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Frohe Weihnachten !



Frohe Weihnachten !

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(#) Ven 5 Jan 2018 - 23:45
ft. Sofia & Meyer
"C'est Noël Master ! Noël !"

"Frohe Weihnachten !"
Le 24 décembre 2033. C'était officiellement le jour du réveillon de Noël. Voila des jours et des jours que Sofia en entendait parler partout : A la radio, à la télévision, dans les boutiques, chez Yoshikazu et au marché de Noël ! Tout le monde en parlait, sauf Meyer. Il s'en fichait totalement, c'était un jour comme un autre, pour lui. Et pour Sofia aussi, d'ailleurs, elle ne se souvenait pas avoir déjà fêté Noël avec Roy... Et encore moins avec Kenichi. Pour Sofia, le 24 décembre était juste le jour 358 sur le calendrier, un Samedi comme un autre. Mais ce que Meyer ne savait, c'était que Sofia, grâce à l'aide d'Andréa, lui avait acheté un cadeau de Noël avec l'argent que Yoshikazu lui avait donné. Elle était parvenue à le cacher assez facilement, sur les conseils de la vendeuse de la boutique. Cette dernière avait bien compris que Sofia était une hybride qui cherchait à faire plaisir à son Maître, mais qu'elle n'y connaissait rien. Le cadeau était emballé ! Et heureusement, la Chienne aurait été incapable de faire un emballage aussi joli que ça. Bien à l'abri des regards indiscrets, le cadeau était bien caché, et Sofia était rentrée avant le retour de Meyer, qui ne se doutait évidemment de rien.

Le 24 décembre 2033. Au matin, Sofia se réveilla très tôt, comme à son habitude. Elle laissa Meyer dormir encore un peu, par chance il ne travaillait pas ce Samedi. Elle déposa un doux baiser sur sa tempe et s'extirpa doucement du lit. L'Hybride se dirigea vers la cuisine, toujours dans faire de bruit, pour préparer le petit déjeuné : Un café, un jus d'orange et un croissant pour Meyer. Quant à elle, une simple tasse de thé, un biscuit sec et un verre de jus d'orange également. Elle s'installa devant la télévision et l'alluma, assise en tailleur sur le canapé. Elle regarda un dessin animé qui passait toujours à cette heure-ci du matin, tandis qu'elle mangea son petit déjeuné. Le son de la télévision était très bas, elle faisait de plus en plus attention à faire le moins de bruit possible, pour laisser son Maître profiter davantage de son sommeil. Le dessin animé terminé, elle se releva, pour aller ranger sa tasse et son verre. Elle ajouta également de l'eau dans la bouilloire, Meyer n'avait plus qu'à la faire chauffer pour la verser dans sa tasse de café.  

La fin de son programme à la télévision signifiait une chose : Il était à présent six heure du matin. Il était temps pour Sofia d'aller faire sa promenade matinale. Elle se dirigea vers la salle de bain pour se brosser les crocs - sa brosse à dent ayant cette fois ci survécue - et prit ensuite la direction de la chambre.  La Chienne regarda son Maître dormir, un court instant, avant de lui bondir dessus et s'installer sur ses hanches, à cheval. Elle se pencha doucement vers lui pour encadrer son visage avec ses deux mains et le fixer.


"Bonjour Master... C'est Noël aujourd'hui. Joyeux Noël alors."

Pfff... Il se contenta de râler et de la pousser sur le coté, comme toujours. Docile, elle se laissa tomber à coté du lit et vint aussitôt se blottir contre lui pour profiter de son réveil à ses cotés. Sofia se sentait plus proche que jamais de son Maître, il avait su lui prouver qu'il était quelqu'un de digne et avait gagnée l'entière confiance de Sofia. Une confiance aveugle. Plusieurs minutes plus tard, Meyer finit par se lever, son Hybride fit de même et retira son T-shirt pour s'habiller, toujours sans aucune pudeur. Il prit son petit déjeuné à son tour, prenant son temps, comme toujours. Il n'était décidément pas du matin, lui ! Sofia, quant à elle, patienta sagement en s'entraînant dans le salon, avec quelques exercice d'étirements. Finalement, les deux s'habillèrent chaudement pour sortir en direction du parc, même si Meyer était toujours un peu dans le brouillard. Il s'installa sur un banc pour laisser Sofia se dégourdir les jambes. Elle grimpa dans un arbre - sans feuilles - pour s'y cacher, son jeu favoris, probablement, et espionna Meyer au loin, se faisant toute plate sur sa grosse branche.

Plutôt que de rentrer, ils passèrent le reste de la mâtiné à traîner dehors, faisant quelques boutiques pour passer le temps. De toute façon, du moment qu'elle était aux côtés de son Maître, Sofia se fichait pas mal du reste, Meyer pouvait la trimbaler un peu partout, elle n'était pas du genre à râler, du moment qu'elle ne se sentait pas enfermée. L'ambiance de Noël régnait dans la ville toute entière, il y avait de la musique dans les rues et dans les boutiques. Parfait, de quoi faire rappeler à ce grincheux que c'était Noël, aujourd'hui ! Midi approcha, Sofia proposa à Meyer de se rendre chez Yoshikazu, lui allait très certainement comprendre son petit manège. Il était du genre complice avec elle et allait très probablement la soutenir dans sa démarche : Fêter Noël avec son Maître ! Ils arrivèrent au stand, Yoshikazu les accueillit toujours aussi chaleureusement.


"Joyeux Noël Yoshi'. C'est la fête de Noël aujourd'hui, hein que oui ?"

Il hocha la tête d'un air vachement sérieux qui ne lui allait pas, puis accorda un clin d'oeil à peine discret à Sofia, qui poussa un petit rire aiguë en se couvrant la bouche avec ses deux mains. Yoshikazu regarda ensuite Meyer et lui sourit, espérant que le message était bien passé. Une fois repu, Sofia et Meyer rentrèrent à la maison pour y passer l'après midi, à flâner devant un film à la télévision, et c'était Sofia qui avait choisi ! Devinez ? Hé oui, un film de Noël qui passait sur une chaîne, au hasard. Même si elle ne comprenait pas tout, on y voyait des gens passer le réveillon ensemble, un film très probablement ennuyeux à mourir pour Meyer, mais ça suffisait largement à la Chienne, qui s'était blotti dans ses bras pour regarder l'écran. Il n'avait toujours fait aucune allusion et, vu l'heure, certaines boutiques commençaient à fermer... Une fois le film terminé, Sofia se redressa pour venir s'asseoir sur son Maître et lui faire face. Elle passa ses bras autour de sa nuque et se cala plus confortablement sur ses cuisses.  

"T'as vu Master ? T'as vu hein ? T'as vu comment ils ont fêtés Noël, eux ? Silence.... Le silence... elle le fixa un instant "Master ?" Sileeeence... "T'as vu ? Ca serait bien de faire comme eux, hein ?

Elle se colla à lui, en véritable petit parasite qui n'allait, de toute évidence, pas lâcher l'affaire de si tôt ! Elle alterna entre les câlins et les petits regard dans les yeux, visiblement prête à tout pour lui donner envie de passer le réveillon avec elle. C'était la première fois que Sofia se comportait ainsi, de manière plus libre et spontanée. Même avec Roy, elle ne se comportait jamais ainsi. Meyer lui laissait plus de liberté, après tout, et sans s'en rendre compte, Sofia s'y habituait et son attitude changeait. Elle était toujours aussi soumise, elle avait toujours autant peur de décevoir Meyer, mais elle était davantage... libre... et humaine ?
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(#) Jeu 11 Jan 2018 - 21:49
24 décembre 2033. Je ne pensais pas que le temps passerait aussi vite. Si je calculais bien, cela faisait maintenant un an et demi que je vivais à Togi. Un an et demi que je travaillais au centre funéraire de cette île peuplée d’être humains et hybrides en tout genre. J’avais fait pas mal de rencontres. Mais… A part Sofia, l’occasion de revoir ces personnes ne s’était plus présentée. Enfin si… parfois, je croisais Andrea quand elle venait récupérer la jeune hybride pour l’emmener chez elle. Pour le peu que je l’apercevais, elle semblait mécontente de me voir. Mais je m’en fichais. Elle pouvait bien penser ce qu’elle voulait de moi, ça n’allait pas changer mon train de vie.
Bref, aujourd’hui, en ce samedi du 24 décembre, je fus réveillé par Sofia qui voulait sa promenade matinale. Elle me bondit dessus et s’assit sur mes hanches. Je poussai un soupir de fatigue et tournai la tête pour regarder le réveil : six heures du matin, comme d’habitude…


- Bonjour Master… murmura la demoiselle en posant ses mains sur mes joues. C’est Noël aujourd’hui. Joyeux Noël alors.

Non… aujourd’hui c’était le Réveillon mais qu’importait. Je la poussai doucement sur le côté en grommelant et lâchai un long bâillement. Aussitôt, Sofia se blottit contre moi pour profiter de la chaleur de mon corps encore à moitié endormi. Je mis plusieurs minutes à émerger et je me levai enfin. Je m’habillai, la jeune femme aussi. Incapable de parler avant d’avoir pris mon petit déjeuner, je me rendis à la cuisine en silence. Comme tous les jours, elle m’avait préparé un café accompagné d’un croissant et d’un jus d’orange. J’engloutis le tout pendant que Sofia faisait des étirements, et nous mîmes nos vestes pour aller dehors. Je n’aimais toujours pas me lever aussi tôt pour promener Sofia. Cependant, je ne disais rien et suivais le rythme. En temps normal, j’aurais gueulé jusqu’à ce qu’elle comprenne que j’avais vraiment besoin de dormir. Mais… tant pis. Au fond de moi, je me disais que ça me faisait du bien de sortir autre part que pour aller travailler.
Quand nous arrivâmes au parc quasiment vide à cette heure matinale, j’allai m’asseoir sur un banc tandis que Sofia crapahutait de son côté. Elle adorait grimper dans les arbres et j’étais à chaque fois surpris par la vitesse à laquelle elle montait sur les branches. Les yeux baissés sur mon téléphone pour regarder les nouvelles du jour, je la laissai courir et faire quelques mouvements de combat dans le vide. Plus tard, nous marchions côte à côte dans les rues de Togi joliment décorées pour Noël. Il n’y avait pas grand-chose à faire à part les boutiques mais ce n’était pas mon fort. Vers midi, Sofia proposa d’aller manger chez Yoshikazu. Bonne idée ça ! Nous nous rendîmes donc au stand où le cuisinier nous accueillit avec un immense sourire.


- Joyeux Noël Yoshi ! s’exclama Sofia avec entrain. C’est la fête de Noël aujourd’hui, hein que oui ?

Il acquiesça et m’accorda un regard entendu auquel je ne fis pas vraiment attention puisque Sofia pouffait de rire dans son coin. Nous mangeâmes quelques brochettes de viande spécial Noël qu’il nous avait déjà fait goûter sur le marché l’autre jour. Puis nous rentrâmes à la maison. L’après-midi n’eut rien d’exceptionnel. Je laissai Sofia choisir un film à regarder ensemble. Je somnolais à moitié sans prendre garde au déroulement de l’histoire. Je dus m’endormir car au moment où je me réveillai, le générique défilait et je ne me rappelais pas avoir vu de scène de fin joyeuse. Car dans ce genre de film traitant de l’esprit de Noël, ça ne pouvait pas mal se finir. Toujours énergique, Sofia se redressa et vint s’asseoir sur mes cuisses, face à moi.

- T’as vu Master ? T’as vu hein ? fit-elle en entourant ma nuque avec ses bras. T’as vu comment ils ont fêté Noël ?

Non…

- Master ?

Je baillai et me frottai les yeux.

- T’as vu ? Ça serait bien de faire comme eux, hein ?

Et elle se colla contre moi, remuant parfois d’impatience face à ma future réponse. Faire comme les personnages du film ? Je ne savais pas comment ça s’était déroulé mais j’imaginais bien que la famille nombreuse s’était attablée devant un repas de roi après avoir ouvert les cadeaux sous le sapin. C’était tout ce que je savais à peu près de Noël, sans l’avoir vécu. Attends mais…

- On n’a pas de sapin, dis-je en prenant Sofia par les épaules.

Je regardai derrière moi. Le meuble sur lequel reposait la chaîne hi-fi paraissait soudain vide… Et où déposerais-je la robe que je lui avais offert ?


- Faut acheter un sapin !

Je bondis du canapé, entraînai Sofia dans l’entrée. Nous nous habillâmes chaudement et sortîmes du bâtiment. Où trouver un sapin le jour du Réveillon ?

- Scheiße… maugréai-je déçu. Viens.

Je la pris par la main et l’emmenai dans les rues de Togi. La soirée débutait mais quelques magasins fermaient encore tard. A l’affût du moindre vendeur de sapin, je regardais autour de moi en perdant de plus en plus espoir… Sofia pointa soudain le doigt vers l’entrée d’une cour devant laquelle une banderole annonçait la vente de sapins. Nous nous précipitâmes. Le problème : il n’en restait pas un seul. Enfin si… un truc minuscule et carrément moche planté dans un pot. Je baissai les yeux sur la demoiselle qui s’était déjà emparé du petit sapin en le soulevant au-dessus de sa tête comme s’il représentait un trophée. Le vendeur, un vieil homme à l’air sympathique, nous aborda et fit remarquer à quel point ce sapin ne devrait pas être vendu.

- On s’en fout, on le prend, décidai-je en fouillant dans mes poches à la recherche de mon portefeuille.
- Laissez, je vous l’offre, dit le vieux en agitant les mains d’un air insistant.

Bon… d’accord. Nous le remerciâmes et nous rendîmes rapidement dans un magasin pour acheter la décoration du sapin. Quelques guirlandes et des boules de couleur et le tour fut joué. De retour à l’appartement, je déposai le sapin sur le meuble à côté de la chaîne hi-fi et m’emparai du carton de décorations.


- Bon… fis-je avec hésitation.

Tous deux plantés devant le sapin, nous le regardions comme si c’était un corps étranger, sans savoir comment le décorer exactement.
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(#) Ven 12 Jan 2018 - 16:12
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"C'est Noël Master ! Noël !"

"Frohe Weihnachten !"
Roh, alors il avait osé s'endormir devant le film !? Tant pis, Sofia n'attendait qu'une chose à présent : Entraîner Meyer dans son envie de fêter Noël. Il semblait songeur, hésitant... Allait-il accepter ? Sofia était suspendu à ses lèvres, les fixant avec un immense espoir de pouvoir entendre un "oui" de sa part. Soudain, il fit remarquer qu'il n'y avait pas de sapin. La Chienne posa ses deux mains contre ses joues et poussa un petit "oh" de surprise, le bouche en "o". Mais oui, le sapin ! Il y en avait un dans le film, Meyer avait raison, il en fallait un ! Il regarda l'armoire derrière lui, Sofia suivit ce regard pour fixer le meuble à son tour. «Faut acheter un sapin !». Elle hocha vivement la tête, plutôt d'accord avec lui. Mais à cette heure, restait-il seulement un magasin d'ouvert ? Sans attendre davantage, pressé par le temps, Meyer bondit du canapé pour se diriger vers l'entrée et y mettre sa veste. Son Hybride le suivit pour faire de même, toute excitée à l'idée de sortir pour acheter un sapin. Finalement, ils allaient faire le réveillon ensemble ! Une fois hors du bâtiment, le duo se dirigea vers la ville pour y chercher une boutique ou un commerçant qui vendaient encore des sapins.  

La plupart étaient déjà fermés ou n'avaient plus de stock. Plus le temps passait, moins les chances d'en trouver un étaient grandes. Meyer marchait très vite et avait le regard qui se baladait partout. Sofia se contenta de lui serrer la main et de le suivre. Ils s'approchèrent d'une cour affublée d'une immense banderole qui indiquait.... Elle indiquait quoi, cette banderole ?Des symboles illisibles pour Sofia, sauf... un mot qu'elle semblait connaitre. Sa..p.... Ah, c'était difficile, mais elle avait apprit à lire ce mot avec Andréa. Elle fit preuve d'un effort incroyable pour se souvenir de ce mot, jusqu'à être capable de le lire. Sap...ins. Sapins ! Là ! Elle pointa du doigt la banderole pour permettre à Meyer de la voir aussi.  Mais une fois à l'intérieur de cette cour, ce fut la désillusion... Tout semblait déjà vendu. En cherchant davantage, Sofia parvint à en trouver un dernier, un minuscule et horrible sapin qui survivait dans son pot. Miracle ! Elle souleva le petit sapin au dessus de sa tête et s'approcha, presque en courant, de Meyer pour le lui montrer. Elle était si fière et si heureuse qu'elle ne remarqua même pas la mine blasée de son maître face à cette horreur.  

Le vendeur remarqua la scène et s'approcha pour conseiller au couple de ne pas l'acheter. Il fallait vraiment être aveugle pour ne pas remarquer à quel point ce sapin était ridicule et il l'avait probablement caché, mais c'était sans compter la détermination de Sofia pour passer le réveillon avec son Maître. Toujours avec aussi peu de tact, Meyer annonça qu'il le prenait et chercha son porte-feuille. Très honnête et surement touché par le couple, le vendeur décida de leur faire cadeau du sapin. Tant mieux, si ça permettait de faire des économies, Meyer ne roulait pas sur l'or non plus et il pourrait ainsi acheter des décorations, peut être. Ce fut d'ailleurs ce qu'ils firent, Sofia tenait le pot contre sa poitrine comme si c'était son bien le plus précieux avant d'entrer dans une boutique avec son Maître. Parfait, ils avaient tout ce qu'il fallait : Le sapin et les décorations qui allaient avec.

De retour à l'appartement, Meyer récupéra le sapin pour aller le poser sur le meuble, à coté de la chaîne hi-fi. Bon... parfait. Il ne restait plus qu'à le décorer alors, à présent. Les deux regardaient le sapin, plantés devant, incapable de savoir comment s'y prendre visiblement. Sofia se souvint de la scène du film qu'elle avait vu plus tôt dans l'après midi. Il y avait de la musique, déjà. Très bien, d'un petit pas innocent, elle se dirigea vers la télévision pour l'allumer. Presque toutes les chaînes passaient des émissions spéciale noël, elle en trouva une avec de la musique, justement. Elle rejoignit à nouveau Meyer et récupéra le sac qui contenait les décorations. Dans le film, les personnages les avaient simplement accrochés sur les branches, et pour les guirlandes, rien de plus simple : Il fallait entourer le sapin avec.


"Master... Si t'avais regardé le film ben tu saurais comment faire!" lança-t-elle, plutôt taquine

Sofia commença la décoration du sapin, accrochant les boules, ça et là, parfois trop lourd, ce qui pliait légèrement les branches. Meyer, lui s'occupa de la guirlande. Le résultat final était ridicule, le sapin était toujours aussi laid, mais cela suffisait largement à Sofia qui semblait s'émerveiller devant  C'était parfait, elle avait tout pour être heureuse : Le sapin, la musique et celui qu'elle aimait avec elle. Evidemment, chez Andréa, ça devait être totalement différent, surement grandiose même, une décoration qui devait en mettre plein la vue. Mais Sofia était quelqu'un de simple et qui se contentait de ce qu'elle avait. Elle se blottit un instant dans les bras de son Maître, une façon de le remercier, quelque part. Lui qui avait, à sa plus grande surprise, décidé de se bouger et de faire l'effort de sortir pour acheter un sapin.  

Mais il manquait encore quelque chose d'important. Dans le film, il y avait un grand repas de noël. Bon, là, comme il était deux, pas besoin de grand chose et Sofia était incapable de cuisiner, de toute façon. Il fallait compter entièrement sur Meyer. Et cette fois-ci, hors de question de commander ! Dans le film, les personnages avaient tout préparés eux mêmes, c'était un couple qui s'était occupé du repas, il fallait donc faire tout pareil ! Lentement, elle se détacha de Meyer pour lever son regard, mais garda toujours ses bras autour de lui.


"Maintenant il faut faire à manger, comme ça on aura tout fait pareil que dans l'film. T'as une idée ? On fait des Vineur Schenitezeul  ?"
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(#) Sam 13 Jan 2018 - 22:45
Sofia se mouva en premier. Je pensais qu’elle allait commencer à décorer mais elle préféra allumer la télévision. Après avoir zappé plusieurs fois, elle s’arrêta sur une chaîne qui diffusait des musiques de Noël. Elle avait vraiment envie que tout soit parfait…

- Master… Si t’avais regardé le film, ben tu saurais comment faire ! réprimanda-t-elle taquine.

Oui bon… Ce n’était sûrement pas compliqué. Motivée, Sofia commença à accrocher les boules sur les branches. Je m’occupai d’enrouler le sapin avec la guirlande. Le résultat fut… décevant. Mais au moins, nous avions un sapin ! Littéralement émerveillée, Sofia se jeta dans mes bras et me serra contre elle.


- Maintenant, il faut faire à manger, comme ça on aura tout fait pareil que dans le film, déclara-t-elle en levant les yeux vers moi. T’as une idée ? On fait des Vineur Schenitezeul ?

Je haussai les épaules.

- Si tu veux mais je sais pas si on a tout ce qu’il faut, dis-je en me dirigeant vers la cuisine.

Un rapide coup d’œil aux placards et à l’intérieur du frigo me permit de faire la liste des ingrédients que nous avions utilisé l’autre jour. Il manquait les escalopes de veau. Toutefois, nous avions des aiguillettes de poulet. Ça ferait l’affaire mais ce ne serait plus vraiment un Wiener Schnitzel. Il était bientôt l’heure de dîner. Le temps de préparer tout ça, nous pourrions passer tout de suite à table.


- Allez on s’y met.

Contente, Sofia trottina jusqu’à moi et nous commençâmes la recette. Je la laissai casser les œufs, récupérai les coquilles bien qu’il y en ait beaucoup moins que la dernière fois. Elle s’améliorait. Nous passâmes encore un bon moment à cuisiner ensemble. Il n’y eut aucun accident et le repas fut rapidement prêt. Pendant que je faisais cuire le poulet, Sofia dressa le couvert. Et nous nous mîmes à table. Nous mangeâmes accompagnés de la musique qui passait à la télévision. D’habitude, je ne parlais pas quand je mangeais. Mais là, j’avais une question à poser à Sofia. J’avais besoin de savoir.

- T’as jamais fêté Noël avec Roy ?

Je posais ma question de façon négative parce que j’avais comme l’impression qu’aujourd’hui était une première pour elle, comme pour moi. Elle ne m’avait rien dit à ce propos mais semblait tout de même savoir que nous étions dans une période spéciale.
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(#) Dim 14 Jan 2018 - 0:06
ft. Sofia & Meyer
"Frohe Weihnachten ! Master !"

"Frohe Weihnachten !"
Meyer accepta de préparer à manger avec Sofia. Au final, cette activité devait lui plaire, et c'était toujours un moment de partage et de complicité entre les deux. Par chance, il y avait presque tout ce qu'il fallait à la maison. La dinde fut cependant remplacée par du poulet, mais c'était presque la même chose, au final. Comme toujours, Sofia s'occupa des tâches les plus faciles, à savoir, ici, casser les œufs. Pour gagner un peu de temps et éviter un accident, Meyer préféra s'occuper du reste. Ça serait dommage de mettre la cuisine dans un sale état pile ce soir là. Le plat fut rapidement prêt, Sofia avait déjà dressée la table, pendant que la viande cuisait. Pour le moment, tout était parfait, tout était comme dans le film qu'elle avait regardé. En fait, elle ne pouvait probablement pas rêver mieux. Ils s'installèrent à table, devant les assiettes fumantes qui dégageaient une odeur vraiment agréable. Parvenant à afficher un micro-sourire, Sofia regarda son Maître un instant. Elle ne s'intéressait pas du tout au chose de l'amour, entre les humains. Mais il était plutôt beau garçon, grand, musclé, savait très bien cuisiner, jouer de la musique - d'ailleurs elle voudrait bien l'écouter à nouveau - et il savait se battre. Comment pouvait-il encore être célibataire ? Cette question fut rapidement balayé par une réponse qu'elle trouva elle même : Leiche. Meyer devait probablement s'interdire d'avoir une nouvelle relation depuis la dernière qu'il avait eu avec Severina. La peur de faire du mal, encore, de tuer. Alors il lui fallait quelqu'un qui n'avait pas peur de ça, tout simplement. De toute façon, Sofia allait le protéger, même des filles qu'il pouvait ramener à la maison. Des filles qui pourraient le juger et lui faire du mal à lui.   

Sofia récupéra ses couverts, sortant de ses pensées. Elle savait que Meyer aimait manger dans le calme, alors elle garda le silence et écouta simplement la musique qui passait à la télévision. Elle fut prise d'un léger sursaute en l'entendant lui poser une question. La Chienne redressa la tête pour être certaine que c'était bien lui qui parlait. En s'excusant, elle lui demanda de répéter, ce qu'il fit. Elle pinça un instant les lèvres, et, l'espace d'une micro seconde, elle semblait en colère contre Meyer. Pourquoi parler de Roy maintenant, là ? Elle posa sa fourchette, puis son couteau, songeuse. Elle n'avait vraiment aucun souvenir d'avoir fêtée noël avec lui. La seule chose qu'elle avait fêtée, c'était la Saint Valentin, et encore, elle n'avait reçue ce jour là qu'un bouquet de fleur et une séance photo. Presque agacée, même, elle lutta pour masquer ses émotions, masquer sa colère, son agacement. Elle ne voulait surtout pas que Meyer ne le remarque. Sofia redressa la tête pour le regarder avec son éternel visage de marbre. Elle n'avait vraiment pas envie de parler de Roy, cette plaie n'était pas encore refermée, elle avait toujours mal quand elle pensait à lui, et le nombre incalculable de sauvages qu'elle avait tuée ne suffit pas à apaiser sa peine. 


"Non, Meyer. Jamais. C'est la première fois, avec toi." Elle s'arrêta un instant, songeuse... devait-elle continuer ? "J'avais pas autant de liberté, avant. Avec toi, je me permets des choses que j'aurais pas fait avec lui... A force d'être avec toi et Andréa...J'ai l'impression que... Je suis moins la Chienne que je devrais être. Ma vie n'est plus pareil, et celle que j'avais avant me rendait heureuse. Réellement heureuse. Alors si avec toi, je peux pas être heureuse en allant combattre... J'essaie de l'être en partageant ce genre de moment. J'essaie de t'aimer comme je l'ai aimé lui... et... de compenser, de chercher le bonheur autrement. Car je sais pas comment te rendre heureux. C'est tout."

Qu'est-ce que c'était, ça ? Surement pas Sofia. Jamais, avant, elle n'aurait osée dire de telles choses, avant. Dire qu'elle cherchait un moyen de substitution pour se sentir heureuse avec son Maître, c'était tout simplement égoïste. C'était même assez difficile de dire si elle était en colère, à cet instant, si Meyer pouvait le percevoir ainsi. Difficile de savoir si, au final, cette vie lui convenait. Venait-elle de dire qu'elle n'était pas réellement heureuse, ou alors qu'au contraire, elle l'était ? C'était vague, mais elle préféra ne rien ajouter et se contenta de terminer son assiette. Il y avait bien une chose qu'elle ne voulait pas ce soir, c'était de se disputer avec lui, ou alors de le rendre triste, ça non.  Elle termina donc rapidement son assiette et - volontairement - se leva sans même la débarrasser, chose qui ne lui ressemblait pas. Il était tout simplement temps d'offrir à Meyer sa première surprise de la soirée ! De lui montrer les efforts qu'elle avait fait pour le rendre heureux, pour ce réveillon.  

"Je dois faire un truc dans la chambre, tu m'attends, hein ?"

Sans même lui laisser le temps de répondre, elle s'éclipsa dans la chambre et alluma la lumière. Elle se mit à quatre pattes pour ramasser la boite qu'elle avait cachée sous l'armoire. Elle se déshabilla entièrement pour enfiler la robe qu'elle avait achetée avec Andréa. C'était une robe faite sur-mesure, elle était donc unique, destiné à être vue à l'intérieur seulement par Meyer. Elle était noire, évidemment, mais il y avait des touches de rouge. Son Maître parlait souvent de l'oktoberfest, alors peut être que ça lui ferait plaisir, si Sofia le mettait un peu dans cette ambiance. En effet, cette tenue ressemblait beaucoup à celles qu'on pouvait trouver en Allemagne durant cette fête,  elle était très chic et mettait -beaucoup- les formes de Sofia en valeur. Après tout, Meyer parlait de nibards, alors il allait être servi ! Elle ouvrit ensuite l'armoire pour récupérer un paquet soigneusement emballé et posé sur un plateau en aluminium. Sans attendre davantage, elle retourna dans le salon et s'approcha de Meyer.

"Frohe Weihnachten ! Master !"

Son allemand était parfait, une prononciation parfaite et un accent parfait. Elle avait de toute évidence appris à le dire de cette manière, juste pour Meyer. Elle fit même une petite révérence, très classe, et tendit le plateau vers lui. Il y avait son nom écrit sur l'étiquette du paquet, pour lui faire comprendre que c'était un cadeau, rien que pour lui.
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(#) Dim 14 Jan 2018 - 14:19
D’abord, elle releva lentement la tête, l’air de se demander si je lui adressais bien la parole. Elle s’excusa et, incertaine, me demanda de répéter, ce que je fis, à présent moins sûr de moi. Elle posa ses couverts, plongea dans ses pensées un moment avant de relever la tête. Avec son bandeau sur les yeux, c’était toujours difficile de la cerner mais là, elle semblait lutter intérieurement. Cependant, je ne dis rien et la laissai prendre son temps pour répondre.

- Non, Meyer. Jamais. C'est la première fois avec toi.

C’était bien ce qui me semblait.

- J'avais pas autant de liberté, avant. Avec toi, je me permets des choses que j'aurais pas fait avec lui... A force d'être avec toi et Andrea… j'ai l'impression que... je suis moins la chienne que je devrais être.

Je devais avouer que malgré sa sympathie, Roy n’avait pas toujours été très tendre avec elle.

- Ma vie n'est plus pareille, et celle que j'avais avant me rendait heureuse, poursuivit-elle. Réellement heureuse. Alors si avec toi, je peux pas être heureuse en allant combattre... j'essaie de l'être en partageant ce genre de moment. J'essaie de t'aimer comme je l'ai aimé lui... et... de compenser, de chercher le bonheur autrement. Car je sais pas comment te rendre heureux. C'est tout.

J’eus du mal à avaler ma bouchée de pommes de terre. Car ses derniers mots me rappelèrent aussi douloureusement que gaiement les paroles qu’elle avait prononcé lorsque je m’étais réveillé à l’hôpital quelques mois auparavant. « Tu es tout ce qu'il me reste. Et je suis tout ce qu'il te reste. Je serai là pour toi, toi et uniquement toi. Laisse-moi vivre pour toi. Tu ne seras plus jamais seul. Je partagerai tes douleurs, tes peines. Je vais prendre tout ça, pour te donner ce que tu mérites en échange. Je vais te donner le goût à la vie, je vais te rendre heureux... » Mais elle ne savait pas comment. Et elle disait qu’elle était vraiment heureuse avant, parce qu’elle se sentait plus… chienne en allant combattre. Mais que, maintenant, elle pouvait se permettre plus de choses. Je ne comprenais plus vraiment.

- Je dois faire un truc dans la chambre, ajouta-t-elle, me faisant sortir de mes pensées. Tu m’attends hein ?

Je hochai la tête. De toute façon, je n’avais pas fini de manger. Alors tandis qu’elle disparaissait dans la chambre, je terminai mon assiette, l’esprit embrouillé par ce qu’elle venait de raconter. Je terminais ma dernière fourchette quand j’entendis les pas de Sofia s’approcher. Je bus un peu d’eau et me retournai.

- Frohe Weihnachten (Joyeux Noël) ! Master !

Je lui crachai l’eau à la figure, choqué. Elle était vêtue d’une jolie robe noire et rouge qui ressemblait à s’y méprendre aux tenues que portaient les serveuses de l’Oktoberfest. Elle lui allait tellement bien et sa poitrine était tellement mise en valeur que mon cerveau sembla oublier un instant que je me trouvais face à une hybride et non une être humaine normale. Elle tenait dans sa main un plateau d’argent au milieu duquel reposait un paquet avec une étiquette à mon nom. Je finis par revenir à moi et attrapai une feuille d’essuie-tout pour lui sécher le visage.

- P… pardon… fis-je confus devant son absence totale de réaction. C’est… C’était… inattendu.

Je retirai son bandeau, le posai sur le dossier de la chaise d'à côté pour qu'il sèche, et gardai un moment ma main en visière sur son front pour qu’elle s’habitue à la lumière du plafond. Quand je l’enlevai, je pris le paquet qui était sur le plateau et l’ouvris. Il contenait un pack de bières… mais des bières allemandes, des vraies. Où avait-elle trouvé ça ?

« C’est pas important ! s’énerva Meyer. Accepte ton cadeau et dis-lui merci surtout. »

Oui oui… Sans vraiment réfléchir à ce que je faisais, je l’embrassai sur la joue.

- Danke... Süße.

Il y eut un silence.

- J’ai un truc pour toi aussi.

Le visage rouge, je me levai et allai fouiller au fond de l’armoire dans la chambre. J’y avais rangé le sac qui contenait la robe. Incapable de la regarder en face, je lui tendis le sac. Noël faisait toujours cet effet-là ?
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(#) Dim 14 Jan 2018 - 17:57
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"Un cadeau... pour moi ?"

"Frohe Weihnachten !"
La réaction de Meyer ne se fit pas attendre. Surpris de voir son hybride dans une tenue comme ça, il ne parvint pas à se contenir et cracha l'eau qu'il buvait droit sur le visage de Sofia. Restant parfaitement stoïque, de marbre, elle se contenta de patienter gentiment, laissant le temps à son Maître pour s'en remettre. Gé-nial. Il avait visiblement beaucoup aimé. Sofia bouillonna de bonheur, c'était ce qu'elle voulait. Rapidement, Meyer se leva pour venir lui essuyer le visage. Elle récupéra la feuille d'essuie-tout pour s'éponger le décolleté pendant qu'il lui retirait son bandeau. Meyer s'excusa, un peu confus, et Sofia ne lui répondit que par un petit sourire timide. Il était tellement mignon, quand il était comme ça, gêné, surpris. Il la protégea même de la lumière ambiante du salon en utilisant sa main comme visière, très attentionné envers elle. Leur relation avait clairement évoluée... Dire qu'avant Meyer se contentait de se débarrasser d'elle en l'envoyant chez Andréa... Maintenant, ils étaient comme... inséparable ? Après tout, Meyer était tout ce qu'il lui restait. Et elle était tout ce qu'il lui restait. Le rendre heureux. C'était sa promesse. Vivre pour lui. C'était sa promesse. Qu'importaient les moyens à mettre en place, les sacrifices à faire, sa vie était à présent sienne. Sofia ne sera qu'un morceau de pâte à modeler qui prendra la forme que Meyer voudra. Car c'était simplement comme ça qu'elle était faite. Fidèle et docile aveuglement envers son Maître. Humaine ou Chienne, pour elle, ça ne changeait rien, son amour serait le même.

Meyer récupéra son cadeau et l'ouvrit. Difficile de savoir s'il lui plaisait... Mais il remercia tout de même Sofia en déposant un agréable baisé sur sa joue. Elle rougit aussitôt en pinçant ses lèvres pour retenir un autre sourire. Alors c'était ça, fêter Noël ? Comment avait-elle pu rater ça, durant toute sa vie ? C'était si... chaleureux, un petit cocon de bonheur qu'on pouvait partager avec la personne qu'on aimait, un moment unique de complicité. La Chienne posa sa main sur son ventre, elle sentait comme des papillons à l'intérieur. Yoshikazu avait raison de la pousser à agir ainsi. Il avait toujours raison de toute façon. Et c'était bien grâce à lui si Sofia parvint à conserver une part humaine et ne pas se transformer totalement en machine sans âme. Avec Kenichi, il était d'ailleurs le seul encore vivant à connaître la véritable nature de Sofia, il lui rendait souvent visite à l'entrepôt et s'était comporté comme un père avec elle, il était le seul à l'avoir entendu rire malgré les chaines qui entravaient ses mouvements. Elle devait le remercier, un jour. Durant ce court silence, Meyer finit par reprendre la parole et annonça à son tour avoir un cadeau pour Sofia.

... Vraiment ? Un cadeau, pour elle ? Elle entre-ouvrit la bouche, surprise, haussant les sourcils. Alors il... Il avait pensé à lui acheter quelque chose, juste pour elle ? Sofia déglutit, se triturant les doigts, nerveuse de bonheur, et patienta le retour de Meyer. Il revint vite, avec un paquet dans les mains. C'était pas possible, il avait vraiment un cadeau dans les mains ! Mais... Comment devait-elle réagir !? Allez Sofia, exprime tes sentiments, cette fois ! Montre les ! Affiche tout sur ton visage, laisse toi aller, t'as le droit, après tout ! T'as le droit ! Elle récupéra le paquet et l'ouvrit, pour en sortir une magnifique robe noire, exactement ce qu'elle aimait. Elle regarda la robe un instant, puis Meyer, les commissures de ses lèvres tremblantes. Et puis, finalement, un sourire. Un immense sourire radieux, des yeux pétillants, un visage complètement métamorphosé par cette expression de joie. Elle bondit dans ses bras pour le serrer contre elle, se laissant, pour une fois, totalement aller. Au diable Kenichi et son dressage ! Cet homme ne faisait plus parti de sa vie, alors au diable !   


"Merci, Meyer ! Merci !" s'exclama-t-elle d'une voix vive et enjouée

...Comment ça, Meyer ? Pas "Master" ? ... Non ! Pas ce soir. C'était Meyer et Sofia, ce soir. Pas de Master, pas de Chienne. Elle resta un long moment comme ça, serrant toujours de plus en plus fort, puis se détacha pour le regarder dans les yeux, incapable d'effacer son sourire. Il était comme gravé et naturel. Elle regarda à nouveau sa robe, mais décida de ne pas l'essayer, elle voulait garder celle qu'elle avait, pour en faire profiter Meyer, c'était son cadeau aussi, après tout. Elle s'empressa d'aller chercher un cintre pour y placer le vêtement et l'accrocher à la porte du salon. Elle débarrassa ensuite la table, d'un pas dansant et fit rapidement la vaisselle et laissa Meyer vaquer à ses occupations. Elle prépara deux cafés et ouvrit le congélateur pour y récupérer la bûche glacé bien cachée au fond. Elle revint rapidement dans le salon avec le tout posé sur son plateau d'argent -visiblement toute contente de l'avoir- et dressa à nouveau la table. La bûche glacée au centre, puis les deux cafés.  


"Zu Tisch, bitte, Herr Meyer !" invita-t-elle.

Elle laissa Meyer couper la bûche, et mangèrent leur dessert, le visage de Sofia toujours aussi illuminé. Mais la soirée n'était pas encore finie. Elle avait tout préparée, tout fait pour faire en sorte que ce réveillon soit inoubliable. Donc, une fois le dessert terminé, Sofia se leva pour débarrasser les assiettes, en profitant pour embrasser la tempe de Meyer au passage, et fila droit vers la cuisine pour tout nettoyer et ranger. Elle passa rapidement vers la chambre pour y récupérer une clef USB et revint dans le salon pour l'insérer dans la chaîne hi-fi. Il n'y avait qu'une seule musique dessus, pour faciliter la tache à Sofia qui avait toujours du mal avec la technologie. Elle appuya sur le bouton "play" et la musique se lança. Soulagée de voir que cela fonctionnait, elle se tourna vers Meyer.  



"J'ai... J'ai appris à danser, Meyer. Tu veux voir ?" Demanda-t-elle en replaçant timidement une mèche de cheveux derrière son oreille, la main tendue pour l'inviter, les pommettes légèrement rosées."


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(#) Dim 14 Jan 2018 - 23:36
Elle le récupéra, l’ouvrit et regarda à l’intérieur. Ne pouvant pas deviner ce que c’était, elle sortit la robe. Il y eut comme un instant de blanc puis Sofia afficha un immense sourire sur son visage. Quand avais-je vu ce genre de sourire déjà ?

« Quand tu lui as demandé ce qu’elle ferait si tu… enfin si j’essayais de lui faire du mal, » me rappela Meyer.

Ah oui. Et elle avait répondu qu’elle m’obéirait, quel que soit l’ordre que je donnerais. Qu’elle ne laisserait pas Meyer agir de la mauvaise manière, qu’il serait son ennemi s’il me faisait du mal. « Je t'aime toi, tout ce que t'es, » avait-elle ajouté à ma plus grande surprise. Elle m’avait fait comprendre qu’elle se fichait de la présence de Meyer du moment que la situation ne dégénérait pas à cause de lui. Elle ne le craignait pas, savait qu’elle pourrait le combattre. Et c’est là qu’elle m’avait souri, confiante et ravie. Un sourire que je n’oublierais jamais, tout comme celui d’aujourd’hui. Surexcitée, elle se jeta dans mes bras.


- Merci, Meyer ! Merci ! s’écria-t-elle toute contente.

Mon cœur fit un bond. M’avait-elle déjà appelé par mon nom ? Je ne m’en souvenais même plus… J’étais tellement habitué à « Master », même si je n’aimais pas vraiment cette appellation, que cela m’étonna. Était-ce une marque de confiance, d’affection supplémentaire ? Je n’en savais rien mais au fond de moi, je trouvais ça plaisant. Ça donnait l’impression que notre relation changeait, qu’on se rapprochait et…


« Ouow du calme ! »

Je secouai légèrement la tête. Sofia se détacha de moi sans quitter son sourire et alla pendre la robe sur un cintre qu’elle accrocha à la porte du salon. Puis elle débarrassa la table. Machinalement, je l’aidai, perdu dans mes pensées. D’ailleurs, à quoi pensais-je ?

« J’aimerais bien le savoir ! rétorqua Meyer apparemment énervé. Tu m’fais quoi là ? »

Je… n’en savais rien. Rien du tout en fait, c’était le bordel dans ma tête là.

- Zu Tisch, bitte, Herr Meyer !

Je regardai Sofia. Elle avait déposé une bûche glacée sur la table. Et où avait-elle appris à prononcer l’allemand aussi bien tout d’un coup ? Je l’imaginai alors s’entraîner toute la journée pendant que je travaillais. Je l’imaginais très bien même. Tout ça pour… me faire plaisir ? Confus, je coupai la bûche et nous mangeâmes en silence. Sofia ne cessait de sourire. Ses yeux pétillaient, c’était réjouissant à voir. Ils pétillaient de joie, une excitation sans nom, loin des combats, plus proche d’un moment de plaisir ordinaire entre… amis ou…

« Eh ! »

Je lâchai malencontreusement ma cuillère dans mon assiette au moment où Sofia vint déposer un léger baiser sur ma tempe. Elle nettoya la vaisselle et fila soudain dans la chambre pour revenir avec une clé USB. Que fabriquait-elle ? Je la suivis d’un regard intrigué, la vis éteindre la télévision et insérer la clé dans la chaîne hi-fi. Une chanson commença. Elvis Presley, me semblait-il… Je ne savais pas qu’elle connaissait. Je n’écoutais jamais parce que ce style de musique ne faisait pas parti de mes favoris. Mais je devais avouer que là, ça avait un côté reposant.

- J’ai… j’ai appris à danser, Meyer. Tu veux voir ? demanda timidement la demoiselle en tendant la main vers moi.

Elle était sérieuse ? Moi, danser ? Avec elle ? Je restai scotché sur ma chaise, partagé entre le oui et le non. Je ne savais pas vraiment danser, je n’aimais pas ça en fait. Mais c’était Sofia, je n’avais pas envie de la décevoir alors qu’elle semblait vivre une bonne journée. Et puis… personne ne nous regardait. Alors je me levai et pris sa main.


- T’as du chocolat… remarquai-je avec un sourire amusé.

D’un geste du pouce, j’effaçai la trace de chocolat qu’elle avait sur la joue. J’eus du mal à reprendre mon sérieux après. Non pas parce que je me moquais, loin de là. Non, c’était simplement parce qu’en fait, je me sentais bien. Je savais pertinemment que je tirais toujours la tronche, c’était devenu une habitude. Peut-être que ça embêtait Sofia d’ailleurs… Alors ce soir, je ferais un effort. Ma main dans la sienne, je posai l’autre au creux de ses reins pendant qu’elle attrapait mon épaule.
Et nous commençâmes à danser.
Au début, je trouvai la situation bizarre, voire carrément gênante. Mais on ne faisait rien de mal et c’était plus agréable que ce que j’imaginais. Quelques mois auparavant, je ne pensais pas en arriver là avec cette jeune femme entraînée au combat, formatée pour servir un maître. A propos de ça, j’avais toujours du mal à me faire à l’idée qu’un hybride était fait pour être esclave de l’humain. Pour moi, Sofia était juste Sofia. A part les crocs et les oreilles légèrement pointues, en quoi ressemblait-elle à une hybride ? Pour moi, elle était même parfois plus humaine qu’une personne normalement constituée. Parce que je la connaissais, parce que je l’appréciais… Mon regard dévia un instant sur mon poignet gauche et les cicatrices qui le marquaient. Comment avais-je pu être aussi idiot pour vouloir me supprimer ? Inconsciemment, je cherchais depuis longtemps la compagnie de quelqu’un qui saurait me supporter. Enfin… supporter Constantine ET Meyer. J’évitais le contact et rêvais en même temps de pouvoir un jour vivre avec ce sentiment de soulagement, de satisfaction, oublier la peur, éloigner la rage. Et la personne la plus à même de m’accepter comme j’étais se trouvait devant moi. C’était Sofia. Sofia qui disait m’aimer. Non, elle ne le disait pas seulement, elle le pensait. Sinon elle ne resterait pas près de moi. Elle ne voudrait pas fêter Noël avec moi, ne m’aurait pas fait de cadeau…
Et elle était tellement belle dans cette robe…


« Tu dérailles là... »

Quoi ? C’était la vérité ! J’avais le droit d’oublier son côté hybride et la voir juste comme une femme, non ?

« Non, C’EST une hybride ! »

Et alors ?

« Comment ça, et alors ? J’croyais que... »

Fous-moi la paix, Meyer !

« Mais tu disais que Ikko… »

FERME-LA PUTAIN !

« ... »

Il ne prononça plus un mot jusqu’à la fin de la chanson. J’avais enfin réussi à m’en débarrasser… pour l’instant. Quand la dernière note résonna dans l’appartement, je me sentis plus léger, et même rasséréné. Mon corps bougea avant même que mon cerveau le commande et je serrai Sofia dans mes bras.
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(#) Lun 15 Jan 2018 - 10:47
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"Un cadeau... pour moi ?"

"Frohe Weihnachten !"
Meyer hésita un instant, pas certain de vouloir danser, peut être. Durant ce laps de temps, Sofia se mit doucement à trembler, nerveuse, espérant de tout cœur qu'il allait juste... se lever, prendre sa main. Mais... C'était ce qu'il avait fait ! Elle n'avait pas réalisée tout de suite que sa main était dans la sienne. Elle frémit de bonheur, les yeux toujours aussi pétillants et ne parvint pas à détacher son regard sur celui de Meyer. Et si c'était comme ça tous les jours ? Est-ce qu'elle se lasserait, au bout d'un moment ? Vivre... comme une humaine ? Les combats lui manqueraient un jour ou l'autre, c'était une évidence. Alors comment faire, pouvait-on concilier deux styles de vie et être heureux comme ça ? Une discussion sérieuse était à prévoir avec Meyer, peut-être était-il temps de mettre les choses à plat. Perdue dans son regard, Sofia remarqua la main de Meyer s'approcher de sa joue. Ce dernier passa brièvement son pouce dessus, après avoir signalé qu'il y avait du chocolat dessus. Il souriait.. waw. Lui qui faisait toujours la tronche, ça changeait ! C'était plaisant à voir, si plaisant qu'elle ne pouvait plus s'empêcher de sourire elle aussi. 

Meyer passa doucement sa main dans le bas de son dos, tandis qu'elle posa la sienne sur son épaule. Ils commencèrent ainsi à danser, ensemble. Pour Sofia, c'était quelque chose de féerique, même si elle ne connaissait pas vraiment ce mot, c'était ce qu'elle ressentait.   Aussi étonnant que cela pouvait paraître, Sofia s'en sortait très bien, c'était pas parfait, mais pour quelqu'un comme elle, c'était surprenant. Elle réalisa, à cet instant, que leur relation avait beaucoup évolué, mais difficile de dire comment, exactement. Comment Meyer voyait-il Sofia ? c'était qui, pour elle ? Une simple esclave ? Son hybride personnel ? Quelqu'un qui la protège, et qui doit être protégée ? Son amie ? Son... ? Franchement, elle ne pensait vraiment pas qu'un jour, elle aurait ce genre de relation. Elle qui était programmée comme un robot pour servir et se battre... C'était un peu confus, dans sa tête, elle ne savait plus trop vers où tout ça allait mener. Ils devenaient toujours plus proches, une relation bien au-delà du simple "Maître-Esclave". Etait-elle prête ? Et lui ?

Sofia remarqua le regard de Meyer dévier vers son poignet.  Les cicatrices étaient toujours là, indélébiles. Un appel au secours gravé dans sa peau, un cri d'aide. Un jour que Sofia ne pourra jamais oublier, un cauchemar, et elle frémissait à chaque fois qu'elle y pensait, ce jour où elle faillit le perdre. Mais ce n'était pas le moment de penser à tout ça, il fallait juste profiter de ce moment rare, et peut être unique. Lentement, la Chienne glissa sa main sur la joue de Meyer pour le forcer, tendrement, à tourner la tête pour la regarder elle, elle et son sourire. Pas cette cicatrice qui ne faisait que raviver d'anciennes douleurs. La musique allait bientôt finir, cette danse aussi, par la même occasion. Elle n'avait pas très envie et voulait en profiter encore un peu. Mais ces trois minutes étaient, à n'en pas douter, les plus belles de sa vie partagée avec Meyer. Comment ça, la soirée à l'arène ? Non, même pas. Si elle ... Si... Oui. Si elle pouvait troquer ses jours passés à l'arène contre ce genre de moment avec lui... Alors elle le ferait. Et si... L'amour qu'elle portait à Meyer commençait à dépasser celui qu'elle avait pour Roy ? C'était idiot, de comparer, totalement, mais elle apprenait des choses différentes de la vie, à présent, elle voyait qu'on pouvait vivre autrement, comme une humaine avec un humain.  

Puis vint la dernière note, les deux se regardèrent un instant, et Meyer la serra contre elle. D'ordinaire, elle serait resté les bras ballants, stoïque et aurait simplement attendue que ça passe. Là, elle ferma les yeux et répondit à cette douce étreinte,
ses bras entourant la taille de Meyer, pour le serrer à son tour. Elle posa sa tête contre son torse et se laissa bercer quelques secondes, qui semblaient être une éternité. Cependant - et à contre cœur- ils se détachèrent l'un de l'autre. Le visage de Sofia était toujours aussi radieux, le bout de ses oreilles avaient rougit, tout comme ses joues. Et maintenant, que fallait-il faire ? Elle ne voulait pas que la soirée ne se termine, elle voulait encore partager du temps avec lui, c'était trop tôt pour que ça se termine ! Elle serra doucement sa main dans la sienne affichant un petit sourire timide, elle baissa la tête et le regarda timidement de bas.


"Komm..." Susurra-t-elle.

Lentement, elle l'entraîna vers le canapé et ralluma la télévision, qui passait toujours la même émission. Elle posa doucement sa main sur le torse de son Maître et, du bout du doigt, le poussa pour le faire s'asseoir. Elle se dirigea ensuite vers la table pour y récupérer une bière dans le pack et alla chercher un décapsuleur dans la cuisine. Elle revint rapidement dans le salon et s'installa, comme à son habitude, à cheval sur Meyer pour lui tendre la bouteille. Certes, la bière n'était pas très fraîche, il devait moins les apprécier comme ça, mais tant pis. Elle le regarda longuement dans les yeux, elle savait pertinemment qu'il aimait se noyer dans les siens. Et il était le seul ayant le droit de la regarder ainsi, de pouvoir le faire. C'était bizarre, vraiment. Sofia semblait soudainement moins naïve, moins gamine, plus mature peut être ?  


"Tu peux boire la bière entre mes seins si tu veux !!"

...Ou pas.

Cette phrase était lâchée avec toute l'innocence du monde, clairement. Aucune arrière pensée, c'était simplement et purement de l'innocence. En fait - et c'était évident- elle s'était simplement souvenue des moments où Meyer parlait de l'Oktoberfest avec Yoshikazu ou Akira, quand ils buvaient la bière entre la poitrine des filles. Sofia se redressa un peu pour bomber le torse, un sourire idiot sur les lèvres. Elle trouvait ça rigolo, elle, et s'en fichait pas mal de sentir la bière après. C'était pour faire plaisir à Meyer, après tout !  


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(#) Lun 15 Jan 2018 - 22:54
La chaleur de son corps était si apaisante que je ne voulais plus la lâcher. Mais il le fallait bien alors nous nous éloignâmes l’un de l’autre. Elle avait toujours l’air réjoui. Sa main dans la mienne se resserra doucement autour de mes doigts et elle me murmura un « Komm » incertain. Je la suivis jusqu’au canapé où elle me fit asseoir après avoir rallumé la télévision. Elle retourna à la cuisine et revint avec une des bouteilles de bière qu’elle m’avait offert, ainsi qu’un décapsuleur. La boisson n’était pas très fraîche mais ce n’était pas grave. Je connaissais bien cette marque et je pouvais l’apprécier aussi à température ambiante, même si c’était quand même meilleur frais. J’ouvris la bouteille. Comme à son habitude, Sofia s’installa à cheval sur mes genoux, face à moi. Son regard croisa le mien, je m’y perdis un moment, puis me concentrai sur la bière. Une simple gorgée suffit à me faire davantage apprécier la soirée. Ça faisait tellement longtemps que je n’avais plus eu l’occasion de goûter à…

- Tu peux boire la bière entre mes seins si tu veux !

… une véritable bière allemande.
QUOI ?
Je faillis lui cracher encore une fois à la figure. Mais en voulant me retenir, j’avalai ma gorgée de bière de travers et ne pus réprimer la toux violente qui s’ensuivit. Comment avais-je pu imaginer qu’elle n’avait pas écouté la conversation que j’avais eu avec Akira ? Je savais pourtant que la demoiselle laissait traîner ses oreilles partout. Même dans les conversations tordues… Et après ça donnait... ça. Il paraissait que c’était pareil avec les gamins, ce qui valait de grands moments de solitude aux parents quand ça se passait en public. En y pensant, heureusement que nous étions seuls… Quand je repris enfin mon souffle et que je remarquai l’air de totale incompréhension de Sofia, ce fut la goutte de trop et j’éclatai de rire. Un rire qu’il me fut impossible d’arrêter. Parce que j’en avais besoin, vraiment besoin. Et ça faisait un bien fou ! Sofia n’arrangea pas les choses quand elle se mit à rire aussi. Pour éviter de renverser la bière, je me penchai pour déposer la bouteille sur la table basse. Je faillis faire tomber la jeune femme et la rattrapai à temps, toujours incapable de contrôler mon fou-rire. Mes doigts entrecroisés en bas de son dos pour la tenir contre moi, je collai mon front contre le sien, fermai les yeux et soupirai pour essayer de me calmer.


- J… j’peux pas faire ça, finis-je par répondre, toujours hilare.

Je rouvris les yeux et la regardai. Puis je baissai la tête pour contempler l’intérieur de son décolleté.


- C’est tentant, ajoutai-je avec un sourire en coin. Mais j’peux pas. Parce que…

Je repris mon sérieux, réfléchis.

- Parce que… euh…

C’est vrai ça, pourquoi ?

- C’est vulgaire, répondis-je au hasard.

Mais ce n’était pas tout à fait faux en fait…


- Et toi t’es pas vulgaire. J’veux pas que tu le sois. T’es… m… ma Sofia… dis-je de plus en plus bas en me rendant compte que c’était gênant de dire ça.

Je détournai le regard avec l’impression d’avoir plongé la tête dans un four.
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(#) Mar 16 Jan 2018 - 0:27
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"T'es ma Sofia." Et tu es mon Meyer.

"Frohe Weihnachten !"
Mais... qu'est-ce qu'il fichait, celui là ? Il était en train de s'étouffer avec sa bière, mais quelle idiot ! Prise de panique, Sofia ne savait pas comment réagir, elle posa un regard inquiet sur lui. Elle ne comprenait absolument pas ce qui lui arrivait, elle pencha doucement la tête sur le coté. D'abord l'eau recraché au visage, ensuite la bière avalée de travers, mais ne savait-il donc plus comment boire ? Cela dura plusieurs secondes, durant lesquelles Sofia ne comprenait toujours rien. Lorsqu'il parvint à reprendre son souffle pour la regarder, il explosa littéralement de rire. Un énorme frisson parcourut Sofia qui écarquilla les yeux. Il riait... ? Alors.. Ca voulait dire qu'il était heureux ! Prise par ses émotions, elle se mit elle aussi à rire, un rire très étrange d'ailleurs, qui ressemblait à un petit cochon pris de spams... Et c'était la première fois que Sofia riait ainsi, elle se sentait, soudainement, tellement légère et libre... Meyer se pencha en avant pour déposer sa bière sur la table basse et manqua de la faire tomber. Elle poussa un petit cri aigu de surprise en agitant ses bras avant de se faire rattraper par Meyer qui l'enlaça au niveau de la taille. Il approcha son visage du sien, posant son front contre celui de Sofia. Son cœur battait la chamade, ils étaient si proches l'un de l'autre...

Toujours hilare, il finit par répondre qu'il ne pouvait pas faire ça.  La jeune femme riait toujours, glissant ses mains dans le dos de Meyer. Ce dernier ouvrit les yeux pour croiser ceux de Sofia, avant de les plonger dans son décolleté. Elle n'y prêta pas attention, si ça lui faisait plaisir de se rincer l’œil, tant mieux, elle s'en fichait pas mal. Tentant, hein ? Alors pourquoi ne le faisait-il pas ? Parvenant à reprendre son sérieux à son tour, elle écouta la suite. Il ne pouvait pas le faire car c'était... vulgaire ? C'était à peine si elle savait ce que voulait dire ce mot... Roy disait que les putes, par exemple, c'était vulgaire. Sofia n'était pas une pute, ça non...  D'ailleurs Meyer fit bien de le remarquer : Sofia n'était pas vulgaire ! Elle sourit, touchée, peut être. Et puis... Ce sourire se dissipa en clin d’œil.  "T'es ma Sofia". Elle déglutit, un nouveau frisson glissa le long de son dos, pour ensuite envelopper tout son corps.

Alors c'était ça, la réponse. C'était qui, pour lui ? C'était "sa" Sofia, tout simplement. La sienne, rien à qu'à lui. Elle sentit des larmes monter. C'était ça, la réponse. Pas une Chienne, pas une esclave, pas un simple objet. C'était Sofia.  Meyer avait détourné la tête, rouge comme une tomate, tandis qu'elle luttait pour ne pas laisser ses larmes couler. Des larmes de joies, de soulagement. Mais en même temps, cette simple phrase fut comme un électrochoc pour elle. Elle entendit quelque chose résonner dans sa tête, au plus profond d'elle. Sofia était bien plus que ça... Ashley. Elle n'était pas qu'une simple esclave... Elle déglutit à nouveau. Ca résonnait encore. «Tu oublieras ce nom, Ashley, et tu seras Sofia, tout court.» Cette voix... qui résonnait, c'était celle de Kenichi. Elle était perdue, incapable pour le moment de savoir ce que ça signifiait, c'était trop étrange, ça ressemblait à ses souvenirs, mais ça ne semblait pas en être... Mais dans le fond, Elle savait qu'elle n'était pas hybride, du moins pas une véritable hybride. Qu'est-ce qu'elle était, alors ? Qui ?

Elle pinça ses lèvres et récupéra, entre ses mains, le visage de Meyer pour le tourner vers elle. Lentement, une larme glissa sur sa joue, les yeux humides, mais elle souriait. Et puis... Elle approcha ses lèvres des siennes, sans vraiment réfléchir. Il l'avait fait pareil, à l'arène... "au cas où il ne la verrait plus". Ouais, en fait, il l'avait embrassé, ce soir là, seulement au cas où elle mourrait. Ses lèvres n'étaient plus qu'à quelques millimètres des siennes, à présent. Elle ferma les yeux, proche du contact... Mais détourna finalement le visage, ne trouvant pas le courage d'aller jusqu'au bout. Non, elle ne pouvait tout simplement pas. Pas encore. Pourquoi ? Car ça serait mentir, quelque part. Meyer aimait Sofia en tant qu'hybride. Ce qu'elle n'était pas. Elle n'était pas une hybride, et elle n'avait pas le droit de lui mentir. Elle hésita un instant, sa respiration haletante, elle stressait beaucoup, on pouvait facilement le ressentir, Sofia n'était pas sereine.  


"Meyer..."

Elle devait en avoir le cœur net.

"J'me suis toujours demandé comment te rendre heureux. Comment faire en sorte que ma vie puisse rendre la tienne meilleure. Et en fait, j'me suis demandé si, au final... Une hybride pouvait vraiment faire ça. Peut être que, simplement, tu préfères les humaines..."

Putain... C'est dur de lui dire. J'sais même pas comment m'y prendre... Je tourne autour du pot, là. J'crois que... j'ai peur de perdre ma vie actuelle, que tout change. J'aime la façon qu'il a de me traiter. J'aime quand il me grattouille la tête. J'aime quand il me caresse le menton. J'aime quand il me regarde comme si j'étais qu'une enfant. J'aime quand il m'apprend des choses. J'aime cuisiner avec lui. J'aime quand il a peur que je fasse des bêtises car je comprends rien à la vie ! J'aime tout ça ! Je veux pas le perdre !  Et j'aime comme je suis ! J'aime celle que je suis ! J'en suis fière !

"J'peux être ce que tu veux, Meyer. J'peux être exactement comme toi tu le veux, je peux être ...

Elle éclata en sanglot, difficile cette fois-ci de dire si elle pleurait de joie ou de tristesse. Mais elle était fidèle, et cacher la vérité sur sa nature devenait pesant. Et elle ne voulait pas attendre un point de non retour. Si Meyer s'attachait trop à Sofia en tant qu'hybride innocente et naïve... Quelle sera sa réaction le jour où il découvrira de lui-même qu'en réalité, son esclave n'était rien d'autre qu'une humaine ? Un mensonge trop important qui pouvait le détruire, qui pouvait lui faire perdre la raison ? Ca pouvait lui causer des soucis, un jour. Dans l'esprit de Sofia, une chose était clair : Elle aimait Meyer. Cette soirée lui permit de le réaliser. Mais pas un amour que pouvait porter une Chienne envers son Maître : "... C'est parce que je t'aime, Meyer". Alors si vraiment elle l'aimait... Peut être que...

Mais en réalité... Elle y connaissait quoi, Sofia, aux choses de l'amour ? Tout ce qu'elle savait, c'était ce qu'elle avait vu dans les téléfilms qui paissaient l'après-midi. Un homme et une femme qui vivaient ensembles, qui partageaient des choses, qui s'embrassaient. Jusqu'à présent, elle aimait comme une Chienne, comme quelqu'un de formaté. Elle le disait elle même à Andréa : "Elle n'était faite que pour ça, bonne à rien d'autre, juste pour ça, aimer un maître et le servir comme la Chienne qu'elle était". Tout était confus, en fait.

Tout est confus dans ma tête. Merde... Merde ! J'ai juste trop peur ... De tout perdre. De la perde la façon qu'il à de me voir. J'agis comme une égoïste ! Comme... une humaine. Et merde, ça m'fait chier ! Je suis Sofia Ashley !


"Meyer..."

Son coeur allait lâcher. Il battait toujours aussi fort dans sa poitrine, ses lèvres proches des oreilles de Meyer, elle susurra d'une voix incertaine et tremblante...

"J'suis une humaine."

...
...
...



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(#) Mar 16 Jan 2018 - 20:01
Mais Sofia me força à la regarder en face quand elle prit mon visage entre ses mains pour le tourner vers elle. Elle souriait toujours, pourtant, elle pleurait aussi. Je ne comprenais pas. Pourquoi ? Je n’eus pas beaucoup le temps d’y réfléchir à vrai dire, car elle approcha ses lèvres tellement près des miennes que je crus un instant qu’elle allait m’embrasser. A ce moment-là, je me rappelai de ce soir à l’arène où Meyer avait le contrôle et s’était permis de lui voler un baiser. Je lui en voulais tellement pour ça ! Et au fond de moi… quitte à le faire, j’aurais préféré avoir agi de mon propre chef. Bref, Sofia finit par fermer les yeux, comme si elle peinait à réfléchir. Puis elle se recula légèrement et prit la parole.

- Meyer… J'me suis toujours demandé comment te rendre heureux. Comment faire en sorte que ma vie puisse rendre la tienne meilleure. Et en fait, j'me suis demandé si, au final... une hybride pouvait vraiment faire ça. Peut être que, simplement, tu préfères les humaines…

Je ne dis rien. Je ne savais pas quoi répondre à ça. Évidemment, c’était ce que je pensais au début, avec Ikko. Parce que je n’avais pas eu le temps de la connaître assez. Avec Sofia, c’était différent. Nous avions vécu beaucoup de choses en si peu de temps.

- J'peux être ce que tu veux, Meyer, ajouta-t-elle en laissant d’autres larmes couler. J'peux être exactement comme toi tu le veux, je peux être…

Mais elle ne termina pas et éclata en sanglots. Incapable de réagir, je la regardai bêtement, le cœur battant et les mains tremblantes dans son dos. Décidément, je n’aimais vraiment pas la voir pleurer. Il fallait que je fasse quelque chose. Confus, je la serrai de nouveau contre moi. Une minute passa. Une minute durant laquelle elle sembla évacuer beaucoup de choses à travers ses larmes. Puis…

- Meyer… murmura-t-elle à mon oreille. J’suis une humaine.

… Hein ?

« WAS ? » s’écria Meyer.

Avais-je bien entendu ? Sofia ? Une humaine ? Pas une hybride ?


« Attends attends ! paniqua Meyer partagé entre la rage et la joie. C’est impossible ! »

Pourquoi ?

« Regarde ses dents ! Et ses oreilles ! »

Ça pouvait très bien avoir été modifié pour… Non mais à quoi pensais-je ? Qu’est-ce que ça pouvait faire ? Était-ce seulement vrai ? Ou disait-elle cela parce qu’elle estimait que je « préférais les humaines » ? Je ne savais pas. Je ne savais plus !

« Elle t’a menti pendant tout c’temps ! Tu devrais lui mettre une bonne raclée pour ça ! »

Certainement pas ! Si elle avait vraiment menti, si elle était réellement une humaine – asservie du coup – j’imaginais qu’elle avait ses raisons personnelles. Sinon, Roy m’en aurait parlé… non ?

« Mouais… après tout, tu savais pas grand-chose de ce type. »

Peut-être mais Roy… Je secouai légèrement la tête. On s’en fichait de Roy, il n’était plus là, il ne m’apporterait plus aucune réponse ! Tout ce qui importait, là, maintenant, c’était ce que Sofia venait d’annoncer. Et… et pour une fois, ce ne fut pas aussi difficile de répondre. Parce que c’était évident en fait. Meyer pouvait dire ce qu’il voulait, je décidais seul de ce que je pensais de Sofia, de la façon dont je voulais vivre avec elle. Alors je la pris par les épaules et la regardai dans les yeux.

- Écoute, Süße… commençai-je déterminé.

D’un geste du pouce, je séchai ses larmes, la contemplai un instant et lui donnai un mouchoir.


- Mouche-toi.

Elle le fit, attendit. Je dégageai la mèche de cheveux qui lui barrait le visage et repris.

- J’veux pas que tu changes pour me faire plaisir. C’est… c’est pas bien de faire ça. On force pas les gens à changer.

J’approchai ma main de son collier, le caressai du bout de l’index.

- Je veux que tu sois toi, que tu sois… ce que toi t’as envie d’être.

Sans prévenir, je détachai le collier et le gardai dans la main.

- Qui est-ce que t’as envie d’être ? demandai-je sans la quitter des yeux.

J’insistais sur le « qui » parce qu’elle était quelqu’un et pas quelque chose. Hybride ou humaine, elle n’était pas rien. Elle avait une âme, des opinions, des envies, des sentiments. Je refusais de la laisser dire qu’elle pouvait être ce que JE voulais. Ça ne marchait pas de cette façon. Elle méritait d’être maîtresse de son propre destin, de faire des choix et de suivre ses idées. Elle disait qu’avec moi, elle se permettait plus de choses qu’avec Roy. Et elle avait raison. Même si le contexte était différent, je le lui avais dit : je n’étais pas Roy. Je ne le serai jamais. Parce que je ne voulais pas la considérer comme une esclave. Elle n’était PAS une esclave, et je n’étais PAS son maître.
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(#) Mer 17 Jan 2018 - 10:31
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"Frohe Weihnachten !"
Qui veux-tu être, Sofia ? ... Honnêtement... Ca me faisait vraiment bizarre, de penser par moi même. Pour une fois dans ma vie, j'avais l'impression de ne plus avoir de maître, plus personne pour dicter mes actes et mes pensées, je pouvais ... Etre qui je voulais ? Je me souvins du jour de l'enterrement. J'avais quitté Andréa pour vivre avec lui, mais pourquoi ? Car j'avais une dette envers Roy ? Car je devais le servir ? A présent, je voulais vivre avec lui car MOI je le voulais, car je l'aimais....Car j'en avais envie. Je me souvins ensuite de notre sortie dans la boutique, où j'avais attaquée une humaine. Je l'avais défendu car c'était mon rôle en tant que Chienne. Mais maintenant, je voulais le protéger car je tenais à lui, de tout mon cœur. Et le même soir, j'avais dit à Leiche que jamais je n'abandonnerais Meyer, jamais. Et quand il m'avait demandé ce que je ferais si Leiche prenait le contrôle de son corps... J'avais répondue que je l'aimais lui pour ce qu'il était, et que j'étais prête à aimer Leiche aussi. Et je me souvins aussi du soir où il voulait se supprimer. J'avais si peur, ce soir là, si peur de le perdre... C'était ce soir là où je lui avais dit... "Tu es tout ce qu'il me reste. Et je suis tout ce qu'il te reste".. Ce soir là où il avait versé une larme...

Je tremblais de partout, les crocs serrés. Meyer avait retiré mon collier, avait-il autant confiance en moi pour faire ça ? La première fois que Roy l'avait retiré... Je l'avais attaqué. Je levai mes mains tremblantes et crispées pour les poser sur les joues de Meyer et encadra son visage. Je devais sûrement avoir le regard fou... J'en savais rien, mais j'avais une folle envie de frapper quelqu'un, ou quelque chose... Juste, d'attaquer. Des voix résonnaient dans ma tête, de Kenichi, Roy, et tout ceux qui me regardaient combattre dans l'arène, tous me disaient d'attaquer. Je me concentrai uniquement sur Meyer, je regardai ses yeux. Je n'arrivais pas à répondre à sa question, simplement car je ne savais pas quoi répondre. Et sans mon collier, je n'arrivais pas à me concentrer. En réalité, son geste était tellement mignon et touchant, je savais pourquoi il l'avait retiré. Mais c'était un peu trop tôt, Meyer.. Je souris tendrement et récupérai le collier pour le remettre. Mes mains cessèrent de trembler, ma respiration retrouva un rythme normal et j'arrivai à me concentrer à nouveau. Je replaçai mes mains autour de son visage pour l'encadrer, je savais qu'il aimait ça, il devait se sentir aimé et protégé, peut être.


"Tu te souviens, à l'enterrement... Tu m'avais dit..."Je lui sourit tendrement à nouveau "Moi en tout cas je me souviens c'que tu m'avais dit... J’veux pas de la Sofia qui pleure, qui veut être punie et qui regrette. J’veux la Sofia qui veut vivre, qui court dans tous les sens et qui rit."

...Et ensuite ? Je ne savais pas quoi ajouter, c'était le bordel dans ma tête. En fait, je me demandais vraiment si Meyer avait compris que j'étais vraiment humaine. Je caressai doucement ses joues avec mes pouces, me laissai perdre dans son regard... Peut être que ce n'était pas important pour lui, si j'étais une humaine ou une hybride... Peut être qu'il sen fichait ? J'en savais rien, je ne savais pas ce qu'il voulait, ce dont il avait besoin... Et moi ? J'ai le droit de penser à moi, non ? Au final, ce n'était pas quelque chose d'égoïste, non ? Moi aussi je me fichais pas mal d'être vue comme une humaine ou comme une hybride. Je... J'inspirai lentement et déglutit. Je... Je voulais Meyer, lui et son bonheur vivre avec lui, pour toujours...

"J'veux juste être celle qui te rendra heureuse, Meyer. Je veux t'aimer, toi et Leiche. Je veux être celle qui vous aime tout les deux, qu'on vive ensemble. Je te promets que je vais rire et courir dans tous les sens.. Mais ça sera avec toi."Je glissai lentement une main vers son épaule pour la masser doucement et me calai mieux sur ses cuisses "Pardon de t'avoir caché aussi longtemps la vérité... De t'avoir menti. Je me souviens juste que... Je m'appelle Sofia Ashley. Le reste..."

Le reste, ben je ne m'en souvenais plus... C'était flou dans ma tête. Je me souvenais juste de mes opérations -puisque j'étais consciente-, de mon dressage, des coups qu'on me donnait, et de ce mur où j'étais enchaînée... Je ne voulais pas parler de Kenichi à Meyer, je ne savais même pas s'il le connaissait, mais je ne voulais pas qu'il aille là bas pour demander des réponses, c'était trop dangereux. J'approchai mon visage du sien pour coller mon front contre le sien et souris. J'étais vraiment heureuse, avec cet homme. Finalement, ce n'était pas mon Maître. Ce n'était pas "Master" ... C'était mon Meyer. Peut être mon...



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(#) Ven 19 Jan 2018 - 18:40
Soudain tremblante comme une feuille, Sofia encadra encore une fois mes joues avec ses mains. Son regard était planté dans le mien mais elle semblait absente. C’était comme si elle luttait intérieurement. Avais-je un air similaire quand je me battais avec Meyer ? Si c’était le cas, ce devait être désagréable pour quiconque m’adressait la parole. Car je me battais souvent avec lui… Dans le cas de Sofia ce soir, ce n’était pas dérangeant, loin de là. Justement, si elle avait besoin de méditer, peser le pour et le contre, c’était bien maintenant. Sans savoir pourquoi, j’avais un peu peur de sa réponse. Pourtant, quoi qu’elle décide, je ne m’y opposerais pas. Alors j’attendis patiemment. Elle sourit à nouveau et récupéra le collier pour le remettre autour de son cou. Ses tremblements cessèrent. Je me doutais bien que je ne le lui ferais pas enlever aussi facilement. Mais cela l’avait peut-être aidé à mieux réfléchir. Replaçant ses mains tièdes sur mon visage, elle prit la parole.

- Tu te souviens, à l'enterrement... Tu m'avais dit… Moi en tout cas je me souviens c'que tu m'avais dit... « J’veux pas de la Sofia qui pleure, qui veut être punie et qui regrette. J’veux la Sofia qui veut vivre, qui court dans tous les sens et qui rit. »

Je hochai la tête. Mon avis n’avait pas changé. Je préférais largement la voir active et souriante. Sinon, ce serait forcément à cause de moi, parce qu’elle ne se sentirait pas heureuse à mes côtés. Il y a quelques mois, j’étais loin de m’imaginer que Sofia pouvait se sentir bien avec une autre personne que Roy. Je pensais ne pas être à la hauteur, puis je m’étais rendu compte qu’elle tenait beaucoup à moi. Conséquemment, et surtout après avoir survécu à ma tentative de suicide, j’avais décidé d’être davantage présent pour elle même si l’épreuve restait difficile pour moi. Pourquoi ? Parce que je n’avais jamais cohabité avec personne. Avant que Sofia entre dans ma vie, je ne connaissais pas le partage, le dialogue, la compassion, la générosité, l’inquiétude pour autrui, les rires pour un rien, les câlins…

- J'veux juste être celle qui te rendra heureuse, Meyer, poursuivit-elle. Je veux t'aimer, toi et Leiche. Je veux être celle qui vous aime tous les deux, qu'on vive ensemble.

Ça semblait tellement compliqué de mon point de vue… Comment arriver à supporter Mey… Leiche ? Je n’avais pas encore fait de crise en la présence de Sofia. Et le jour où ça arriverait ? Je refusais de lever la main sur elle. Leiche, par contre, n’hésiterait pas une seconde. Peut-être la torturerait-il ? Ou la tuerait-il...

- Je te promets que je vais rire et courir dans tous les sens… déclara Sofia, me faisant revenir à la réalité. Mais ça sera avec toi.

Elle glissa sa main sur mon épaule.

- Pardon de t'avoir caché aussi longtemps la vérité... De t'avoir menti. Je me souviens juste que... je m'appelle Sofia Ashley. Le reste…

Elle ne termina pas sa phrase, me laissant deviner qu’elle ne devait se souvenir de rien. Alors… elle était vraiment humaine. Je n’arrivais pas à y croire. Sofia Ashley… Avait-elle envie de se souvenir ? Voulait-elle fouiller dans son passé pour savoir qui elle était avant ? Ou préférait-elle regarder l’avenir ? J’avais envie de savoir mais je ne voulais pas l’assaillir de questions. Je ne m’en sentais tout simplement pas capable. Tout ce qu’elle voulait, c’était passer notre premier Réveillon dans la bonne humeur. Et je l’avais faite pleurer… Embarrassé, je me réfugiai dans la chaleur de sa peau en la serrant dans mes bras. Je pris le temps de humer son parfum de pomme.

- J’t’en veux pas, murmurai-je au bout d’un long moment de silence. Pour moi, tu restes Sofia.

Mon visage tout près de son cou, je ne voyais rien d’autre que le grain de sa peau. Je fermai les yeux, toujours enivré par son parfum.

- Si tu sais pas comment me rendre heureux, alors dis-toi simplement que… je le suis tant que t’es là.

Je reculai légèrement pour la regarder.

- Même si je fais la gueule en permanence, ajoutai-je avec un sourire en coin. Je tiens ça de Meyer Père, on n’y peut rien.

Je posai une main sur sa tête, la lui grattouillai un instant et repris mon sérieux.

- Je sais que… j’ai pas une vie passionnante et que les fins de mois sont compliquées… Mais on s’en fiche. On est… on est ensemble, dis-je en me sentant rougir. C’est le plus important.

Ce fut à mon tour de poser mes mains sur les joues de la jeune femme.

- T’es tout ce qui me reste, Sofia Ashley.
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(#) Sam 20 Jan 2018 - 11:02
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"Frohe Weihnachten !"
Lentement, il vint se serrer contre moi, son visage tout proche de ma peau et je le sentis ses bras se serrer autour de moi. C'était si... paisible, si apaisant, davantage lorsqu'il m'annonça que malgré tout, je restai simplement sa Sofia, qu'il ne m'en voulait pas. Je me sentis comme libérée d'un poids, comme, si au final, ben tout ça... Tout ce que j'avais avec lui n'allait pas changer. Quel homme... Quel homme formidable. Je le savais déjà, je savais déjà qu'il méritait de vivre heureux, qu'il méritait le bonheur, mais à présent, j'avais davantage envie de lui offrir ce qu'il cherchait, au fond de lui. Ca se voyait tellement que Meyer avait besoin d'amour, tout dans ses gestes le montrait. Pour quelqu'un qui avait l'habitude de vivre seul, je le trouvais toujours concilient, compréhensif et se laissait facilement prendre dans mes bras, comme maintenant. Avait-il peur de me voir partir, pour être toujours si gentil avec moi ? Ou alors justement, parce que c'était moi ? En fait, je m'en fichai pas mal, il était comme il était et je l'aimais pour ça. Humaine, Chienne, esclave, asservie, j'en avais juste... rien à foutre. J'étais Sofia Ashley. La sienne.  

Je sentis son souffle chaud se répandre sur mon cou, un souffle agréable. On était bien là, seuls, juste lui et moi, de la musique, un réveillon parfait, personne pour nous juger, nous emmerder. Et là, il annonça, comme si c'était une évidence, que ma simple présence suffisait à le rendre heureux. Je- ... Je déglutis, ratant une inspiration. Un petit frisson me parcourut le dos, c'était si simple que ça ? En réalité... oui, bien sûr. Car c'était tout aussi vrai pour lui. Sa simple présence me rendait heureuse. Il recula doucement, devant le lâcher à contre-cœur, pour me regarder dans les yeux. Il disait qu'il était heureux même s'il avait l'air de constamment tirer la tronche, qu'il tenait ça se son père. Et c'était bien vrai, il avait toujours l'air de faire la gueule, une mine blasée gravée sur son visage comme s'il était né avec. Je l'imaginai alors bébé, sortir du ventre de sa mère, avec cette même tête blasée. Je dus retenir un rire avant de le voir poser sa main sur ma tête pour la grattouiller. J'adorais vraiment quand il faisait ça. Oui, c'était comme si on grattouillait la tête d'une Chienne, mais je m'en fichais, j'aimais, voilà tout.

Il reprit vite son sérieux, m'évitant ainsi de partir à nouveau dans un fou rire, chassant les images que j'avais en tête pour l'écouter. Un doux sourire se dessina petit à petit sur mes lèvres en l'écoutant. Evidemment, imbécile, je savais bien que tu ne roulais pas sur l'or, que tu avais une vie simple.... Alors oui, on s'en fichait pas mal de tout ça, on était ensemble, à jamais. Chienne ou humaine, je te serais fidèle, comme je l'ai toujours été. Et puis, de toute façon, une vie faite de richesse, de luxure, ça ne m'intéressait pas. Et même, j'aimais pas ça du tout ! Chez Andréa, parfois, ça me gênais d'y aller. Il y avait toujours tout. On se privait jamais de rien, on était noyé dans la richesse... Alors qu'avec Meyer, c'était une vie de simplicité, où on pouvait comprendre la valeur des choses basiques de la vie... C'était ma vie. Je l'aimais comme ça.  

Ses mains s'approchèrent ensuite de mon visage, pour l'encadrer comme je l'avais fait tout à l'heure. Il rougissait un peu, c'était vraiment mignon... Meyer avait souvent du mal à expriment ce genre de sentiment, mais avec moi, il faisait toujours l'effort de parler, de dire ce qu'il ressentait. Et là, il m'annonça ; "T’es tout ce qui me reste, Sofia Ashley". Je sentis aussitôt mes larmes monter, mais pas de tristesse, cette fois. J'étais si heureuse de l'entendre dire ça. Prononcer mon nom, et m’apercevoir qu'il s'était souvenu de ce que je lui avait dit à l'hôpital. Je lui souriais à nouveau, glissant un peu sur ses cuisses pour m'approcher davantage. Je posai mes mains sur ses hanches.


"Et tu es tout ce qui me reste."

J'étais heureuse. Tout simplement heureuse. Et c'était grâce à cet homme, Meyer. Je ne voulais pas que cette soirée se termine, je voulais encore partager ce moment avec lui. Heureusement, il me restait un cadeau à lui offrir. Je voulais absolument lui donner cette bière allemande, mais Andréa m'avait dit qu'un cadeau était mieux quand on pouvait le regarder comme un souvenir. Mais je ne savais pas ce que Meyer aimait en dehors du travail. Il jouait du piano, mais il en avait déjà un, et c'était vraiment très cher... Et avec le peu d'argent qu'il me restait, que j'avais réussi à mettre de coté grâce à Yoshikazu. Alors je lui avait acheté quelque chose d'utile pour son travail.. Une nouvelle pelle toute neuve et confortable ! Il devrait avoir beaucoup moins mal aux épaules, comme ça. Je me levai, embrassai tendrement son front pour lui annoncer que je revenais. J'avais caché le paquet au dessus de l’armoire, et comme c'était une pelle rétractable, ben le paquet était plus petit ! Je revins rapidement dans le salon, pour lui donner son cadeau.  


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(#) Mar 30 Jan 2018 - 23:21
Je vis ses yeux s’embuer de larmes, sauf qu’elle ne paraissait pas triste. Au contraire, elle me gratifia d’un nouveau sourire plein de gaieté.

- Et tu es tout ce qui me reste, répondit-elle en écho à mes paroles.

C’était notre phrase à nous depuis l’épisode de l’hôpital. Je ne pensais pas qu’elle deviendrait aussi importante au fil des jours, sachant qu’à la base, elle en avait aussi une avec Roy. Elle avait beaucoup aimé son maître mais maintenant, son amour m’était entièrement dédié. J’avais encore du mal à croire que je pouvais avoir autant de chance, que son affection pour moi soit réelle ou seulement guidée par son statut d’hybride soumise. Hybride… Je ne pouvais plus l’appeler ainsi désormais. Sofia était humaine et loin d’être soumise. Nous habitions juste tous les deux dans le même appartement et partagions la même vie.


« Dit comme ça, on dirait que vous êtes mariés mais que tu refuses de l’admettre, » se moqua Meyer.

N… n’importe quoi ! Perturbé par ses propos, je réagis à peine quand Sofia s’éloigna après avoir déposé un rapide baiser sur mon front. Elle disparut quelques instants dans la chambre et revint en sautillant avec un paquet dans les mains. Je fronçai les sourcils. Encore un cadeau ? Elle y allait un peu fort là… Cependant, je ne protestai pas et l’ouvris. A l’intérieur, je découvris la partie plate d’une pelle et le manche qui allait avec. Curieux, je m’en emparai et remarquai qu’il était rétractable, d’où le fait qu’il pouvait tenir dans une si petite boîte. Les matériaux avaient l’air de très bonne qualité. Où avait-elle pu se procurer ça ? Je ne me posai pas longtemps la question. Car en vérité, son cadeau était tellement inattendu et amusant que je ne pus m’empêcher d’éclater à nouveau de rire.


- Danke Schön, Süße, dis-je en grattouillant Sofia sous le menton.

J’assemblai la pelle, la contemplai un moment sous tous ses angles. Ce serait parfait pour le boulot ça ! Content, je la démontai et la remis dans sa boîte. Puis je me levai et allai déposer cette dernière sur le meuble de l’entrée pour ne pas l’oublier lundi. Il était encore tôt. Alors avant d’aller nous coucher, nous fîmes des jeux sur la télévision. Sofia s’amusait beaucoup. Elle était tellement à fond dans les jeux qu’elle sautillait sur le canapé, et je dus la rattraper plusieurs fois pour lui éviter de tomber sur la table basse. Quand nous nous retrouvâmes tous les deux dans le lit, prêts à dormir, je me surpris à penser que je venais de passer le meilleur Réveillon de ma vie.
Le lendemain, jour de Noël, Sofia me réveilla afin d'aller promener. Cette fois, j’étais un peu plus motivé pour sortir même s’il était très tôt. Je décidai même d’enfiler des vêtements de sport afin de courir avec la demoiselle. Ravie, elle fit les étirements avec moi en bas du bâtiment et nous nous rendîmes au parc. Il n’y avait personne d’autre que nous. Les rues étaient également vides. Le calme qui régnait était apaisant, raison pour laquelle nous passâmes toute la matinée dehors. Pendant ce temps, j’imaginais que tous les gamins de Togi s’amusaient avec leurs cadeaux pendant que les parents se goinfraient de toasts. J’aurais bien voulu manger au stand de Yoshikazu à midi mais bien évidemment, il ne travaillait pas aujourd’hui. Le bar d’Akira était également fermé. Tant pis. Nous avions pas mal couru et j’avais aidé Sofia à s’entraîner. J’aurais voulu l’aider davantage au combat mais je n’avais jamais appris à me battre de façon technique et je ne voulais pas la frapper.


« Pourtant, ce serait beaucoup plus amusant, » commenta Meyer.

Pour lui, sûrement…
***

La fin de l’année approchait. Les périodes de fêtes étaient toujours bizarres pour moi car je ressentais cette ambiance chaleureuse sans jamais avoir l’occasion d’en profiter. Mais maintenant, il y avait Sofia. Elle était là et je prenais de plus en plus conscience que je voyais la vie différemment à ses côtés. Je changeais de comportement, adaptais mes occupations aux siennes. J’étais toujours inquiet à propos d’elle, me demandais si elle mangeait assez et si elle passait une bonne journée. Je n’imaginais pas que c’était ainsi que se déroulait la vie à deux. Je trouvais cela à la fois perturbant et plaisant.
Mais ce qui demeurait le plus perturbant aujourd’hui, en ce 31 décembre 2033, c’était le fait que je prenais un an de plus. Comme d’habitude, je me levai et rejoignis Sofia dans la cuisine pour prendre le petit déjeuner. Aujourd’hui, nous n’allions pas promener car nous étions déjà sortis hier. Trente ans et… encore une journée aussi banale que les autres. Maintenant que j’y pensais, je ne savais pas du tout quel âge avait Sofia.


« Tu devrais avoir honte ! »

Je terminai mon café en regardant la jeune femme faire ses étirements. Je devais savoir.

- Sofia.

Elle sautilla aussitôt vers moi.

- J’t’ai jamais demandé mais… t’as quel âge ?
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(#) Mer 31 Jan 2018 - 11:42
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"..."

"Frohe Weihnachten !"
 
A nouveau, il ria aux éclats en découvrant la pelle, ce qui me fit rire à mon tour, même si je ne comprenais pas vraiment pourquoi. Au moins, ce cadeau semblait lui plaire, alors c'était l'essentiel. Il me remercia avant de venir me grattouiller sous le menton, j'adorais vraiment ce genre de petits gestes, je sentais réellement lui appartenir, ça me soulageait. Il assembla rapidement la pelle pour la regarder, tandis que je penchai en avant pour voir comment il s'y prenait. Ca avait l'air drôlement compliqué à monter - du moins pour moi -, mais pour lui, c'était un jeu d'enfant. Il était fossoyeur de toute façon, il devait forcément s'y connaitre, en pelle ! Il se redressa pour aller la déposer à l'entrée, probablement pour être certain de ne pas l'oublier quand il retournera travailler lundi. Il revint me rejoindre et me proposa de terminer la soirée en jouant aux jeux vidéos à la télévision. Excitée comme une puce à cette idée, je sautillai sur le canapé et m'emparai de la télécommande pour lancer Tétris. Avec le temps, j'étais devenue drôlement douée à ce jeu, bien plus que Meyer ! Je ne réalisai pas vraiment qu'il devait sans arrêt veiller sur moi quand je jouais, je basculais toujours en avant à force de gesticuler dans tous les sens. Une fois que la fatigue nous gagna, nous rejoignîmes notre lit. Je me blottis contre lui, ma tête sur son torse. A peine eus-je le temps de penser que je venais de passer mon premier - et meilleur- réveillon avec lui que je m'endormis.

Le lendemain, comme toujours, je me levai bien avant le soleil. Le laissai Meyer profiter encore d'une heure de sommeil, le temps d'aller me préparer. Je retournai ensuite dans la chambre pour aller le réveiller en douceur, cette fois ci. Quelques baisers sur la joue et le front plus tard, il finit par ouvrir les yeux. A ma grande surprise, il ne semblait pas tirer la tronche, ou râler. Il se contenta de se lever, de faire sa toilette, avant d'enfiler des vêtements de sport. Plutôt qu'une simple promenade, il me proposa de faire un peu d'exercice avec lui, notamment de la course à pied. J'accepta sans hésiter, l'idée de partager ce genre d'activité avec lui me remplissait de joie. Après quelques étirements, nous nous rendîmes au parc, qui était vide, pour courir. Meyer était quelqu'un de sportif, son corps le montrait, mais je regrettais cependant beaucoup le fait qu'il se tuait à petit feu avec la cigarette. Je remarquai à sa respiration qu'il avait parfois du mal à tenir le rythme. Je l'aimais, et c'était bien pour ça que je devais, un jour, le convaincre d'arrêter. Je ne voulais pas le perdre pour une raison aussi idiote d'un tube rempli de tabac. Mais pour le moment, je préférai garder le silence et courir à son rythme. Nous passâmes le reste de la mâtiné à l'extérieur, les boutiques -dont le stand de Yoshikazu- étaient toutes fermées aujourd'hui. A la place, Meyer me proposa un peu d'entraînement au combat, comme le faisait Roy avant. Je devais frapper avec mes pieds dans ses mains, toujours de plus en plus haut.


Les jours se suivirent jusqu'au 31 décembre...



Les années s'achevaient toujours avec des pétards et feux d'artifices. Je ne fêtais jamais la nouvelle année non plus, Roy me laissait seule à la maison pour aller s'amuser avec Kenichi. Du coup, pour moi, nouvelle an était synonyme de soirée à la maison à regarder la télévision jusqu'au retour de mon ancien maître, même s'il rentrait toujours le lendemain en début d'après midi. Mais cette fois, j'allais débuter une nouvelle année avec Meyer. Dans la cuisine, un peu perdue dans mes pensées, je l'entendis me rejoindre pour prendre son petit déjeuné avec moi. Je le laissai terminer son café tandis que je me levai pour me placer à coté et faire quelques étirements. Je glissai lentement sur le sol, écartant de plus en plus les jambes, jusqu'à réaliser un parfait grand écart pour ensuite coller ma poitrine contre le carrelage. Soudain, je l'entendis prononcer mon prénom. Je redressai la tête avant de me lever doucement, pour ne pas me blesser inutilement et sautiller vers lui, curieuse de savoir ce qu'il me voulait.  

Il me demanda simplement mon age. Je n'y avais jamais vraiment songé, je m'en fichais pas mal et je ne comprenais pas pourquoi il voulait savoir. C'était déroutant, je ne savais pas quoi lui répondre. Je penchais doucement la tête sur le coté, pour réfléchir. Alors, comment faire pour savoir ? Je savais que les humains... Enfin, que nous pouvions compter notre âge grâce aux anniversaires. Mais là aussi, je n'avais jamais vraiment fêté le mien, ni même ceux de Roy. Lui, il se contentait simplement de sortir avec ses amis et me dire qu'il allait faire la fête avec des putes... Je soupirai doucement, un peu nerveuse à l'idée de ne pas pouvoir répondre à la question de mon maître... Enfin, de Meyer. Je devais réfléchir autrement, avec les informations que j'avais. J'étais avec Roy pendant 13 ans, ça, j'en étais certaine. Et il me disait m'avoir acheté alors que j'étais encore une toute petite enfant.  Je me mis alors à compter sur mes doigts, en lançant quelques regards à Meyer pour être certaine qu'il ne perdait pas patience.


"J'ai connu Roy pendant 13ans. Et il m'a acheté quand j'avais euh... Je comptai encore sur mes doigts.. "J'avais même pas 10ans... Donc j'ai surement entre 20 et 23ans. Yoshikazu il sait lui. Tu pourras lui demander la prochaine fois qu'on ira.

Je le regardai dans les yeux, mes veilles habitudes avaient repris le dessus, malheureusement. Je ne souriais plus autant que pendant le réveillon et ma voix devait toujours lui sembler aussi plate et monotone. Je devrais peut être faire des efforts pour paraître plus souriante, mais c'était vraiment difficile d'effacer autant d'années de dressage. D'ailleurs, maintenant que j'y pensais, je ne connaissais pas son age non plus. Je m'approchai d'un petit pas vers lui en joignant timidement mes mains contre mon ventre en me triturant les doigts. C'était peut être déplacé de ma part de lui demander, mais après tout...

"Et toi ?"


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(#) Dim 4 Fév 2018 - 9:07
Elle prit un moment pour réfléchir, la tête légèrement penchée sur le côté. Elle ne semblait pas le savoir elle-même étant donné qu’elle comptait sur ses doigts.

- J'ai connu Roy pendant treize ans, répondit-elle.

Je ne pensais pas que leur relation avait duré si longtemps. Je réalisai alors à quel point Sofia avait souffert face à la disparition de son maître et mon cœur se serra un instant.


- Et il m'a achetée quand j'avais euh… J'avais même pas dix ans, poursuivit-elle. Donc j'ai sûrement entre vingt et vingt-trois ans.

Je restai songeur. Comment savoir exactement sa date de naissance et même d’où elle venait ? Parce que c’était quand même important… non ? Mais peut-être s’en fichait-elle au final. Du moment qu’elle pouvait continuer à vivre. Si c’était le cas, je la comprenais.

- Yoshikazu il sait lui, ajouta-t-elle. Tu pourras lui demander la prochaine fois qu'on ira.

Bonne idée. J’ignorais totalement comment le cuisinier pouvait en savoir autant sur Sofia. Je ne le connaissais pas depuis très longtemps. Peut-être avait-il été un bon ami de Roy, je n’en savais rien. Mais je ne me voyais pas lui poser la question. Je trouvais ça indiscret, même si cela pouvait simplement passer pour de la curiosité afin de mieux connaître Sofia. Cette dernière s’approcha alors de moi d’un pas timide.

- Et toi ? demanda-t-elle.

Je ne m’attendais guère à ce qu’elle me retourne la question, et en même temps, c’était logique, elle avait raison de vouloir savoir elle aussi. Avec un sourire en coin, je me levai pour aller mettre ma tasse dans l’évier.


- Trente ans…

Un silence.

- … aujourd’hui, ajoutai-je après hésitation. J’me fais vieux.

Je me retournai face à la demoiselle.

- Si mon père me voyait, il se foutrait de ma gueule, dis-je avec un léger ricanement.

Devant son regard interrogateur, je repris la parole.


- J’ai toujours soutenu que je réussirais ma vie autrement qu’en bossant pour lui, et ce, avant d’avoir trente ans.

Si j’avais pu grimper les échelons aussi vite et efficacement que lui dans un domaine autre que les garnitures mécaniques et les pompes, je ne rencontrerais aucun problème d’argent à chaque fin de mois. On ne pouvait pas dire que j’avais honoré mes propos.

« Tu crains carrément, déclara Meyer. Regarde-toi, en tant que fossoyeur, t’es loin d’arriver à la hauteur de Nikolaus. »

Était-ce vraiment important maintenant ?

« Un peu. Et puis… sans parler de ça, t’es toujours seul et sans aucun but. »

Je n’étais pas seul. J’avais Sofia.

« Tu penses vraiment la garder auprès de toi pour toujours ? T’as pas envie d’avoir une vie de famille un jour ? »

Une vie de famille ? Mais où allait-il chercher des idées pareilles ? Je ne pouvais pas, j’étais trop… dangereux. Je devais avouer que ça ne m’avait jamais traversé l’esprit. Je peinais à m’imaginer marié à une femme qui voudrait bien de moi, alors avec des enfants… Un frisson me parcourut et je secouai la tête pour chasser ces images floues de mon esprit.

- Mais bon, on s’en fout, repris-je en haussant les épaules. J’suis bien content de ne pas être devenu comme lui.

Je tapotai la tête de Sofia et me détournai pour laver ma tasse.
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(#) Mar 20 Fév 2018 - 16:31
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Frohe Weihnachten !
Il se leva. Avec un sourire en coin. Je ne savais pas vraiment pourquoi, mais j'y ressentais de la tristesse, du regret. Dans ce simple sourire. Et puis... "Trente ans" ... Et puis un silence. "Aujourd'hui". Il semblait malheureux, je ne savais pas si c'était mon imagination ou cette aura qu'il dégageait, mais je pouvais le ressentir. Et c'était aujourd'hui, son anniversaire. Je m'en fichais pas mal qu'il avait un gros chiffre à son age, pour moi il n'était pas vieux. Un trois ou un deux à son age, qu'est-ce que ça pouvait me faire ? Je ne comprenais pas pourquoi ça le rendait... comme ça. Il se tourna ensuite vers moi. Je m'approchai légèrement de lui, de manière inconsciente en fait, toujours prête à le soutenir en cas de besoin, c'était devenu un réflexe. Et là, je sentais qu'il allait avoir besoin de quelqu'un pour le réconforter, ça se lisait sur son visage, encore plus quand il évoqua son père. Il ne devait pas être une bonne personne du tout, il faisait souffrir mon Meyer. Ca en faisait alors un être ignoble à mes yeux. Je ne savais plus qui était mon père à moi, c'était Yoshikazu qui avait prit ce rôle, et il ne s'était jamais foutu de ma gueule. Jamais. Alors pourquoi le père de Meyer le ferait ? Je penchai légèrement ma tête, intriguée. Il m'expliqua ensuite, voyant que je ne comprenais pas ce qu'il voulait dire, comme d'habitude. Alors comme ça, il s'était fixé un objectif ? Avant d'avoir trente ans, il voulait réussir sa vie, mieux que son père. Je ... comprenais, peut être. Il croyait avoir échoué. Ca se voyait. Pour lui, c'était un échec. Et, par extension, sa vie entière l'était. Je fronçai les sourcils, en colère.

Pourquoi j'étais en colère ? Ca ressemblait bien à de la fierté masculine, ça. vouloir faire mieux, mais autrement. Peut être qu'il n'aimait pas son père, mais dans ce cas pourquoi vouloir entrer en compétition avec lui ? S'il ne l'aimait pas, il n'avait qu'à l'oublier et faire sa propre vie dans vouloir... se comparer à lui le jour de ses trente ans. C'était idiot. Complètement idiot. Et illogique, même. Je m'en fichais bien, moi, qu'il n'était "qu'un fossoyeur". Je m'en fichais qu'il vivait un appartement merdique avec un voisin pervers. Je m'en fichais qu'il n'avait plus rien à la fin du mois ! Je m'en fichais qu'il n'étais pas aussi riche que pouvait l'être son idiot de père !! Et par dessus tout, je m'en fichais qu'il n'était pas seul dans sa tête !!! C'était Meyer, point. Rien d'autre à ajouter. Il s'approcha ensuite de moi, ne pouvant pas remarquer mes sourcils froncés grâce à mon bandeau, il tapota ma tête en disant qu'on s'en fichait, après tout, et qu'il était content de ne pas être devenu comme lui. Parfait, alors pourquoi vouloir se comparer à lui ? C'était forcément de la comparaison entre sa vie et celle de son père, puisqu'il avait visiblement juré faire mieux.

Je soupirai, tandis que lui se tourna pour nettoyer sa tasse. Je ne savais pas ce qu'il me prenait, mais ça me faisait vraiment mal de l'entendre dire ça, car je pouvais facilement percevoir sa peine, ses regrets. Alors je fis un pas en avant, doucement. Sans un bruit. Je marchais toujours avec le talon légèrement relevé, c'était comme ça qu'on m'avait appris, pour faire moins de bruit. A force, c'était devenu pour moi une façon naturelle de me déplacer. Je fis un autre pas, m'approchant davantage de Meyer. Puis je l'enlaçai doucement, en posant ma tête contre son dos. Il était si grand que j'arrivais à peine au niveau de ses omoplates. Heureusement, j'étais plutôt grande moi aussi... Je fermai simplement les yeux, en le serrant toujours de plus en plus fort. Je ne voulais pas le voir triste. A mes yeux, il avait réussi sa vie, justement parce qu'il avait réussi à tout envoyer en l'air et à venir ici, à Togi, pour se débrouiller de lui même. Qui d'autre dans le monde aurait eu le courage de fuir la facilité pour en baver comme lui ? Pour moi, c'était ça, réussir. Il n'avait qu'à venir, son père, et se moquer de lui pour voir. Je lui casserait tellement la gueule !


"... Moi je trouve que t'as réussi, Meyer. Et je suis fière de pouvoir dire que tu es mon... "

Mon... quoi ? Je ne parvins pas à finir ma phrase, car je ne savais tout simplement pas qui était Meyer pour moi. Non... En fait, je ne savais plus. Une Chienne. "Sa" Chienne ? M'avait-il vu ne serait-ce qu'une seule fois comme telle ?Je ne pensais pas, non. J'étais faite pour ça, de toute façon, c'était mon rôle, de servir, de protéger et d'aimer, j'étais une asservie, une esclave. Même malgré moi, je m'en fichais en fait, j'avais toujours vécue comme ça et je ne me voyais pas vivre autrement. Mais... A force de vivre avec lui... De vivre avec quelqu'un qui ne me frappait jamais, qui ne me considérait jamais comme une chienne, qui me laissait vivre comme une humaine normale... Et bien je me sentais, aujourd'hui, plus proche de l'Humaine que de la Chienne. Alors, de fait, Meyer... pour moi, c'était qui, à présent ? Et moi, j'étais qui, à présent ? Ou quoi ? Depuis plusieurs jours... Depuis Noël en fait, je me posais ces questions. C'était vraiment horrible comme sensation, de ne plus savoir qui j'étais pour Meyer. Et pire... D'être à présent capable de me poser cette question : Et moi, j'étais qui pour lui ?

Je pinçai doucement mes lèvres avant de me détacher de son dos et de reculer. Déboussolée, subitement, j'allai m'adosser contre le frigidaire de la cuisine. C'était trop bizarre, comme si mon cerveau avait subitement dit que je n'étais plus aussi chienne que je devais l'être. Parce que partager des moments comme celui de noël avec Meyer me plaisait juste... trop. Qu'on riait, lui et moi, et qu'on oubliait tout le reste. Que j'étais aussi heureuse ainsi que dans une arène à faire gicler sang et tripes d'un hybride. Me battre me manquait, mais partager un autre moment comme ça avec Meyer me manquait tout autant. Il y avait conflit dans ma tête. Chienne ou Humaine ? Je croisai les bras autour de ma taille, les yeux rivés sur le sol. J'entendis Meyer se tourner vers moi, devant surement se demander ce qu'il m'arrivait. Avant qu'il n'eut le temps de me demander, je levai les yeux vers lui et retirai mon bandeau. La lumière me perça littéralement les pupilles, mais il devait me voir sans, car mes yeux étaient tout simplement le reflet de mes émotions. On pouvait communiquer d'un simple regard car tout était visible dedans.


"J'veux plus que tu te compares à ton père si c'est pour que ça te fasse sentir que t'es une merde. Car ça me fait mal, ça. Lui a raté sa vie dès lors qu'il a délaissé un fils comme toi. Yoshikazu, lui, jamais il m'a dit ou fait quoi que ce soit de mal. Lui est toujours là pour moi, même quand j'étais enchaîné à un mur à la con pendant des années, il venait me voir pour m'éviter de perdre totalement la raison. Si ton père à toi n'était pas capable d'être présent pour toi comme Yoshi l'a été pour moi, alors tant pis, c'est lui la merde. J'veux plus que ça te rende triste, ou que tu regrettes ta vie, car ça voudrait dire que tu regrettes d'être ici. T'as réussi ta vie, point. On est ensemble maintenant, tu m'as moi, et je t'ai toi. Si ça lui plait pas, qu'il vienne nous le dire et je me servirais de ses dents pour lui indiquer le chemin de retour vers l'Allemagne."

D'une voix toujours aussi plate et monotone, qui ne devait probablement pas faire transparaître ma colère. Une colère peut être excessive, injustifiée, c'était pas comme si je le connaissais, son père. Mais le simple fait de savoir que ça aurait pu être un connard avec Meyer me suffisait à me mettre en colère. Mais malgré tout ça... Ca ne répondait pas à mes questions. De la frustration qui conduisait à cette colère aussi ? Peut être... Je luttais contre cette putain de lumière pour regarder Meyer en face, toujours, au point d'en avoir des larmes de douleurs. Si... notre relation changeait, si ma vie entière prenait un tournant, il me fallait tout simplement des réponses. Qui j'étais avant, qui était Meyer pour moi, et qui j'étais pour lui. Pour le moment, je n'étais ni Humaine ni Hybride, et cette situation allait, tôt ou tard, causer du tord à Meyer. Si je devais laisser de coter mon ancienne vie d'hybride, il fallait le faire jusqu'au bout. Et si je devais redevenir officiellement Sofia Ashley, il fallait le faire aussi. Pour le reste, on verra plus tard. Je pourrais toujours m'arranger pour continuer à me battre, car je ne pourrais plus m'en passer, des combats, c'était devenu un besoin pour moi, et ne plus me battre me rendais particulièrement nerveuse, un peu comme Meyer quand il voulait sa cigarette. Les combats étaient simplement ma cigarette à moi.


"Excuse-moi... Si j'me suis emportée. C'est juste que... Meyer." Je le regardai à nouveau dans les yeux. "Il me faut des réponses."
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(#) Mar 20 Fév 2018 - 18:15
Je ne savais pas ce qu’elle pensait de ce que je venais de dire car elle ne répondit rien. A la place, elle m’enlaça et colla sa joue contre mon dos pendant que je rinçais la tasse. La chaleur de son corps m’apaisa, me fit presque oublier mes dernières paroles. A cet instant, je ne songeai qu’à Sofia et moi dans cette cuisine, et à rien d’autre, comme si mon cerveau venait de se vider complètement. Ce vide me fit du bien. Les problèmes, les questions, les soucis, le travail… tout ça, c’était loin. Si loin que j’omis presque l’eau qui coulait dans l’évier.

- Moi je trouve que t'as réussi, Meyer, dit-elle enfin. Et je suis fière de pouvoir dire que tu es mon…

Elle se tut. Son quoi ? Son maître ? Non… je ne l’avais jamais été, raison pour laquelle elle ne voulait certainement pas le dire, là, maintenant. Elle avait compris depuis longtemps que je ne l’avais jamais considérée comme une asservie. Peut-être ne voulait-elle pas y croire au début. Mais plus les jours, les semaines, les mois passaient, moins je la considérais comme la chienne que Roy m’avait légué après son décès. Avec Ikko, c’était différent parce que ses attributs d’hybrides se voyaient physiquement. Sofia, elle, ressemblait à une humaine et pour cause, elle en était véritablement une. Alors qu’étais-je pour elle ? Et elle, qu’était-elle pour moi, au final ? Doucement, la jeune femme se détacha de moi et alla s’adosser au frigo. Elle paraissait pensive. Déposant la tasse sur l’égouttoir, je me tournai vers elle. Là, elle retira son bandeau et me regarda.

- J'veux plus que tu te compares à ton père si c'est pour que ça te fasse sentir que t'es une merde, déclara-t-elle en clignant des yeux, agressée par la lumière du jour. Car ça me fait mal, ça.

Étonnamment, je savais qu’elle me dirait quelque chose de ce genre. Pourtant, mon cœur bondit quand même en l’entendant, parce que je n’imaginais pas qu’elle oserait le dire.

- Lui a raté sa vie dès lors qu'il a délaissé un fils comme toi, poursuivit-elle. Yoshikazu, lui, jamais il m'a dit ou fait quoi que ce soit de mal. Lui est toujours là pour moi. Même quand j'étais enchaînée à un mur à la con pendant des années, il venait me voir pour m'éviter de perdre totalement la raison.

Yoshikazu devait alors être réellement très proche d’elle si elle en arrivait à le considérer comme un père. Il faudrait effectivement que j’aie une conversation avec lui.

- Si ton père à toi n'était pas capable d'être présent pour toi comme Yoshi l'a été pour moi, alors tant pis, c'est lui la merde, dit Sofia sur le ton de l’évidence. J'veux plus que ça te rende triste, ou que tu regrettes ta vie car ça voudrait dire que tu regrettes d'être ici. T'as réussi ta vie, point. On est ensemble maintenant, tu m'as moi, et je t'ai toi. Si ça lui plaît pas, qu'il vienne nous le dire et je me servirai de ses dents pour lui indiquer le chemin de retour vers l'Allemagne.

Par contre, je ne pensais pas que ça la toucherait à ce point.

- Excuse-moi... si j'me suis emportée, souffla-t-elle perturbée. C'est juste que... Meyer.

Elle planta son regard dans le mien.

- Il me faut des réponses.

Je ne cillai pas, profitai de pouvoir contempler ses iris bleus, avant de me rendre compte qu’il y avait beaucoup trop de lumière dans l’appartement. Alors je mis ma main en visière sur son front et lui accordai un petit sourire rassurant.

- T’as raison, répondis-je d’une voix calme. Je suis venu ici pour l’oublier, lui et tout ce qui le concerne. Alors je dois tenir parole.

D’autant plus que le sujet « Nikolaus » était généralement un bon moyen de déclencher une crise.

- Et j’regrette pas ma vie. Plus maintenant.

Je me perdis encore un peu dans son regard. Il exprimait tellement de choses à ce moment-là que c’en était bouleversant. En fait, je demeurais encore loin de savoir à quel point Sofia tenait à ma personne. C’était trop nouveau pour moi, et trop soudain. Du coup, c’était encore plus angoissant de songer à ce que serait ma vie sans elle. Pire, que serait ma vie si je la perdais maintenant, après ce que nous avions vécu ? Sans quitter mon sourire, je pris son bandeau et le lui remis sur le visage. Puis je la serrai contre moi.

- Je suis content que Yoshikazu ait pu être là pour toi quand t’en avais besoin. Ça me rassure.

Je lui grattouillai le dos, repris.

- Et si Meyer Père se pointe un jour ici, je crains qu’il n’ait pas assez de dents pour retrouver le chemin vers l’Allemagne. Désolé mais… je compte bien lui arranger le portrait avant que tu mettes la main sur lui.

Le visage enfoui dans mon tee-shirt, elle leva la tête et nous échangeâmes un rire.

FIN
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