restant de mes jours sans devoir supporter l'autorité d'un humain.

Et puis, à nouveau, sa douce voix m'a sortit de ma rêverie. Elle m'assurait qu'elle ne recherchait pas un hybride pour l'aider face à son handicap. Je l'écoutais, attentive, mais je croyais moyennement ses paroles. Les humains sont de bons menteurs, j'avais eu tout le loisir de m'en rendre compte durant mes années de servitude. Cette jeune femme, qui paraissait douce et gentille, pouvait très bien en cacher une autre, froide et violente. Mon regard se faisait moins dur, néanmoins je ne baissais pas ma garde pour autant. Leah Aoife, c'était ainsi qu'elle se prénommait, devait certainement cacher de bien sombres secrets, son handicap lui-même la rendait mystérieuse. Je me suis interrogée, devais-je lui laisser sa chance ? J'ai pesé le pour et le contre et j'en suis venue à la conclusion que mourir enfermée ici n'était peut-être pas la meilleure solution. Si je devais me battre pour survivre, autant le faire hors de cette prison miteuse.

-"Sayla. Je me nomme Sayla. Tout court, les individus de mon espèce n'ont pas le droit au nom de famille semblerait-il."

Je crachais mes dernières paroles avec amertume, guettant du coin de l’œil un vendeur qui semblait très intéressé par notre conversation. Désireuse de faire enrager ce bonhomme un peu trop curieux, j'ai décidé de faire durer la discussion. En vengeance pour toutes les fois où ils auront levé la main sur moi, lui et ses compatriotes.

-"Un hybride qui se promènerait librement ici serait perdu, pas un humain." J'ai fais référence à la fin de sa phrase, puis j'ai repris."Pourquoi voulez-vous repartir avec moi au juste, Leah ? Vous ne connaissez rien de moi. C'est tout de même étrange, cet élan de générosité pour une esclave, non ?"

Si je semblais aussi cassante dans mes propos, ce n'était pas pour lui paraitre irrespectueuse, mais bien pour la tester. Ainsi, je cherchais à dévoiler son véritable visage -puisque je n'étais toujours pas convaincue de sa gentillesse apparente -je voulais voir jusqu'où elle serait capable de garder son adorable sourire. Puis, tel un rapace, j'ai vu le vendeur de tout à l'heure se rapprocher progressivement de ma cage, le visage mécontent. Il ne semblait absolument pas d'accord avec ma façon de faire et je jubilais à l'idée qu'il n'ose pas me tirer hors de ma cage pour me battre. Il ne voulait surement pas montrer à cette charmante demoiselle le traitement infâme qu'on réservait aux fortes têtes ici. Une chose était certaine, si je ne repartais pas d'ici avec Leah, je serais très certainement envoyée au centre de dressage. Et vous vous doutez bien que c'était le dernier lieu où j'avais envie de mettre les pieds.

-"Comprenez, je ne peux accorder ma confiance à une espèce qui se permet de rabaisser la mienne au rang d'esclave. Toutefois, si vous y tenez tant, je veux bien repartir avec vous. Je suis esclave depuis mon plus jeune âge, alors je suppose que je pourrais vous être utile."

Je sentais le vendeur bouillir toujours un peu plus entre chacune de mes phrases. Je le gratifiais alors d'un adorable -et faux- sourire alors qu'il s'approchait de la jeune handicapé pour l'aborder.

-"Veuillez m'excuser Mademoiselle, Sayla est une hybride mal éduquée, elle n'a de cesse d'être irrespectueuse. Peut-être pourrais-je vous conseiller un esclave un peu plus.. Adapté à votre situation ?"

Il la regarda de haut en bas, comme pour lui faire comprendre qu'il parlait là de son handicap et je ne pus me retenir de pouffer de rire devant un tel affront. Si moi j'étais irrespectueuse, alors cet homme l'était au moins dix fois plus en s'adressant ainsi à Leah. Alors, allez savoir pourquoi, j'ai décidé de prendre sa défense.

-"Je pense que si Mademoiselle Aoife est paraplégique, ça ne fait pas d'elle une idiote incapable de prendre des décisions. Parce que c'est ainsi que vous la voyez n'est-ce pas ? Vous pensez peut-être qu'elle est trop faible pour faire face à mon sale caractère ? Eh bien sachez, Monsieur, qu'aux dernières nouvelles c'est SON choix et donc SON problème et que je serais très certainement moins irrespectueuse envers elle que vous ne l'avez été."

Un instant, j'ai cru qu'il allait s'empresser d'ouvrir ma cage pour me fracasser le crâne contre le carrelage de la boutique. Puis, se retrouvant face à la jeune femme, il paru totalement désarmé, rouge de honte à l'idée qu'elle ai pu mal prendre la remarque désobligeante qu'il avait fait sur son handicap. Si cet homme avait eu un revolver à la place des yeux, je pense que je serais morte d'une balle dans la tête depuis un bon moment. J'ai planté un regard complice dans celui de Leah, puis je me suis vivement ravisée, réalisant tout juste que je venais de prendre la défense d'une humaine. Jamais je n'aurais cru un humain capable de dénigrer de ce genre un membre de sa propre espèce. J'étais sidérée.

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(#) Dim 10 Avr - 21:03
Leah observait longuement la jeune hybride devant ses yeux, en fait, toutes les deux s'observaient, s'écoutant, ainsi donc, elle s'appelait Sayla, c'était un joli prénom et visiblement, elle avait du caractère mais ce n'était pas plus mal. En fait, la jeune femme avait presque pitié pour les hybride qui avait subi une sorte de lavage de cerveau et se montrait totalement corvéable à merci face aux humains. Celle-ci semblait bien plus...vivante ? Oui, c'était le bon terme.

- Sayla...C'est un très joli prénom ! Et si tu veux, on te trouvera un nom, ou tu pourra prendre mon nom de famille, je trouve regrettable en effet que vous n'ayez pas le droit à un nom de famille. Vous êtes des êtres vivant après tout ! Vous êtes parfois moins bien traité que les animaux eux mêmes !

En entendant la suite, la jeune femme ne put s'empêcher de sourire, Sayla avait raison, un humain était moins perdu dans ce genre d'endroits qu'un hybride.

- Tu es intelligente, je trouve. Si je veux repartir avec toi, c'est parce que je souhaite t'aider. Je ne sais pas pourquoi toi, mais j'ai l'impression que tu as besoin d'aide...

Cette idée pourrait paraitre étrange, surtout venant d'une totale étrangère mais Leah était ainsi et Sayla s'en rendra vite compte. En tout cas, elle continuait de sourire.

- Et je n'aime pas cette idée d'esclave, je préfère qu'on parte sur une idée d'égalité, tu n'es pas d'accord?

Sayla pouvait être aussi cassante qu'elle voulait, cela ne dérangerait pas Leah, qui encaissait sans problème. Avec tout ce qu'elle avait vécu, elle avait appris à encaisser. Néanmoins, malgré toutes ses remarques assassines, la jolie hybride semblait prête à partir avec sa nouvelle propriétaire quand soudainement le vendeur interrompit leur discussion. La jeune femme se tourna vers lui pour écouter ce qu'il avait à dire. En l'entendant, elle ouvrit de grand yeux, surprise. Finalement, c'était lui, un humain qui se montrait plus insultant que l'hybride. Mais bon, ce n'était pas plus surprenant que cela. Nombre d'humains se montrait insultants que ce soit volontairement ou non.
Avant même de pouvoir répondre, Sayla répondit à sa place, la défendant, ce qui tira un large sourire à Leah. Finalement, la jolie hybride avait visiblement décidé de prendre son parti.

- Vous voyez, cette hybride soit-disant mal éduquée et irrespectueuse est jusqu'ici bien plus respectueuse que vous envers moi...donc je vous pries de préparer les papiers d'adoption parce que je vais la prendre.

Leah tourna la tête vers Sayla, lui adressant un regard à la fois complice et ravie. Elle sentait qu'elle allait bien s'entendre avec cette merveille. Le vendeur se précipita à préparer les papiers, n'osant plus la contredire de peur de dire de nouveau un mot de travers. Il prépara les papiers à signer qu'il lui apporta et prépara le changement de propriétaire pour la puce électronique de l'hybride. Il ne restait plus que le chèque que lui donna Leah, un bon trou dans son budget...ce qu'elle ne ferait pas tout les jours, c'était une certitude ! Le vendeur finit enfin par libérer Sayla, envisageant de lui mettre un collier et une laisse mais Leah l'arrêta aussitôt.

- Hors de question de lui mettre ce genre de choses ! Sayla, tu marcheras à côté de moi, sans t'enfuir? De toute façon, avec les charmantes lois, tu as une puce électronique dans la nuque...

La jeune femme soupira, exprimant clairement son désaccord sur cette loi supplémentaire qui restreignait les libertés des hybrides.
Elle s'écarta de la cage pour permette à la jeune hybride de sortir de la cage sans difficulté.

- Et voila, maintenant, plus de barreaux ! Alors, qu'est-ce que ça fait ! Bienvenue dans ta nouvelle vie Sayla !

Leah tendit la main pour prendre celle de sa nouvelle hybride en douceur, tout du moins, si Sayla ne voulait pas, elle ne lui imposerait pas le contact, mais elle essayait. Elle était ravie d'avoir sauver une hybride de ce trafic odieux mais si au final cela signifiait faire fonctionner la machine.
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(#) Dim 10 Avr - 22:13

Feat. Leah Aoife

Je ne savais pas si j'étais encore prête pour prendre son nom de famille, toujours est-il que cette Leah m'intriguait de plus en plus. Et même si je ne la croyais pas encore sincère, elle me disait des choses qu'aucun autre humain n'avait eu le courage d'avouer. Elle était surprenante et je dois avouer que tout ça me donnait envie d'en connaître un peu plus sur elle. Comment une humaine, certainement née auprès d'esclaves et donc habituée à cette petite particularité de Togi pouvait-elle détester l'esclavagisme à ce point ? En y repensant, mon père avait exactement la même opinion là-dessus et je regrettais de ne pas avoir pu le rencontrer. J'aurais tellement aimé connaître mon père, il aurait été le seul à pouvoir répondre aux nombreuses questions que je me posais aujourd'hui. Il aurait certainement été le seul humain à trouver grâce dans mon cœur et à comprendre ma douleur. Plus j'y songeais et plus je me disais que, si mon père était encore là aujourd'hui, ma mère ne serait peut-être pas morte, je n'aurais certainement jamais connu cette vie de servitude et je serais peut-être mère à l'heure actuelle. Et puis, sentant que toutes ces pensées me rendaient mélancolique, j'ai préféré reporter mon attention sur la jeune femme qui disait qu'elle me trouvait intelligente et qu'elle voulait m'aider.

Tout les hybrides ne sont pas foncièrement débiles. Mais je gardai bien évidemment cette pensée pour moi, consciente que Leah ne voulait surement pas être méchante en disant cela. Elle venait de me faire un compliment après tout, alors je lui ai sourit en guise d'approbation et de remerciement. Je ne savais pas si j'avais besoin d'aide -certainement que si- et je ne savais pas plus pourquoi cette jeune femme voulait m'aider, moi, l'hybride sans valeur. Toutefois, j'ai décidé d'accepter son aide et de voir ce que la cohabitation donnerait pas la suite. Dans tout les cas, j'avais fuit une fois, j'étais certainement capable de réitérer les faits si ma vie auprès d'elle devenait vraiment insupportable. De là à la poignarder avant de partir, peut-être pas. Le souvenir de la lame plantée dans le torse du maître et le corps inerte de mon bébé posé là quelques mètres plus loin me fis frissonner. Je n'avais pas pour habitude d'être violente, en fait, avant ce drame je n'avais jamais levé la main sur le maître. L'idée de l'avoir peut-être tué me fit me demander si je ne valais pas autant qu'un de ces cruels humains au final. J'ai froncé les sourcils.

L'humaine me parlait d'égalité, mais était-ce seulement possible ? Du plus loin dont je me souvenais, aucun hybride n'avait jamais été traité comme l'égal des humains. Depuis ma naissance et même certainement des années avant, nous n'étions que des "choses" à leurs yeux. Des objets sans valeur dont on se sert, qu'on jette quand on s'en lasse, sur lesquels on passe ses nerfs quand on est énervé. Comment un hybride pouvait-il être l'égal d'un humain ? Leah me laisserait-elle travailler ? Aurais-je droit à une maison ? Pourrais-je fonder ma propre famille et vivre libre ? Non, non et non. Les hybrides ne seraient jamais égaux aux humains.

Et puis, quand elle a répondu au vendeur, avec presque autant de hargne que je l'avais fait, mon regard s'est illuminé. Jamais je n'avais vu un humain aller dans le sens d'un hybride et contre un autre humain, c'était spectaculaire. Cette Leah était décidément pleine de surprise. En tout cas, c'était décidé, la machine était enclenchée, la jeune femme allait m'acheter et me sortir de ma prison. Je ne vous raconte pas l'immense bien-être que j'ai ressenti lorsque j'ai enfin pu sortir de cette horrible cage. Je n'ai pas pu m'empêcher de m'étirer tout en jetant un regard satisfait au vendeur qui était visiblement encore gêné de ses précédents propos. Mon cœur se serrait lorsque, dans la cage voisine, un jeune hybride usagii me souriait, visiblement heureux pour moi. J'aurais tellement voulu que tout mes pauvres amis retrouvent un semblant de liberté eux-aussi. Je lui ai rendu son sourire, comme pour l'encourager et lui dire de ne pas perdre espoir, puis j'ai reporté mon attention sur Leah.

-"Non, je ne vais pas m'enfuir. Ce serait idiot. Non seulement je vous aurais fait dépenser votre argent pour rien et ce n'est absolument pas mon but, mais en plus je risquerais de me refaire attrapée en enfermée dans l'heure suivante. Si j'ai accepté de venir avec vous, c'est que je le voulais bien."

Et ce n'était que la pure vérité. Jamais l'idée de m'enfuir ne m'avait effleuré l'esprit et puis, la vie en totale liberté avait beau être magnifique, elle n'en était pas moins compliquée. Il fallait avoir certaines connaissances, comme la chasse, étant née en captivité je n'avais pas autant d'instincts qu'un hybride sauvage pourrait avoir. Je n'aurais pas mangé à ma faim, je n'aurais pas survécu au froid hivernal si ça n'avait pas été la maladie qui m'aurait tuée. Ça me faisait mal de l'admettre, mais j'étais dépendante de l'humain, incapable de survivre sans lui. C'est ce que je reprochais le plus à la servitude, de devenir dépendant de son maître et de devoir l'accepter. J'allais être dépendante de Leah et cette idée ne me plaisait guère. Je n'avais pas vraiment le choix de toute façon.

Et alors que la jeune femme me tendait sa main pour quitter les lieux, le vendeur se glissa derrière moi pour venir me souffler à l'oreille.

-"Je te déconseille de retomber ici un jour ma jolie, parce que je peux t'assurer que cette fois-ci tu ne feras pas la maline."

Il m'a tapoté l'épaule et s'est reculé en souriant à Leah, comme pour lui faire croire qu'il m'avait gentiment fait ses adieux. J'ai souris, amusée, puis je me suis retournée pour être face à lui. J'ai soutenu son regard pendant de bonnes minutes, puis à mon tour je me suis approchée de lui et j'ai murmuré.

-"Ne t'en fais pas mon vieil ami, je ne suis très certainement pas prête de remettre les pieds ici. En attendant, si nous devions nous revoir un jour, j'espère que d'ici là tu auras appris à respecter tes congénères."

Je me suis reculée pour lui faire un clin d’œil, lui tapotant l'épaule à mon tour, par mimétisme. J'ai sentis les muscles de son bras se crisper de colère, mais il ne pouvait plus rien faire contre moi, j'appartenais à Leah désormais. Pas peu fière de moi, j'ai tourné les talons pour fait face à la jeune handicapée, puis, non sans hésitation, j'ai glissé sa main dans la mienne. Je lui ai accordé un sourire, sincère cette fois-ci et j'ai dis d'une voix douce.

-"La liberté est à nous."

Lorsque nous sommes sortit de l'animalerie, j'ai levé la tête vers le ciel et j'ai inspiré une grande goulée d'air. J'avais l'impression de ne pas avoir sentit la chaleur du soleil sur ma peau depuis une éternité, ça faisait un bien fou. Aussi, j'avais hâte de découvrir ma nouvelle maison.

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