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Un imprévu [PV Dezba]

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(#) Lun 27 Fév - 16:37
Depuis quelques jours, Leah était sur un véritable petit nuage. Depuis la création et l'installation totale et quotidienne du bar, le Karaoké faisait beaucoup parler de lui. Ils avaient plus de clients que les salles pouvaient en contenir, résultat, il y avait un peu d'attente.
Mais ce n'était pas tout. Elle était depuis peu en couple, ce qui n'était pas arrivé depuis des années...depuis son divorce. Jusque là, elle avait bien en sorte de ne pas s'intéresser à ce genre de choses, mais la rencontre avec Sora avait tout changer. Il faisait, petit à petit, voler en éclat tout ses doutes.

Du coup, elle avait tendance à travailler, le sourire aux lèvres, sifflotant même par moment. Le chaos de la ville ne l'atteignait que très peu dernièrement même si elle suivait les actualités. Elle suivait les élections et les discours des candidats au poste de maire, pourtant elle avait que très peu de temps à s'accorder. Son peu de temps libre était partagé entre les soins d'Izanami, son hybride, ses propres soins et des sorties avec Sora.
Néanmoins, elle était heureuse de ce programme chargé.

Résultat, les journées filaient assez vite, et celle-ci ne faisait pas exception. Elle passa voir Sora au bar qui gérait l'endroit avec brio. Elle profita qu'il n'y ait aucun client, aucun employé à ce moment là pour lui réclamer un baiser. Elle avait un peu de temps avant que l'envoyé du Wolf Wealth n'arrive pour, apparemment, réserver une salle. Elle avait l'habitude de ce genre de réservations même si souvent, tout se déroulait par téléphone.
Elle finit par laisser Sora retourner bosser et se dirigea vers l'entrée du Karaoké, là où se trouvait l'accueil et une de ses employés. La porte à sa gauche menait au bar géré par Sora, dont un peu de musique leur parvenait. En fait, de la musique filtrait presque de chaque porte, puisque le couloir derrière elle donnait sur les pièces où les clients s'éclataient.

La porte d'entrée s'ouvrit, faisant résonner la petite cloche et Leah observa la nouvelle venue. Longuement. Réalisant qu'il s'agissait d'une connaissance de son passé...de la période dont elle ne parlait jamais. Mais la belle femme qui lui faisait face semblait avoir bien changé, elle aussi. Elle s'approcha doucement, souriant malgré tout.

- Bonjour Dezba...Ça fait combien de temps qu'on ne s'était pas vu ? Des années il me semble ?

Elle tendit la main, attendant de serrer la sienne, pour la saluer. C'était un sacré imprévu mais elle n'avait pas le choix. Elle hésitait à prendre des nouvelles de son fils et de son mari...mais cela amènerait la discussion sur un sujet qu'elle n'avait pas vraiment envie d'aborder. Après tout, Dezba aurait sans doute envie de prendre des nouvelles du sien. Elle lui indiqua de la suivre et se dirigea dans son bureau. Elle traversa le couloir donnant sur les différentes salles occupées par des clients puis tourna dans la zone des toilettes, de la salle de repos et au fond, son bureau. Elle l'invita à s'assoir alors qu'elle se positionnait derrière le bureau.

- Comment allez-vous depuis tout ce temps ? Et...Yatoh ?

Elle se souvenait encore de l'adorable bouille du garçon qui courait et qui jouait parfois avec son propre fils, Ethan. Elle avait rompu tout contact avec sa vie d'avant, avec chacune de ses connaissances sans jamais donner d'explications. Elle se montrait donc polie, sans vraiment savoir comment réagir face à ce fantôme de son passé. De sa vie bienheureuse avec son mari, son fils et ses jumeaux à venir...Toute sa bonne humeur allait l'abandonner à ce rythme. Mais elle continuait de sourire comme d'habitude.
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(#) Lun 27 Fév - 18:33
Tu n'avais pas prévu ça.

Tu la suis dans le karaoké comme dans un rêve. Tes pas sont inaudibles, noyés dans la musique rythmée qui s'échappe des portes entrebaillées. Personne ne te voit. Personne ne t'entend. Elle roule le long du couloir, ses mains poussant avec force les roues de son fauteuil roulant. Aucun bruit, elle pourrait sortir d'un film muet et pourtant elle ne peut que être là, ta paume droite irradie encore de la chaleur de votre poignée de main. Es-tu là ? Vraiment là ? N'est-ce pas plutôt un phantasme de ton esprit meurtri ? Peut-être a t il juste décidé de rendre les armes. De te faire revenir six ans avant, lorsque la vie était belle, que vous étiez deux, que tu proposais avec plaisir aux autres mères de la crèche de venir boire un café avec toi à l'heure de mamans. De te laisser un peu de répit enfin, maintenant qu'il a brisé ton âme en menu morceau.

Mais le fauteuil fait mentir cette hypothèse. Leah - car tel est son nom, si ta mémoire ne te fait pas défaut - était une jeune femme tout à fait valide, pleine d'énergie. Tu la revois encore marcher à coté de son bout de chou, tête inclinée à peine penchée, ses longues jambes galbées attaquant le bitume sans fatigue aucune. Jamais tu ne l'aurais imaginé en impotente, incapable de franchir quelques mètres sans l'aide de cette chaise de métal. Soit il s'agit de la réalité soit d'un cauchemar qui deviendra plus atroce de minute en minute - et tu ne sais pas laquelle de ces deux hypothèses t'effraie le plus.

Elle passe la porte. Toi aussi. Elle bat derrière toi une fois, deux fois, laissant parvenir à tes oreilles quelques mots barbares hurlés par un chanteur dément. just a rhyme without a reason, Never-ending maze, drift on n... Ils s'ancrent dans ton esprit et s'accroche à ton coeur ; tu sais déjà qu'ils te hanteront de nombreuses heures bien que leur sens te soit inconnu.

Sous ta main, une dossier de chaise. Ton regard sur elle est étrange ; pendant un instant, tu ne saisis pas ce qu'elle veut que tu fasses. T'asseoir bien sûr, réalises tu après une seconde de perplexité. Leah est déjà assise et cela te perturbe. D'ordinaire, l'hôte propose de s'asseoir avant de le faire lui-même ; petite habitude dont tu ignorais même l'existence mais dont l'absence te heurte de plein fouet en cet instant. Tu obéis donc à son invitation, grimaçant à peine lorsque les pieds du meubles crissent sur le parquet. Maintenant que ta voix a disparu, tu as l'impression que ta perception des sons varie sans raison ; parfois les battements de ton coeur sont si puissants qu'ils semblent faire trembler les murs de la pièce, d'autres fois tu as l'impression d'entendre les gens au travers d'une ligne téléphonique plus longue la planète toute entière.

Bien assise, bien calée, bien posée. Mains sur tes genoux, dos légérement redressé, tu observes un instant la Leah en face de toi. Ton impression d'être dans un rêve se dissipe ; tu ne penses pas avoir suffisamment d'imagination pour créer une personne à la fois si pareille et différente à ce dont tu te souviens. C'est la même personne, c'est indéniable, et pourtant ce n'est plus vraiment elle. Ce sont des touts petits riens qui te ramènent au présent ; une fossette moins creusée au creux de sa joue, un geste qu'elle s'efforçait auparavant de réprimer, un léger mouvement de ses yeux vers le haut en évoquant ce passé si lointain. Et ce fauteuil, bien sûr. De là où tu es, tu vois les chromes de ses accoudoirs reluire de la lumière du luminaire, transformant le jaune-blanchâtre des néons en un terne gris graisseux.
Et elle, que voit-elle ? Discerne-t-elle encore sous les remparts de ton chagrin les ruines de la jeune mère aimante que tu as été ? Peu de gens essaient de voir jusque là, de voir sous le maquillage appliqué de main de maitre, sous les robes à motifs sombres, sous ta maitrise de soi, sous l'idole maternelle que tu es devenue. Essaiera-t-elle seulement ?

Tes réflexions s'arrêtent là. Leah a prononcé le nom, celui que tu n'arrives même plus à prononcer dans les profondeurs de ton âme - à part parfois, lorsque la nuit est profonde et que le sentiment de perte t'engloutit toute entière. Malgré toi, tu mords tes lèvres. Ton regard dévie insensiblement sur son bureau. Tu ne l'avoueras jamais mais tu y cherches des photos de son fils. Si jamais tu en vois une, ça te fera mal, atrocement mal, tu le sais et pourtant tu y resteras rivés, ton coeur rongé par un curieux mélange de jalousie, de haine et d'envie. Tu n'as plus de fils. Plus de photo. Plus rien. Tout est enfermé dans la chambre du fond de ton appartement. Tu ne supportes pas d'y mettre les pieds, mais tu ne supportes pas non plus que tout ça soit.. jeté. Fini. Ce serait comme te crever le coeur et laisser ta souffrance envahir le reste de ta vie. Tu ne peux pas. Juste... non. Tu ne peux pas.

Là, dans le coin. Le garçonnet dans la photo, souriant de toutes ses dents, se moque de toi - du moins, tu en as 'impression. Quatre ou cinq ans... Tu ne le trouves pas aussi beau que ton fils au même âge. Il lui manque la fraicheur qu'il exprimait dans le moindre de ses sourires, cette innocence qui avait le pouvoir de te calmer en quelques secondes. Il regardait le monde comme si celui-ci prendrait soin de lui pour  toujours, comme si rien ne pouvait jamais lui nuire. Il y a cru. Tu y as cru. Vous n'auriez pas dû. Alors que lui, là, le bambin qui te nargue crânement depuis son bout de carton n'y a pas cru - mais il est toujours là, lui.

Avec un effort, ton regard revient sur la mère en face de toi. Tu ne veux pas craquer. Tu ne veux même pas montrer comme c'est difficile. Si tu cèdes un tant soit peu, tu t'écrouleras. Alors tu sens tes lèvres se relever en un sourire navré et tu fais un geste de dénégation de la tête. Non. Non. Ton fils ne va pas bien. Pas bien du tout.

Tu te penches pour attraper dans ton sac le calepin que tu es obligée d'utiliser sans cesse - ton sourire humide glisse de ton visage dès que tu es hors de vue. Entre tes doigts, le stylo en plastique manque s'échapper mais tu le retiens de justesse avant d'écrire un unique mot sur la page blanche. Tu fais glisser le cahier sur son bureau, le retourne pour que ce soit lisible.

TANABATA

Rien d'autre. Cela suffit. Tout le monde en ville sait ce dont il s'agit. Tanabata. Ce mot est en passe de devenir une arme avec les élections. Tanabata : souvenez-vous des morts. Tanabata : plus jamais ça. Tanabata....
Tu n'écris rien d'autre. Tu fixes juste ce mot à l'envers que tu détestes tant désormais. Leah est assez intelligente pour comprendre. Et tu ne veux pas écrire plus. Ce serait comme reconnaitre la réalité. Reconnaitre que...

Tu reprends le calepin, griffonnes quelques mots sous le calepin. La mettre au courant, vite, clore le sujet, lancer sur autre chose. Tu ne veux pas de sa pitié, pas de sa compassion, pas de ses condoléances. Surtout pas d'elle, qui est toujours mère. Tes lettres sont un peu plus hachées tandis que ton stylo fuse sur la page.

Plus de voix. Dois écrire. Et toi ? Ton époux ? Ton fils ?


Une seconde, la pointe du stylo reste en suspens tandis que ton esprit mouline. Le garçonnet, comme s'appelait il ? Tu l'as su, tu le sais encore, c'est juste que ta rancoeur fait front pour essayer de t'empêcher de le retrouver.  Tu fermes les yeux et projettes sur l'obscurité de tes paupières tes souvenirs de la créche. Des berceaux. Des jeux. Des nourrices. Des enfants porte-manteaux. Au dessus de ce change bleu marine il y avait une étiquette. Un nom. Un nom qui est... Tu rouvres les yeux, cilles. Ratures consciencieusement le "ton fils", inconsciente de l'humidité qui habite ton regard.

Ethan. Et les jumeaux ?


Stylo dans la main droite, tu lui remontres ton carnet tout en prenant bien soin de ne pas regarder vers la photo cette fois-ci.
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(#) Lun 27 Fév - 20:35
Leah savait qu'elle venait d'entamer un sujet difficile, qui risquait d'amener à sa propre tristesse. Parce qu'en tant que mère, Dezba allait logiquement vouloir lui demander des nouvelles d'Ethan...ou alors, elle aurait tellement d'années à rattraper qu'elle ne s'arrêterait plus de parler sur les exploits de son fils. Oui, c'était franchement la meilleure solution à son avis. Elle ne voulait pas parler d'Ethan, ni de son divorce ou de son accident et encore moins de la perte de ses jumeaux.
Elle la regarda faire un signe de la tête...non ? Son fils n'allait pas bien ? Qu'est-ce qui c'était passé ? Et puis, la jeune femme sortit un petit calepin de son sac, d'abord surprise, Leah lut le mot que Dezba lui avait écrit. Elle blanchit aussitôt, comprenant ce que cela impliquait.

- Oh...je suis sincèrement désolée. Cette...fête a vraiment tourné n'importe comment. J'espère qu'on retrouvera le fou qui a drogué tout le monde...


Elle ne savait pas quoi ajouter de plus. Comment continuer sur ce sujet qui avait fait tant de malheureux ? Des malheureux dont Dezba faisait partie et dont visiblement, elle ne s'était pas remise. Ce qui n'était pas étonnant, c'était tellement récent cette foutue fête...Leah avait mis bien des années à réussir à rire ou même sourire de nouveau même si parfois, elle avait encore de violents coups de déprime. Après tout, on oublie jamais ses enfants même s'ils n'étaient pas encore nés.
Mais voila que son ancienne amie lui présentait à nouveau le papier. Mutisme suite au choc visiblement. Mais ce n'était pas cela qui la marquait...mais la suite. Son époux, son fils...Un instant, un voile de tristesse passa dans ses yeux. Et puis, elle n'eut pas le temps de réagir, que Dezba reprenait le papier, rectifiant le mot fils par Ethan puis parla en plus de ses jumeaux. Elle blanchit. Encore un peu plus, donnant l'impression de ressembler à un cadavre. A son tour, elle fit non de la tête avant de poser un instant son visage dans ses mains. Non, elle ne devait pas pleurer. Elle devait rester forte.

- Je...les ai perdu...Un...accident de voiture...

Elle releva la tête, ne sachant que faire. Devait-elle regarder dans les yeux cette femme qui elle aussi avait tant perdu ? Ou plutôt, fixer ses mains ou un mur ? Mais en baissant ses yeux sur ses mains, elle les vit trembler. Elle les plaça aussitôt sous le bureau.

- Mon...ex-mari a pris Ethan et est parti au Japon. Je ne l'ai pas vu depuis...

Elle confiait cette information, cette perte, car elle savait que Dezba serait la plus à même de comprendre par quoi elle était passée. Néanmoins, elle exposait juste les faits, elle ne parlait pas de sa souffrance à cet instant, que ce soit l'accident, la perte des jumeaux, son handicap, le divorce et le départ de sa famille...Son regard se perdit un instant sur la photo d'Ethan, voila qu'elle avait les larmes aux yeux. Ce n'était pas pour rien qu'elle refusait de parler de tout cela en général...car c'était trop dur, trop douloureux. Mais elle ne se voyait pas mentir à cette femme qui avait aussi tout perdu.
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(#) Lun 27 Fév - 21:43
Tu vois presque aussitôt que tu as fait le mauvais choix. Elle pâlit, se prend la tête dans les mains. Ca te sort de ta réserve habituelle, celle qui te met à distance dès qu'on aborde le sujet de Tabanata.Sans t'en rendre compte, tu recules, ta chaise ripe sur le plancher. Ton chagrin est suffisamment écrasant, tu ne te penses pas capable de supporter celui d'un autre.

Elle t'explique. Un accident de voiture ? Tu cilles, essayant de remettre les mots dans le contexte. Perdus. Accident de voiture. Les mots se heurtent, se confrontent avant d'enfin se combiner et le sens explose sous ton crâne. Ta bouche s'ouvre même si tu ne peux rien dire. Tu regardes à droite, à gauche. Les mots te manquent. Tu ne sais pas quoi dire. Tu ne sais même pas vraiment quoi ressentir. Tu comprends qu'elle a perdu ses enfants mais.. mais elle est là. Mais elle sourit. Mais elle vit. Comment ? Comment ? Comment Leah pourrait-elle avoir vécu ça, avoir été comme toi et pourtant être comme... comme ça ? Ton cerveau comprend, mais ton coeur te dit que c'est un mensonge. Forcément. On se sort par du chagrin, on ne retrouve jamais la joie. Toi tu ne peux pas. Alors elle non plus. Ou alors... ou alors... Est-ce que...

Il lui reste un fils. Même loin, il lui reste un fils. Il lui reste quelque chose.

Tu détournes à ton tour le regard en sentant cette boule familière remonter le long de ta gorge. Colère, haine, jalousie, amertume : c'est tout ce qui arrive à transpercer ta carapace maintenant. Tu lui en veux, à cette femme qui a été ton amie. Tu voudrais être à sa place. Elle a un fils, un fils qui est loin. Un fils vivant. Elle a mal. La douleur vaut mieux que le néant qui te submerge depuis Tabanata, tu le sais jusqu'au plus profond de tes os. La douleur rend vivant - et toi, tu n'es plus que l'ombre de toi-même.

Ton stylo tombe, tu enfouis ton visage dans tes mains. tes doigts enserrent tes tempes, tes paupières se pressent aussi fort que possible. Tes yeux picotent. Tu sais que c'est mal de ressentir ça. Tu sais que tu ne devrais pas penser tout ça, que ce n'est pas normal mais tu ne peux pas faire autrement. Et tu ne t'en veux même pas - c'est peut-être ça le pire, savoir que tu te montres égoiste et monstrueuse envers les autres mais trouver ça normal. Tu culpabilises de ne pas culpabiliser.

Non, tu ne veux pas montrer ce visage à Leah. Elle a été ton amie. Elle ne doit pas voir à quel point tu as changé, à quel point tu l'envies. Tu déglutis, tu obliges ton souffle à se ralentir. Tu dois te calmer. Tu dois... faire face. Encore, toujours. Enfermer en toi, être efficace, attendre que tout s'arrête. Ce qu'est ce tout ? Tu ne sais pas. Cette haine, ce vide, cette vie, tout ça peut-être - ou rien du tout.

Expiration lente. Tête en arrière, tu renifles, tes mains redescendent jusque sous l'abri du bureau et s'étreignent l'une l'autre jusqu'à te faire mal. Tes yeux sont secs maintenant. Tu ne t'accordes pas le droit de te laisser aller, ni maintenant ni jamais. Enfin tu t'autorises à la regarder et réalises que elle s'y autorise presque. Tu vas craquer, réalises-tu. Si tu la vois pleurer, tu vas faire pareil.

Tu ne le veux pas. Tu ferais tout pour que ça n'arrive pas. Mais tu ne peux pas sortir non plus, tu ne peux pas céder de terrain. Tu es coincée ici, coincée avec elle, coincée en toi. Tu dois faire avec. Ton coeur palpite comme un oiseau fiévreux, battant des ailes contre la cage de tes côtes, becquetant ses barreaux dans le vain espoir de s'évader et de retrouver la lumière du jour.

Tu ne veux pas.
Tu ne peux pas.

Comme dans un rêve, tu te sens te redresser, te relever. Tu avances comme un fantome jusqu'à l'autre coté du bureau. Tes genoux craquent, t'élancent lorsque tu te mets à hauteur de Leah. Tu fonds sur elle. Tu l'étreins. Tu serres. Sa tête est sur ton épaule, une main dans son dos, une autre dans ses cheveux. Tu fermes les yeux et l'encourages de ton étreinte à se laisser aller, à ne pas bouger de là, à ne pas te regarder.

Peut-être que si tu ne la voies pas, tu résisteras.
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(#) Mar 28 Fév - 12:10
La situation devait être de simples retrouvailles, mais comment agir normalement quand les deux femmes avaient autant perdu ? Leah fixait la photo de son fils, les yeux dans le vide, tentant de ne pas pleurer. Elle ne devait pas, personne ne devait la voir pleurer. Elle ne le faisait que seule et ce ne serait pas nouveau ! Même si Dezba avait une peine similaire bien que plus récente. Elle ne devait pas craquer, surtout pas !

Soudainement, elle entendit la chaise de Dezba bouger, faire un bruit atroce qui lui fit faire un bond. Mais elle n'arrivait pas à sortir de ses pensées. Et puis, finalement, la jeune femme se leva, s'approcha et la prit dans ses bras. Consolée par une ancienne amie qui avait perdu très récemment son fils...
La tête sur l'épaule de Dezba, elle ne bougeait pas, réalisant que finalement cela lui faisait du bien. Elle glissa ses bras autour des hanches de sa vieille amie, la serrant contre elle.

- Je suis désolée...C'est toi qui me consoles alors que pour toi c'est...plus récent. Laisse-toi aller si tu veux, tu dois en avoir besoin toi aussi...

Elle leva une main, la posant sur les cheveux de Dezba, les lui caressant doucement. Elle tentait par ce geste doux de détendre cette femme qui semblait tellement tendue...comme au bord de la crise de nerfs. Ce qui n'avait rien d'étonnant. Les mois suivant son accident, Leah était infernale, elle pleurait presque constamment ou s'enfermait dans son mutisme. Il lui avait fallu un temps fou, et une activité salvatrice pour réussir à surmonter quelque peu sa souffrance. Mais Dezba semblait seule, seule face à elle même et sa souffrance.

- Dezba...un jour, peut-être que tu réussira à sourire à nouveau...mais en attendant, tu dois te laisser aller. Laisser parler tes émotions. Je te sens...tendue. Laisse toi aller...

C'était une réelle invitation même si parler de la souffrance de son ancienne amie lui permettait de moins penser à la sienne...Quoique peut-être pas au final. Car plus elle la voyait, plus elle se voyait elle-même dans cet affreux état juste après la perte de ses jumeaux, de potentiellement sa fertilité, de ses jambes puis son divorce. Tout s'était tellement enchainé, elle avait tout pris en pleine face sans rien pouvoir faire à l'époque que de pleurer ou de hurler. Mais d'après les médecins c'était toujours mieux que ses quelques phases de mutisme. Il fallait que tout sorte et pour Dezba s'était pareil.
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(#) Ven 3 Mar - 0:30
Non.

Tu ne le dis pas. Tu le penses. Tu le montres. Ta tête va à droite, à gauche. Dénégation.

Non.

Tu t'agrippes à elle comme à une bouée de sauvetage. Tu pensais qu'elle te servirait à surnager dans l'océan de larmes qu'elle laisserait ruisseler sur ses joues mais c'est le contraire qui se passe. C'est elle qui s'accroche à toi. C'est elle qui devrait flotter, toi noyer.

Non.

Un bras derrière ton dos te maintient, t'empêche de t'échapper ; une main dans ta chevelure monte et descend, te peigne comme on le ferait d'une poupée d'un enfant sage d'un enfant vivant. L'idée te fait mal. Terriblement mal. C'est ce que tu faisais avec ton fils quand il était petit. C'est ce que tu as fait à son cadavre avant qu'il soit incinéré. Tu l'as peigné, lavé, apaisé. Tu l'as soigné comme si la force de ton amour pouvait réparer son corps abimé, ramener son esprit envolé.

Non.

Elle t'emprisonne et t'encourage en même temps. Mais non. De la tête, tu ne sais plus si tu te débats ou lui réponds. Un peu des deux peut-être. Tu ne peux pas laisser aller. Tu ne dois pas. C'est ta faute si c'est comme ça. Tu n'as pas assez protégé ton fils. Si tu l'avais écouté, si tu avais deviné, si tu l'avais plus aimé, il serait toujours là. Tu ne peux pas le laisser aller, tu ne peux pas te laisser aller. Parce que si toi tu avances, si toi tu changes... Qui se souviendra de lui ? Qui saura qui il était ? Qui te punira si tu laisses aller, si tu t'autorises à lâcher, oublier, aller mieux ?

Non.

Tu ne dois pas.
Tu ne peux pas.
Tu ne mérites pas.

Non.

C'est avec un geste presque violent que tu réussis à t'extraire de l'étreinte de Léah. Tu te redresses. Un instant, tu la regardes de face sans la voir, abimée en toi. Tu sens que pendant un instant, un très bref instant, tu as compris quelque chose, quelque chose qui pourrait changer toute ta vie, quelque chose qui... qui...
Quelque chose qui
Quelque chose
Quelque
Quel
Quoi ?

Non. Tu ne sais plus.

Une main se pose sur ton coeur, se serre en poing. Tu baisses le regard. Ta tête va de droite à gauche, de gauche à droite. L'émotion passe - ou plutôt se transforme. De filet d'eau menaçant de s'écouler, tu deviens sable tassé de plus en plus fort jusqu'à devenir roc. Rien ne sort, rien ne rentre. Rien. Tu expires une fois ; ton regard se pose sur elle et fuit aussitôt vers le coté, repoussé instinctivement.

A pas lents, tu retournes à ta chaise. Sans la regarder, tu reprends ton calepin. Les mots viennent, automatiques, vides de sens. Les mots que tu écris à chaque fois qu'on te parle de Yatoh.

C'est gentil.

Trois petits mots, dix lettres hativement formées, zéro signification. C'est gentil. C'est mignon. C'est sympa. C'est pas mal. Toutes ces petites phrases qui servent de graisse à l'échelle sociale, qui achètent la paix des consciences, qu'on doit utiliser juste parce que ça se fait... N'y pense pas. Le stylo relaisse son empreinte, éclaire sa lanterne.

Pas psychologique, physique. Ecrasement du larynx, mutisme définitif. Je ne peux pas.

Vrai. Vrai. Vrai. Tout est vrai. Jamais elle ne reparlera. Elle se rend à peine compte de ça. En règle générale, elle fait avec mais quand elle réalise vraiment, quand on lui fait sentir qu'elle est diminuée, la haine remonte et la submerge, transformant le monde le monde en un vaste arrière-plan de noir et de blanc qu'elle ne rêve que de voir teinté de rouge. A ça non plus, elle ne veut pas réfléchir. Les solutions que le psychologie lui a proposées sont aussi repoussantes que séduisantes. Pas maintenant.

On peut aborder un autre sujet ?

Les lettres sont devenues plus grandes, plus droites. Le point d'interrogation s'étale sur sa feuille comme un barrage de béton, dernier rempart contre la crue dévastatrice.
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(#) Dim 5 Mar - 12:35
Leah espérait réellement que Dezba allait se laisser aller, pleurer tout son soûl. Après tout, elle en avait bien besoin, besoin de se lâcher, de faire sortir tout ce qui restait bloquer. Mais non, la jeune femme refusait de pleurer. Et encore une fois, ce signe de la tête, ce non muet. Mais Leah ne savait pas comment l'aider, elles n'étaient pas amies, seulement liées à l'époque par leur fils respectif jouant tout les deux, ensemble. Et si elle n'avait pas coupé les ponts ? Si elle avait gardé contact ? Est-ce qu'elle aurait pu l'aider ? Non, la réponse était évidente. Non, elle n'aurait rien pu faire, comme Dezba n'aurait rien pu faire pour elle, à la perte de ses jumeaux.

Elle la relâcha alors, la regardant se relever. Visiblement, la séance retrouvailles émouvantes était terminée. Fini de parler des enfants perdus, fini de parler du passé. Retour brutal au présent, quitte à souffrir encore, et encore, mais en silence seulement. Elle ne dit rien en la regardant se rassoir en face d'elle, comme si le bureau permettait de mettre une distance entre elles-deux. Et puis, les deux mots écrit à toute vitesse, comme quelque chose de banal, comme pour mettre un terme à leur discussion.

Leah leva les yeux vers le visage de Dezba, tentant de percer ce masque sans émotion. Son ancienne amie se camouflait derrière une absence totale d'émotion. Elle, c'était derrière un masque de joie, souvent fausse. D'un sourire, d'un rire...mais plus elle observait Dezba et plus elle se demandait si la plupart, voir tous, n'avaient pas été qu'un simple masque ?

La jeune femme écrivit à nouveau, expliquant la cause de son mutisme. Leah grimaça, aucune possibilité donc de retrouver la voix, comme elle, elle n'avait aucune chance de marcher à nouveau.

- Je vois...Chacun sa...punition pour n'avoir pas su protéger ses enfants alors...


Elle baissa les yeux, fixant le bureau. C'était sortit tout seul, une vérité pour elle. Elle considérait que si elle avait perdu ses jambes, sa faculté de marcher, mais aussi la possibilité de réaliser son rêve de famille nombreuse, c'est qu'il s'agissait d'une punition. Une punition pour ne pas avoir su protéger ses jumeaux, d'avoir eu cet accident de voiture qui lui avait fait tout perdre. Et finalement, sa propre vie, elle ne la devait qu'à un hybride...ces êtres détestés par tant d'humains dont l'un d'eux avait pris un tel risque pour sauver sa misérable vie. Un hybride sauvage, inconnu de tous.
Perdue dans ses pensées, elle entendit Dezba écrire à nouveau sur son carnet. Elle se pencha pour lire ce qui était écrit, avec un point d'interrogation énorme...comme désespéré à l'idée de devoir continuer sur un tel sujet. Au final, cela l'arrangeait aussi.

- Bien sur ! Tu étais venu pour réserver une salle pour des clients du Wolf Wealth ? Alors, ils seront combien ? Que je vois si une salle normale conviendra ou s'il faut que je te réserve le bar.

Parler travail devrait leur faire du bien ! Elle sortit de la paperasse d'un tiroir, des descriptions sur les deux types de salles louables et les prestations réalisables également. Ce n'était pas la première fois que le WW réservait chez elle, mais grâce à Sora, elle avait de nouvelles prestations. Comme le bar était constamment ouvert, il était plus facile de réserver cette salle qui contenait déjà des employés n'attendant que cela.
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(#) Dim 5 Mar - 18:29
Punition. Ce mot qu'elle a dit... tu le penses sans arrêt, mais tu ne supportes pas de l'entendre. Il n'y a que toi qui as le droit de l'utiliser. Les autres, non. Parce que ce n'est pas toi qui l'as... qui... toi, tu l'as juste emmené avec toi. Tu l'as juste aimé. Ton fils. Tu n'étais pas là lorsqu'il... l'hybride...

Le mot résonne sous ton crâne, se propulse dans ton sang, dans tes os. Tu crois vibrer, mais tu ne fais que te crisper. Le tube en plastique du stylo se fissure entre tes doigts, pression trop forte. Inspirer. Expirer. Se forcer à lâcher prise. Avaler sa salive. Les paroles lénifiantes dont on t'abreuve depuis l'événement, tu t'en sers comme d'un bouclier. Non, ce n'est pas toi. Ce sont les autres. Les hybrides. Tu l'aimais. Pas eux. Eux, ils l'ont tué. Pas toi. La haine qui te monte au coeur t'aide à surpasser ce moment de faiblesse, à tenir bon jusqu'à être de nouveau de roc.

Tenir bon. La pensée du Wolf Wealth t'y aide. Tu aimes cet hôtel comme s'il était le tien. C'est le cycle de sa routine quotidienne, sa paperasse, ses petits ennuis et gros problèmes qui te poussent à te lever le matin et ne pas fuir dans la mort. Toi qui détestais les formalités, voilà que les contrats et constats sont devenus ton radeau de sauvetage ; n'est-ce pas ironique ?

Alors tu rassembles tes esprits autour de cette soirée. Petite soirée suite à un colloque, une quinzaine de clients de milieu aisé, des hommes, avec possibilité de dix personnes en plus... Tu notes ces élèments et les présentes à Leah. Tarifs. Horaires. Aménagements. Conditions. Le dialogue se noue petit à petit, elle par la parole, toi par l'écrit. Plusieurs fois tu sens la colère remonter en toi - à cause d'un rien : un brin d'ironie mal perçu parce que écrit, une contradiction dans les tarifs, le temps que tu mets à écrire ce qui aurait pu être réglé en quelques secondes - mais tu tiens le coup. Heureusement. Tes éclats de colère se sont limités pour l'instant à quelques coups de poings sur un bureau mais tu as la nette impression que cela ne fait que s'aggraver au lieu de s'arranger. Le psychologue t'a conseillé de prendre un hybride pour t'aider et au cas où, servir de réceptacle à ta colère mais ta peur t'a poussée à repousser cette option - pour le moment.

Enfin, vous parvenez à un accord. Tu souris légérement en rangeant tes affaires. Cela fait du bien d'arriver à un résultat après tout ces efforts. L'entreprise de Leah apporte tous les gages de qualité que tu recherches pour ce genre d'événement : tes clients seront ravis. Du regard, tu la remercies avant de te relever.

Tu jettes un coup d'oeil à ta montre et ton fugace sentiment de réussite s'évanouit en même temps que ton sourire. Vous avez mis plus d'une heure pour ça, cette petite organisation qui t'aurait pris peut-être un quart d'heure quelques mois plus tôt au téléphone. Tu es faible, diminuée, et cette réalisation te fait peur autant qu'elle te met en colère.

Merci d'avoir pris tout ce temps.


Tes mots sont neutres et ne révélent rien de ce soudain sentiment d'abattement qui t'envahit. A quoi bon ? Tu dois apprendre à faire avec. Peut-être que l'hybride serait une solution...

Et merci

Tu hésites. En fait, tu as commencé à tracer ces mots sans réfléchir. Merci de quoi ? D'avoir perdu quelqu'un elle aussi ? Idiote. Tu ratures ces mots avec force avant de tracer quelque chose de plus acceptable.

J'espère que le Wolf Wealth t'apportera beaucoup de clients.
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(#) Dim 12 Mar - 15:02
Finalement, la conversation sur la famille, sur les pertes, tout ceci était balayé pour parler d'autre chose. De quelque chose de moins violent pour Leah et Dezba. Quelque chose de moins déprimant. Parler du Wolf Wealth et de la réservation pour des clients lui faisait du bien. Ainsi, elle ne pensait plus à tout ce qu'elle avait perdu.

Elle se concentra sur sa tache, lisant avec attention ce que son ancienne amie lui écrivait comme informations. Le nombre de personnes, des hommes en plus, tout ce qui pourrait lui permettre de faire une soirée parfaite. Et elle notait toutes ces informations également, réfléchissant à la soirée envisageable. Le bar serait le meilleur endroit, c'était une certitude. Après, elle proposa diverses options, divers horaires et donc divers tarifs. Il fallait tout négocier, et se plonger dans le travail permettait à Leah de ne pas penser à autre chose.
La discussion par bout de papier et voix d'un côté n'était pas vraiment ce qui était le plus évident mais elle faisait avec. Et enfin, les deux femmes réussirent à venir à bout de cette réservation et de tout ce qu'elle impliquait. Un créneau était pris, une base de la soirée. Elle n'aurait plus qu'à organiser le reste avec ses employés. Tout se passerait bien, elle en était sure.

Se redressant sur son fauteuil, elle rangea les papiers dont elles n'avaient plus besoin, gardant uniquement la feuille de réservation et les informations sur un post-it, collé sur la feuille, sur son bureau. Elle regarda Dezba, regrettant soudainement de ne pas pouvoir en faire autant. Néanmoins, elle sourit, ne montrant rien de son envie soudaine.

- De rien Dezba, c'était un plaisir. Je suis ravie qu'on soit arrivée à un terrain d'entente.


La dernière phrase griffonnée sur le papier lui tira un sourire. Elle hocha la tête, elle aussi, elle l'espérait bien. Leah se dégagea de son bureau et raccompagna la jeune femme jusqu'à la sortie. Mais elle avait besoin d'être seule avec cette entrevue plutôt désagréable.

- Au revoir Dezba, n'hésites pas à revenir si tu en as envie.


Mais est-ce qu'elle-même en avait envie ? C'était une bonne question. Elle n'en savait rien. Si c'était pour souffrir à chaque fois, était-ce vraiment utile ? Elle la regarda sortir du Karaoké sans un mot.
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