Bienvenue à Togi! Cette merveilleuse île qui propose toutes sortes d'hybrides à la vente. Serez-vous le maître ou l'esclave? NC-18
 

Mais qu'est-ce que j'fous là ?

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(#) Lun 4 Avr - 1:56
Mais qu'est-ce que j'fous là ?



Les rues regorgeaient de monde, c’en était limite soulant. Mais bon, mieux valait que je continue de me déplacer à pied car les routes n’offraient pas plus de liberté. Les véhicules se collaient les uns les autres, ne laissant qu’un maigre espace entre eux dans l’espoir de passer le prochain feu de signalisation avant qu’il ne soit à nouveau rouge. Cela faisait une semaine que j’avais emménagé à Togi. Mise à part ma rencontre avec Asher le premier soir dans un bar qui s’était révélée plutôt sympathique, je n’avais pas encore eu l’occasion de parler à qui que ce soit d’autre, hormis mes collègues de travail humains. Mais sinon, la semaine s’était bien déroulée. Aujourd’hui, comme je ne travaillais pas de l'après-midi, je voulais me rendre dans un garage pour acheter une voiture d’occasion pas chère, histoire de pouvoir me rendre au boulot plus rapidement. Comme le centre funéraire se trouvait en banlieue et que mon appartement ne se situait pas très loin, la route que j’emprunterais ne serait, en théorie, pas très fréquentée. C’était surtout parce que j’en avais marre de prendre le bus, et le vélo, très peu pour moi…
Cependant, alors que je parcourais les rues bondées à la recherche de ce fameux garage, je me retrouvai dans celle qui, manifestement, regroupait une grande partie des animaleries de l’île. Mentalement perdu, j’esquissai un geste pour revenir sur mes pas puis me ravisai. Ça ne me coûtait rien de regarder, j’avais le temps après tout. Sans grand enthousiasme, j’avançai parmi les passants tout en regardant à droite à gauche sans vraiment m’intéresser à ce que je voyais. La seule fois où je ralentis l’allure fut devant une animalerie où l’on pouvait voir les hybrides en cage depuis l’extérieur. A la fois intrigué et surpris de faire face à un tel spectacle, je m’arrêtai. J’avais du mal à me faire à l’idée que des types prenaient du plaisir à mettre des gens en cage pour gagner de l’argent sur leurs têtes en les vendant. Les hybrides étaient avant tout humains et cette vision me faisait tant penser à de l’esclavage que je peinai à soutenir le regard de l’un d’eux au moment où je décidai de reprendre ma route. Mais je poursuivis mon chemin quand même, assez dégoûté et bizarrement irrité.


« Depuis quand tu te soucies de ces créatures toi ? » demanda Meyer d’un ton autant moqueur que curieux.

Je ne m’en souciais pas…


« Mais bien sûr ! J’ai cru que t’allais voler au secours de cette Neko tout à l’heure… »

Je ne l’aurais pas fait. Comme je l’avais dit à Asher l’autre soir, je n’avais besoin de personne pour me seconder, que ce soit pour les tâches ménagères, prendre soin de mon appartement ou encore de moi-même. Je me débrouillais très bien tout seul.

« Tu comprends rien, c’est juste d’une présence dont t’as besoin… pour l’instant. »

- Fick Dich (Va te faire foutre), Meyer, laisse-moi tranquille bordel,
marmonnai-je en fourrant mes mains dans mes poches.

Je ne fis pas attention à la vieille dame qui me regardait bizarrement en se demandant à qui je parlais, et avançai encore de quelques mètres. La rue se terminait ici et une dernière animalerie faisait l’angle. Plus discrète que les autres, elle ne laissait pas aux passants le loisir de pouvoir scruter l’intérieur. On aurait presque dit que les lieux étaient verrouillés. Mais quand je poussai la porte aux vitres fumées, je constatai que le magasin était bien ouvert. Lentement, je longeai l’unique allée sans même regarder à l’intérieur des cages. Puis je m’arrêtai et plaquai une main sur mon front en soupirant. Mais qu’est-ce que je foutais là ?


« J’me le demande… » railla Meyer comme s’il se retenait d’éclater de rire.

- Besoin d’un renseignement monsieur ? s’enquit le vendeur à l’air peu accommodant.

Je secouai négativement la tête.


- Non, j’suis pas intéressé, répondis-je. J’me suis trompé d’endroit.

Il parut surpris mais prit vite une expression aussi mauvaise que l’odeur d’égouts qu’il dégageait.

- Vous êtes sûr, étranger ? Vous ratez quelque chose…
- Ouais j’suis sûr,
fis-je en tournant les talons.
- La petite dernière est pourtant pas chère.

Je levai les yeux au ciel. Ce n’était pas le prix qui allait me faire changer d’avis.

- Et c’est une Kitsune !

Rien à battre d’avoir un renard, un chat ou un chien sous forme humaine dans mon appart.

- Elle est mignonne en pl…
- Mais va chier avec ta p’tite dernière !
rétorquai-je en regrettant d’être entré dans cette foutue animalerie.

Qu’est-ce qui m’avait pris ? Alors que je me dirigeais vers la porte, mon regard s’attarda sur une hybride aux longs cheveux roux qui se trouvait dans la dernière cage de la rangée. J’aurais pu mieux la détailler si la première chose qui me sauta aux yeux n’avait pas été l’état lamentable dans lequel elle se trouvait. Je me retournai vers le vendeur et lui accordai un regard méprisant.


- Et c’est comme ça que tu les vends ? demandai-je en désignant l’hybride d’un signe de main désinvolte. Bravo l’entretien !

Sur l’écriteau accroché aux barreaux de la cage, je pus voir que son occupante venait juste d’arriver. C’était donc elle la « petite dernière »…

- Et tu comptes vraiment la vendre avec ces bandages partout et les vêtements pourris ?
- Euh…
- Elle devrait être gratuite ! J’comprends qu’y ait personne ici…
- Oui bon, on n’a pas eu le temps de l’emmener à l’hôpital après l’accident de voiture.


L’accident ? Quel accident ? Je ne savais même pas pourquoi je bouillonnais de rage alors qu’à la base, je ne voulais pas acheter d’hybride. Sentant ma colère, le vendeur finit par s’excuser mais prétendit qu’il n’avait pas le droit de vendre ses « articles » gratuitement. Il me proposa donc une très petite somme, si petite que n’importe qui aurait pu l’accepter.

« Et toi ? T’acceptes ? C’est plutôt rentable, sachant que tu vas devoir payer des soins. »

Rentable ou pas, je m’en fichais ! Tout ce que je voulais en sortant de chez moi ce matin, c’était une voiture, pas un hybride. Néanmoins, quand mon regard se posa à nouveau sur la demoiselle en mauvais état, quelque chose au fond de moi me dit que je ferais une grave erreur si je ne la sortais pas d’ici.

- Scheiβe (Merde)… maugréai-je entre mes dents.

Je balançai un billet au visage du vendeur et, d’un signe de tête, lui indiquai qu’il pouvait ouvrir la cage.


« Il a craqué, ahah ! »

Quand ce fut fait, il me laissa seul avec l’hybride qui n’avait pas l’air dans son assiette. C’était une Kitsune aux yeux bleus, du moins à l’œil bleu étant donné que l’autre était dissimulé derrière un cache-œil. Elle portait quelques bandages qui ne masquaient pas forcément les contusions et coupures, et son visage pâle exprimait autant de fatigue que de tristesse. D’un geste décidé, je tendis ma main dans sa direction et plantai mon regard dans le sien.

- T’as rien à faire dans c’trou, viens.
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(#) Lun 4 Avr - 2:42
Des émotions étranges remplissent mon cœur et mon esprit. Je ne me souviens pas exactement du chemin que j'ai pris ou même l'endroit où je me trouve et l'idée de m'enfuir m'étant impossible, je devais tout simplement attendre dans cette cage sale et plonger dans cette odeur fétide. Malgré les blessures qui percutent mon corps, je m'acharnais à taper dans les barres et crier au vendeur de me libérer ! Je voulais tout simplement m'enfuir d'ici et partir à la recherche de mon maître... Même si celui-ci est mort devant moi. Le vendeur au visage hideux et aux vêtements sale me regardait souvent en se disant comment allait-il vendre une hybride comme moi au caractère si franc et intouchable. Je ne me sentais pas capable de prévoir une fuite. M'allongeant contre le sol froid, une envie pressante de pisser appuya contre ma vessie et la faim qui rongeait mon ventre. Je veux partir d'ici...

Plus tard, après m'être assoupie à cause de la fatigue et la douleur. Bougeant pour poser mon dos contre les barreaux pour mieux observer l'individu qu venais à peine de rentrer ici. Au premier regard, la seule chose que je me suis dit "Que fait-il ici....". Mais dans tous les cas, la discrétion reste mon objectif principal ! Être vendue à quelqu'un que je ne connais pas ? Rêve toujours. Toujours les mêmes paroles à chaque fois le même refrain pour nous vendre et gagner de l'argent sur notre dos. Ma tête se penche sur le côté surpris par la réaction de l'acheteur. Lui qui me semblait si indifferent de nous et de notre état, me serais je tromper sur lui ? Je pense que oui. Voilà qu'il me montre de la main, sérieusement, il ne pouvait pas me foutre la paix et me laisser crever en paix ? J'ouvre grand les yeux quand l'acheteur fait voler un billet sur le vendeur et demander d'ouvrir la cage. Bougeant encore pour me mettre dans le fond de la cage avant que l'homme ne tende la main vers moi tout en plongeant sont regard dans le mien.

>> Sérieusement,  tu vas foutre quoi avec une hybride comme moi ? Tu aurais pu me laisser crever dans ce trou à rat et ne jamais avoir connu cet endroit.

Tout le contraire de ce que je pense. J'aimerais m'enfuir d'ici et partir loin de cet endroit néfaste pour moi, mais cet homme allait payer de ça sueur pour me soigner. J'avais bien remarqué que sur son visage l'expression n'était que de l'arrogance et le désintérêt de ma personne. Je me trompe peut-être sur un jugement faux. Tournant ma tête sur le côté sans vouloir le regarder.

>> De toute manière, je ne peux pas bouger comme je veux! Tu as bien regardé ma jambe ? Fracture ouverte et bien d'autres blessures.... Je suis bonne à jeter que de te faire payer les frais médicaux. *Glousse et grogne par la suite* DEGAGE D'ICI! Ne Reviens Pas !!!!!

Mon corps commençait à avoir la bougeotte et la douleur devenais plus dense encore ! Le vendeur me gueula dessus pour me calmer, mais cela n'aida en rien m'a décision.

>> Et toi le gros con ! Ferme bien ta grande gueule ! Tu ne sers strictement à rien ici...

Le vendeur n'en pouvait plus de moi et de ma grand gueule qu'il voulut venir vers moi pour me frapper et me calmer par des coups. Le chemin étant bouché par l'acheteur, le vendeur s'exprima vers lui et demander s'il était toujours d'accord de me prendre avec lui?

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(#) Lun 4 Avr - 12:56
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Elle se recroquevilla au fond de sa cage d’un air ennuyé.

- Sérieusement, tu vas foutre quoi avec une hybride comme moi ? lâcha-t-elle violemment. Tu aurais pu me laisser crever dans ce trou à rat et ne jamais avoir connu cet endroit.

Évidemment, j’aurais dû m’attendre à ce genre de réaction. Agaçant…

- De toute manière, je ne peux pas bouger comme je veux ! se plaignit-elle en détournant la tête. Tu as bien regardé ma jambe ? Fracture ouverte et bien d’autres blessures…

Effectivement, pour le peu qu’elle bougeait, je voyais qu’elle avait du mal. Je me demandais si les vendeurs avaient le droit d’exposer leurs hybrides dans cet état. A mon avis, c’était illégal.

- Je suis plus bonne à jeter que de te faire payer les frais médicaux. DEGAGE D’ICI ! cria-t-elle. Ne reviens pas !

J’allais répliquer mais le vendeur me devança et se mit à crier lui aussi pour tenter de la calmer. Sans succès…

- Et toi le gros con ! répliqua-t-elle en colère. Ferme bien ta grande gueule ! Tu ne sers strictement à rien ici…

Hors de lui, le vendeur s’approcha en levant la main pour la frapper. Malheureusement pour lui, je me trouvais entre eux. Il se ravisa donc et porta son attention sur moi.

- Vous êtes sûr que vous en voulez ? s’enquit-il désespéré.

Je le regardai avec des yeux ronds.


- Et tu me poses la question une fois que j’ai payé ? Me prends pas pour un con. J’croyais que tu voulais t’en débarrasser…

Il haussa les épaules sans savoir quoi dire. Je me tournai vers l’hybride qui faisait la gueule au fond de sa cage, et m’accroupis face à elle.

- Eh, die Rothaarige (la rouquine), hélai-je sans pouvoir m’empêcher de lui parler aussi durement. J’te propose un truc.

Je sortis mon paquet de cigarettes de la poche de mon jean et le levai devant ses yeux pour qu’elle le voit bien.

- J’vais en griller une dehors, expliquai-je calmement. Si j’te vois pas sortir quand j’ai fini, j’te laisse dans ton trou et j’me barre.

Je l’avais payé si peu cher que je me fichais de ne pas la prendre avec moi au final. Je rangeai le paquet à sa place, me redressai et me dirigeai vers la sortie.

- Si jamais elle se décide, donne-lui de quoi l’aider à marcher, ordonnai-je au vendeur sans le regarder. Et brosse-toi les dents tant que t’y es.

Je n’attendis pas de réponse et sortis de la boutique. Une fois dehors, je m’adossai au mur à côté de la porte en soupirant, allumai une cigarette en prenant le temps de la consommer.

« Elle a l’air d’avoir un sacré caractère la p’tite, remarqua Meyer. Ça va être amusant ! »

Ou pas… Je me demandais encore ce qui m’avait pris de rentrer dans cette animalerie.
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(#) Mer 6 Avr - 0:18
Je ne pouvais m'empêcher d'écouter l'acheteur parler avec le vendeur pendant un cours moment. Toujours dans le fond de la cage, je pouvais apercevoir quelques rayons de soleil traverser la vitre si sale de poussière. Je me suis quand même demandé comment la boutique arrivais à fonctionner avec une façade aussi peu attirante. Quelques secondes venaient de s'écouler avant de l'acheteur se retourne vers moi pour commencer à me parler durement. Mes sourcils se froncent automatiquement et je ne pu ouvrir la bouche avant d'apercevoir un paquet de cigarettes face à mon visage. Il m'explique qu'il va fumer une cigarette dehors et que je devais choisir si oui ou non, j'allais le suivre et partir d'ici. Mes yeux bleus le regardent sortir du magasin après qu'il ait parlé au vendeur. Voilà que mon esprit est chamboulé par une décision à prendre ! Me laisser, crever ici ou faire confiance à cet homme ? Le vendeur pose ces yeux en ma direction tout en pestant entre ses dents. Il tourna talons pour retourner derrière le comptoir du magasin pour continuer ses petites affaires 'illégales'. Mon corps voulait tellement tourner en rond dans la cage, mais hélas immobilier par les blessures.

Après mure réflexion sur le pour et le contre, j'ai crié sur le vendeur de venir avec ce qu'il faut pour me sortir d'ici et asser vite. Le vendeur arrive avec des béquilles en râlant entre ses dents et partir à nouveau derrière le comptoir. Je les prends et commence à essayer de me lever avec difficulté bien sûr, mais voulant sortir le plus vite possible d'ici sans réfléchir me levant pour sortir de la cage et ouvrir la porte du magasin. Un vent frais et léger soulève mes cheveux pour les faire danser devant mon visage qui lui se soulève doucement vers le ciel et sentir l'odeur de la liberté. Je jette un petit coup d'œil vers toi et t'observer fumer seul dans ton coin. M'approchant en ta directement, on peut même entendre le bruit assourdissent des béquilles qui claquent contre le sol. Les bouts de bandage qui danse atour de moi comme des ailes accrocher à mon dos. Je me sentais tellement bien et libérer des chaînes qui me fessaient trainer les jambes.

J'arrive près de toi pour te prendre la moitié de la cigarette et venir y tirer une bonne taff pour me craser les poumons une bonne fois. Recrachant la fumée avant de te regarder.

>> Je viens avec toi ! Je ne pouvais pas rester enfermée dans un endroit pareil et sentir cette odeur macabre. D'un côté, tu as payé pour m'avoir.

Termine alors la clope et viens la jeter plus loin sans vraiment faire attention à ce qui l'entoure. Ses oreilles bougent de gauche à droite écoutant les bruits de la ville, son odorat s'active pour sentir chaque parcelle d'odeur et sa peau qui frémit à chaque contact du vent !

>> Bon! On bouge d'ici, je commence sérieusement à avoir mal et si tu ne veux pas que je tombe au sol...Vos mieux partir!
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(#) Mer 6 Avr - 1:53
Deux ou trois petites minutes seulement s’écoulèrent avant que le léger grincement de la porte à côté de moi me parvienne. Le cliquetis caractéristique d’une paire de béquilles se rapprocha et avant même que j’aie pu tourner la tête, ma cigarette avait disparue. Je baissai les yeux, vis la jeune Kitsune expirer un peu de fumée, le petit bâtonnet de tabac calé entre les lèvres. Elle me regarda et dit :

- Je viens avec toi ! Je ne pouvais pas rester enfermée dans un endroit pareil et sentir cette odeur macabre. D'un côté, tu as payé pour m'avoir.

Je hochai la tête, forcément d’accord avec ses propos… même si je serais vraiment parti après avoir fini ma cigarette. Je tenais toujours parole. La demoiselle finit par jeter le mégot par terre et je vis ses oreilles bouger dans tous les sens, à l’affût du moindre bruit. C’était franchement bizarre de voir ça sur la tête d’une humaine…

- Bon ! On bouge d'ici, décida-t-elle avec énergie. Je commence sérieusement à avoir mal et si tu ne veux pas que je tombe au sol... vaut mieux partir !

Je me décollai du mur, regardai autour de moi. Il y avait toujours autant de monde dans la rue. Il serait difficile à la jeune femme de se déplacer sans être bousculée. Je fis donc en sorte de nous frayer un passage en la gardant bien derrière moi, et une fois enfin sortis de la foule – je n’étais pas agoraphobe mais traverser tout ce monde restait quand même étouffant – nous prîmes un bus en direction d'un hôpital réservé aux hybrides. Je ne pouvais pas amener l’hybride directement à l’appartement, d’autant plus que cela nous ferait faire un détour pour rien. Nous nous assîmes vers le fond du véhicule, la demoiselle côté couloir afin de pouvoir étendre un peu sa jambe. Alors que nous étions presque arrivés, un type vint s’adresser à elle, une expression agressive sur le visage et l’air de ne pas rigoler tous les jours.

- Dégage de là, l’esclave, laisse la place aux gens normaux ! broncha-t-il. J’devrais même pas te le dire, tu devrais te lever direct et me laisser m’asseoir ! Allez dépêche !

Et il continuait sans laisser à la Kitsune le temps d’en placer une. Le coude appuyé sur le rebord de la fenêtre et le menton posé sur la paume de ma main, je me mordis la lèvre inférieure en me demandant quand cet imbécile allait se la fermer. Mais comme il semblait bien décidé à emmerder son monde, et surtout mon hybride, je me retournai soudain, le saisis par le col de sa chemise et le tirai vers moi. Il perdit à moitié l’équilibre et se rattrapa en posant ses mains sur le dossier du siège de devant.

- Fous l'camp, dis-je calmement mais empli de rage.

Ce n’était pas ce sale type qui allait me pourrir la journée ! Heureusement, il comprit le message et s’en alla sans demander son reste.


- C’est la journée des cons… murmurai-je en reprenant mon observation du paysage qui défilait à l’extérieur.

Cinq minutes après, le bus s’arrêtait devant l’hôpital. Nous descendîmes et j’emmenai la jeune femme dans le hall pour l’enregistrer. Elle fut rapidement prise en charge et nous eûmes bientôt le compte-rendu de ses blessures. Elle devrait restait au moins pour la nuit et, le reste du temps, se reposer à la maison. Allongée sur un lit médical dans sa chambre attitrée, je la sentais nerveuse et pas franchement motivée à l’idée de rester toute seule ici.


- Vous pouvez rester si vous voulez, me proposa le médecin en notant un dernier détail sur son calepin. Nous avons ce qu’il faut pour vous. Sauf si vous préférez venir la chercher demain, c’est comme vous voulez.

Face à ce dilemme, je me dis que ce n’était pas à moi de décider. Si j’avais agi comme à mon habitude, en tant que célibataire asocial dénué de tout sentiment positif, je serais parti tout de suite. Mais cette hybride m’appartenait désormais et je lui devais le respect d’accepter de m’appartenir. Je la regardai donc et pris la parole.

- C’est toi qui décides, fräulein (mademoiselle).

Et si elle croyait qu’après avoir passé le pas de la porte, je l’abandonnerais, elle se trompait sur toute la ligne.
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(#) Mar 26 Avr - 22:07
Je sautillais pour me déplacer à travers la foule. Je n'aime vraiment pas cette sensation de pression sur moi et ce monde me rendait complètement malade. L'idée de l'homme qui m'accompagne, mon nouveau "maître" de prendre le bus me plaît vachement! Donc pour la peine et sans ronchonner j'ai monté dedans pour enfin m'installer comme je le pouvais. Par la suite des évènements se sont produits, comme l'autre con qui me dit sans scrupule de dégager de mon siège alors qu'il remarque très bien mon handicap. De ma petite personne et dans un état déplorable, j'avais énormément de mal à m'exprimer sur cet homme complètement enrager de me voir sur ce siège. Une chose tellement futile qui peut remplir le cœur d'un homme de rage. Ces oreilles remplis mon monde de malheur et je déteste ça. Dans une fraction de seconde mon « maître » attrapa le col de l’homme face à moi pour l’attirer vers lui et lui demander de foutre le camp. Mon corps bascula légèrement sur le côté pour laisser la place et regarder la scène complètement captiver par sa réaction si rapide. Je me demande encore pourquoi réagir pour une personne comme moi ! Qui ne peux qu’engendrer problème autour d’elle. Quand le perturbateur sans alla plus loin pour nous laisser tranquille, un long soupire s’échappe avant de me remettre convenablement sur mon siège. La journée des cons tu dis ? Je ne peux que confirmer tes dires.

Plus tard, nous arrivons devant un grand hôpital et ce n’était pas la première fois que j’en voyais un. Je suis plutôt turbulente et j’aime faire des choses complètement débiles et dangereuses. Les choses ont vite été faites pour l’enregistrement et la prisent en charge. Je n’aime vraiment pas cet endroit pour l’odeur de désinfectant qui plane dans le bâtiment et les seringues qui nous accueillent à chaque fois qu’on a quelque chose. Voir aussi ces patients qui ne font que se plaindre ‘j’ai mal, laissé moi sortir, j’en ai marre, je veux ma dose…’, je vous laisse imaginer la suite. Mes oreilles n’en pouvaient plus d’entendre tout ça. Les examens finis, je me retrouve dans une chambre froide d’un côté on comprend parfaitement le moral des troupes qui se trouve dans les hôpitaux. Des murs blancs, des draps blancs, les w.c blanc et en plus de ça on nous fait porter des robes complètement ridicule. Je ne voulais vraiment pas rester ici entre ces quatre murs. Allongée sur le lit, la seule chose que je pouvais apercevoir c’était les feuilles d’un arbre face à ma fenêtre qui bougeait grâce au vent. Je n’attendais que toi et surtout entendre le son de ta voix pour briser ce silence qui comble la chambre. Je me sentais tout de même vaseuse à cause des médicaments qui commençaient à couler dans mon sang. Un petit moment plus tard l’infirmière parle à mon « maître » et celui-ci se retourne vers moi pour demander mon avis. Bougeant dans le lit pour poser mes yeux sur toi.

>> J’aimerais que tu restes avec moi pour cette nuit..

Pour la première fois depuis la mort de son véritable maître, elle ouvre une petite parcelle de son cœur vers toi. Son ventre commence à faire du bruit et l’heure de manger arrive à grand pas. Le temps avance assez vite et pendant ce temps l’hybride parle avec toi de tout et de rien venant même te taquiner par moment pour frôler tes nerfs avec des ‘ordres’ comme par exemple ‘j’ai soif donne-moi un verre d’eau, j’ai la dalle ! Je peux avoir un biscuit ?....’ et d’autres petites choses comme ça. La nuit tombe et le sommeil prend le dessus, elle demande alors à son « maître » d’appeler une infirmière pour apporter un lit pour lui et ne pas dormir sur un siège dur et inconfortable. Elle le laisse faire et s’installe comme elle peut sur le lit allongé sur le côté vers la fenêtre et essayer de dormir.

La nuit passe et le soleil s’installe dans la chambre pour me réveiller doucement grâce à ça chaleur. J’ouvre les yeux et me tourne doucement vers toi pour te regarder dormir, ton visage si sage me rend nostalgique. Mais ce n’était pas l’heure de ressasser le passer et de toute manière, une infirmière entre dans la chambre en réveillant tout le monde donc toi et venir vers moi pour regarder une dernière fois les blessures, changer les pansements et tout mettre en place pour mon départ. Je me sentais tellement bien d’entendre cette infirmière me dire que je pouvais partir aujourd’hui ! Je m’installe assise sur le lit et pose mes yeux sur toi.

>> Nous pouvons enfin sortir de cet enfer ! J’ai vraiment envie de partir d’ici, l’endroit m’angoisse et j’ai envie de manger quelque chose de bon…vraiment BON ! Comme une pizza ou….

Je me coupe un instant pour serrer les dents sous une légère pression. Ma jambe me lance encore ! Vite que je guérisse rapidement pour reprendre la liberté de courir, sauter, grimper aux arbres. Bref, j’attends la décision de mon « maître » pour la suite des évènements.
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(#) Mar 26 Avr - 23:37
Elle se tortilla légèrement dans le lit pour pouvoir me regarder.

- J’aimerais que tu restes avec moi cette nuit, dit-elle.

Je ne m’attendais pas du tout à ce qu’elle le demande d’une voix aussi posée, limite suppliante. J’étais tellement surpris que je ne réagis pas tout de suite. Ce fut au raclement de gorge impatient du médecin que je hochai la tête sans savoir encore dans quoi j’allais m’embarquer. Quand il sortit de la chambre, je m’installai dans le fauteuil posté à côté du lit en soupirant.
Le temps défila jusqu’à l’heure du dîner. l'hybride se fit servir un plateau et j’eus droit moi aussi à un repas, bon mais léger. Elle était sacrément bavarde. Elle me parlait de tout et de rien en particulier et moi, pas du tout habitué à entretenir des conversations aussi longues en temps normal, je répondais comme je pouvais, un peu maladroitement. Je n’étais pas du genre à parler de moi. Je n’aimais pas du tout cela en fait. Cependant, ce fut une des rares soirées que je passai sans entendre une seule fois Meyer se moquer de moi ou ajouter son grain de sel. Parfois, la jeune femme tentait des approches plus brusques en me demandant tout et n’importe quoi, comme si c’était elle qui commandait et non l’inverse. Elle se calma très vite quand elle vit qu’elle se trouvait face à un mur de pierre difficile à cerner. Plus tard, elle me rappela que si je voulais dormir confortablement, je devais demander à une infirmière de faire installer un lit. Ce que je fis, même si je savais que je ne dormirais pas beaucoup, et même pas du tout.
En effet, la nuit me parut longue. La demoiselle dormait paisiblement dans son lit médical, allongée sur le côté en me tournant le dos. Et moi j’avais passé des heures à regarder le plafond en me demandant encore comment j’en étais arrivé là. Pourtant, la fatigue s’empara de moi aux alentours de quatre heures du matin. D’habitude, je faisais des cauchemars et m’en souvenais parfaitement au réveil. Mais pas cette fois. Quand l’infirmière entra dans la chambre, me réveillant au passage, je me rendis compte que je ne me rappelais de rien et venais de connaître un sommeil tranquille, si court et rare soit-il. Tandis que j’émergeais doucement, l’infirmière alla s’enquérir de l’état de mon hybride. Elle changea les pansements et une fois fait, déclara que la rouquine pouvait sortir. Cette dernière s’assit sur son lit et me regarda.


- Nous pouvons enfin sortir de cet enfer ! s’exclama-t-elle visiblement contente. J’ai vraiment envie de partir d’ici, l’endroit m’angoisse et j’ai envie de manger quelque chose de bon… vraiment BON ! Comme une pizza ou…

Elle fut interrompue par la douleur de sa jambe qui semblait la rappeler à l’ordre et grimaça. Je me levai, m’étirai paresseusement.

- T’auras ta pizza si tu te tiens tranquille, prévins-je en faisant craquer les jointures de mes doigts.

J’attrapai la paire de béquilles qui reposait dans un coin de la pièce et les lui donnai. Puis je me rendis compte qu’elle était en tenue d’hôpital et qu’elle ne pouvait pas mettre ses vêtements crasseux d’hier. J’appelai donc une infirmière pour savoir si la Kitsune pouvait en bénéficier. Elle me regarda comme si je venais d’une autre planète.


- Ben quoi ? Il doit bien y avoir des fringues en stock ici à cause de crétins qui les oublient, rétorquai-je violemment.

Elle s’excusa et nous demanda de patienter le temps d’aller vérifier. En effet, elle revint quelques minutes plus tard avec de quoi habiller l'hybride. J’allai dans le couloir pour la laisser se changer et attendis. Quand elle m’eut rejoint, nous descendîmes à l’accueil pour signaler sa sortie de l’hôpital. La jeune femme avait du mal à avancer avec ses béquilles. Une fois dehors, je lâchai un profond soupir, comme si cela faisait des jours que nous séjournions ici. Je n’aimais pas beaucoup les hôpitaux mais cette fois, je n’avais pas eu beaucoup le choix. Nous prîmes à nouveau le bus pour nous rendre jusqu’à l’appartement. Durant le trajet, je me sentais de plus en plus mal à l’aise. J’avais pris la décision d’acheter la Kitsune sans m’y être préparé à l’avance. Comment la cohabitation avec elle se passerait-elle ?
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