Bienvenue à Togi! Cette merveilleuse île qui propose toutes sortes d'hybrides à la vente. Serez-vous le maître ou l'esclave? NC-18
 

Mais qu'est-ce que j'ai fait ?

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(#) Mer 22 Mar - 23:37
S'il y a eu ne serait-ce qu'un semblant de solennité durant cette soirée, il a disparu lorsque tu commences à essuyer tes larmes et à te moucher dans un fracas digne d'un éléphant. Les barrissements rebondissent le long de la voute de la salle de cérémonie, comme une parodie d'exorcisme à l'attention des fantômes du public. Fuyez, pauvres fous ! Un hoquet de rire te reprend, tu te forces à rester calme. Tu es tellement épuisée que tu as comme l'impression de flotter à la surface de tes émotions, feuille verte soumise au moindre courant vagabond. Il t'en faudrait bien peu pour pleurer ou rire de nouveau et tu n'y tiens pas. Parce que Meyer, lui, risque de ne pas le comprendre ainsi.

Alors lorsque le fossoyeur reprend place, tu ne cherches pas à discuter ou à lui expliquer le pourquoi du comment. Cette fois-ci, tu te contentes de laisser ta tête reposer sur son épaule et tu clos les yeux. Sensible comme tu l'es, tu as l'impression de sentir le moindre de ses mouvements ; les doigts qui craquent, le poignet qui plie, le coude qui remonte, l'épaule qui se redresse, la tête droite, la colonne légérement courbée... Tu énuméres dans ta tête tout ce qui plis et bouge, berceuse insensée et pourtant étonnamment apaisante.

Il se cale, se prépare à jouer. Le gênes tu ? Peut-être. Mais la pensée t'échappe, rendue glissante par la fatigue et tu restes là, presque lovée contre lui. Tu ne songes à rien de mal en cet instant, juste à profiter de sa chaleur et de sa gentillesse - ainsi que d'une certaine façon à la remercier de sa seule existence. Tu ne lui demandes rien, tu lui offres juste ton silence et ta présence, poupée de chair qui lui doit un instant de vie supplémentaire.

Musique. Ca te rappelle une vieille série. Dans ton presque sommeil, tu sens le bout de tes doigts remuer et tapoter ta cuisse, rythmant la musique. La pianotant même. Rêve de passé et de temps meilleur ou les gentils gagnaient et es méchants perdaient, rêve de sécurité et d'avenir radieux éclairé par les publicités du tube cathodique, rêves...

Rêve.

Rideau baissé. Son épaule est ton oreiller.
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(#) Jeu 23 Mar - 18:33
Cette fois, je me sentais mieux, plus serein, aucunement craintif à l’idée d’embarrasser ou de faire à nouveau pleurer Dezba. Comme tout à l’heure, elle laissa reposer sa tête contre mon épaule et écouta, doucement bercée par mes mouvements. Je jouai jusqu’au bout, fis de mon mieux pour lui offrir ma meilleure prestation. Je l’avais dit, c’était loin d’être parfait. Mais j’aimais jouer cet air, il m’aidait à m’enfuir loin de tout, à oublier les épreuves difficiles de la vie. De ma vie. Je ne savais pas ce que ressentait la demoiselle aux cheveux noirs. Mais je demeurais sûr d’une chose : ce morceau ne pouvait pas la rendre triste. Je me donnais à fond pour qu’elle se sente bien elle aussi.
Si bien qu’au moment de terminer la mélodie, les ondes de la dernière note furent bientôt remplacées par le souffle pur et paisible d’une Dezba endormie contre moi. Surpris, je la regardai un moment, contemplant son visage encore rougi d’avoir pleuré, ses joues humides encadrées par ses cheveux, ses yeux fermés dont les longs cils brillaient encore de larmes. Je n’osais pas bouger.


« Si tu la fais tomber, je rigole. »

- Ta gueule toi…
murmurai-je mécontent.

Doucement, je me tournai à demi vers elle en veillant à passer mon bras dans son dos pour ne pas qu’elle bascule à l’arrière. Sa chaleur me rendait nerveux. Pas dans le mauvais sens du terme mais… C’était bizarre, je ne savais pas l’expliquer. Quand sa tête glissa contre ma poitrine, je pris la décision de la réveiller. En plus, même si je m’étais changé quelques minutes plus tôt, je devais dégager une forte odeur après les efforts que j’avais fourni dans le cimetière. Je l’imaginais bien froncer le nez en se demandant si je connaissais la douche…


- Eh… dis-je tout bas pour la faire sortir de son sommeil.

Elle ouvrit lentement les yeux, encore à moitié dans ses rêves.


- T’as le droit de dormir mais pas ici, fis-je remarquer avec un sourire en coin. C’est pas encore ton tour.

Je regrettai d’avoir prononcé ces mots. Ils n’étaient pas intentionnellement méchants, au contraire. Mais j’eus peur de la ramener trop brusquement à la dure réalité. Quel idiot...
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(#) Jeu 23 Mar - 22:51
Sa voix te parvient de loin, comme le bruit des vagues au travers d'un coquillage. Il doit s'y reprendre à deux fois pour te ramener. Tu ouvres les yeux et grimaces sous la sensation de tes cils collés par le sel. Encore hébétée par ce sommeil qui t'a saisie par surprise, tu te frottes les yeux du bas de la paume de tes mains. En vain : la somnolence te colle à la peau, épais brouillard qui tord le son et la lumière autour de toi.

Tu redresses la tête et opines par réflexe. Tu n'as pas écouté les mots, juste le ton de sa phrase - et d'ailleurs, tu mets une seconde avant de te rappeler qui il est, l'homme aux cheveux bleus qui te sert d'oreiller. Meyer, oui. Tu ne cherches pas plus, le nom seul est réconfortant, comme sa présence. Alors tu hoches la tête comme une petite fille bien sage bien qu'endormie.

Etouffant un ultime baillement, tu te relèves et fais quelques pas. Ta démarche est celle d'une somnambule, vacillante et peu certaine ; il te faut faire preuve de volonté pour marcher droit. Tu luttes pour fuir l'épuisement tout comme tu le fais lors de ces nuits blanches passées à travailler, luttes jusqu'à sentir que tu es presque réveillée. Presque. Un sourire fatigué pour Meyer et tu lui demandes par gestes où est la sortie. Tu le suis sans même réaliser que pour la première fois depuis longtemps, tu n'es pas en train de fuir le cimetière, juste de le quitter pour mieux revenir ensuite.
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(#) Ven 24 Mar - 18:51
Cependant, elle ne réagit pas. Soit elle ne m’avait pas entendu, soit elle avait préféré ignorer mes propos. En tout cas, j’étais rassuré dans un sens. Au moins, je ne la voyais pas à nouveau pleurer. Telle une enfant que l’on venait de tirer du lit, Dezba se frottait les yeux comme pour faire disparaître le voile de fatigue qui alourdissait ses paupières. Elle hocha la tête, lâcha un bâillement et se leva du tabouret. Je l’imitai, la suivis et l’invitai à quitter la salle alors qu’elle me demandait par un simple geste où se trouvait la sortie.
Nous parcourûmes le couloir et rejoignîmes le hall. J’éteignais les lumières au fur et à mesure, plongeant les lieux que nous quittions dans une obscurité totale, sinistre. Une fois dehors, je frissonnai au contact de l’air froid sur mes bras. Je sortis la clé de la poche de mon jean et verrouillai la porte principale. Au moment de me retourner vers Dezba, la lumière d’une lampe torche attira mon attention derrière elle.


« V’là l’autre grincheux qui rapplique. »

- Merde, le gardien…
chuchotai-je contrarié. J’l’avais oublié celui-là.
- Qui est là ?
s’enquit ledit gardien en s’approchant.

Quelques pas de plus et il surgirait de derrière le mur. Je ne voulais surtout pas qu’il nous remarque. Moi j’avais le droit d’être ici mais je savais qu’il pesterait quand même en prétextant que je n’avais rien à faire là à une heure si tardive. Quant à Dezba… inutile de se poser la question. Sans réfléchir une seconde, je pris la jeune femme par le bras et l’entraînai hors du cimetière. Je ne m’arrêtai qu’une fois près de ma voiture, quelques mètres plus loin au bord du trottoir. Je lâchai la demoiselle et me tournai vers elle.


- Désolé, j’avais pas envie d’écouter les sermons à deux balles du vieux.

Je me grattai l’arrière de la tête, embarrassé.

- Ça fait quelques jours qu’il fait le tour du cimetière à cause des sales types qui viennent traîner ici. D’ailleurs, j’te conseille d’être prudente en fin de journée, on sait jamais.
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(#) Ven 24 Mar - 19:21
Tu avances, il te suit, les lumières s'éteignent après votre passage. Ce n'est pas ton affaire, c'est la sienne ; tu le laisses faire à sa guise.

Arrivée dehors, tu lèves la tête, offrant ton visage à l'air froid de la nuit. Dégrisement partiel. tes yeux fouillent le ciel à la recherche de la Lune mais elle s'est éclipsée. Tant mieux, son sourire grinçant ne te manquera pas. Derrière toi, le tintement des clefs ; tu ne te retournes pas, ce n'est que Meyer qui verrouille l'accès principal. Tu préféres respirer, paisiblement. Est-ce toi ou l'air est-il léger ce soir, bien plus qu'il ne l'a été depuis des semaines ? Yeux mi-clos, tu savoures l'oxygène qui emplit et te fait émerger du sommeil.

Mais d'un coup, Meyer te saisit au bras. Tu retiens de peu ton reflexe de lui envoyer un coup de coude dans l'estomac pour te dégager ; il répond à ton regard énervé d'une simple phrase. Le gardien, oui. Tu l'as croisé une fois ou deux ; un quarantenaire bedonnant dont l'insouciance t'a tordu l'estomac. Que fait-il comme gardien de cimetière, cet homme là ? Tu l'ignores et tu n'as aucune envie de lui poser la question.

Vous vous éloignez. Ton ultime regard en arrière te pousse à accélérer le pas ; l'homme se découpe faiblement sur le ciel nuageux, le faisceau de sa lampe torche sur vos traces. De toute façon, vous n'allez pas bien loin. Ta voiture est juste là. Pas besoin de se demander comment Myer sait que c'est la tienne, il n'en reste plus d'autres à proximité à cette heure là - du moins, pas de voiture en état de marche : deux tas de ferraille, l'un en partie calcinée pourrissent sur le trottoir quelques mètres plus loin.

Tu le remercies de la tête tout en te dégageant de sa poigne. Maintenant que vous êtes sortis du cimetière, tu te rends compte que tu ne connais pas grand chose de l'homme. Entre les grilles de l'ossoir, l'amitié peut se nouer autour d'un rien, mais au dehors... Qui est-il ? Pourquoi a t il fui le gardien ? Qui était cette personne qu'il a enterré ? Où loge t il ? Toutes ces questions fusent dans ta tête désormais claire et te rendent nerveuse.

Tu ouvres ta voiture après t'être reprise à deux fois pour trouver les clefs dans ton sac. Une fois la portière close, tu te sens un peu moins nerveuse. LEs questions s'agitent moins. Tu n'as rien contre Meyer, finalement, c'est juste... la nuit, le manque de sommeil, l'imprévu. Avant de démarrer, tu lui fais un petit signe de la main.

Au revoir Meyer.
A bientôt dans le cimetière.
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(#) Sam 25 Mar - 23:00
Elle me remercia d’un signe de tête avant de se diriger vers la voiture garée juste derrière la mienne. Je la regardai fouiller dans son sac, certainement à la recherche de ses clés. Puis je détournai mon attention pour la porter sur mon propre véhicule. Je n’avais même pas fait attention à bien refermer le coffre. J’allai appuyer dessus jusqu’à entendre le petit « clic » distinctif qui indiquait qu’il était désormais bien verrouillé. Une fois en possession de ses clés, la demoiselle aux cheveux de jais ouvrit sa voiture et s’installa confortablement derrière le volant. Elle me regarda, me salua d’un petit signe de main respectueux avant de démarrer et de s’éloigner. Le silence tomba peu à peu dans la rue. Un silence lourd, prenant.
Comme si Dezba était partie avec le peu de quiétude que j’avais réussi à ressentir en sa présence, la boule au ventre revint en pensant à Ikko. Je l’avais grossièrement enroulée dans une couverture et placée dans le coffre de la voiture après l’avoir… Je fermai les yeux, secouai la tête, les rouvris. Il ne fallait plus que j’y pense. Elle était partie, elle ne reviendrait plus.


« A cause de toi. »

Je serrai les poings. Oui, à cause de moi. C’était toujours à cause de moi ! Accablé au plus haut point, je levai les yeux vers le ciel. La lune avait disparu derrière quelques nuages. Si les lampadaires n’étaient pas allumés, la rue serait plongée dans le noir total. Une obscurité inquiétante qui ne m’aurait pas aidé à lutter contre mes sombres pensées du moment. Heureusement, ce n’était pas le cas. Dans un dernier soupir, je me décidai à rejoindre la voiture. J’avais l’impression qu’une odeur de sang émanait du coffre. Je grimaçai, c’était troublant. Un dernier regard vers le cimetière, une pensée pour Ikko… puis j’allumai le contact et démarrai.

Adieu Ikko.
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