Bienvenue à Togi! Cette merveilleuse île qui propose toutes sortes d'hybrides à la vente. Serez-vous le maître ou l'esclave? NC-18
 

Bienvenue chez toi

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(#) Dim 30 Oct - 2:37
La journée touchait bientôt à sa fin et je craignais déjà de mal vivre la soirée en tête à tête avec la demoiselle. Pour le moment, elle n’était pas spécialement agitée. Mais comment se dérouleraient les heures suivantes ? Et les journées d’après ? Deviendrait-elle invivable ou pourrais-je avoir la paix et un minimum de services ? Car c’était bien à cela qu’elle servirait, non ? M’apporter son aide au quotidien sans forcément être envahissante. J’ouvris la porte du bâtiment et m’engouffrai dans le hall d’entrée. Quand nous nous retrouvâmes devant les escaliers, j’esquissai un pas pour commencer à monter. Puis en jetant un coup d’œil derrière moi, je me rendis compte que la jeune femme avait du mal à suivre. Elle semblait essoufflée et épuisée.

« Évidemment, t’aurais dû y penser, remarqua Meyer d’un ton sarcastique. Tu l’as récupérée à l’animalerie dans un état lamentable et encore, il faut que tu la fasses marcher jusqu’ici. Va l’aider, bordel ! »

Je soupirai, descendis les escaliers. Puis, sans prévenir, j’attrapai la jeune femme sous les genoux et dans le dos pour la soulever dans mes bras.

- T’es trop lente, lâchai-je pour seule excuse.

Sans attendre de réponse de sa part, je montai jusqu’au deuxième étage où se trouvait mon chez moi. Je la déposai sur le pallier, sortis mes clés de la poche de mon jean et déverrouillai la porte. Puis je la laissai entrer en premier. Une fois à l’intérieur, je refermai la porte derrière nous et dis :


- J’te laisse visiter. T'es chez toi maintenant, alors tu fais ce que tu veux... à condition de pas foutre le bordel.

Sur ce, j’allai dans le séjour pour m’affaler sur le canapé.Je me sentais épuisé tout à coup.

« C’est l’émotion ça. »

L’émotion ? Quelle émotion ?

« Façon de parler… A partir de maintenant, va falloir t’habituer à sa présence. »

Ça allait être… très bizarre.
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(#) Dim 30 Oct - 23:36
Lorsque que je rejoins mon maître, je remarquai que l’avais interrompu sur son téléphone, il leva la tête en ma direction puis m’indiqua de le suivre. Nous partîmes en direction des caisses, je remarquai que l’homme commençait à s’agacer face à la lenteur des gestes qu’avait une vieille dame pour payer ces articles. Pendant ce temps, il regarda ce que j’avais choisi, puis me conseilla d’enlever les étiquettes de la tenue, ce que je fis avec des gestes délicat de peur de d’abimer les vêtements. Une fois sait, il me dit d’aller me changer en attendant que ce soit notre tour. Je lui fis un signe de la tête, lui tendis les étiquettes, mais avant que je ne tourne les talons pour aller en direction des cabines l’homme ajouta :

- Et tu peux prendre autre chose. J’crois pas que tu garderas ce truc.

Il me fit un signe de la tête pour désignai la tenue que je portais actuellement, c’est vrai que ma robe pouvait me faire passer pour une fille ne prenant pas soin d’elle, ce qui n’était pas mon cas. J’aimais paraître présentable et jolie. Mais pas trop jolie pour ne pas faire de l’ombre aux dames qui se présentaient dans la demeure familial et il en serait de même chez mon acquéreur.  Mon maître m’autorisa à prendre une seconde tenue, je rougis un peu gênée par autant de générosité. Je parti en direction des cabines d’essayage, troqua ma robe noire par celle bleue nuit, retira les rubans qui commençaient se déchirer et enfila les petites ballerines noires. Une fois fais, j’essayais tant bien que mal de recoiffer mes cheveux du bout de mes doigts, puis plia mon ancienne tenue et sortit de la cabine.

A ma sortie, je remarquai que l’homme n’était toujours pas passer à la caisse, qu’elle chance, je ne voulais pas le faire attendre déjà que j’avais due bouleversai son emploi du temps. Je retournais aussi vite que je pu en direction du rayon soldé et pris une deuxième tenue c’était un chemisier à carreaux qui serrait suffisamment grand pour être transformer en robe avec un slim noir le tout bien évidemment en promotions. Une fois choisi, je retournai vers l’homme, il venait de donner les étiquettes à la caissière qui n’avait pas l’air bien contente de devoir passer des articles invisibles. Mais elle ne dit rien et se contenta d’enregistrer les achats et de prendre l’argent que mon maître lui donnait. Je me promis que je ferai en sorte de le rembourser le plus vite possible.

Nous sortîmes de la boutique et nous nous arrêtons à un arrêt de bus. J’espérais au fond de moi ne pas trop le déranger. Je devenais une charge pour lui et en plus je ne pouvais rien faire à l’heure actuelle pour le remercier. Lorsque le bus arriva, nous montâmes à l’intérieur et nous nous installèrent au fond du véhicule. Alors que je pensais être tranquille pour la fin du trajet, un homme monta à un arrêt, ne trouvant pas de place assise, il se dirigea vers nous ou du moins vers moi d’un pas non chaland et avec une expression agressive.

- Dégage de là, l’esclave, laisse la place aux gens normaux ! broncha-t-il. J’devrais même pas te le dire, tu devrais te lever direct et me laisser m’asseoir ! Allez dépêche !

Je n’eus pas le temps m’excuser et de me lever que l’homme continua son monologue sur le fait que les hybrides étaient des bons à rien, que la société actuelle ne devrait pas accepter que nous prenions des moyens de locomotions communs, que nous devrions rester cacher chez nos maîtres et de faire la boniche. Je tournais mon regard vers Meyer, peut-être pour lui demander de l’aide ou tout simplement pour ne plus avoir à faire à cet homme ignoble. Alors que je pensais que mon maître n’allait rien dire, j’eus un sursaut lorsque je le vis soudainement se retournai et saisir le col de l’individu, le tirait vers lui. Je me fis toute petite l’homme perdit l’équilibre et failli me tomber dessus par chance il se rattrapa au dossier qui se trouvait devant nous.

- Fous l'camp, lui ordonna mon maître calmement mais empli de rage.

L’inconnu ne se le fit pas dire deux fois et parti à grand pas se tenir à une des barres du bus.

- C’est la journée des cons… murmura Meyer en reprenant son observation du paysage qui défilait à l’extérieur.

Je décidai de ne pas le déranger de peur peut-être de me prendre une réflexion de sa part. Le bus fit un nouvel arrêt et nous descendîmes à celui-ci. Nous nous retrouvions devant un garage automobile, je me fis discrète, tout en regardant les divers modèles de voitures que proposait le garagiste à mon maître. Ce dernier trouva son bonheur et alla régler les détails administratifs dans un bureau, je restais dehors à attendre qu’il revienne.

Mon maître paraissait un peu plus détendu surement par le fait d’avoir fait son acquisition. Nous partîmes du garage en direction de l’appartement de Meyer. Même si nous n’avions pas marché énormément (deux kilomètres environ), je commençais à avoir la cheville qui me faisait mal et les jambes aussi, je n’avais pas l’habitude de marcher autant en une journée. Mais je restai de marbre face à la douleur, je ne devais pas inquiéter mon maître sinon je serai un fardeau pour lui et il pourrait me ramener dans cette affreuse boutique. Alors que nous nous retrouvions dans le hall d’entrée des escaliers nous firent face, j’eus le souffle couper rien qu’à l’idée de devoir les montés. Je pris une grande inspiration avec l’intention de suivre le pas mais avant même que je n’eus le temps de réagir, l’homme soupira descendis les quelques marches qu’il avait monté et m’attrapa sous les genoux et dans le dos pour me soulever dans ces bras

- T’es trop lente, lâcha-t-il.

Trop lente… ces mots résonnèrent dans ma tête, il m’avait trouvé un défaut, il fallait absolument que je lui prouve que je n’étais pas lente que je pouvais me débrouiller toute seule et montais ces marches sans son aide. Mais il ne me laissa pas riposter et monta jusqu’au deuxième étages, il me déposa sur le palier, sortit ces clés de la poche de son jean et déverrouilla la porte. Je fus surprise de voir qu’il me laissa entrer la première, cela ne se faisait pas. C’était lui le maître de maison c’était à lui  d’entrer avant moi. Mais ne voulant pas le froissai à nouveau, j’entrai. Une fois à l’intérieur, il referma la porte derrière nous et dis :

- J’te laisse visiter. T'es chez toi maintenant, alors tu fais ce que tu veux... à condition de pas foutre le bordel.

Je le regardai partir en direction du séjour et l’entendit s’affaler dans le canapé. Qu’est-ce que j’allais bien pouvoir faire maintenant ? J’avais carte blanche, j’étais selon lui chez moi et la seule condition qu’il y avait s’était celle de ne pas mettre la pagaille dans l’appartement.

Je retirai donc mes petites ballerines et les déposa à côté de l’entrée, je me retrouvais alors pied nu et fis vite fais le tour du propriétaire. Je remarquai qu’il y a avait deux chambres, dont une qui était petite, j’y déposais mon sac de vêtements devant la porte. Meyer ne m’avait pas dit si j’allais occuper une des chambres. Puis je passais devant la porte de la salle bain et arriva à la cuisine. J’ouvris les placards et y découvris une multitude d’aliments. Je sortis de quoi faire le souper et pris une casserole qui se trouvait dans un placard en dessous de levier. Je mis de l’eau à chauffer et attendis que celle-ci boue pour y mettre du riz à cuire. En ouvrant le frigo, je vis une barquette de filet de poulet que je fis cuire dans une poêle en les faisant revenir dans de l’huile de sésame. Lorsque je constatai que le poulet était cuit, je versais une brique de crème fraiche et du curry. Une fois que le riz fut près, j’entrepris de l'égoutter, me brûla légèrement au passage en transvasant le riz dans la passoire. Je mis le poulet curry dans une assiette et le riz dans un bol (le tout poser sur un plateau) et décida de l’apporter à mon maître et de lui posait sur la table.

- J’espère que cela vous plaira, lui dis-je en commençant à partir en direction de la cuisine.
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(#) Mar 1 Nov - 12:41
D’une oreille peu attentive, j’entendais la jeune Neko explorer l’appartement. Puis je la vis repasser par le séjour pour se rendre à la cuisine. En silence, elle fouilla dans les placards et le frigo, sortit une casserole et des ustensiles de cuisine. Je ne dis rien et laissai reposer ma tête contre le dossier du canapé en fermant les yeux. La présence de la demoiselle m’offrait une sensation très étrange, je n’étais vraiment pas habitué à ça. Jamais je n’avais eu à côtoyer une femme au point de l’héberger chez moi. En général, ça s’arrêtait à une seule nuit… Dans le cas présent, je ne me voyais pas du tout avoir de relations intimes avec la petite Neko. Elle était jolie et ne semblait pas beaucoup plus jeune que moi mais…

« C’est parce qu’elle n’est pas totalement humaine, c’est ça ? » s’enquit Meyer d’un ton moqueur.

Devais-je rappeler le fait que cette fille possédait des oreilles et une queue de chat ? C’était bizarre non ? Ce genre de créature n’existait qu’à Togi. Il me faudrait beaucoup de temps et de patience avant de considérer la demoiselle comme quelqu’un de normal. J’étais parfaitement conscient de son côté humain. Cependant, je ne connaissais pas assez le côté animal pour être certain de ce que je pensais d’elle.


- J’espère que cela vous plaira.

J’ouvris les yeux. La Neko repartait en direction de la cuisine et j’aperçus le plateau qu’elle avait posé sur la table basse. En son centre reposait une assiette de poulet au curry avec un bol de riz.

« Ça a l’air bon ça ! »

En tout cas, l’odeur était alléchante. J’allais commencer à manger mais un détail m’en empêcha. La Neko s’occupait de ranger la cuisine et ne semblait pas encline à se servir sa part de nourriture. Je me levai donc et la rejoignis à la cuisine. Elle me tournait le dos. Je lui tapotai doucement l’épaule du bout de l’index et dis :

- J’sais pas comment ça se passait avant, s’il y a eu un avant, mais ici les règles sont pas les mêmes.

Elle se retourna et m’accorda un regard intrigué.

- En plus on dirait qu’t’as pas mangé depuis des jours, remarquai-je.

J’allai chercher le plateau et le posai sur la table de la cuisine. Puis je fis signe à mon interlocutrice de venir s’installer.


- Viens manger, faut qu’on parle.

Bien évidemment, je devais la connaître un minimum avant de commencer notre vie commune.

« Notre vie commune… C’est étrange dis comme ça, on dirait que vous vous êtes mariés. »

N’importe quoi...
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(#) Mar 1 Nov - 21:41
Alors que j’étais reparti en direction de la cuisine et que j’avais déjà entrepris de ranger le désordre que j’avais mis pour préparer le souper. J’étais en train de faire la vaisselle lorsque l’homme se présenta derrière moi et vint me tapoter l’épaule de son index, je fis un léger sursaut, surprise de le voir dans la cuisine aussi vite. Je me demandai si ce que j’avais fait ne lui convenait pas ? Ou encore lui avais-je mit trop de curry ? Il se mit alors à parler :

- J’sais pas comment ça se passait avant, s’il y a eu un avant, mais ici les règles sont pas les mêmes.

Je me retournais et lui fit face. Mon maître était en train de me dire que je devais changer toute l’éducation que mon paternel m’avait apprises. Je le regardai intrigué, que voulait-il changer à ma façon de faire ? Quelles allaient être ces nouvelles règles ? Je devrais bien évidemment m’y plier sans dire un mot.

- En plus on dirait qu’t’as pas mangé depuis des jours, remarqua-t-il.

C’était vrai, mon dernier vrai repas remonter à plus d’une semaine, lorsque mon cher père disparu de la circulation, je dû faire attention de ne pas trop toucher à sa nourriture, j’avais comme il disait mon petit placard avec de quoi manger pendant deux mois. Oui, cela était possible du fait que je me restreignais le plus possible.

Mon maître reparti en direction du salon et revint avec le plateau. Je constatai qu’il n’y avait pas touché. Il posa le plateau sur la table de la cuisine et me fit signe de venir m’installer sur la chaise qui était en face de lui.

- Viens manger, faut qu’on parle.

Je me servis un bol de riz et y ajouta un peu de crème au curry sous les ordres de mon maître, j'attrapais une paire de baguettes et posa le tout sur la table. Je pris place sur la chaise et le regardais. Je ne savais pas trop de quoi est-ce qu’il voulait qu’on parle. Sûrement de ces fameuses règles qu’il ne voulait pas dans sa maison. Je restai silencieuse, la tête baissait, prête à me faire réprimander. Au final, je n’étais qu’un débile d’hybride de chat.
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(#) Mar 1 Nov - 22:00
Elle se servit et prit place en face de moi. Me rendant compte qu’il manquait de l’eau, je me levai et allai à la cuisine chercher une bouteille d’eau et deux verres. Je les déposai sur la table et m’assis. La jeune femme baissait la tête et ne semblait pas en grande forme. On aurait dit qu’elle me craignait.

« M’étonne pas, t’as une tronche de psychopathe, » fit remarquer Meyer d’un ton neutre.

J’évitai de lever les yeux au ciel.


- Comme t’as pu le voir, la petite chambre est vide, déclarai-je en prenant mes baguettes. Tu l’auras quand je pourrai acheter un lit. En attendant…

Je réfléchis un moment, le regard rivé sur mon bol de riz. Que faire ? Il n’y avait pas l’embarras du choix.

- T’as qu’à prendre le mien et je dormirai ici, décidai-je en désignant le canapé du bout de mes baguettes.

A mon avis, elle occuperait ma chambre pendant un moment étant donné que je n’avais pas vraiment les moyens de me procurer un deuxième lit.


« Nooon ! Tu vas vraiment faire ça ? s’étonna Meyer choqué. Tu s’rais pas en train de lâcher ton égoïsme ? Ou de devenir moins con ? »

Je l’ignorai totalement, me dis qu’il faudrait que je mette de l’argent de côté. Et un futon à prix bas ? Ça dépannerait en attendant de trouver un lit confortable… Je gardai l’idée dans un coin de ma tête.

- Bon, y a plusieurs trucs qu’on doit mettre au clair maintenant que tu vas vivre ici, continuai-je en regardant la demoiselle. Premièrement, tu m’appelles Meyer et pas autrement. J’veux pas de « Maître » ou de « Monsieur », et j’aime pas être vouvoyé, pigé ?

Je ne lui laissai pas le temps de répondre et poursuivis.

- Deuxièmement, c’est moi qui prends le canapé parce que j’me lève tôt le matin pour aller bosser.

« C’est plutôt gentil de ta part,
déclara Meyer étonné. Je pensais que tu garderais ta chambre sans te soucier d’elle. »

Il ne fallait pas abuser. Si la demoiselle vivait sous mon toit désormais, il faudrait bien qu’elle m’aide à entretenir un minimum l’appartement. Alors je lui devais bien ça. Je nous servis un verre d’eau chacun, repris la parole.

- Troisièmement, j’suis loin d’être friqué alors évite les dégâts matériels sur tout ce qui se trouve ici. D’ailleurs, j’peux pas t’avoir un lit tout de suite alors faudra être patiente.

Si j’avais pris le temps de réfléchir avant d’acheter la Neko, j’aurais fait en sorte de préparer son arrivée. Là, j’étais un peu pris au dépourvu. Je bus une gorgée d’eau et réfléchis à ce que je devais ajouter.

- Et pour finir, j’vais pas te demander d’où tu viens ni comment t’as atterri à l’animalerie. Si tu veux pas en parler, ça m’va. Si tu veux en parler…

« Ça te va aussi ?
se moqua Meyer. Tu vas jouer au gentil psychologue ? »

Je ne dis rien et laissai le silence s’installer en me réfugiant dans la dégustation de mon plat. La jeune femme s’était bien débrouillée, c’était très bon.

- Et au fait, c’est quoi ton nom ? m’enquis-je en me rendant enfin compte que je ne le connaissais pas.
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(#) Mar 1 Nov - 23:49
Je levai enfin les yeux lorsque j’entendis la chaise de mon Maître grinçait contre le sol en carrelage. Il se dirigea vers le frigo est pris une bouteille d’eau ainsi que deux verres qui se trouvaient sur l’étagère d’à côté. Je me pinçais la main en guise de punition et baissai de nouveau la tête. Lorsqu’il  revint à table, il déposa la bouteille et les verres.

- Espèce d’imbécile… pensais-je, il va te ramener à l'animalerie.

- Comme t’as pu le voir, la petite chambre est vide, déclarai-t-il en prenant ces baguettes. Tu l’auras quand je pourrai acheter un lit. En attendant…

En attendant j’allais certainement prendre place sur le tapis et devoir me faire toute petite dans cet appartement. Si sa venait à être le cas, je ne pourrai lui en vouloir. Il m’avait sortie de cet horrible établissement et un tapis à la place d’une paille sentant l’urine s’était le grand luxe. Je levais les yeux vers mon Maître toujours silencieuse, n’osant pas le regarder dans les yeux mais les traits de son visage lui donnaient un air pensif.

- T’as qu’à prendre le mien et je dormirai ici, décida-t-il en désignant le canapé du bout de ces baguettes.

Je pris un air choquée, comment ça il me laisserai dormir dans son lit ? Cet homme était vraiment étrange, il avait l’air d’être sortit d’un autre monde. Comment pouvait-il être aussi généreux face à un être qui n’était autre qu’une anomalie dans les gênes humaines.

- Bon, y a plusieurs trucs qu’on doit mettre au clair maintenant que tu vas vivre ici, continua-t-il me regardant. Premièrement, tu m’appelles Meyer et pas autrement. J’veux pas de « Maître » ou de « Monsieur », et j’aime pas être vouvoyé, pigé ?

L’appelais Meyer et non plus Maître ou Monsieur, bien s’était noter. De toute manière c’était sa volonté, cependant le tutoyer serrait d’avantage plus compliqué. N’ayant vraiment jamais côtoyé une personne assez proche pour me le permettre. A vrai dire, le vouvoiement faisait partie des règles d’or instauraient par mon paternel. Si j’avais le malheur dans transgresser une seule même sans le vouloir, les coups de fouet se mettaient à pleuvoir. Il me restait des marques de ce passé douloureux.

- Deuxièmement, c’est moi qui prends le canapé parce que j’me lève tôt le matin pour aller bosser.

Bien, si il voulait dormir sur un canapé cela ne me dérangeais pas. Enfin si cela me dérangeais beaucoup, il n’avait pas à se sacrifier pour moi. Meyer nous servit un verre d’eau à chacun avant de reprendre.

- Troisièmement, j’suis loin d’être friqué alors évite les dégâts matériels sur tout ce qui se trouve ici. D’ailleurs, j’peux pas t’avoir un lit tout de suite alors faudra être patiente.

Les dégâts matériels ? J’étais un peu maladroite mais je faisais attention à tous mes mouvements pour justement ne rien casser. Etre patiente pour un nouveau lit ? Oui, bien sûr je ne pouvais pas non plus lui demander de me décrocher la lune. Celà faisait de lui, un grand homme. Enfin c’était peut-être qu’une facette de sa personnalité. J’apprendrai à la connaître au fil des jours. L’homme en face de moi, but une gorgée d’eau et ajouta :

- Et pour finir, j’vais pas te demander d’où tu viens ni comment t’as atterri à l’animalerie. Si tu veux pas en parler, ça m’va. Si tu veux en parler…

Je pris note, ne pas lui parler de mon passé seulement si je le désirai vraiment. Je ne dirai pas non à garder le passé enterrait le plus longtemps possible. Finalement j’avais peut-être l’opportunité de devenir quelqu’un, autre chose qu’une vulgaire bête de foire. Meyer laissa le silence s’installer en se réfugiant dans la dégustation de son plat. Je n’avais encore rien touché, je faisais acte de présence. J’attendrai qu’il ait fini de manger pour peut-être attaquer mon bol de riz.

- Et au fait, c’est quoi ton nom ? s’enqui-t-il.

J’eus un sursaut, je ne m’attendais pas à devoir parler ce soir.

- Ikko Mon… Pardonnez-moi Meyer, lui répondis-je un peu timidement.

Sa y est je commençais déjà en m’emmêler les pinceaux.
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(#) Mer 2 Nov - 0:18
Elle eut un léger sursaut.

- Ikko, Mon… Pardonnez-moi, Meyer, rectifia-t-elle maladroitement d’une petite voix sans oser me regarder en face.

Lui faisais-je si peur que ça ?


« Faut voir… Ou alors elle n’était peut-être pas aussi bien traitée avant, suggéra Meyer. Tu dois pas être le seul à trouver la situation bizarre à mon avis. »

Peut-être. Bref, elle s’appelait Ikko. Ça n’avait pas l’air d’être un prénom très répandu.

« Moi j’aime bien. »

Je décidai de ne pas relever le fait qu’elle m’avait vouvoyé – après tout, elle ne pouvait pas s’adapter aussi vite – et mangeai encore un peu de poulet avec du riz, pris le temps d’en apprécier la saveur. Je devais avouer que je n’avais pas mangé quelque chose d’aussi bien préparé depuis longtemps.

- Quand t’auras fini de manger, file à la douche et prends de quoi te soigner, dis-je en regardant une égratignure sur son bras gauche. Il doit y avoir une trousse de soin quelque part dans les placards de la salle de bain.

Inutile de préciser qu’elle pouvait se servir en serviette de toilette et autres objets. Pour le moment, je n’avais pas vraiment les moyens d’acheter de quoi nous constituer à chacun des affaires personnelles. En ce qui concernait le reste de ses blessures – et je pensais surtout à sa cheville qui l’empêchait de marcher correctement – je ne savais pas trop comment j’allais m’y prendre. Les hybrides bénéficiaient-ils de médecins spécialistes ou consultaient-ils les mêmes que les humains ? Avaient-ils seulement l’opportunité d’être aussi bien traités ? Je ne savais rien de tout cela. Mais je verrais demain. Pour le moment, j’avais surtout envie de me reposer.

- Ikko.

C’était bizarre de prononcer son nom à voix haute.

« Faut dire qu’en général, tu donnes toujours des surnoms péjoratifs aux gens, railla Meyer. J’espère que tu vas être gentil avec elle. »

Je n’avais pas l’intention de la dénigrer, ni de lui faire du mal. Pas consciemment en tout cas… Rien que de penser aux crises de colère dont j’étais victime parfois, j’en frissonnai d’inquiétude. Je savais pertinemment qu’un jour, je ferais du mal à Ikko sans le vouloir. Je ne fréquentais personne pour de nombreuses raisons mais celle-ci me semblait être la plus importante. J’avais déjà eu pas mal de soucis après avoir été violent avec des gens qui ne le méritaient pas. Je n’avais pas envie que ça recommence.

« Au fond, t’es pas quelqu’un de mauvais. T’as juste des problèmes. »

Et c’était sensé me rassurer ?

- Tu peux poser des questions, c’est pas interdit.
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(#) Mer 2 Nov - 0:50
Alors que l’homme était en train de finir de manger, je pris la décision d’entamer mon bol. Je sentis que Meyer me dévisageait et apparemment je n’avais pas vraiment tort.

- Quand t’auras fini de manger, file à la douche et prends de quoi te soigner, dist-il en regardant une égratignure sur mon bras gauche. Il doit y avoir une trousse de soin quelque part dans les placards de la salle de bain.

C’est vrai, j’avais oublié l’état dans lequel j’étais lorsque l’homme aux cheveux cyan m’avait acheté. J’eus un haut le cœur en pensant à cette horrible nuit passer entre ces murs froids et la violence de ces hommes quand ils m’ont kidnappé. Oui, s’était le mot. Si mon paternel n’avait pas disparu de la surface de la terre, je ne serais certainement jamais sortie de la maison, je ne me serais pas perdu dans ces rues sombres de Togi et je n’aurai pas été balancé comme un déchet dans cette cage. Au final, toute cette histoire me laissa plusieurs marques d’égratignures rien de bien méchant mais je sentais ma cheville devenir douloureuse. J’espérais que cela n’allait pas m’empêcher de m’occuper de lui, je lui devais bien ça.

- Ikko.

Je levais mon regard en direction de Meyer mais juste avant j’eus encore un sursaut. Il fallait que je me contrôle à ce niveau-là, à force il allait penser que j’étais une trouillarde.

- Tu peux poser des questions, c’est pas interdit.

- Merci, lui dis-je esquissant un léger sourire. Mais… mais pourquoi m’avoir choisis ?

Je baissais de nouveau le regard, je me permettais de lui poser une question. Mais qu’est-ce que j’étais en train de faire. Cet homme était en train de me dévergonder. De faire en sorte que les bonnes manières envers les hommes ne soient plus les mêmes.
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(#) Mer 2 Nov - 19:32
Alors qu'elle commençait à manger, elle leva ses yeux noisette vers moi, parut tressaillir encore. Mais elle m’offrit un léger sourire rassuré.

- Merci, souffla-t-elle toujours aussi timidement. Mais… mais pourquoi m’avoir choisie ?

Alors qu’elle baissait à nouveau les yeux, je restai là à la fixer sans vraiment la voir. J’aurais dû me préparer au fait qu’elle me poserait la question un jour ou l’autre. Une question perturbante à laquelle j’ignorais si j’avais une réponse.

« Une réponse honnête tant qu’à faire, » proposa Meyer.

Évidemment, je n’allais pas mentir à Ikko, cela n’avait aucun intérêt. Cependant, comme elle l’avait si bien dit, pourquoi l’avais-je choisie, exactement ? Il fallait que je réfléchisse, que je prononce les bons mots. Je pris donc le temps de terminer mon plat et de boire un peu d’eau pour m’aider à digérer. Puis je pris enfin la parole, avec hésitation.


- Beaucoup de gens ici ont l’air de penser que les…

« Créatures ? »


Non.

« Spécimens ? »

Mais non !

- … les personnes comme toi sont des esclaves.

« Ah. J’pensais pas que tu la considérais avec autant de respect. »


J’évitai de soupirer.

- Alors… pourquoi je t’ai choisie… fis-je à voix basse tout en méditant profondément.

Ikko évitait toujours mon regard. Je n’aimais pas vraiment ça. Si auparavant, on lui avait appris à baisser les yeux pour se soumettre, ça n’allait pas être le cas avec moi. Conséquemment, je tendis le bras et pointai mon index sous son menton pour lui relever doucement la tête et la forcer à me regarder en face.


- Parce que t’avais rien à faire dans cette cage pourrie, c’est tout, finis-je par répondre décidé.

Je ramenai ma main vers moi et croisai les bras sur la table sans quitter la demoiselle des yeux.


- D’ailleurs, faut qu’tu saches un truc important : j’suis pas ton maître et t’es pas mon esclave. Imprime bien ça dans ta tête.

La façon dont je prononçais ces mots pouvait paraître agressive mais je n’arrivais pas à prendre un autre ton. L’habitude…

- Les conditions sont simples, repris-je. Si tu veux rester ici, tu participes aux tâches. Si tu veux partir, t’es libre.

« T’es sûr de c’que tu dis, là ? »
s’inquiéta Meyer confus.

Oui, sûr et certain. Au prix que je l’avais payée, je pouvais me le permettre.


- Sans vouloir te faire peur, j’pense pas que tu survivrais deux jours dehors, remarquai-je. Mais c’est toi qui vois.

C’était peut-être un peu rude et direct. Toutefois, Ikko devait connaître ma manière de fonctionner. Je ne savais pas le dire autrement.
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(#) Mer 2 Nov - 21:48
Je sentis son regard poser sur moi, puis il bougea à fin de finir son plat et un son verre d’eau. Je sentais qu’il n’avait pas vraiment de réponse à ma question. En même s’était comme-ci demander à un enfant pourquoi il voulait ce bonbon et pas un autre ? Il avait sûrement dû succomber comme la plupart des personnes qui peuples Togi, la curiosité de voir une de ces bestioles ou encore le désir d’avoir une femme de ménage qui  ne lui coûte rien, si ce n’est de devoir la nourrir et lui permettre de se laver. Puis il commença à parler l’aire hésitant.

- Beaucoup de gens ici ont l’air de penser que les…

Je levais de nouveau mon regard vers l’homme. Allez dis-le ? Emploi le therme que tout le monde utilise Hybride, créature, montre, laideur, bête de foire.

- … les personnes comme toi sont des esclaves.

Mais nous sommes des esclaves, ils ne le pensent pas, ils nous le font ressentir. J’aurai aimé pouvoir lui répondre mais mon éducation me freina aussitôt. Je n’avais pas le droit de contre dire un être humain.

- Alors… pourquoi je t’ai choisie… fit-il à voix basse tout en méditant profondément.

Mon regard restait fuyant face à Meyer. L’homme tendit le bras et pointa son index sous mon menton pour relever doucement ma tête et me forcer à le regarder en face. Mes joues prirent alors une couleur rougeâtre.

- Parce que t’avais rien à faire dans cette cage pourrie, c’est tout, finit-il par répondre décidé.

Oui, ou alors c’était un mensonge pour se faire une bonne image de lui-même. Qu’est-ce qui me permettais de croire cet humain plus qu’un autre. Au final, il était tout de même rentrer dans cette animalerie peut-être sans intention d’acheter un hybride mais il l’avait fait. J’étais là devant lui. Son excuse de la cage pourrie n’était pas vraiment valable, je devais sûrement lui faire pitié. L’homme ramena sa main vers lui et croisa les bras sur la table sans me quitter des yeux.

- D’ailleurs, faut qu’tu saches un truc important : j’suis pas ton maître et t’es pas mon esclave. Imprime bien ça dans ta tête.

Je baissai de nouveau les yeux, je n’aimai pas la façon dont il venait de me parler, il voulait que nous soyons égaux dans cet appartement mais là, il venait de me donner un ordre.

- Les conditions sont simples. Si tu veux rester ici, tu participes aux tâches. Si tu veux partir, t’es libre.

Participer aux tâches ménagères ?  Ça, ce n’était pas un souci pour moi. J’ai été programmé pour servir donc forcément j’étais une bonne fée du logis. Quitter l’appartement ? Et j’irai où ? Je suis incapable de retourner jusqu’à mon ancienne maison et de plus je ne peux pas me permettre de rentrais dans la maison de mon paternel sans lui. Et puis moi toute seule dehors… Je n’eus pas le temps de finir de penser que l’homme reprit :

- Sans vouloir te faire peur, j’pense pas que tu survivrais deux jours dehors, me fit-il remarquer. Mais c’est toi qui vois.

Il n’avait pas tort. Moi toute seule dehors, je me ferrais de nouveau attraper par ces individus. Un frisson me parcouru rien qu’à l’idée. Et je me retrouverais encore dans une cage puant l’urine avec comme futurs adoptants des personnes pires que mon père. Je restai muette et fini mon bol de riz. Une fois celui-ci vide, je constatai que Meyer avait fini de manger lui aussi et certainement depuis un petit moment. Je me levai, empila les deux bols et entrepris de partir en direction de la cuisine. Cependant, je n’eus pas le temps d’y arrivais, je sentis mon corps basculait de droite à gauche pour finir par tomber au sol dans le bruit sourd dans un bol qui se casse. J’avais fait trop d’effort aujourd’hui et les jours avant mon adoption avaient été éprouvants. La fatigue avait pris le déçu sur ma bonne volonté.
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(#) Mer 2 Nov - 22:50
Silencieuse, elle se contenta de hocher la tête. Bon, si elle ne disait rien, je pouvais considérer qu’elle approuvait. Elle termina son repas puis se leva pour débarrasser. Elle empila les bols, les fit légèrement tinter entre eux. Puis elle se dirigea vers l’évier de la cuisine. Je sortis de table à mon tour, rangeai ma chaise. J’étais en train de bailler quand un grand bruit me fit sursauter. Je me retournai, vit Ikko assise à même le sol, un bol à la main et l’autre cassé sur le carrelage. Mais qu’est-ce qui lui prenait ?

« Tu vois pas qu’elle est épuisée ? me réprimanda Meyer. Elle tient à peine debout depuis tout à l’heure ! »

- Scheiβe (Merde)…
marmonnai-je tout bas.

« Sois gentil et va l’aider, idiot ! »

Gentil, moi ? Depuis quand ?

« J’sais pas, depuis que t’as décidé de sortir cette fille de l’animalerie par exemple ? » rétorqua-t-il irrité.

Je soupirai, m’approchai de Ikko. Elle me tournait le dos, je ne savais pas ce que son visage exprimait. Mais je n’étais pas sûr de vouloir le voir. Je me contentai de soulever doucement la demoiselle sous les bras pour la mettre debout.


- J’vais rien dire pour aujourd’hui, déclarai-je d’un ton neutre.

Après tout, si elle était dans cet état, c’était uniquement à cause de l’autre imbécile de vendeur qui n’en avait pas pris soin avant de la mettre dans sa cage.


- Laisse ça, dis-je en désignant le bol cassé au sol. T’as assez fait de casse pour aujourd’hui.

Je lui pris le deuxième bol des mains, le déposai dans l’évier et indiquai à la jeune femme de me suivre à la salle de bain. Je la laissai entrer en premier et entrepris de fouiller dans les placards pour lui sortir une serviette de toilette, un gant et la trousse de soins. Je déposai le tout près d’un des lavabos et me tournai vers Ikko. Elle avait vraiment mauvaise mine.

- Prends ta douche, soigne-toi et va au lit.

Sans vraiment réfléchir, je tapotai maladroitement sa tête comme pour la rassurer.

- T’en as besoin.

Sur ce, je sortis de la pièce et refermai la porte derrière moi.

« De mieux en mieux dis donc ! commenta Meyer surpris. Tu vas bien finir par craquer à un moment ou à un autre... »

J’espérais que non, même si je n’y croyais pas trop. En soupirant encore une fois, je finis de débarrasser la table et jetai les morceaux de bol à la poubelle. Ensuite, je me rendis à la chambre pour récupérer des affaires. Ainsi, je n’aurais pas à y retourner demain matin avant d’aller au boulot. Quand tout fut prêt, je fouillai dans l’armoire, y dénichai une couverture. Ce serait suffisant pour dormir. J’allai la jeter sur le dossier du canapé puis me rendis sur le balcon pour fumer une cigarette.
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(#) Mer 2 Nov - 23:34
Oh non, non, non… Meyer m’avait demandé de ne rien casser. J’étais vraiment bête, une stupide hybride maladroite. Je regardai le bol qu’il me restait dans les mains, j’avais envie de pleurer tellement j’avais honte de moi. Mes oreilles s’étaient baisser, j’avais les mains qui tremblées de colère. Alors que je m’en voulais au plus haut, je l’entendis soupirer ce qui eut le don d’accentuer mon agacement. Je sentis alors ces bras passaient sous les miens afin de me permettre à me relever.

- J’vais rien dire pour aujourd’hui, déclara-t-il d’un ton neutre. Laisse ça, dit-il en désignant le bol cassé au sol. T’as assez fait de casse pour aujourd’hui.

Je me sentais toute vaseuse et triste à la fois. L’homme aux cheveux cyan prit le bol que j’avais dans les mains et alla le déposer dans l’évier. Il m’indiqua de le suivre jusqu’à la salle de bain, ce que je fis en faisant bien attention de ne pas retombais. Meyer me laissa entrer encore une fois la première dans la salle de bain, je n’avais vraiment pas l’habitude de partager une vrai salle de bain avec un humain. Généralement, je devais me contenter de la vieille bassine et d’eau à la limite froide pour me laver.  Je regardais l’homme fouillait les placards à la recherche d’une serviette, d’un gant et d’une trousse de soin qu’il déposa près du lavabo. Une fois fais, il se tourna vers moi.

- Prends ta douche, soigne-toi et va au lit.

Il me tapota maladroitement la tête comme pour me rassurer. Mes oreilles se redressèrent un peu. Soulagé de ne pas me faire réprimander pour avoir cassé un bol mais aussi pour ne pas être de très bonne compagnie.  

- T’en as besoin.

Je baissai de nouveau les yeux, c’est vrai que je ne sentais pas vraiment bon. J’avais emprunté un peu de parfum au magasin pour camoufler mon odeur bestiale. Il sortit de la pièce et ferma la porte derrière. Je me retrouvai seule dans cette petite pièce et je pu enfin soupirer de soulagement. Je n’étais plus en danger enfin pour le moment ne connaissant pas l’homme avec qui j’allais vivre. Il pouvait être un dangereux psychopathe ou encore un assassin. Je n’en savais rien mais  dans tous les cas je me devais de le servir pour le remercier de m’avoir sorti de l’enfer.

Je me tournais en direction du lavabo où se trouvait juste au-dessus un miroir, je pris peur en voyant ma coiffure et mon teint plus blanc qu’à la normale. Je me demandais encore comment il avait pu faire pour me choisir moi, il y avait tellement d’hybride plus beau, plus majestueux. Je me permis de fouiller un peu les affaires qui se trouvaient dans la salle de bain afin de prendre une brosse pour démêlait mes beaux et longs cheveux bruns. Une fois fait, je baillais, ôtais mes vêtements et alla prendre une douche tiède. Mes muscles se décontractèrent et me mis alors à pleurer, certainement le stresse de ces derniers jours.  Je me calmai doucement tout en lavant mes cheveux et en me savonnant le corps à l’aide du gant de toilette. Je me rinçai, attrapa la serviette, sortis de la douche et me sécha. Je soignais les quelques blessures que j’avais avec l’aide la trousse et me fis un bandage en huit au niveau de la cheville droite.

- Et zut… fige-je en constatant que je n’avais pas de pyjama.

J’ouvris la porte doucement, avança dans le salon la serviette au tour de la poitrine. Je vis qu’il avait ramassé le bol que j’avais cassé et mis une couverture sur le canapé. Je le cherchais des yeux et le vis sur le balcon, je m’avançai encore vers lui et toussota.

-Hum… Meyer, est-ce que vous auriez un t-shirt à me prêtais ? lui demandai-je un brin timide et des rouges un peu rouges.
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(#) Jeu 3 Nov - 18:09
La soirée était fraîche mais pas assez pour me faire frissonner. Cette fin d’été demeurait agréable et le début de l’automne s’annonçait plutôt bien. Appuyé contre la rambarde, ma cigarette calée dans la bouche, je regardais au loin, appréciais la vue des lumières de la ville, le silence des rues en contrebas, la quiétude que cette ambiance dégageait. En temps normal, mon esprit se serait envolé ailleurs, vers des pensées futiles, ou alors je n’aurais songé à rien en particulier. Mais pas aujourd’hui. A présent, une hybride vivait ici, dans cet appartement et il faudrait que je parvienne à m’habituer à sa présence. Je me demandais si j’y parviendrais. Je ne me sentais pas très à l’aise pour le moment mais j’espérais que ça change.
Laissant un instant ma cigarette en équilibre sur la rambarde, je rentrai dans l’appartement pour aller chercher une bouteille de bière au frigo. En passant devant la salle de bain, le bruit de l’eau qui coulait me parvint, en même temps que les pleurs d’Ikko. Embarrassé, je retournai sur le balcon, repartis dans la contemplation de la ville. La jeune hybride me rejoignit peu de temps après alors que je terminais ma cigarette. Je ne l’entendis pas approcher mais une douce odeur de gel douche me chatouilla les narines.


- Hum… Meyer, est-ce que vous auriez un tee-shirt à me prêter ? demanda-t-elle hésitante.

Je me retournai, faillis m’étouffer en buvant une gorgée de bière. Les joues rouges, la demoiselle se tenait devant moi, seulement vêtue de la serviette de bain blanche enroulée autour de son corps minuscule.


« Bordel de m... »

Mise à part la vue plutôt excitante qu’elle m’offrait, la douche semblait l’avoir apaisée et je remarquai qu’elle avait pris soin de panser ses blessures. Je finis par détourner le regard, passai devant elle et me rendis à la chambre pour aller fouiller une nouvelle fois dans l’armoire. J’en sortis un tee-shirt noir et le donnai à Ikko qui m’avait suivi.

- Garde-le, dis-je. J’m’en sers jamais.

Je jetai un rapide coup d’œil à la chambre. Le lit n’était même pas fait. Heureusement que j’avais changé les draps hier…

- Si t’as besoin de rien d’autre, j’te laisse aller te coucher, ajoutai-je en baissant les yeux sur la bouteille de bière que je tenais toujours dans ma main.

Je tournai les talons, me ravisai.


- Au fait, j’bosse toute la journée demain, prévins-je. Si j’suis pas rentré à vingt heures, t’as qu’à manger sans moi.

Je ne serais d’ailleurs sûrement pas revenu avant. Après le travail, un petit tour au bar s’imposait, histoire de cogiter sur ma décision d’aujourd’hui.
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(#) Ven 4 Nov - 15:03
Meyer était en train de boire sa dernière lorsque je fis irruption dans le salon. Je remarquai qu’il failli s’étouffer en me voyant dans cette tenue peu descente face à un humain de plus un homme. Alors que je rougissais d’avantage à chaque fois qu’il posait son regard sur moi. Puis il passa devant moi et alla dans la chambre qu’il m’avait désigné après que je lui ai fait à manger que s’était là que je dormirai le temps qu’il puisse acheter un lit pour la petite chambre. L’homme se dirigea vers une armoire et en sorti un t-shirt noir. Il me le donna, je le pris avec une certaine délicatesse.

- Garde-le, me dit-il.

Je serais l’objet contre ma poitrine, reconnaissante de sa gentillesse à mon égard. Si j’avais été un vrai chat, j’en aurai ronronné de plaisir.

- J’m’en sers jamais. Si t’as besoin de rien d’autre, j’te laisse aller te coucher, . ajouta-t-il en baissant les yeux sur sa bouteille de bière.

Alors qu’il allait sortir de la chambre, il s’arrêta comme s’il avait oublié de me dire quelque chose.

- Au fait, j’bosse toute la journée demain. Si j’suis pas rentré à vingt heures, t’as qu’à manger sans moi.

Demain, il ne serait pas là. Je pourrais donc me rendre service en lui faisant le ménage dans l’appartement et lui préparai de quoi manger pour le soir. Même s’il venait à rentrer tard, il n’aurait plus qu’à y faire réchauffer.

- Merci pour tout, je ferai en sorte de me faire toute petite pour ne pas vous dérangez., lui dis-je dans un fin sourire.

Je retins un bâillement, je commençai à fatiguer. La douche m’avait rebooster un petit peu mais cela n’allait pas me permettre de rester éveiller des heures. Je regardai Meyer rapidement avant de baisser de nouveau le regard. Je devais parfois paraître bête avec mon attitude de soumise.
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(#) Ven 4 Nov - 19:24
La demoiselle serrait le tee-shirt contre elle comme si je lui avais offert un super cadeau.

« Tu devrais être content qu’un rien lui fasse plaisir, » fit remarquer Meyer.

Je n’avais jamais dit ne pas l’être. C’était juste… inattendu.


- Merci pour tout, dit-elle sincèrement. Je ferai en sorte de me faire toute petite pour ne pas vous déranger.

C’était bien la première fois que l’on me remerciait de cette façon, avec le cœur et pas par crainte ou par intérêt. Il y avait un début à tout. Visiblement plus détendue que tout à l’heure, la jeune femme m’accorda un petit sourire.

« Elle est quand même plus mignonne quand elle sourit, non ? »

Pas faux. Cette vision me donna même un étrange frisson, comme lorsque la jeune hybride avait pris ma main dans l’animalerie. Après un court silence, je finis par lui tourner le dos et la laisser où elle était. Ma bouteille de bière toujours à la main, je retournai sur le balcon et refermai la porte-fenêtre derrière moi pour éviter les courants d’air. Ikko avait besoin d’une bonne nuit de repos, mais pour ma part, je n’avais pas envie d’aller dormir tout de suite. J’étais bien trop agité pour trouver le sommeil, même si la fatigue commençait à m’épier.
En regardant l’horizon, je lâchai un bref soupir. La présence d’Ikko dans cet appartement allait changer beaucoup de choses. Désormais, je rentrerais chez moi et la petite hybride m’accueillerait comme…


« Comme une femme accueille son mari ? » se moqua Meyer.

Je soupirai encore. Ce qu’il pouvait être agaçant…


« Oh ça va, si on peut plus rigoler... »

En tout cas, elle ne serait pas la seule à devoir s’adapter à cette nouvelle vie. Moi aussi je devrai y mettre du mien. Allais-je seulement y parvenir ?
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(#) Sam 5 Nov - 0:33
Après un court silence, il finit par me tourner le dos et me laisser seule dans la chambre. Je regardai la porte, Meyer l’avait bien fermé avant de partir. Puis mon regard se posa sur la fenêtre, les volets n’étaient pas fermer et on pouvait apercevoir un réverbère sur le trottoir d’en face. Je décidai d’ouvrir la fenêtre afin de les fermer. J’ôtai alors la serviette que je pliais en deux en deux et la posa contre le dossier de la chaise qui se trouvait dans l’angle de la pièce près de la fenêtre. Je passai le t-shirt noir unis que l’homme m’avait gentiment donné. Il m’arrivait au-dessus des genoux et était bien trop large pour mon petit corps. Je fis une tresse pour ne pas emmêler mes cheveux qui avaient à mon goût suffisamment souffert ces derniers jours.

Je ne savais pas l’heure qu’il était mais j’avais du mal à garder les yeux grands ouverts. Je me glissai dans les draps qui sentaient le parfum de Meyer, cela me rassura et me permit de me détendre d’avantage. La tête posait sur l’oreiller, je regardai le plafond et étais en train de me repasser la journée. Si Meyer n’était pas rentrer dans cette animalerie, je dormirais surement encore sur ce lit de pailles. Et je n’aurais certainement pas pu dormir sur mes deux oreilles, avec les pleurs des autres hybrides qui ne supportaient pas ou plus d’être enfermer dans ces « cages d’or ». Et les vendeurs qui se permettaient de parier des hybrides pendant leurs jeux d’argents.

Le souvenir de mon paternel me revint en esprit, il n’aurait certainement pas apprécié les faveurs que m’offrait Meyer. Ce n’était même plus une faveur mais une nouvelle vie, un nouveau départ. C’était à moi de faire en sorte que tout se passe pour le mieux. Essayer de ne pas froisser l’homme et prendre soin de lui comme je le pouvais. Je devais lui rendre la monnaie de la pièce au centuple.

Sur ces pensées plutôt sombres, mes yeux se fermèrent petit à petit. Demain serrait un autre jour, certainement un jour meilleur.
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