Bienvenue à Togi! Cette merveilleuse île qui propose toutes sortes d'hybrides à la vente. Serez-vous le maître ou l'esclave? NC-18
 

Un petit chat tout sale (PV MEYER)

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(#) Ven 28 Oct - 23:01
Quand on vient de perdre un être proche, même détestable, cela fait toujours quelque chose au fond du cœur et de l’esprit. Même si cette personne nous a toujours traitée comme un esclave et non comme son enfant, le chagrin ne peut nous empêcher de pleurer sa perte.
Au moment où je me réveillai doucement, le corps endolori et fatigué, ma première pensée fut aussitôt à cette personne, ce père qui n’avait pas su m’aimer et qui avait fait de moi sa domestique personnelle, qui s’était autoproclamé responsable de mon être et avait tous les droits sur moi. Je ne l’avais pas vu mourir mais quelqu’un s’était chargé de m’informer des circonstances. Et cela me suffisait amplement. Depuis ce jour – je ne savais pas combien de temps s’était écoulé jusqu’à maintenant – à chaque fois que je fermais les yeux, j’imaginais la scène et mon cœur se serrait de tristesse. Malgré toutes ces années à le servir, à assouvir le moindre de ses besoins, de ses caprices, à subir ses colères et ses coups, il restait mon géniteur et il était le seul être humain auquel je pouvais me rattacher. Qu’allais-je devenir à présent ? Qui servirais-je ? Car c’était tout ce que je savais faire : servir. Et d’ailleurs, où me trouvais-je ? Tout ce dont je me rappelais avant de m’évanouir dans les bras d’un méchant inconnu, c’était qu’il comptait « m’enfermer et me vendre comme les autres ».
En regardant autour de moi, je me rendis compte que je me trouvais dans un endroit plongé dans le noir le plus total. Heureusement, grâce à mes sens de féline, je pouvais distinguer des formes mais ne pouvais tout de même pas les identifier. J'étais recroquevillée sur ce qui ressemblait au toucher à de la paille. Elle ne sentait pas très bon... Le corps tremblant de douleur, je tentai de me relever mais me cognai la tête contre quelque chose de très dur. Je ne pouvais même pas étendre complètement mes jambes. Une cage... On m'avait enfermée dans une cage. Mon cœur se mit à battre à toute allure dans ma poitrine et la panique s'empara de moi avec une telle violence que j'eus du mal à respirer. A ce moment-là, une lumière aveuglante m'obligea à fermer les yeux et des pas se rapprochèrent. Un bruit de ferraille résonna, comme si on ouvrait la cage, puis on me fit sortir en m'agrippant par le bras.

- On la met en magasin dans cet état ? demanda la personne qui me tenait. Regarde ses vêtements, ils sont sales et tous déchirés, elle n'a même pas de chaussures et elle est blessée...
- Ça suffira comme ça, répondit une autre voix. De toute façon on n’a plus le temps. Allez, dépêche-toi.

Je clignai des paupières plusieurs fois afin de m'adapter à la lumière. Voyant que j'avais du mal à marcher à cause de ma cheville sûrement foulée, l'homme me porta et m'emmena dans une immense salle remplie de monde. D'autres hybrides comme moi attendaient, enfermés dans des cages exposées de parts et d'autres, et des humains circulaient parmi les allées en les regardant comme des bêtes de foire. On me mit dans une de ces cages, un peu plus grande que la précédente et, les larmes aux yeux, je me recroquevillai dans un coin en tremblant. Mon corps et ma tête me faisaient mal et je me rendis compte en portant une main à mon visage que je saignais au niveau de l'arcade sourcilière et du coin des lèvres. Je devais avoir vraiment mauvaise mine. Si je me trouvais réellement dans ce genre d'endroit où les humains venaient choisir leurs esclaves, personne ne voudrait de moi. C'était peut-être mieux ainsi, selon le taux de méchanceté de certains...
Grâce à la lumière des néons pendus au plafond et dont quelques rayons pénétraient dans ma cage, je remarquai les égratignures et les bleus sur mes jambes et mes bras. Mes cheveux en désordre étaient emmêlés et même si j'essayais de les coiffer en y passant les doigts, je ne parvins pas à les remettre en ordre. Ma robe noire déchirée et tachée de poussière, de boue et de sang me donnait des airs d'épouvantail. Depuis combien de temps avais-je perdu connaissance ?
A peine me fus-je posé la question que quelqu'un accrocha un écriteau aux barreaux de ma cage. Je tendis une main tremblante et le tournai légèrement vers moi. Il y était écrit : « Hybride de type Neko, visiblement docile, trouvée la veille. Aucun nom ». Je remis l'écriteau en place et me roulai en boule au fond de la cage. Dans un soupir, je fermai les yeux et laissai échapper un sanglot.
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(#) Sam 29 Oct - 11:50
« Meyer… »

Un bruit de moteur.

« Eh oh… »

Un klaxon, des injures, des rires.

« Meyer ! »

Une voix lointaine dans un haut-parleur.

« Wach auf (réveille-toi), Meyer ! »

Je sursautai, ouvris les yeux. Le train venait de s’arrêter à la gare du centre-ville, là où je devais descendre si je voulais me rendre à mon appartement fraîchement loué hier. Ma vie de fossoyeur commençait à Togi, l’île japonaise mystérieuse habitée aussi bien par des humains que par des hybrides depuis que les scientifiques maîtrisaient l’art d’unir l’homme à l’animal. Depuis que j’en avais entendu parler, j’étais curieux de savoir à quoi ressemblaient ces créatures et ce qu’elles étaient capables de faire. Il paraissait même que certaines demeuraient si dociles que les humains pouvaient en adopter pour en faire ce qu’ils voulaient, à condition de ne pas les maltraiter bien entendu. J’ignorais encore si je ferai la folie de me procurer un hybride. Pour le moment, il fallait que je m’installe et m’adapte à ma vie japonaise. Je connaissais le dialecte, c’était déjà pas mal. Mais il s’agissait de mon premier voyage au Japon alors je ne savais certainement pas encore tout de ses traditions. Pour le moment, ce que je savais, c’était que je venais d’arriver à destination et qu’il fallait que je descende avant que le train reparte.

« Tu ferais mieux de te bouger d’ailleurs, suggéra ma conscience, ce Moi qui se manifestait toujours quand je ne le voulais pas et que je considérais comme le mauvais Meyer. A moins que tu ne veuilles refaire le tour de l’île, histoire de perdre ton temps. »

- Ça va, ça va…
maugréai-je en me levant paresseusement du siège en tissu bleu sur lequel je m’étais assoupi.

J’ajustai mon sac à dos, attrapai ma valise par la poignée et la fis rouler derrière moi. Une fois sur le quai, je scrutai les alentours à la recherche de la sortie. L’endroit était noir de monde, il demeurait difficile de se frayer un passage. Agacé, je me retins d’envoyer valdinguer un homme dans les escaliers et de mettre un coup de tête à celui qui me bousculait en râlant. Quand je me retrouvai enfin dehors, j’inspirai profondément, tel un détenu sorti de prison. Il ne me restait plus qu’à trouver mon appartement. Il ne se situait pas très loin de la gare. Après avoir récupéré les clés chez le concierge au rez-de-chaussée, je montai au deuxième étage et déverrouillai la porte.
C'était un petit appartement de quatre pièces. Il y avait une salle de bain avec les toilettes, deux chambres – une grande et une petite – et la cuisine demeurait ouverte sur le salon duquel on pouvait accéder au balcon. Avec toutes mes économies, j’avais fait en sorte de trouver un endroit meublé pour ne pas m’embêter avec du mobilier à acheter et je ne fus pas déçu quant à la qualité de cet appartement. Il semblait bien entretenu et fonctionnel. Tant mieux, même si je n’allais pas y passer beaucoup de temps au final. D’ailleurs, après avoir inspecté chaque recoin des pièces et rangé toutes mes affaires à leur place, je décidai d’aller manger dehors. Peut-être trouverais-je ensuite un bar qui servait ma boisson préférée, la bière ! Mais pas n’importe laquelle : la bière allemande, bien entendu. Je n’y croyais pas trop mais pourquoi pas, après tout ?


« En attendant, trinkerin (ivrogne), oublie pas de fermer ta porte à clé, » prévint Meyer d’un ton désespéré.

Il ne me semblait pas avoir laissé ouvert une seule fois dans ma vie. J’étais trop précautionneux.


« Moui… sauf le soir où t’es rentré complètement torché après l’Oktoberfest de l’année dernière… »

- Schnauze (la ferme),
lâchai-je en longeant le couloir en direction des escaliers.

Je marchai seulement cinq minutes en ville avant de trouver un fast-food dans lequel je pris un repas seul dans un coin. Puis je me rendis dans un bar non loin, en banlieue, qui m’avait l’air sympathique. J’aimais particulièrement les lieux peu fréquentés, calmes et où l’on ne risquait pas d’être dérangé par des sales types venus seulement dans l’intention d’emmerder leur monde. La nuit venait de tomber quand je franchis la porte de ce fameux bar. Il n’y avait presque personne : un vieillard qui lisait son journal, et deux hommes qui discutaient discrètement. Ils me suivirent du regard jusqu’à ce que j’arrive au comptoir. Ils devaient se demander qui était cet étranger aux cheveux bleus. Mais je me fichais de leurs impressions et fis comme si de rien n’était, comme d’habitude.
Je ne restai pas longtemps et finis par rentrer à l’appartement, assailli de fatigue. Demain, je commençais ma première journée de travail. Et il fallait que je sois en forme et concentré.


« Concentré ? se moqua Meyer apparemment pas convaincu. Pour creuser des trous et entretenir trois pots de fleurs… Con, je veux bien, mais centré... »

Je soupirai, décidai de l’ignorer et de me coucher dans mon lit douillet.
Ma première journée de travail se déroula plutôt bien. Je n’avais pas beaucoup de collègues et ne devais pas forcément communiquer avec eux sur ce que j’avais à faire. Tant mieux, je préférais qu’il en soit ainsi. La sociabilité, très peu pour moi. Je parvenais à survivre sans ou à petites doses alors je n’avais pas de quoi me plaindre.
Le reste de la semaine n’eut rien de spécial, tout comme le mois entier. Ah si, j’avais croisé des hybrides dans la rue. Et c’était franchement bizarre. Une fille avec des oreilles et une queue de chat, un type avec des ailes dans le dos ou encore un enfant avec des écailles de crocodile… je n’aurais jamais imaginé voir ça un jour. La plupart d’entre eux se comportait docilement, d’autres moins. D’autres encore étaient vêtus comme des êtres humains normaux quand certains privilégiaient les vêtements plus discrets. Bref, toujours est-il que je n’en possédais pas un à moi et je n’en voyais pas forcément l’intérêt. J’étais très bien tout seul.
Aujourd’hui, les rues regorgeaient de monde, c’en était limite soûlant. Et même si nous étions à la fin de été, il faisait très chaud. Mais bon, mieux valait que je continue de me déplacer à pied car les routes n’offraient pas plus de liberté. Les véhicules se collaient les uns les autres, ne laissant qu’un maigre espace entre eux dans l’espoir de passer le prochain feu de signalisation avant qu’il ne soit à nouveau rouge. Je ne travaillais pas de l’après-midi alors je voulais me rendre dans un garage pour acheter une voiture d’occasion pas chère, histoire de pouvoir me rendre au boulot plus rapidement. Comme le centre funéraire se trouvait en banlieue et que mon appartement ne se situait pas très loin, la route que j’emprunterais ne serait, en théorie, pas très fréquentée. C’était surtout parce que j’en avais marre de prendre le bus et que je détestais faire du vélo.
Cependant, alors que je parcourais les rues bondées à la recherche de ce fameux garage, je me retrouvai dans celle qui, manifestement, regroupait une grande partie des animaleries de l’île. Mentalement perdu, j’esquissai un geste pour revenir sur mes pas puis me ravisai. Ça ne me coûtait rien de regarder, j’avais le temps après tout. Sans grand enthousiasme, j’avançai parmi les passants tout en regardant à droite à gauche sans vraiment m’intéresser à ce que je voyais. La seule fois où je ralentis l’allure fut devant une animalerie où l’on pouvait voir les hybrides en cage depuis l’extérieur. A la fois intrigué et surpris de faire face à un tel spectacle, je m’arrêtai. J’avais du mal à me faire à l’idée que des types prenaient du plaisir à mettre des gens en cage pour gagner de l’argent sur leurs têtes en les vendant. Les hybrides étaient avant tout humains et cette vision me faisait tant penser à de l’esclavage que je peinai à soutenir le regard de l’un d’eux au moment où je décidai de reprendre ma route. Mais je poursuivis mon chemin quand même, assez dégoûté et bizarrement irrité.


« Depuis quand tu te soucies de ces créatures toi ? » demanda Meyer d’un ton autant moqueur que curieux.

Je ne m’en souciais pas…


« Mais bien sûr ! J’ai cru que t’allais voler au secours de cette Kitsune tout à l’heure… »

Je ne l’aurais pas fait. Je n’avais besoin de personne pour me seconder, que ce soit pour les tâches ménagères, prendre soin de mon appartement ou encore de moi-même.

« Tu comprends rien, c’est juste d’une présence dont t’as besoin… pour l’instant. »

- Fick Dich (Va te faire foutre), Meyer, laisse-moi tranquille bordel,
marmonnai-je en fourrant mes mains dans mes poches.

Je ne fis pas attention à la vieille dame qui me regardait bizarrement en se demandant à qui je parlais, et avançai encore de quelques mètres. La rue se terminait ici et une dernière animalerie faisait l’angle. Plus discrète que les autres, elle ne laissait pas aux passants le loisir de pouvoir scruter l’intérieur. On aurait presque dit que les lieux étaient verrouillés. Mais quand je poussai la porte aux vitres fumées, je constatai que le magasin était bien ouvert. Lentement, je longeai l’unique allée sans même regarder à l’intérieur des cages. Puis je m’arrêtai et plaquai une main sur mon front en soupirant. Mais qu’est-ce que je foutais là ?


« J’me le demande… » railla Meyer comme s’il se retenait d’éclater de rire.

- Besoin d’un renseignement monsieur ? s’enquit le vendeur à l’air peu accommodant.

Je secouai négativement la tête.


- Non, j’suis pas intéressé, répondis-je. J’me suis trompé d’endroit.

Il parut surpris mais prit vite une expression aussi mauvaise que l’odeur d’égouts qu’il dégageait.

- Vous êtes sûr, étranger ? Vous ratez quelque chose…
- Ouais j’suis sûr
, fis-je en tournant les talons.
- La petite Neko est pourtant pas chère.

Je levai les yeux au ciel. Ce n’était pas le prix qui allait me faire changer d’avis.

- Elle est mignonne en plus !

Rien à battre d’avoir un chat, un chien ou un lapin sous forme humaine dans mon appart !

- Et elle sait tout f...
- Mais va chier avec ta Neko !
rétorquai-je en regrettant d’être entré dans cette foutue animalerie.

Qu’est-ce qui m’avait pris ? Alors que je me dirigeais vers la porte, mon regard s’attarda sur une hybride qui se trouvait dans la dernière cage de la rangée. J’aurais pu mieux la détailler si la première chose qui me sauta aux yeux n’avait pas été l’état dans lequel elle se trouvait. On aurait dit qu’elle ne mangeait pas assez et qu’elle était assaillie de fatigue. Je me retournai vers le vendeur et lui accordai un regard méprisant.


- C’est comme ça que tu les vends ? demandai-je en désignant l’hybride d’un signe de main désinvolte. Bravo l’entretien !

Sur l’écriteau accroché aux barreaux de la cage, je pus voir que son occupante résidait ici depuis hier.

- Et tu comptes vraiment la vendre alors qu’elle a l’air de manquer de tout et de sortir d’une décharge ?
- Euh…
- J’suis surpris qu’elle soit encore vivante !
- Mais...
- Elle devrait être gratuite ! J’comprends qu’y ait personne ici…


Je ne savais même pas pourquoi je bouillonnais de rage alors qu’à la base, je ne voulais pas acheter d’hybride. Sentant ma colère, le vendeur finit par s’excuser mais prétendit qu’il n’avait pas le droit de vendre ses « articles » gratuitement. Il me proposa donc une très petite somme, si petite que n’importe qui aurait pu l’accepter.

« Et toi ? T’acceptes ? C’est plutôt rentable, sachant que tu vas devoir payer des soins. »

Rentable ou pas, je m’en fichais ! Tout ce que je voulais en sortant de chez moi ce matin, c’était une voiture, pas un hybride. Néanmoins, quand mon regard se posa à nouveau sur la demoiselle, quelque chose au fond de moi me dit que je ferais une grave erreur si je ne la sortais pas d’ici.

- Scheiβe (Merde)… maugréai-je entre mes dents.

Je balançai un billet au visage du vendeur et, d’un signe de tête, lui indiquai qu’il pouvait ouvrir la cage.


« Il a craqué, ahah ! »

Quand ce fut fait, il me laissa seul avec l’hybride qui n’avait pas l’air dans son assiette. C’était une Neko aux yeux noisette. Elle portait une robe noire en mauvais état qui cachait sa jolie peau pâle, et son visage fin exprimait autant de fatigue que de tristesse. Il était encadré de longs cheveux bruns attachés en couettes hautes décorées de rubans déchirés, et deux oreilles de chat se dressaient sur le sommet de son crâne. D’un geste décidé, je tendis ma main dans sa direction et plantai mon regard dans le sien.

- T’as rien à faire dans c’trou, viens.
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(#) Sam 29 Oct - 15:42
Recroqueviller en mode fœtal dans un coin de la cage, les yeux encore humide par mes pleurs timide de ma découverte à mon réveil et le corps prit de spasmes à causes des derniers sanglots. J’écoutais les moindres faits et gestes dans la boutique de peur d’être de nouveau confronter à ces brutes. Mes oreilles se dressèrent lorsque la porte d’entrée s’ouvrit dans léger grincement. Je scrutais du regard l’individu qui venait de faire irruption dans la salle, chacun de ses pas résonnèrent dans la pièce même si l’endroit était fréquenter.  Alors que l’inconnu s’arrêta visiblement gêné mais aussi agacer de ce qu’il venait de découvrir en entrant dans l’animalerie, j’entendis la voix d’un des deux malfrats qui m’avait enfermé dans cette cage. J’écoutais attentivement leur conversation bien que je ne sois pas trop curieuse de nature.

- Besoin d’un renseignement monsieur ? S’enquit le vendeur à l’air peu accommodant.
- Non, j’suis pas intéressé, répondit l’inconnu. J’me suis trompé d’endroit.
- Vous êtes sûr, étranger ? Vous ratez quelque chose…
- Ouais j’suis sûr, dit l’homme en tournant les talons.
- La petite Neko est pourtant pas chère.

Neko ! Neko ! Ce mot me revint plus d’une fois dans les oreilles aujourd’hui et je savais qu’il était en train de parler de moi. Il essayait de me vendre depuis qu’il m’avait mise dans cette boîte de fer. Sûrement avait-il peur que mon « maître » vienne me réclamer, vu que j’étais un hybride perdu.

- Elle est mignonne en plus ! Et elle sait tout f...
- Mais va chier avec ta Neko ! rétorqua l’inconnu.

Je suivais l’homme qui avait une couleur de cheveu différente de mon géniteur et de ces vendeurs. Il se dirigeait vers la porte d’un pas décidé à partir de la boutique. Je baissais mes oreilles, je savais que j’allais encore rester sur cette paille usagée qui sentait l’urine. Mais au dernier moment, nos regards se croisèrent, je le vis détailler l’état pathétique de la cage. Puis se tournait vers le vendeur et demanda en me désignant de la main :

- C’est comme ça que tu les vends ? Bravo l’entretien ! Et tu comptes vraiment la vendre alors qu’elle a l’air de manquer de tout et de sortir d’une décharge ?
- Euh…
- J’suis surpris qu’elle soit encore vivante !
- Mais...
- Elle devrait être gratuite ! J’comprends qu’y ait personne ici…

Face à autant de colère de la part du client, le vendeur s’excusa auprès de l’homme et dit qu’il ne pouvait pas se permettre de me vendre à perte. Il lui proposa un prit que personne ne pouvait refuser. Je vis l’individu balancer un billet en plein visage du vendeur. Ils se dirigèrent vers ma cage à fin d’ouvrir la porte en fer. Nous nous retrouvions seuls face à face, nos regards se croisèrent de nouveau, je me redressais un peu. Mais à ce moment-là, je sentis son regard me dévisageait de haut en bas. Il me tendit la main pour m’inciter à sortir de la cage du regard.

- T’as rien à faire dans c’trou, viens, dit-il.

D’un pas plus que hésitant, les oreilles légèrement baissées, j’acceptais son offre. C’était le premier humain qui semblait être correct. Je lui pris la main, il avait la main chaude contrairement à moi et elle parue toute petite dans la sienne. Je descendis de la cage avec son aide et réajusta ma robe comme je pu.
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(#) Sam 29 Oct - 16:04
Au début, elle parut si surprise qu’elle ne bougea pas d’un cheveu. Elle soutenait mon regard alors que moi, j’avais du mal à ne pas détourner les yeux. Non pas à cause de son apparence mais parce que j’étais en train de me demander pourquoi je faisais ça pour elle. Quand elle serait sortie, il ne fallait surtout pas que je regrette. En silence, elle finit par poser les pieds hors de sa cage et placer sa main dans la mienne. A ce contact, j’eus un frisson qui partit du bout des doigts jusque dans ma nuque. C’était… très étrange.
Quand elle fut face à moi, je lâchai sa main et pus l’observer plus en détail. D’abord, elle était très petite. Le haut de sa tête arrivait à peine au niveau de mes épaules. Sa robe était tachée de poussière et de sang par endroits et, tandis qu’elle la réajustait, je remarquai qu’elle ne portait pas de chaussures. Que faire ? Lui acheter des habits maintenant ou la ramener d’abord à la maison et la soigner ?


« Des habits, suggéra Meyer décidé. De toute façon, les boutiques sont sur le chemin du retour. »

Pas faux. Sans dire un mot, je tournai donc les talons et me dirigeai vers le vendeur qui s’était placé derrière le comptoir.

- Tu vendrais pas des vêtements par hasard ? demandai-je sans grand espoir d’avoir une réponse positive.

Il m’accorda un regard peu amène.


- Je vends des hybrides et c’est déjà bien assez, répliqua-t-il exaspéré.

Je n’ajoutai rien de plus et me tournai vers Ikko.


- On s’casse, décidai-je. Faut t’acheter des fringues.

Nous sortîmes dans la rue toujours bondée. Il serait difficile à la jeune femme de se déplacer sans être bousculée. Je fis donc en sorte de nous frayer un passage en la gardant bien derrière moi, jusqu’à ce que nous repérions une boutique de vêtements dans laquelle Ikko pourrait trouver son bonheur.

- J’te donne dix minutes, déclarai-je en m’asseyant sur une chaise. Et fais gaffe à c’que tu prends, j’ai pas grand-chose dans mon porte-feuille.
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(#) Sam 29 Oct - 17:46
J’observais le regard de l’homme lorsqu’il regarda mes chaussures, je le vis un instant figer. Que se passait-il ? Je baissais les yeux et fut surprise de ne pas avoir de chaussures. J’avais dû les perdre entre le moment de mon kidnapping et la mise en cage. Je reportais mon attention sur l’homme et essaya de lui adresser un petit sourire puis il se dirigea vers le vendeur qui avait retrouvé sa place derrière le comptoir et lui demanda si par hasard il n’avait pas des vêtements à vendre. Sa réponse ne nous étonna pas l’un et l’autre. Pendant qu’ils étaient en train de parler, je décidais de prendre les rubans que j’avais dans les cheveux et de les mettre autour de mes pieds comme des bandages.

- On s’casse, décidai-je. Faut t’acheter des fringues.

Je fis un signe positif de la tête et le suivi avec la peur au ventre. On tomba au milieu d’une foule de personnes, ma respiration d’accéléra et j’eus l’impression d’être observais à chacun de mes pas. En même tant au vu  l’état de mes vêtements, mes cheveux en bataille je ne pouvais pas inspirer une bonne image de la jeune femme que je suis. L’homme du sentir que le monde extérieur m’oppresser et se mit devant moi afin de faciliter le passage et éviter que je sois bousculée. Il s’arrêta devant une boutique, j’eus tout juste le temps de m’arrêter avant de lui rentrer dedans.

Nous entrâmes dans une boutique de vêtements, je fus un peu perdu. Il commençait à a y avoir un peu trop de brouhaha à mon gout et la musique qui passait en boucle raisonner dans mes oreilles de félines.

- J’te donne dix minutes, déclara l’homme en s’asseyant sur une chaise. Et fais gaffe à c’que tu prends, j’ai pas grand-chose dans mon porte-feuille.

Je lui fis de nouveau un signe de la tête, je devais donc me trouver des vêtements.  C’était une première pour moi, d’habitude c’était mon paternel qui revenait avec des habits qu’il avait certainement dû payer une misère ou avoir par le biais des voisins, oui c’était un vrai radin… enfin radin… c’était un bien grand mot, il s’occupait de moi, me nourrissait même si je n’avais pas le droit de manger à table avec lui et que s’était la plus part du temps les restes de ces assiettes ou celle de ces invités dont j’avais interdiction de m’approcher. Je sortis de ma rêvasserie lorsqu’une femme et son compagnon me rentrèrent dedans. Je n’eus pas le temps de m’excuser que l’homme commença à s’énerver.

- Tu ne pourrais pas faire attention ou tu vas !? Non mais ce n’est pas croyable ton maître ne t’inculte pas les bonnes manières ! protesta un homme un peu rondouillard et le crâne dégarni. Je vais t’apprendre-moi comment on doit se comporter face à des humains.

L’homme m’attrapa par le bras et me força à me mettre à genoux. J’avais la tête baissé, l’individu me lâcha le bras et croisa les bras.

- Veuillez accepter mes excuses Monsieur, dis-je en articulant bien, comme mon père me l’avait appris.

Je lui tendis la main pour qu’il me punisse mais ce dernier ne fit rien sa femme l’ayant appelé pour qu’il vienne voir la nouvelle robe dont elle voulait faire l’acquisition.

- Tu as de la chance, que je ne te croise plus, me lança-t-il avant tourner les talons et rejoindre sa dame.

J’attendis un petit instant avant de me relever, de réajuster pour la troisième fois aujourd’hui ma robe de souillon. Je me dirigeais sans un mot et sans regarder mon nouveau maître vers une rangée de vêtement et regarda les prix des vêtements qui s’y trouvaient. Je ne connaissais pas trop la valeur de l’argent mais en voyant certains prix avec  pas mal de chiffres, je pus comprendre que cela signifiait que le montant de l’article était assez haut. Après avoir fini la rangée, je fis celle qui se trouvait au fond du magasin afin d’éviter le plus possible les humains et arriva sur une zone promotion par chance il n’y avait personnes à part une vendeuse qui me gratifia d’un sourire avant de me demander :

- Si jamais vous avez besoin d’un renseignement, n’hésitez pas.

Je fus surprise, mais contente au fond de moi, de ne pas retomber sur une personne comme l’homme au crâne dégarnie, je lui adressais un petit sourire timide. Je trouvais enfin mon bonheur une petite robre bleu nuit à moins soixante pourcents et par chance une paire de chaussure qui selon moi ne devait pas être trop cher. Je revins aussi que possible vers l’homme qui venait de m’acheter à l’animalerie.

- Maître, dis-je hésitante, je n’ai pas été trop longue ? lui demandai-je d’une petite voix.
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(#) Dim 30 Oct - 2:28
Elle hocha la tête et s’éloigna. En la suivant du regard, je remarquai qu’elle boitait légèrement. Ses chevilles étaient entourées des rubans qu’elle portait auparavant dans les cheveux. Il ne manquait plus que ça. Je la savais fatiguée et peut-être mal nourrie mais je n’imaginais pas que cet imbécile de vendeur me la laisserait complètement endommagée.

« Ça va… soupira Meyer agacé. Elle s’est peut-être juste tordu la cheville. Et puis parle mieux que ça, on dirait que tu viens d’acheter un simple objet. »

Je levai les yeux au ciel. Même si ça en donnait l’air, ce n’était pas ce que je pensais.

« C’est vrai que quand il s’agit de t’exprimer verbalement, c’est pas terrible. »

Ça, je ne le savais que trop bien. Je regardai ma montre, secouai la tête. Il ne servait à rien d’être pressé, la jeune Neko venait juste de s’éloigner dans la boutique. D’autres clients sillonnaient les allées remplies de vêtements. Et je pus constater avec quel dégoût leurs yeux se posaient sur la jeune hybride. Qu’est-ce qui leur prenait à ceux-là ? Elle ne leur faisait rien de mal que je sache. S’ils avaient eu une mauvaise expérience avec leurs propres hybrides, ce n’était pas une raison pour mépriser autant les autres. Chacun avait son caractère. Un espèce de gros con se mit même à l’insulter parce qu’elle l’avait malencontreusement bousculé. Il la prit par le bras et la força à se mettre à genoux. Malgré les excuses de la jeune femme, la colère ne le quittait pas et je ne savais pas ce qu’il comptait lui faire. Pourtant, je ne bougeais pas, ne faisais rien pour l’arrêter. De toute façon, sa potiche de femme l’appela et il la rejoignit au fond de la boutique.
Je détournai le regard, lâchai un léger soupir. Pendant que la jeune Neko faisait ses essayages, j’ouvris Internet sur mon téléphone portable et me mis à la recherche du garage le plus proche. Le plus avantageux se situait plus loin que ce que je croyais. Nous devions nous y rendre en bus. Si la demoiselle avait la possibilité changer de vêtements aujourd’hui, nous pourrions ensuite passer au garage et commencer les démarches à suivre pour m’acheter une voiture. Si nous pouvions tout faire dans la même journée, ça m’arrangeait. Je n’avais pas envie de repartir en quête d’un véhicule demain.


- Maître, je n’ai pas été trop longue ? demanda une petite voix.

Je relevai la tête, croisai le regard de la brunette. Je ne l’avais pas entendu approcher. Au final, je n’avais pas vu le temps passer et j’omis donc volontairement de vérifier l’heure. Inutile de l’embêter avec ça.


- Viens, dis-je simplement.

Nous allâmes à la caisse. Évidemment, il fallut que la vieille devant nous mette des plombes à payer. Pendant ce temps, je regardai ce que mon hybride avait choisi. Content qu’elle m’ait évité la ruine, je lui conseillai d’enlever les étiquettes de la tenue qu’elle voulait porter, et d’aller se changer pendant que la vieille cherchait désespérément son argent dans le bordel de son sac à main.


- Et tu peux prendre autre chose, ajoutai-je avant qu’elle s’éloigne. J’crois pas que tu garderas ce truc.

D’un signe de tête, je désignai sa robe noire en mauvais état. Puisque la première tenue n’était pas chère, je l’autorisais à en choisir une deuxième. C’était un bon début de garde-robe. Elle se changea rapidement. Quand elle revint, c’était à mon tour de payer. La vendeuse m’accorda un regard peu enchanté quand je laissai les étiquettes sur le comptoir mais ne dit rien et les enregistra.
Une fois hors de la boutique, nous nous dirigeâmes vers un arrêt de bus. J’avais assez de monnaie pour pouvoir aller au garage mais nous ferions le retour à la maison à pieds. Nous nous assîmes vers le fond du véhicule, la demoiselle côté couloir. Alors que nous étions presque arrivés, un type vint s’adresser à elle, une expression agressive sur le visage et l’air de ne pas rigoler tous les jours.


- Dégage de là, l’esclave, laisse la place aux gens normaux ! broncha-t-il. J’devrais même pas te le dire, tu devrais te lever direct et me laisser m’asseoir ! Allez dépêche !

Et il continuait sans laisser à la jeune Neko le temps d’en placer une. Le coude appuyé sur le rebord de la fenêtre et le menton posé sur la paume de ma main, je me mordis la lèvre inférieure en me demandant quand cet imbécile allait se la fermer. Mais comme il semblait bien décidé à emmerder son monde, et surtout mon hybride, je me retournai soudain, le saisis par le col de sa chemise et le tirai vers moi. Il perdit à moitié l’équilibre et se rattrapa en posant ses mains sur le dossier du siège de devant.

- Fous l'camp, dis-je calmement mais empli de rage.

Ce n’était pas ce sale type qui allait me pourrir l’après-midi ! Heureusement, il comprit le message et s’en alla sans demander son reste.


- C’est la journée des cons… murmurai-je en reprenant mon observation du paysage qui défilait à l’extérieur.

Heureusement, il n’y avait pas foule au garage et je pus remplir les papiers nécessaires rapidement. Ainsi, je pouvais aller chercher la voiture dans deux jours. Elle était d’occasion donc pas très chère. Toujours est-il que je n’avais plus vraiment les moyens de la payer d’un coup. Je demandai donc à régler le montant en plusieurs fois, et ce fut accepté. Soulagé, je sortis du garage en compagnie de la brunette et l’emmenai en direction de l’appartement.

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