Bienvenue à Togi! Cette merveilleuse île qui propose toutes sortes d'hybrides à la vente. Serez-vous le maître ou l'esclave? NC-18
 

Une rencontre étonnante

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(#) Jeu 15 Sep - 21:11
La clochette accrochée au-dessus de la porte du bar tinta au moment où je poussai le panneau vitré. L’endroit était calme, il n’y avait pas grand monde. Depuis que j’avais fait un tour dans ce bar à mon arrivée sur l’île de Togi il y a un mois, je m’y rendais presque tous les soirs. Le barman était plutôt sympathique, il ne posait pas trop de questions et le peu de clients qui fréquentaient cet endroit ne cherchait pas les ennuis. La porte se referma derrière moi, produisant le même son de clochette qui résonna contre les murs de la petite salle. D’un pas décidé, j’allai m’installer sur le tabouret le plus à gauche du comptoir et attendis que le barman vienne à ma rencontre. Il ne tarda pas, un verre à Whisky et un chiffon dans les mains.

- Hola Meyer, dit-il avec un signe de tête respectueux. Comme d’habitude ?
- Ja, et c’est Hallo,
répondis-je.

Il se plaqua une main sur le front et se mit à rire.


- Je me disais bien que c’était de l’espagnol, remarqua-t-il avant d’aller chercher une bouteille de bière dans sa réserve.

Il la posa devant moi, je le remerciai en silence. Quelques gorgées plus tard, mes pensées s’envolèrent vers ce qui m’avait décidé à venir à Togi pour continuer à exercer mon métier de fossoyeur. Au début, j’étais juste curieux vis-à-vis des hybrides. Puis… j’avais fini par en acheter un, ou plutôt une pas plus tard qu’hier, alors que ce n’était pas du tout mon but. J’ignorais encore ce qui m’avait poussé à agir de cette façon. Pourquoi l’avais-je achetée ? Pourquoi l’autorisais-je à fréquenter mon appartement comme si nous avions toujours vécu ensemble ? Qu’est-ce qui m’avait pris ?


« Alors là, j’en sais rien mais maintenant, tu te démerdes », déclara Meyer pas franchement compatissant.

Je soupirai, agacé. Dans un élan de détresse mêlé à la fatigue accumulée au travail aujourd’hui, je poussai ma bouteille de bière encore à moitié pleine, croisai les bras sur le comptoir et y enfouis mon visage.
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(#) Ven 16 Sep - 12:12
Enfin un jour de congés !
C'est ce qu'avait penser Zéphirine le matin même en se levant. Elle n'était pas du genre a vouloir absolument faire des pauses dans son travail, c'était un bosseuse... Mais parfois, avoir du temps pour soit était agréable. Elle s'était réveillée tôt, comme à son habitude, mais avait attendu que le soleil ait émergé de l'horizon pour se lever.
Ne sachant au final pas vraiment quoi faire de sa journée, la jeune guadeloupéenne avait décider de se balader en ville. Elle aimait bien faire cela, observer les différents quartiers, croiser différentes personnes. Bien que parfois, elle puisse voir quelques scènes de violence envers certains hybrides, ces journées se passaient souvent bien.
C'est ainsi que Zéphirine se retrouva devant un bar. Il avait l'air plutôt calme et on pouvait voir à travers la porte vitrée le peu de clients présent. Parfait, la vétérinaire avait soif en plus ! Alors autant rentrer et boire un coup.

Elle passa la porte et une clochette tinta deux fois, successivement lorsque la porte s'ouvrit et se ferma. Quelques personne levèrent le regard sur elle, indifférent ils reprirent leurs activité. Le bar n'était pas classieux ni malfamé, les clients semblait moyen, ce n'était pas le genre d'établissement qui vous restait en mémoire selon Zéphirine.
Elle alla jusqu'au contoir d'un pas détendu et s'assit à côté d'un homme légèrement plus jeune qu'elle à la couleur de cheveux extravagante. Elle ne fit presque pas attention à lui, un client comme un autre...

"Bonjour monsieur, commença-t-elle en direction du serveur, pourrais je avoir une menthe à l'eau s'il vous plaît ?"

Demanda-t-elle. L'homme s’exécuta et lui apporta un verre remplie presque à ras-bord. La jeune femme le remercie et posa ses lèvres au bords du récipient lorsqu'elle entendit son voisin pousser un soupir et s'étalait sur le contoir, mettant la tête dans ses bras. Elle le scruta quelques instant avant de boire une première gorgée. Délicieux !... Puis elle reposa son regard noir sur le jeune homme. Elle se demandait pourquoi il semblait si déprimé, après tout ce n'était pas ses affaires...
Alors elle but encore, laissant passer une bonne minutes avant de finir par céder à la curiosité. Elle posa son verre encore presque plein et se tourna doucement vers l'homme. Il était grand et de carrure plutôt imposante.

"Bonjour, je m'appelle Zéphirine. Ne jamais oublier la politesse, Vous m'avez l'air bien abattu."

Dit-elle enfin. Elle le fixait sans bouger. Mais peut-être n'avait il pas envie de partager ses problèmes avec elle ? Ce serait normal après tous, ils étaient deux inconnus. Mais si la jeune femme pouvait l'aider de quelque façon que ce soit, elle le ferait sûrement, elle n'aimait pas laisser les autres dans la galère.
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(#) Ven 16 Sep - 19:15
Quelques secondes seulement s’écoulèrent avant que la clochette retentisse à nouveau. Mais je ne bougeai pas d’un cheveu et fermai même les yeux histoire de me reposer un peu. J’entendis des pas légers approcher et le tabouret à côté couiner.

- Bonjour Monsieur, pourrais-je avoir une menthe à l’eau s’il vous plaît ?

Tiens, une femme. Je n’en avais encore jamais vu fréquenter ce bar. Le barman posa un verre sur le comptoir et le silence se fit à nouveau. Je laissai échapper un braillement, gardai les yeux fermés et lâchai un nouveau soupir. J’espérais avoir une journée plus tranquille demain. J’ignorais pourquoi tant de boulot était tombé aujourd’hui…

- Bonjour, je m’appelle Zéphirine. Vous m’avez l’air bien abattu.

Je relevai lentement la tête en me demandant si cette femme s’adressait véritablement à ma personne. Je n’y croyais pas trop mais elle me regardait. De taille visiblement moyenne, elle semblait avoir mon âge. Mais si, pour ma part, je ressemblais à un cadavre avec ma peau plus que pâle, elle par contre, était d’un brun très foncé, rendant ainsi à sa peau un aspect velouté et sûrement doux au toucher. Elle avait un visage ovale aux courbes fines laissant paraître un caractère aussi serein que téméraire, des yeux marrons souligné de jolies pommettes et une bouche pulpeuse aux lèvres rosées. Ses cheveux ornés de dreadlocks étaient noués derrière sa tête et retombaient légèrement sur son épaule. Je n’avais encore jamais vu de personne typée des îles depuis mon arrivée à Togi. Elle me rappelait l’Europe. Quand j’eus fini de la détailler, je portai mon attention sur ma bouteille de bière et haussai les épaules.

- Grosse journée, répondis-je simplement.

Je faillis oublier qu’elle s’était présentée. Zora ? Zaphir ? Non…


« Zéphirine, espèce d’idiot ! s’exaspéra Meyer au fond de ma tête. T’as vraiment la mémoire courte... »

S’il me lâchait la grappe une minute celui-là, c’était le bout du monde.

- Tu peux m’appeler Meyer, ajoutai-je en levant à nouveau les yeux vers mon interlocutrice.

Oui, je la tutoyais. Je tutoyais tout le monde. Je n’aimais pas vraiment être vouvoyé ou vouvoyer autrui. Cependant, cela ne voulait pas forcément dire que je manquais de respect à la personne en face de moi. A mon avis, c’était juste un moyen de lui faire comprendre que je cherchais à établir un lien entre nous… bien que cela ne fonctionne pas toujours et que je sois très maladroit. Bref, je me mis à penser à nouveau que demain allait encore être une journée chargée. C’est pourquoi je vidai ma bouteille de bière d’un trait pour me donner du courage. Je pensais aussi à Ikko que j’avais laissée à l’appartement. Incapable de supporter un tête à tête avec l’hybride que j’avais achetée hier, je préférais me retrouver seul ici pour cogiter sur le sens de ma vie.


« Parce que tu ne le fais pas déjà assez... » maugréa Meyer agacé.

Je l’ignorai, reportai mon attention sur la dénommée Zéphirine.


- Désolé de ne pas être de très bonne compagnie ce soir… même si en fait, c’est souvent le cas, remarquai-je en faisant un signe au barman pour qu’il m’amène une autre bouteille.

« C’est ça quand on est un pauvre asocial dénué de savoir vivre, » railla Meyer.

Si j’étais asocial, je ne me retrouverais pas ici et serais plutôt enfermé chez moi à broyer du noir. Et surtout, je n’aurais pas dépensé mon argent pour bénéficier de la présence d'Ikko à la maison.
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(#) Sam 17 Sep - 17:15
L'homme à la chevelure bleu releva mollement la tête. Il fixa Zéphirine un cours instant. La jeune femme ne s'était pas trompée, il avait bien l'air abattu... Ou au minimum tracassé par quelques chose. L'homme haussa les épaules de manière désinvolte avant de répondre simplement :

"Grosse journée... Puis il ajouta, Tu peux m’appeler Meyer."

Zéphirine sembla très légèrement surprise. Il l'a tutoyer ? Ce n'était sûrement pas par manque de politesse, sinon son regard aurait été bien plus méprisant, hors à ce moment précis ses deux beaux yeux saphirs n'exprimaient rien de tel. Il semblait plus perdus dans ses pensées qu'autre chose. Aussi, la jeune femme ne dit rien, restant silencieuse et se contentant d'amener son verre à ses lèvres pour prélever un peu d'eau sucrée au goût de menthe. Meyer l’imita, portant sa bouche au goulot de sa bouteille de bierre, il la finit d'une traite. Apparemment il aimait l'alcool, ou peut-être buvait-il ainsi exceptionnellement ? Ou simplement cherchait-il à oublier quelque chose ? La réflexion de la guadeloupéenne aiguisa sa curiosité qui se faisait de plus en plus grande.

"Désolé de ne pas être de très bonne compagnie ce soir… même si en fait, c’est souvent le cas."

Finit-il par concédé, brisant ainsi le silence. Il fit signe au barman de lui ramener une autre bouteille. Zéphirine resta encore quelques instants sans réponse avant de dire sur un ton conciliant :

"Tu n'as pas forcément à l'être... Et puis, je ne peux m'en prendre qu'à moi même puisque je suis venu t'adresser la parole."

Elle se forçait à la tutoyer, mais le "vous" lui démangeait la langue et cela lui faisait étrange de devoir parler avec autant de familiarité avec un inconnu.
Elle finit son verre et le reposa sur le contoir. Elle ne comptait pas commander autre chose, inutile de trop dépenser son argent dans des verres.

"Vous... Tu fréquente souvent ce genre de bar ?..."

Finit-elle par demander ,un peu hésitante elle avait buter sur le début de sa phrase. Mais au moins, elle faisait l'effort de s'adapter à son interlocuteur.
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(#) Sam 17 Sep - 20:42
- Tu n’as pas forcément à l’être, déclara Zéphirine compréhensive. Et puis je ne peux m’en prendre qu’à moi-même puisque je suis venue t’adresser la parole.

En général, mon attitude faisait fuir les gens et je n’imaginais pas que mon interlocutrice aille dans mon sens aussi facilement. A croire que tout le monde n’était pas aussi con que je le croyais. Du coin de l’œil, je vis la jeune femme terminer son verre et le reposer doucement sur le comptoir.

- Vous… tu fréquentes souvent ce bar ? s’enquit-elle curieuse.

Je bus quelques gorgées de bière et hochai la tête.


- Presque tous les soirs depuis un mois que je suis sur cette île. Enfin…

J’allais continuer mais préférai me taire. Pourquoi ressentais-je comme une envie de me confier à cette inconnue, de parler de mon cas alors que je détestais parler de moi ? C’était totalement débile, jamais je n’avais eu besoin de ça.

« Ouais mais là c’est particulier, remarqua Meyer. Y a une petite femme à la maison qui attend ton retour et faut dire que t’as pas l’habitude de ce genre de situation. »

C’était vrai. Mais pourquoi en parler ? Ikko n’était à l'appartement que depuis hier, j’avais largement le temps d’y réfléchir sans l’aide de personne. Par contre, j’avais le droit de poser des questions, ça oui. Du coup, je me tournai vers Zéphirine, ma bouteille à la main.

- Qu’est-ce que tu penses des hybrides qui vivent ici ? demandai-je. J’veux dire… on dirait qu’ils ont été spécialement créés pour l’esclavage.

Je bus un peu de bière.

- Et j’trouve ça complètement con. Ce sont des humains à la base, non ?
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(#) Sam 17 Sep - 21:30
"Presque tous les soirs depuis un mois que je suis sur cette île. Enfin..."

Répondit Meyer en buvant quelques gorgées de bière. Il s'arrêta néanmoins, laissant sa phrase en suspend. Zéphirine le regarda, attendant la suite qui ne vînt jamais. Peut-être n'avait-il simplement pas envie de parler de lui. Ou bien sa phrase s'était perdue dans le flot de pensées qui semblait occuper le cerveau du jeune homme. Il avait l'air bien soucieux et pensif. Comme Zéphirine ne le connaissait pas, elle ne savait pas vraiment si c'était une habitude chez lui d'avoir l'air aussi préoccupé.
Le grand homme à la carrure imposante se tourna de nouveau vers la jeune femme noire, bouteille en main.

"Qu’est-ce que tu penses des hybrides qui vivent ici ?
interrogea-t-il, J’veux dire… on dirait qu’ils ont été spécialement créés pour l’esclavage."

La jeune guadeloupéenne le regarda sans vraiment comprendre se changement de sujet si soudain. Cependant, elle ne resta pas interloquée souvent, prenant l'air de celle qui désapprouve tandis que Meyer continua, après avoir but un peu de bière.

" Et j’trouve ça complètement con. Ce sont des humains à la base, non ?"


Son expression se radoucit quelque peu. Il pensait comme elle, ça c'était un bon point. Les hybrides, pour Zéphirine, méritait autant de vivre dans la dignité qu'un humain. Sur Togi, beaucoup étaient ceux qui les traitaient moins bien que des animaux, Zéphirine avait vu beaucoup de cas étant vétérinaire, des choses qui lui retournait le cœur. Et pourtant, elle ne travaillait que très rarement pour d'autre hybrides que ceux de laboratoire de Tian She.

"Je suis totalement d'accord. Ils ne méritent pas de vivre ainsi, c'est un bon en arrière de deux cents ans que nous faisons ici !"

Elle s’enflammait presque, avec le visage de celle qui est convaincu. C'était un sujet sur lequel il ne fallait pas la lancer car elle se montrait intransigeante et implacable, pour elle, les hybrides devaient être libre. Point final. Heureusement pour Meyer, il était d'accord avec elle et n'aurait pas à supporter une Zéphirine de mauvaise humeur.

"Je trouve ça totalement idiots d'avoir des hybrides chez soit, ils devraient tous être libre."

Ajouta-t-elle pour finir. Puis elle posa ses yeux sombres, intense, brûlant de révolte dans les émeraudes de Meyer.
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(#) Dim 18 Sep - 0:52
Au début, elle eut l’air contrarié puis elle sembla se radoucir peu à peu.

- Je suis totalement d’accord, répondit-elle. Ils ne méritent pas de vivre ainsi, c’est un bond en arrière de deux cent ans que nous faisons ici !

Elle avait raison. D’ailleurs, je me demandais pourquoi personne n’avait soulevé ce détail. L’esclavage étant prohibé partout dans le monde – me semblait-il – comment pouvait-il être considéré comme un acte normal sur cette île ? C’était très bizarre. A mon avis, on ne nous disait pas tout.

- Je trouve ça totalement idiot d’avoir des hybrides chez soi, continua Zéphirine révoltée. Ils devraient être tous libres.

Je faillis avaler ma bière de travers. D’accord, cette femme défendait les hybrides comme ses propres enfants, j’avais bien compris. Comment lui dire qu’une demoiselle moitié humaine moitié chat occupait mon appartement ?

« Je suis sûr que tu sauras te débrouiller, dit Meyer confiant. Et puis… t’es pas obligé de lui dire. »

Oui…

- J’ai une hybride chez moi… depuis hier.

« OK, t’es vraiment con en fait. »


Avant que Zéphirine puisse protester ou dire quoi que ce soit, je repris la parole.

- A la base, j’en voulais pas. J’l’ai juste achetée pour la sortir de sa cage pourrie.

C’était la vérité. En voyant Ikko prostrée au milieu d’un tas de paille avec ses vêtements en mauvais état et son visage marqué de fatigue, je n’avais pas pu m’empêcher de me dire que si je la laissais ici, je ferais une grosse connerie.

- Évidemment, elle vit chez moi maintenant, expliquai-je en me détournant pour faire face au comptoir. Et… pour être franc, j’me demande si j’suis pas en train de regretter c’que j’ai fait.

Je bus quelques gorgées de bière, regardai en face de moi.

- Elle est pas méchante, ni envahissante. En fait, c’est quelqu’un de bien.

Je serrai les doigts autour de ma bouteille.

- Pas comme moi… murmurai-je plus pour moi-même.

Je desserrai mon emprise sur la bouteille et regardai Zéphirine.


- Mais si je la laisse partir, elle se retrouvera à nouveau en cage. Parce que, si j’ai bien compris, c’est comme ça que ça marche sur cette île.
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(#) Dim 18 Sep - 11:38
Meyer faillit avaler sa boisson alcoolisée de travers. Zéphirine avait-elle dit quelque chose de mal ?... Elle n'avait fait qu'énoncer ce qu'elle pensait, rien de plus, rien de moins.

" J’ai une hybride chez moi… depuis hier."

Lâcha l'allemand. La jeune femme fronça les sourcils, elle fut légèrement surprise que quelqu'un trouvant tout aussi stupide qu'elle l'esclavagisme ait lui même un esclave chez lui. Puis elle fut quelques peu révoltée. Avoir un hybride chez soit c'était comme défendre la cause des gens qui voulaient les garder enfermés, c'était tout du moins ce qu'elle pensait. Elle s'apprêtait à répondre à son interlocuteur, à lui sauter à la gorge avec ses paroles, mais celui-ci s'empressa d'ajouter :

"A la base, j’en voulais pas. J’l’ai juste achetée pour la sortir de sa cage pourrie. Évidemment, elle vit chez moi maintenant, il reporta son regard sur le comptoir. Et… pour être franc, j’me demande si j’suis pas en train de regretter c’que j’ai fait. il but un peu de sa bière, Elle est pas méchante, ni envahissante. En fait, c’est quelqu’un de bien."

Il serra les doigts sur sa bouteilles, le regard sombre il murmura :

"Pas comme moi…"


Meyer devait avoir un assez mauvais opinons de lui car jusqu'alors, Zéphirine n'avait pas trouvé qu'il fut un mauvaise homme, bien sûr elle ne le connaissait pas, mais il n'empêche qu'elle avait plus l'impression qu'il était perdu que mauvais.
Il desserra les doigts de sa bouteille pour enfin reposer son regard sur celui de Zéphirine.

"Mais si je la laisse partir, elle se retrouvera à nouveau en cage. Parce que, si j’ai bien compris, c’est comme ça que ça marche sur cette île."

La jeune femme acquiesça. C'était donc juste par bonté d'âme qu'il avait acheter cette hybride. Au final, ce n'était un mauvais bougre, il avait de bonne attention et cela plut beaucoup à la jeune femme. Elle posa doucement sa main sur son épaule, assez légèrement ne le connaissant pas réellement, puis elle lui parla sur un ton respirant de douceur et de compréhension.

"Selon ce que j'ai put voir tu n'es pas une mauvaise personne, loin de là. Avoir acheter cette hybride était une bonne chose pour elle, tu le sais. Tu ne l'as pas acheter pour ton petit plaisir mais pour elle et c'est tout à fait louable. Tout du moins, à mon avis..."

Elle retira sa main assez vivement pour poser son regard sombre sur le comptoir.

"si tu veux Meyer, je pourrais la voir et faire une examen gratuit. Puis elle s'empressa de rajouter, je suis vétérinaire."

Elle leva les yeux vers lui, bienveillante elle ne comptait pas le laisser dans sa merde, après tout, il avait d'abord penser à cette hybride.
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(#) Dim 18 Sep - 14:13
Je pensais que malgré mes explications, elle ne se gênerait pas pour me réprimander sur le fait que j’avais fait l’achat d’une hybride. Mais elle se contenta de hocher la tête et de… poser sa main sur mon épaule.

« Oula, elle fait quoi là ? paniqua Meyer choqué. Elle a pas peur elle ! »

Elle ne me connaissait pas.

« Elle ferait mieux de garder ses distances, c’est tout. »

Elle n’avait aucune mauvaise intention.

« Ça, c’est toi qui le dit. »

Il était trop méfiant.

- Selon ce que j’ai pu voir, tu n’es pas une mauvaise personne, loin de là, déclara Zéphirine d’une voix douce.

« Ahah ! C’est la meilleure ça ! »

- Avoir acheté cette hybride était une bonne chose pour elle, tu le sais. Tu ne l’as pas achetée pour ton petit plaisir mais pour elle, et c’est tout à fait louable. Tout du moins, à mon avis.


Ça, d’accord mais avais-je fait le bon choix ? Plus j’y pensais, plus je me disais que je regretterai d’avoir pris cette décision sur un coup de tête. Pas à cause de'Ikko, non. A cause de moi et de ce que j’étais capable de faire quand… ça n’allait pas très bien. Zéphirine retira sa main de mon épaule et je sortis de mes sombres pensées.

- Si tu veux, Meyer, je pourrai la voir et faire un examen gratuit, déclara-t-elle.

Je lui accordai un regard surpris. Un examen ? De quoi parlait-elle ?


- Je suis vétérinaire, précisa-t-elle.

Oh… je comprenais mieux. Je haussai les épaules.


- Pourquoi pas, j’crois qu’elle en a besoin.

En effet, Ikko devait s’être foulé la cheville car elle boitait toujours depuis hier. Et je la trouvais plutôt maigre et faible, elle ne devait pas avoir été très bien nourrie durant son séjour à l’animalerie. Je terminai ma bière d’un trait, la reposai bruyamment sur le comptoir et fis un signe de la main au barman pour qu’il nous rejoigne.

- A condition d’accepter un verre, ajoutai-je en regardant mon interlocutrice avec un demi sourire. J’aime pas les cadeaux.
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(#) Dim 18 Sep - 15:09
" Pourquoi pas, j’crois qu’elle en a besoin."

Répondit Meyer en haussant les épaules. Zéphirine eut un léger sourire, elle aimait pouvoir venir en aide aux hybrides. Et puis, là elle rendait service et à l'allemand et à sa nouvelle hybride. Elle espérait juste que le cas ne soit pas trop grave, ce serait peu probable de toute manière.
Meyer termina sa boisson d'un coup et la reposa sur le comptoir dans un "cling" bruyant. Puis il fit signe au barman de les rejoindre. Zéphirine le regarda faire sans mot dire.

" A condition d’accepter un verre, ajouta-t-il avec une moitié de sourire, j’aime pas les cadeaux."

Elle même sembla amusée de sa remarque. Et puis, elle ne pouvait pas refuser, c'était plutôt gentil de sa part.

"Très bien, mais juste un verre alors."


Répondit-elle à l'allemand aux cheveux bleus. De toute façon, la jeune femme n'aimait pas la consommation excessive d'alcool, une fois de temps en temps seulement, c'était tout ce qu'elle s'autorisait. Alors elle se tourna vers le barman et dit à son attention :

"Je prendrais comme lui."

Puis elle regarda de nouveau Meyer, c'était amusant la façon dont ils s'étaient rencontrer tout de même. Animée d'un simple désir de l'aider et de curiosité, si elle avait décidé de le laisser dans ses problèmes peut-être qu'elle ne l'aurait jamais rencontrer, et peut-être qu'elle serait déjà partie à l'heure qu'il est. Elle lâcha un léger soupir et ramena ses dreadlocks derrière son épaule, réajustant un peu sa coiffure.

"D'après ce que j'ai cru comprendre vous ne venez pas d'ici."

Meyer parlait avec un accent et vu l'air hésitant qu'il avait lorsqu'il parlait de l'île, il ne devait pas être ici depuis longtemps.
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(#) Dim 18 Sep - 17:48
Elle me rendit mon sourire.

- Très bien, mais juste un verre alors.

Elle se tourna vers le barman et lui demanda de préparer la même chose que moi. J’aurais voulu prendre une autre boisson que de la bière mais je ne savais pas quoi choisir. Puis j’eus une idée. La barman devait bien avoir un espèce de cocktail spécial dont la recette n’était connue que de lui et lui seul. J’en commandai donc deux et le laissai s’éloigner. Du coin de l’œil, je vis Zéphirine arranger sa chevelure et passer ses dreads dans son dos.

- D’après ce que j’ai cru comprendre, vous ne venez pas d’ici, remarqua-t-elle en reportant son attention sur moi.

Je hochai la tête. En même temps, cela devait se voir à des kilomètres. Je ne pris pas en compte le fait qu'elle m'ait vouvoyé. Elle n'avait sûrement pas fait exprès.


- Ça fait un mois que je vis ici, répondis-je. Je suis né en Allemagne mais j’ai vécu un bon moment en France. Quand j’ai trouvé du boulot, je suis reparti en Allemagne. J’ai aussi fait la Russie et j’suis arrivé là.

En fait, même si j’avais commencé à travailler en France, j’avais tout fait pour partir le plus tôt possible et ne plus avoir à supporter mes parents. En gros, voilà ce qu’il s’était passé. A l’adolescence, deux chemins s’offrirent à moi : faire les études que je voulais ou collaborer avec Nikolaus, mon père, pour pouvoir reprendre sa grande entreprise de fabrication de garnitures mécaniques, de pompes et de vannes, « Meyer Corp. » quand j’en aurais l’âge. Mais détestant mon père à cause de la pression qu'il me mettait vis-à-vis de cette ambition et me faisant, pour cause, suivre par un psychologue que je détestais tout autant, je décidai de me lancer dans des études totalement différentes. Et je fis une formation pour devenir fossoyeur. Pourquoi ce métier alors qu’il est éprouvant et pas forcément bien payé ? Tout simplement pour contredire mon père, puis parce que les morts se taisent et que les cimetières sont les lieux les plus reposants que je connaisse. D’autant plus qu’à cause de mon état psychologique quelque peu bancal, je préférais côtoyer le moins d’être vivants possible et rester seul et tranquille. Il fallait dire qu’au moins, je pouvais continuer à parler tout seul sans être pris pour un fou…
Je ne m’étalai pas dans les détails, ne racontai pas tout cela à Zéphirine. Pas pour le moment en tout cas. Je n’avais pas vraiment envie de parler de mon parcours et je ne connaissais pas assez la jeune femme pour oser dévoiler ma vie aussi ouvertement. Je détestais ça.


- Et toi ? T’es d’ici ? demandai-je en me disant que ce n’était pas plus mal de lui retourner la question.
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(#) Mar 20 Sep - 19:17
"Ça fait un mois que je vis ici, Répondit il. Je suis né en Allemagne mais j’ai vécu un bon moment en France. Quand j’ai trouvé du boulot, je suis reparti en Allemagne. J’ai aussi fait la Russie et j’suis arrivé là."

Il avait beaucoup voyager apparement. Deux pays, plus l'île de Togi, pour Zéphirine ça comptait déjà comme beaucoup étant donné que certaine personne vivaient leurs vie dans le même pays sans jamais n'avoir rien vu d'autre. La jeune femme hocha la tête en l'écoutant parler. Jusqu'à ce qu'il décide de lui poser la même question :

"Et toi ? T’es d’ici ?"

Le barman revînt avec la boisson inconnue de Zéphirine commandée par Meyer avant que la jeune femme noire n'ai eut le temps de répondre. Elle le remercia et attrapa le verre en le regardant, un air légèrement méfiant au visage. Elle éspérait simplement que l'alcool qu'il y aurait dedans ne soit pas fort. Elle reporta son attention sur le jeune allemand.

"Non je ne suis pas d'ici... Je suis née en Guadeloupe, c'est pendant ma formation de vétérinaire que j'ai décidé de voyager, c'est là que j'ai découvert Togi."

Dit-elle de manière plutôt brève, inutile de s'étaler sur le fantastique récit de sa vie, il n'y avait pas grand chose à dire.
Elle déposa doucement ses lèvres pulpeuses sur le bords en verre du contenant du cocktail et laissa le liquide s'écouler dans sa bouche, puis dans sa gorge. C'était plutôt bon, mais trop alcoolisé pour elle.
La jeune femme lâcha un très léger soupir avant de sourire à Meyer.

"Mais dit moi, tu as vécu en France, tu dois parler français non ?"


Sa langue natal, évidemment elle parlait un peu créole, mais sa langue de base, celle qu'elle parlait depuis toute petite était le français. Elle savait plutôt bien parler en japonais et en anglais, elle avait des bases de chinois et se débrouillait en espagnol, mais si elle pouvait parler dans une langue qui lui était bien plus familière que le japonais de l'île... Se n'était pas de refus.
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(#) Mar 20 Sep - 21:07
Le barman vint déposer nos cocktails sur le comptoir.

- Non, je ne suis pas d’ici... répondit la demoiselle après l’avoir remercié. Je suis née en Guadeloupe, c’est pendant ma formation de vétérinaire que j’ai décidé de voyager. C’est là que j’ai découvert Togi.

Vétérinaire… Quand j’étais enfant, beaucoup de gamins de mon âge voulaient faire ce genre de travail. Pompiers, policiers, médecins... Et moi je galérais à faire mon choix parce que rien ne m’intéressait. J’avais quelques connaissances dans les garnitures mécaniques grâce à l’entreprise de mon père mais cela ne m’avait rien apporté. Au final, j’étais fossoyeur et ne demeurais pas certain de vouloir changer de métier. Au final, je me sentais très bien dans cette situation, même si ce n’était pas forcément bien payé… Mon interlocutrice goûta au cocktail et je l’imitai. Je ne pensais pas qu’il serait autant alcoolisé mais ça ne me dérangeait pas, je le trouvais même plutôt bon.

- Mais dis-moi, reprit Zéphirine avec un sourire amical. Tu as vécu en France, tu dois parler français non ?

Je lâchai un petit rire. Oui, je parlais français mais...

- Mes parents ont déménagé en France juste après ma naissance, répondis-je. Mais ces idiots ont voulu que je sache parler l’allemand en priorité.

Je ne me gênais pas du tout pour insulter Nikolaus et Wilhelmina Meyer devant Zéphirine. C’était tout ce qu’ils méritaient. Je bus une nouvelle gorgée de cocktail.

- C’est totalement con vu que j’allais à l’école française, continuai-je. Impossible de parler français à la maison.

Je lâchai un soupir.

- C’est pour ça que j’ai un accent bien dégueulasse, ajoutai-je en français.

En effet, mon allemand se ressentait tellement quand je parlais français que j’en avais honte. C'était pour cette raison que j'évitais le plus possible de pratiquer le langage. Et de toute façon, je ne retournerais pas en France avant un bon moment.

[HJ : Désolée c'est un peu court > <]
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(#) Mer 21 Sep - 16:59
Meyer rit légèrement.

"Mes parents ont déménagé en France juste après ma naissance, finit-il par répondre. Mais ces idiots ont voulu que je sache parler l’allemand en priorité."

Cela surpris légèrement Zéphirine qu'il puisse insulter ses parents aussi légèrement devant une parfaite inconnue. Il ne devait pas beaucoup les aimer, ou bien ils devaient avoir fait quelque chose de mauvais. Oui peut-être que Meyer aimait insulter ses parents de la sorte sans forcement avoir de raison, dans tout les cas cela restait surprenant.

"C’est totalement con vu que j’allais à l’école française, Continua-t-il. Impossible de parler français à la maison."

Il soupira légèrement. Zéphirine comprenait un peu mieux pourquoi il avait traiter ses géniteurs d'idiots. En effet, envoyer son enfant dans une école française en lui apprenant une tout autre langue n'était pas le plus judicieux.

"C’est pour ça que j’ai un accent bien dégueulasse"

La jeune femme fut encore surprise, puis elle se mit à rire, très légèrement. en effet, il venait de parler en français et son accent était très prononcé. Un vrai allemand. Et comme Meyer sembla gêné, elle but une nouvelle gorgée et répondit :

"Ce n'est pas si terrible que ça, au moins on arrive à te comprendre... Enfin, presque."

Elle lui sourit, légèrement taquine. Elle commençait à bien appréciait le jeune homme allemand. Après tout, leur discutions était intéressante et elle passait un assez bon moment. Ce n'était pas toujours qu'on avait l’occasion de rencontrer quelqu'un comme ça!
Elle but encore une gorgée de la boisson alcoolisée en grimaçant. L'alcool lui brûlait un peu la gorge, mais il faut dire qu'elle était sensible. Elle reposa le verre et le fixa quelques instants. Meyer avait dit bien plus tôt ne pas être quelqu'un de mauvais, ça l'avait interpeller car en le voyant ainsi, sympathique et bienveillant envers les hybrides, elle ne pouvait pas s'imaginer une seule seconde qu'il puisse être quelqu'un de mauvais.

"... Tu sais, tu n'es pas quelqu'un de mauvais. Se sentit-elle obligée de dire. Je ne te connais pas, mais du peu que j'ai put voir tu me paraît être quelqu'un de tout à fait gentil..."

Elle releva son regard nocturne et pétillant sur lui. Zéphirine s'était sentie obligée de lui dire ce qu'elle pensait de lui, lui qui avait sûrement l'impression d'être mauvais. Elle voulait démentir cette idée et lui montrer qu'il n'était pas quelqu'un de mal.

[HRP : Pas grave, je fais pas mieux XD]
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(#) Mer 21 Sep - 20:39
Malgré cela, Zéphirine souriait toujours, un sourire bienveillant, sympathique. Un sourire dont j’avais rarement l’occasion de profiter puisqu’en général, il ne m’était pas adressé. Après avoir bu une nouvelle gorgée de cocktail, elle prit la parole :

- Ce n’est pas si terrible que  ça, au moins on arrive à te comprendre… Enfin presque, ajouta-t-elle moqueuse.

Il était vrai que même si j’avais fini par apprendre le français de manière correcte, je me faisais quand même mieux comprendre en allemand. Surtout pour insulter les gens en fait…


- Tu sais, tu n’es pas quelqu’un de mauvais.

J’accordai un regard surpris à la guadeloupéenne. Pourquoi se lançait-elle dans cette conversation ?

- Je ne te connais pas mais du peu que j’ai pu voir, tu me parais être quelqu’un de tout à fait gentil.

Ses yeux chocolatés rencontrèrent les miens. J’eus du mal à m’en détacher. Elle avait l’air si sincère que c’en était déstabilisant. Cependant, j’imaginais qu’elle ne pouvait pas encore penser le contraire. Je n’étais pas au meilleur de ma forme ce soir mais je savais rester encore civilisé. Par contre, quand j’étais de mauvaise humeur, mieux valait ne pas trop me chercher.

- Il est cool tant qu’on ne vient pas l’emmerder, déclara joyeusement le barman en nous faisant face.

Il croisa les bras sur le comptoir et nous regarda tour à tour. Il avait raison mais se sentait-il obligé de participer ? Il devait penser à la semaine dernière lorsqu’un type éméché avait débarqué d’on ne savait où pour foutre le bordel dans le bar. Et comme évidemment, personne ne voulait se mouiller, j’avais dû m’occuper de le faire sortir avec un bon coup de pied au cul.


- Comment vous trouvez mon cocktail ? s’enquit le barman.

J’en bus deux ou trois gorgées, reposai le verre presque vide sur le comptoir.


- Ça vaut pas la bière mais j’aime bien, répondis-je simplement.

Je désignai Zéphirine d’un signe de tête.


- Fais-le moins fort la prochaine fois, ça plaît pas à tout le monde.

J’avais remarqué depuis longtemps que la demoiselle avait du mal à boire. Et j’imaginais que c’était à cause de l’alcool. Le barman s’excusa, prétendit qu’il ne servait pas très souvent ce fameux cocktail et qu’il avait dû être distrait pendant la préparation.
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(#) Jeu 29 Sep - 19:02
Son regard resta plongé dans les yeux émeraudes de Meyer. Elle ne bougea pas, le jeune homme semblait quelque peu déstabilisé par les paroles de la jeune femme. Pourtant, il n'y avait rien d'étonnant à ce qu'elle le trouve sympathique, il n'était pas quelqu'un de mauvais...

" Il est cool tant qu’on ne vient pas l’emmerder"

Zéphirine sursauta, elle tourna le regard rapidement vers le barman qui avait décider d'intervenir. Elle ne dit mot, se contentant d'hocher la tête. Il était normal après tout que l'allemand ne soit calme que lorsqu'on ne l'embête pas, c'était le propre de n'importe quel être vivant après tout.
Les bras croisés sur le bar, le barman demanda :

"Comment vous trouvez mon cocktail ?"

Meyer en but quelques gorgée avant de faire claquer le verre contre le comptoir.

"Ça vaut pas la bière mais j’aime bien, il pointa Zéphirine, Fais-le moins fort la prochaine fois, ça plaît pas à tout le monde."

La jeune femme eut un léger sourire gêné. Cela, elle aurait très bien put le dire toute seule... M'enfin, le barman se confondit en excuse, se justifiant par un manque d'attention et de pratique. Zéphirine se contenta de lui sourire, attendant qu'il ait finit sa logorrhée de justifications puis elle dit simplement :

"Ce n'est pas grave ! Je ne supporte pas bien l'alcool, tout le monde n'est pas dans mon cas. Et puis ça restait bon."

Elle finit d'un trait le peu de cocktail qui restait et soupira légèrement. Elle jeta un œil à son téléphone pour voir l'heure qu'il était et fut surprise de se trouver aussi tard. Jetant un regard rapide sur les vitres elle remarqua qu'il faisait déjà nuit noir dehors, elle était rentrée dans le bar assez tard et n'avait pas vu le temps passer.
Aussi, elle se leva, déposant de quoi payer sa consommation puis regarda l'allemand avec un sourire désolé.

"Je vais rentrer chez moi je pense, il commence à faire tard et je travaille demain."
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(#) Sam 1 Oct - 18:05
Zéphirine lui accorda un sourire gêné et dit :

- Ce n’est pas grave ! Je supporte pas bien l’alcool, tout le monde n’est pas dans mon cas. Et puis ça restait bon.

Apparemment rassuré, le barman l’observa tandis qu’elle terminait son verre d’un trait. Dans un léger soupir, elle consulta son téléphone. Un coup d’œil de sa part à travers la vitrine du bar me poussa à faire la même chose. Il faisait nuit, les étoiles devaient parsemer le ciel. Mon interlocutrice se leva et déposa un billet sur le comptoir avant de m’adresser un joli sourire.

- Je vais rentrer chez moi je pense, dit-elle. Il commence à se faire tard et je travaille demain.

Elle avait raison, moi aussi je travaillais… et je n’avais pas vraiment envie. Je me sentais fatigué et pas d’humeur. J’avais mal dormi cette nuit.

« C’est à cause d'Ikko, t’es trop stressé par sa présence, » dit Meyer sur le ton de l’évidence.

Peut-être. Mais il fallait que ça change. Maintenant que je l’avais achetée et qu’elle vivait chez moi, il faudrait que je fasse avec. D’ailleurs, elle devait se demander ce que je fabriquais. Il était temps de rentrer à la maison. Je me levai donc aussi, pris le billet qu’avait laissé Zéphirine et payai avec mon argent. Je me tournai vers elle et le lui rendis.


- J’t’avais promis un verre, lui rappelai-je. Mais n’oublie pas que tu dois des soins à mon hybride en échange.

- Ah bon, t’as une hybride ?
fit le barman choqué.

Je l’ignorai complètement et reportai mon attention sur la jeune femme. Puis je sortis mon téléphone de la poche de mon jean, le tendis à Zéphirine et lui demandai de rentrer son numéro de téléphone.


- J’vois avec elle et j’t’appelle.

« C’est mignooon !
s’exclama Meyer attendri. Tu sais qu’t’es pas obligé de demander son avis à Ikko ? Et puis en fait… pourquoi tu ne la laisses pas se débrouiller seule ? »

Parce que je n’en avais pas envie et que si elle ne pouvait pas bien marcher à cause de sa cheville ou qu’elle avait un quelconque souci de santé, elle ne pourrait rien faire d’utile à la maison. Et il me semblait que, même si je ne considérais pas les hybrides comme des esclaves, Ikko avait son rôle à jouer si elle voulait que je continuer à l’héberger. C’était tout à fait normal, non ?

« Mouais… s’tu veux. »
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(#) Lun 3 Oct - 16:45
Meyer se leva à son tour. Il saisit le billet qu'avait déposé la guadeloupéenne et paya à sa place. Il lse retourna en suite vers elle et lui tendit. La jeune chocolat le prit légèrement surprise avant de se rappeuler qu'il lui avait promis un verre en échange de la consultation de son hybride.

"J’t’avais promis un verre Dit-il, Mais n’oublie pas que tu dois des soins à mon hybride en échange."

Le barman ne semblait pas au courant, mais au fond, zéphirine n'en avait cure. Elle n'avait d'attention que pour l'allemand. Celui-ci sortit son téléphone d'une de ses poches et lui tandit. Lui demandant de rentrer son numéro. Elle sourit doucement et s'executa, notant le dit numéro à son nom dans les contacts de Meyer.

" J’vois avec elle et j’t’appelle."


Il prendrait donc la peine d'en parler à son hybride ? Décidément, ce jeune homme n'avait rien de mauvais contrairement à ce qu'il pensait. Cela la surprenait toujours qu'il ait une aussi mauvaise image de lui d'ailleurs.
Elle le salua et se dirigea vers la sortie après lui avoir rendu son téléphone. La clochette tinta et elle fut dehors, dans la rue sombre.
Elle avait fait une bien sympathique rencontre aujourd'hui, un allemand ayant vécu en France qui avait une piètre image de lui. C'était amusant en y repensant tout de même, si elle n'avait pas eut d'empathie pour lui elle ne l'aurait pas rencontrer, et elle n'aurait pas dût s'occuper de son hybride. Tiens d'ailleurs, elle avait omit de lui demander le nom de l'hybride... Enfin, elle le ferait plus tard.
C'est la soif étanché et le sourire aux lèvres que la guadeloupéenne chocolat rentra chez elle.

[HRP : The end ?]
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(#) Mar 4 Oct - 20:30
Zéphirine finit de rentrer son numéro dans mon téléphone et me le rendit. Elle acquiesça ensuite et, avec un dernier sourire satisfait, s’éloigna vers la sortie. Le son de la clochette pendue en haut de la porte me rappela que je ne devais pas tarder aussi. Je lançai un vague au revoir au barman, sortis dans la rue à mon tour. Malgré l’heure tardive, il faisait bon. En regardant l’abribus situé en face de moi sans vraiment y faire attention, je lâchai un léger soupir. Je venais de faire une rencontre plutôt sympathique. Je m’étais pourtant attendu à passer la soirée seul à boire des bières jusqu’à ce que j’atteigne mes limites et rentre à la maison complètement torché.

« T’aurais eu l’air fin face à Ikko, » remarqua Meyer.

Il avait raison. Au final, mieux valait avoir rencontré Zéphirine et passé quelques minutes « normales et civilisées » sans avoir bu comme un trou. La conversation avait été agréable alors je n’avais pas de quoi me plaindre. Et Ikko n’aurait pas eu à supporter mon comportement en étant saoul.


« Si ça se trouve, tu l’aurais agressée. »

En général, j’avais l’alcool dépressif, pas violent. Mais on n’était jamais sûr de rien… Bref, il était temps de rentrer. Comme je ne possédais pas encore de véhicule, j’avais fait la route à pieds. De toute façon, le bar ne se trouvait pas loin de l’appartement et puis ça ne faisait pas de mal de marcher. Sur le chemin, je repensai à ma discussion avec Zéphirine. Elle avait l’air d’être une femme agréable mais qui ne se laissait pas marcher sur les pieds. Je ne savais pas encore dire si je pouvais m’en faire une amie. Je n’avais pas d’ami et je n’en avais jamais eu. A quoi cela servait-il après tout ? J’étais très bien tout seul, je savais me débrouiller.

« Jusqu’à ce que tu décides d’acheter Ikko. »

Je l’avais achetée parce qu’elle n’avait rien à faire dans une cage. Et mes conditions étaient simples : elle n’était si prisonnière, ni esclave, et si elle voulait continuer à être logée chez moi, elle devait participer à la vie de la maison. Si elle voulait s’en aller, elle le pouvait aussi. C’était à elle de choisir ce qu’elle préférait.

« Même si, au fond de toi, t’as pas envie de te retrouver à nouveau seul, j’me trompe ? »

Non… Peut-être.
[Fin ^^]
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