Bienvenue à Togi! Cette merveilleuse île qui propose toutes sortes d'hybrides à la vente. Serez-vous le maître ou l'esclave? NC-18
 

We need to stay hide. [ x Megan ]

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(#) Mer 14 Sep - 13:57

La pluie ravageait les rues goudronnées depuis cinq heures du matin, à cette heure-ci les premières gouttes d'eau t'avaient tiré de ton profond sommeil, ouvrant les paupières dans la villa, tu avais fait bien attention à n'éveiller personne, laissant un petit mot comme quoi tu serais de retour avec de quoi manger. Sur le perron tu glissais sur ton nez ces lunettes noires grotesques et enfilais ta cape sombre, le tout pour attirer l'attention d'une autre manière que celle usuelle. Tu pris de grandes précautions, gants bien vissés sur tes mains, camouflage ultime de ta chevelure bleue grâce à la capuche bien trop grande pour ta tête, la cape bien nouée et serrée au col de ta chemise, tu avais complété le tout en glissant ton porte-monnaie dans ta poche avant droite.

Les rues étaient désertes, et la ville commençait tout juste à s'éveiller, tu déambulais hors de la villa depuis deux heures déjà. Tu pénétras dans une boulangerie qui venait tout juste d'ouvrir et avec tout ton attirail tu commandais quelques croissants dont un au fromage, dans l'espoir de sympathiser avec le rongeur présent à la maison, le canidé était un peu plus effrayant, mais manifestement, tu effrayais plus que tu n'avais peur de la souris. C'était ridicule. Ta queue de margay s'agitait légèrement en humant le thon des sandwichs, mais tu te fis taire toi-même, ce n'était pas l'heure pour ce genre chose, en parlant d'heure.. Sur ta montre les aiguilles indiquaient sept heures du matin, tu auras peut-être la chance d'apporter le petit-déjeuner sans que quelqu'un ne soit levé et tu auras la possibilité de repartir comme si de rien était. Remerciant la vendeuse après avoir payé les viennoiseries tu te hâtas de retourner chez Rhys. Ouvrant la porte doucement et entrant tel une ombre tu constatas que c'était encore vide de toute activité. Tu souris grandement et posas le sachet contenant tes achats à côté du mot sur lequel tu ajoutas, « Je reviens à midi, mangez cela sans moi. ».

Après avoir pioché dans le sachet pour te saisir d'un croissant au beurre, tu sortis de la villa en réajustant ton costume pour passer toujours plus incognito, tu camouflais tes mèches bleues autant que cela était possible, à tel point que la capuche te mordais la moitié du visage. Ridicule, ça oui tu l'étais, mais au moins tu es méconnaissable. Tu souris satisfait, ta peau pâle ne devrait pas attirer l'attention, après tout tu ne dois pas être le seul à être aussi livide, n'est-ce pas ? Tu secouas légèrement la tête, rabattant tes oreilles sur ton crâne pour éviter que l'on remarque les deux bosses sous ta capuche.

L'heure avançait lentement, tu redécouvrais la ville, tu l'avais rapidement visitée avec mademoiselle. Néanmoins, à part le trajet entre l'immense maison et la scène, tu ne connaissais rien d'autre, mademoiselle ne voulait pas que des hordes de fans se jettent sur son hybride. Aussi elle préférait se faire livrer, mais en y repensant tu songeas à sa maladie et bien vite ton esprit suggéra que la jeune dame ne pouvait plus porter ses achats tant ses doigts lui faisaient mal. Une passante s'enquis de ton état et maculant ta voix chantante avec une voix plus grave, tu lui assurais que tout allait bien, tu regardais bêtement tes mains depuis cinq minutes, cela paraissait suspect, normal. Un type tout encapuchonné qui fixait ses gants sans raison. C'était tout bonnement anormal.

Tu avais avalé bien vite le croissant en quelques bouchées, succulent, il était néanmoins à peine tiède, seulement son goût en restait très agréable pour les papilles. Tu te promenais dans les rues commerçantes depuis six heures ce matin. Il y avait plein de restaurants tous donnant plus envie les uns que les autres, néanmoins tu doutes que la grande gastronomie soit à emporter. Aussi tu entras en poussant timidement la porte du restaurant « Chez Cheng ». Tu arrivais au comptoir un peu perdu, et commandas ce qui te semblait le plus logique pour chaque personne de la villa, en espérant satisfaire chacun, il fallait bien que la fortune que t'avait laissé mademoiselle te soit utile pour ta nouvelle vie. Aussi tu désirais plus que tout faire plaisir à ceux qui t'accueil sur leur territoire. Ravis les sacs en main tu t'apprêtais à partir quand un éclair rouge apparu devant tes yeux. Sans pouvoir éviter la jeune femme. Tu la percutas.

Faisant tout pour sauver les repas tu essayais tant bien que mal de te rattraper tout en la rattrapant, aussi passas-tu habilement tes sacs dans l'autre main rejoignant les autres, et la rattrapa en glissant une main à sa taille empêchant sa chute d'une légère pression au creux de ses reins, tes lunettes ricochèrent sur le sol alors que ta capuche tombait en arrière révélant ta chevelure bleue, heureusement les autres occupants semblaient trop absorbés par leur repas pour porter attention à la collision, tu murmuras doucement en jetant un bref coup d’œil autour de toi :

« Si tu cris, on est foutus. Ou du moins. Je suis foutu. »

Tu la fixais avec intensité, priant pour qu'elle ne cri pas alors qu'un homme semi-félin aux yeux atypiques venait de la percuter et par la même occasion la rattraper, tu agitais nerveusement ta queue sous ta cape en te redressant avec elle pour remettre en place ton déguisement le plus rapidement qu'il t'était possible de le faire.
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(#) Jeu 15 Sep - 8:55
Buvant cafés sur cafés, Megan n'avait pas quitté son bureau depuis son réveil, au beau milieu de la nuit. En dormant, elle avait eu  une sorte de fulgurance et avait trouvé une piste pour son problème informatique épineux. Elle s'était donc levée d'un bond pour vérifier son idée, faisant maugréer Koga qui dormait sur le sofa d'à côté. Il était vrai que la luminosité de l'écran était désagréable. S'excusant, elle avait modifié l'angle de l'écran pour le laisser se reposer plus tranquillement sans plus l'observer. D'abord, il fallait qu'elle note son idée avant de l'oublier. Elle pourrait toujours l'admirer tout à l'heure! Donc, faisant fi de son hobby, elle se concentra sur sa page texte, mélangeant vivement les différents langages barbares tels que le Php ou le javascript.

Ce ne fut qu'à la première tasse de café soluble qu'elle s'autorisa à regarder son ami dormir. Il avait la tête enfouie dans un coussin, serrant ce dernier de ses deux bras. Un peu comme s'il avait peur qu'on le lui prenne. Inconsciemment, elle souriait comme une débile, sa tasse en suspens entre le plateau de son bureau et ses lèvres. Elle avait toujours cette boule chaude dans le ventre lorsqu'elle l'observait dormir. Il était si serein, avait l'air si doux, comme s'il venait de se débarrasser du masque mesquin qu'il porte toujours sur lui. Qu'est-ce qu'elle aurait donné pour qu'il ne le porte plus jamais... surtout avec elle? Sans doute tout. Mais hélas, ce n'était pas à elle de décider du comment il pouvait se sentir. Elle ne pouvait que faire en sorte qu'il soit bien, qu'il se sente en sécurité avec elle. Alors, c'était ce qu'elle faisait. Elle lui donnait un refuge, un coin pour dormir, une boite de nouille à manger, une douche pour pouvoir se laver. Des petites choses qui devaient être énormes pour lui, le sans domicile fixe. Mais tout ceci avait un coût alors elle travaillait d'arrache pied pour ne jamais faillir.


Ce ne fut qu'à la quatrième tasse de café qu'il s'était levé pour avaler un rapide petit déjeuner et prendre une douche. Elle avait à peine pu lui dire bonjour qu'il était déjà sur le rebord de la fenêtre, son éternel sourire mesquin sur le visage.


- A plus, la Rouquine.


Et comme d'habitude, elle n'eut que le temps de lui envoyer un signe de la main avant qu'il ne disparaisse. Et comme d'habitude, elle se demanda ce qu'il y avait de si attirant dans les rues pour qu'il la quitte invariablement. Peut-être avait-il d'autres amis... Une pointe de jalousie la fit grogner. Se traitant de débile, elle replongea dans son travail pour ne plus avoir à penser à lui et à ses potentielles relations. D'ailleurs, cela ne la regardait pas.

Etouffant un bâillement du dos de sa main, elle examina l'heure qu'affichait son ordinateur. Il était déjà midi. Crotte! Encore une fois, elle n'avait pas vu le temps passé et pour couronner le tout, son ventre criait famine à force de gargouillis. Maugréant contre elle-même, elle se rendit dans sa cuisine d'un pas traînant et ouvrit le frigo à la recherche de la dernière boite de nouilles à réchauffer.


Horreur et damnation! Elle avait disparu. Jetant un oeil à la poubelle, elle put reconstituer l'histoire de la dernière boite. Koga l'avait prise pour cible à son petit déjeuner. Pfffff... Râlant tout ce qu'elle pouvait, elle alla s'habiller d'un jeans et d'un t-shirt armé d'un slogan: "Sauver le monde, mangez un financier". Ses converses bleues aux pieds, elle s'arma de son éternel sweet shirt à capuche et de ses lunettes de soleil. Il ne manquait plus que son sac qu'elle portait en bandoulière au travers de ses seins pour être fin prête. Maintenant direction le restaurant chinois.

Fouillant son sac à la recherche de quelques billets de banque, elle n'avait pas vu la haute silhouette de l'homme chat. Enfin, elle ne sut que c'était un hybride qu'à partir du moment où sa capuche tomba, lui révélant aussi bien ses deux oreilles pleines de fourrure que ses cheveux bleus. En effet, elle venait de le percuter de plein fouet et elle s'accrochait à lui avec la même vélocité qu'il avait mis à lui attraper la taille. En à peine quelques secondes, elle était plongé dans ce regard si particulier, mêlant aussi bien sa chaleur corporelle que les battements désordonnés de son coeur aux les siens.

Un ange passa....


Heureusement, il eut la lucidité de lui dire quelques mots. Des paroles d'avertissement qui l'intriguèrent plus qu'autre chose. Pourtant, son premier geste ne fut pas de se dégager de sa prise, ni même de se mettre à hurler comme il l'entendait. Non, rien de tout ceci. Elle tira simplement un peu plus sur sa capuche pour vérifier que rien ne dépassait, qu'aucune mèche rousse ne se montrait.

Une fois qu'elle fut rassurer sur ce point, elle recula d'un pas, lâchant sa chemise et, les joues rougissantes, planta son regard dans le sien une nouvelle fois. Enfin, cela il ne pouvait que le deviner vu qu'il ne voyait que son propre reflet dans les lunettes de soleil de la demoiselle.


- Pourquoi...  veux-tu que je...  me mette à crier?


Sans même s'en rendre compte, elle venait de passer de ses iris dérangeantes à ses oreilles qui venaient de pointer en avant. Elles avaient l'air toutes douces et sans vraiment savoir pourquoi, elle se demanda comment il réagirait si elle se mettait à les caresser. Est-ce que si elle lui grattait l'arrière du crâne, il se mettrait à ronronner comme un gros chat?
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(#) Jeu 15 Sep - 10:04

La demoiselle semblait choquée, du moins, avec ses lunettes et sa capuche, impossible de savoir son expression, mais elle était figée, comme une statue de cire. Serait-elle une star elle aussi pour se cacher ainsi ? Ou le restaurant aurait-il quelque chose contre elle ? Tu ne savais pas, mais tu étais bien curieux de la savoir, néanmoins, tu te devais de te focaliser sur toi et toi seul actuellement, ta chevelure bleue, tes oreilles de margay et ton regard vairon était visibles, aussi n'importe qui ayant écouté tes titres et vu le visage s'y apparentant te reconnaîtrais et pourrait déclencher de gros problèmes. Rabattant le tissus sur ta tête, tu remis correctement chaque mèche bleue sous le tissus avec minutie, détaillant la demoiselle face à toi sans porter d'attrait particulier à son corps ni à ses vêtements, seul son camouflage prononcé et similaire au tiens t'intriguais.

Alors que tu avais remis ta capuche et que tu te penchais pour saisir tes lunettes, une petite humaine, haute comme trois pommes murmurait ton nom de scène, tu déglutis et posas ton index sur tes lèvres en lui intimant le silence. Tu te penchas et murmuras à son oreille quelques mots qui suffirent à la petite, aussitôt elle quémandait le téléphone à sa mère qui lui donna au bout de quelques supplications, manifestement agacée. La petite revînt et posa à côté de toi, sa petite joue contre la tienne, un sourire sempiternel sur le visage, tenant maladroitement le cellulaire tu appuyas sur le bouton le flash t'éblouissant une demi-seconde, des étoiles pleins les yeux, un bref « Shhh » en remettant un doigt sur tes lèvres et l'enfant était partit. Une chance. Ton rythme cardiaque s'était malgré toi accéléré. Tu remis tes lunettes sur ton nez et reportas ton attention sur la rouquine, non tu ne l'avais pas oubliée, il était juste important d'éviter que tout le monde sache que Chat Blanc était là. Tu souriais légèrement, mademoiselle avait tant parlé des émeutes, lorsque la rouquine demanda pourquoi il ne fallait pas crier, un léger rire s'échappa de tes lèvres, et tu la fixais intensément derrière tes lunettes un bref instant avant de porter un regard circulaire sur le restaurant.

Tu regardais nerveusement autour de toi par dessus tes lunettes, avant de les revisser sur ton nez d'une manière toujours aussi grotesque. Chat Blanc brille à la lumière normalement. Il se cache pas dans l'ombre, néanmoins, si Chat Blanc créé une émeute dans le restaurant chinois. Chat Blanc finira en pièces détachées. Tu secouas la tête avant de parfaire de nouveau ton déguisement et d'ignorer la question de la rouquine, tu auras l'occasion de lui expliquer pourquoi plus tard, tu t'avanças d'un pas presque collé à elle, sans masquer ta voix d'une quelconque manière tu chuchotas :

« Toi aussi tu te caches demoiselle ? Puis-je savoir la raison d'une telle prise de précaution ? »

Ta voix était mielleuse, calme et sereine mais un volume si bas que n'importe qui à un pas de vous deux n'aurait pu t'entendre parler. Aussi tu reculas de nouveau, avec légèreté et te saisis de tes sacs aplatissant tes oreilles sur ton crâne pour faire disparaître leur présence. Qu'est-ce que cette jeune femme venait-elle faire ici, ainsi cachée, les humains doivent se cacher pour venir au restaurant chinois ? Pourtant, beaucoup d'humains était présents et n'étaient pas cachés le moins du monde, aussi tu t’effaças en t’inclinant légèrement pour la laisser aller commander la nourriture qu'elle était venue chercher, parce que tu supposais qu'elle n'était pas là pour culbuter un hybride quel qu'il soit. Seulement, ta curiosité était piquée à vif, aussi tu restais à ses côtés, comme un enfant différent trouvant quelqu'un possédant la même différence que lui, tu voulais en apprendre plus sur elle.
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(#) Ven 16 Sep - 8:19
Au lieu de répondre à sa question, il remit sa capuche bien en place sur ses cheveux bleus et elle eut l'impression de se regarder dans un miroir. Ca en était totalement fascinant. Dommage qu'une petite gamine vint interrompre cet instant de grâce.

- Chat blanc, avait-elle murmuré frénétiquement. Encore un peu plus, elle se serait mise à gigoter du bassin comme toutes ses adolescentes face à leurs stars préférées. Alors que le félin faisait bonne figure en la laissant prendre une photo, Megan fronça les sourcils, cherchant une explication plausible à tout cela. Pourquoi un chat blanc? Il n'était pas blanc mais bleu. Et pourquoi une telle excitation chez une gamine de cet âge-là? Serait-ce un de ces types faisant parti d'un boys band? Probablement... En tout cas, c'était pas son genre de musique donc c'était normalement qu'elle ne le connaisse pas. En même temps, il fallait bien qu'elle avoue qu'elle s'en fichait pas mal qu'il soit une célébrité ou non.

Se désintéressant de la scène, elle s'avança vers le comptoir pour passer sa sempiternelle commande. C'était tellement habituel que le serveur n'avait eu qu'à lever les yeux sur elle pour qu'il se mette à déclamer sa liste de plats. 0 faute. Quel chouette serveur! Pourtant, il osa poser la question qui fâchait:

- J'vous remets un plat de nouilles au boeuf ou pas?

Arf... Est-ce que Koga repasserait pour manger avec elle ce midi ou pas? Sans doute pas. Il était plutôt du soir. Pourtant, elle acquiesça d'un signe de tête. Après tout, les frigos se n'étaient pas pour les queues de prunes.
Soudain, elle se figea. Le chat venait de se coller à elle pour lui murmurer tout un tas de questions dans l'oreille. Décidément, les hybrides ne connaissaient pas la notion d'espace vital. Les articulations de ses doigts blanchirent sur la sangle de son sac et ses joues rougirent une fois de plus alors qu'elle levait les yeux vers lui. Maintenant qu'il ne cherchait plus à s'équilibrer, elle ne pouvait que constater qu'il la dominait de sa taille. Gloups. Heureusement qu'il s'éloigna d'un pas. Geste qui l'empêcha de hurler sa surprise. Néanmoins, il restait à proximité, attendant presque sagement qu'elle lui réponde. C'en était presque dérangeant...


- J'aime pas être vue..., finit-elle pas lâcher d'une voix atone. Là, c'était sûr qu'il aurait d'autres questions. Parce que invariablement, cela ne satisfaisait jamais les gens. Humains comme hybrides. Et pourquoi, diable, fallait-il tellement que tout le monde se montre? C'était comme ces filles sur le net qui montraient à tout bout de champs leurs seins ou leur nudité sous prétexte que c'était à la mode de se montrer soi-disant sexy. Pffff....

Heureusement, le serveur lui tendait déjà son sac de victuaille qu'elle s'empressa de récupérer. Avec un peu de chance, elle allait pouvoir sortir du restaurant sans que le chat la pourchasse comme on le ferait d'une petite souris. Parce qu'au final, c'était bien ce qu'elle était: une petite femme timide et facilement impressionnable.
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(#) Ven 16 Sep - 9:15

La rouquine sembla un court instant effrayée lorsque tu t'approchas, ton corps presque collé au sien et que tu murmuras quelques questions dans son cou. Tu retins un ronronnement amusé, il ne fallait surtout pas que de tels bruits te trahissent. Elle commandait auprès du serveur, aussi sembla-t-il être habitué à sa présence car il énuméra sa commande pour elle. Cela était intrigant. Tu resserras tes doigts sur tes sacs en faisant de nouveau un regard circulaire, trop de monde, trop près. Tout tes muscles se contractaient à mesure que le temps passait. Tu étais si captivé par cette jeune femme qui était elle aussi camouflée, cela faisait bien longtemps que tu ne t'étais pas intéressé à un humain. Non pas comme certains peuvent le penser, toutes ces choses te sont aussi inconnu que la technologie humaine -en dehors du son et des instruments de musique-, du peu que tu as entendu des deux sujets, tu es loin de t'y intéresser. Même si des instincts bestiaux devraient te pencher vers le premier et la curiosité vers le deuxième. Tu étais assez effrayé par le changement. Aussi tu te contentas d'analyser le comportement de la rouquine qui semblait être mal à l'aise à cause du rapprochement que tu avais créé. Piétinant sans vergogne son précieux espace vital pour lui faire profiter de ta voix à l'état pur, tu roulas des yeux, en constatant qu'elle n'en avait que faire de ta voix. Après tout, elle ne t'a pas sauté au cou en hurlant ton nom de scène lorsqu'elle t'as vu sans ton masque. Tu en déduis simplement qu'elle ne connait pas le phénomène qui a disparu il y a quelques mois seulement.

Tu te détournas de la foule présente et t'approchas en laissant une distance de sécurité cette fois. De taille, elle était plus petite que toi. Elle semblait assez jeune, quoique, impossible de le déterminer, peut-être était-elle nouvelle sur Togi, elle n'avait pas l'air de connaître autre chose que son chez elle et le restaurant chinois si l'on en croit la perspicacité du serveur à sa venue. Tu étais intrigué, cette jeune femme te donnait envie de poser un milliard de questions, mais tu n'en posas aucune, la réponse évasive qu'elle t'avait fourni ne te satisfait pas, néanmoins, si elle ne souhaite pas s'étendre sur le sujet aussitôt tu en changes, seulement, ne la connaissant pas du tout, tu ne savais vraiment pas quoi lui demander, les présentations étaient à éviter, si on entendait ton prénom et ton nom, cela sentirait le roussi pour toi... Et on sait bien que souvent, les présentations, appellent les présentations. Ta queue se hérissa à cette pensée s'agitant légèrement dans ton dos, tu étais de plus en plus stressé, même sur scène tu n'étais jamais aussi stressé.

Ton cœur cognait dans ta poitrine, le sang pulsait dans tes tempes, le monde était flou, tu devais te ressaisir, maintenant. Tu te penchas en avant et inspiras profondément l'air, il fallait que tu te détendes, tu te redressas doucement en revissant tes lunettes sur ton visage et en réajustant ta capuche, tu te devais de rester intègre, aussi tu reportas ton attention sur la rouquine qui venait enfin d'obtenir sa commande, tu restais planté face à elle, cherchant les mots pour éviter de poser une question, mais éviter de faire le pommier devant elle, tu ne devais pas être aussi perdu pour ton premier échange avec autre chose qu'une fan, il est vrai que les échanges avec les fans sont simples, mécaniques et surjoués, c'est tellement plus simple que la vie réelle, aussi tu avais le choix de parler des raisons qui te poussent à te cacher, en parlant le plus bas possible pour ne pas te faire repérer, ou la complimenter, chose que tu voyais un peu comme la voie facile à côté de ce presque dévoilement de ta personne. Baissant le ton, tout en ayant une voix plus grave pour éviter d'éveiller les soupçons des oreilles qui traîneraient, tu entrepris d'essayer de la mettre en confiance :

« Une si jolie demoiselle, quel dommage de se cacher ainsi.. Si tu ne souhaites pas aborder ce sujet, je n'en parlerais plus, je ne suis pas là pour te harceler sur ta vie privée, ni pour te dicter une quelconque conduite, chacun s'habille tel qu'il le souhaite, regardes-moi, avec mon accoutrement, je ne suis pas en droit de juger qui que ce soit, n'est-ce pas ? Je ne suis pas un inspecteur de la vie privée, tu n'as rien à craindre de moi, mais peut-être pourrions-nous continuer cette discussion au dehors en rentrant chacun chez nous, cela serait certainement moins oppressant. N'est-ce pas ?»

Surtout pour toi, tu étais fébrile, tu constatais que tu avais une sainte horreur des déguisements, une sainte horreur de la foule lorsqu'elle n'est pas à une distance de sécurité de toi. Lors de ton maigre discours tu te voulais rassurant et jovial, aussi tu souhaitais sortir pour éviter de rester planter à discuter à maigres mots devant le comptoir, néanmoins libre à elle d'accepter ou non, seulement, tu ne pouvais pas rester une minute de plus dans ce restaurant, tu détournas après lui avoir offert ton sourire sempiternel et sortit du restaurant en essayant de paraître le plus tranquille possible, aussi, une fois au dehors tu posais les sacs en plastique blanc contenant les repas sur le rebord en pierre, inspirant l'air à grandes goulées, les endroits publiques ne sont définitivement pas faits pour toi.
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(#) Mer 21 Sep - 8:31
Sacs en plastique en main, Megan ne put même pas atteindre la porte du restaurant avant qu'il ne se plante droit devant elle. Impossible d'atteindre la porte sans le percuter de plein fouet et à choisir, elle ne préférait pas renouveler l'expérience. Aussi dut-elle écouter son petit discours dit sous le ton de la confidence et se renfrogna sous le compliment.

- Je ne suis pas jolie.

Quelques mots lâchés d'une voix sans appel alors que ses lèvres se plissaient en une moue dubitative. Etait-elle en train de mettre en doute sa capacité à juger ses choses là? Ou était-ce encore pire que cela? En tout cas, même si son discours fut plus que maladroit pour Megan, il réussit néanmoins à l'intriguer. Pourquoi était-il aussi fébrile? Pourquoi ne semblait-il pas à l'aise dans son accoutrement? N'était-il pas supposé lui donner une protection contre les regards qu'il ne désirait pas? Alors pourquoi s'était-il déguisé si cela le mettait mal à l'aise? A cause des petites filles? Elle n'avait pourtant pas l'air très dangereuse tout à l'heure avec son portable et sa photo.

Ainsi le suivit-elle sur le trottoir, se demandant s'il allait soupirer d'aise ou enlever la capuche de... sa cape? Où est-ce qu'il avait pu dénicher une telle antiquité? Cela se portait toujours en dehors des bals masqués ou d'Haloween? Bizarre quand même. Il valait peut-être mieux rester sur le devant de la porte du restaurant. Après tout, il s'agissait peut-être d'un fou qui s'était déguisé en star de supérette pour mieux kidnapper des filles.


- Et maintenant? Qu'est-ce que tu veux? T'es qui?

Droite comme un I, elle le fixait de ses lunettes de soleil, lui renvoyant une nouvelle fois son propre reflet. Impossible de savoir ce que pensait vraiment la jeune femme. Agacée par une mèche rouge et rebelle qui tombait sur un de ses verres réfléchissant, elle la chassa d'une expiration ciblée.

Sans réellement savoir pourquoi elle eut envie de revoir ses oreilles de chat. D'ailleurs, est-ce qu'il en était vraiment un? Avait-il d'autres attributs de son animal? Pouvait-il miauler ou encore mieux: ronronner? Et si elle lui grattait l'arrière des oreilles, est-ce qu'il le ferait? Ces questions la perturbaient tant qu'elle en avait les doigts qui la démangeaient et bientôt, elle exprima ses pensées à voix haute. Après tout, il n'avait pas l'air aussi effrayant qu'Esteban et sa clique.


- Tu ronronnes aussi quand tu bois du lait? Et tu n'as que des oreilles ou tu as autre chose? Un jour, j'ai rencontré une femme poisson. Elle avait la peau bleue, des sortes de ouilles et des dents de requins. Ca doit être pareil pour toi aussi, non? Je veux dire d'autres trucs de chat... D'ailleurs, tu joues aussi avec ta nourriture et les bouts de laine?

A croire qu'elle s'était laissée emporter par sa curiosité naturelle et son esprit analytique. D'ailleurs, elle faisait exactement ce qu'elle n'aimait pas que les gens lui fassent. Mais les hybrides étaient tellement plus fascinant que tout le reste... et pour une fois qu'elle en avait un sous la main qui n'était pas trop effrayant! Il fallait en profiter et essayer de plus les connaitre dans leur généralité... même si chacun était particulier.

Mais peut-être qu'ils ne devaient pas discuter de ces choses là en pleine rue. D'ailleurs à en croire les coups d'oeil qu'il jetait à droite et à gauche, il n'avait pas l'air beaucoup plus rassuré qu'à l'intérieur du restaurant. Donc s'ils voulaient vraiment poursuivre leur conversation avec un peu de confort, il n'y avait qu'un seul endroit possible. Chez elle. Mais pour cela, il fallait déjà vérifier qu'il était effectivement sans danger... ni fou. Aussi attendit-elle sagement qu'il réponde à toutes ses questions pour établir son diagnostique et donner son aval à cette idée rocambolesque.
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(#) Mer 21 Sep - 9:29

Tu n'étais pas rassuré, rien à faire, les passants étaient présents, mais tout ton corps s'était déjà relâché en sortant du restaurant, ça te faisais du bien. Moins de foule, cela était beaucoup moins oppressant. Tu t'autorisas même à retirer ta capuche quelques instants avant de la remettre mieux sur ta tête, la hâte dans le restaurant avait plié l'une de tes oreilles ce qui sur le coup n'était pas douloureux, mais s'avérait dérangeant. Tu soupiras d'aise une fois remis en place. La rouquine apparu à la porte du restaurant. Tu plongeas ton regard vers elle, avec ses lunettes noires impossible d'analyser pleinement ses réactions. Sa première question fût tranchante, suivie de deux autres, plus pertinentes tu déglutis, quelle identité utiliser ? Tu te dandinas un instant d'un pied sur l'autre, ne sachant que lui répondre, au moins, elle était directe. Quand as-tu pu penser un seul instant qu'une humaine ne serait pas un danger pour toi et que tu pourrais nouer des liens facilement, comme les humains le font entre eux... Tu serrais les dents puis les poings, le cuir de tes gants émettant un bruit caractéristique, sous ta cape ta queue s'agita violemment faisant exécuter un mouvement vif au tissus sombre. Tu lui jetas un regard mauvais derrière tes lunettes et te saisis de tes sacs avec vivacité, tu sentais une certaine amertume dans sa voix qui te déplaisait énormément, ces humains sont tous si butés et agaçants, comment font-ils pour penser que toi et tes semblables sont des êtres inférieurs à qui l'ont peut parler comme on le souhaite car on ne ressent rien... C'est faux, on a des émotions nous aussi ! On est pas des objets inanimés et dénués de toute conscience propre. Tu inspires profondément pour garder contenance et tu reprends d'une voix fluette mais tranchante :

« Chat Blanc. Je suis Chat Blanc, le margay de mademoiselle Blaze, décédée il y a quelques mois, je suis un hybride sans histoires qui ne t'as pas mordu la main que je sache ! J'aurais très bien pu te laisser t'étaler sur le sol. Je te veux rien, j'ai espéré des choses simplement impossibles, je ne peux m'en prendre qu'à moi-même. »

Tes sourcils sont froncés, te mords les lèvres pour ce manque de respect, ce manque d'infériorité face à l'humaine et te recroquevilles légèrement craignant l'espace d'une seconde des représailles. Tu n'as pas à adresser la parole à un humain de cette manière, la rouquine enchaîne sur une série de question si.. Gênantes ! Le rouge te montes aux joues tu aurais plus que tout désiré disparaître dans le décor, c'est qui cette femme ! Pour oser ainsi poser des questions, des questions si intimes à tes yeux, et te prendre pour un vulgaire chat comme les autres ! Tu fulmines intérieurement et est ouvertement gêné, tu n'es pas aussi immonde qu'un chat qui joue avec sa nourriture et des balles de laine ! Mademoiselle t'as bien mieux éduqué que cela, des larmes roulent sur tes joues, traçant des sillons humides sur ta peau pâle, cette femme te manque de respect et manque de respect à mademoiselle. Ton instinct sauvage et intérieur te hurles de laver ton honneur, mais tu restes immobiles, tu es un pathétique petit servant, une simple marionnette de la société. Tu te détournes, tournant le dos à la demoiselle à la chevelure de feu. Tu baisses la tête, alors tu es ça aux yeux des humains ? Un vulgaire chat comme le plus commun de tout les autres ? Tu ôtes tes lunettes et essuies les larmes silencieuses qui ont coulé avant de t'éclaircir la voix :

« Je suis désolé de m'emporter ainsi, j'ai un côté impulsif qui m'attire souvent des problèmes, ainsi tu m'excuseras, mais je vais pas te déranger plus longtemps, aussi pourras-tu trouver un vulgaire chaton pour lui poser tes questions, il sera certainement plus à même de te répondre que moi. Je ne suis pas assez qualifié pour satisfaire ta curiosité. »

Une amertume contenue mais présente dans ta voix, tu n'arrives pas à te défaire des questions amères qu'elle t'as posé, tu dois partir, tu veux partir, mais tu es incapable d'esquisser le moindre geste, tes lunettes à la main, les yeux exorbités, est-ce le souvenir de mademoiselle qui te poignardes à ce point ? Elle avait ce franc parlé derrière sa douceur, c'est certainement ce trait de caractère qui fait que ses mots te blesses autant, tu avales ta salive et secoues la tête ta capuche tombant en arrière, tu remets tes lunettes noires prestement, puis remontes ta capuche, tu récupères le sac que tu avais posé dans la précipitation d'effacer ta faiblesse. Elle n'est pas jolie, bien, et bien toi, tu n'es pas un chat. Tu n'es pas un chat, tu te retournes vers elle les yeux furibonds, les dents serrées, tu ouvres la bouche et avec une puissance contenue tu prononces amèrement :

« Je ne suis pas un vulgaire chat. »
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(#) Jeu 22 Sep - 8:18
Chat blanc. Ainsi c'était son véritable nom. Mais quel était l'imbécile qui l'avait nommé ainsi? C'était tellement ridicule et n'avait absolument aucun rapport avec l'être qui se tenait devant elle. Cela devait être encore un de ces connards qui prenaient les hybrides pour des animaux familiers. Et pourquoi pas "Poupette" pendant qu'on y était!? Elle en fronça même les sourcils, envoyant sans doute le mauvais message au chaton qui s'enflamma encore un peu plus.

Aurait-elle dû se fâcher de son ton brusque ou de ses paroles acerbes? Peut-être mais cela ne lui fit ni chaud ni froid. Après tout, on ne récoltait que ce que l'on semait et en l'occurrence, elle n'avait pas été très aimable avec lui. Mais il fallait bien qu'elle vérifie qu'elle n'était pas en face d'un malade mental. Bon, apparemment, il était sain d'esprit. Il avait même l'air gêné par ses questions. Etait-ce intime à ce point-là? Venait-elle de mettre les pieds dans le plat?

Et là, ce fut la goutte qui fit déborder le vase. Il pleurait devant elle, s'énervant à qui mieux mieux. Un peu comme si elle venait de l'insulter ou de commettre l'irréparable. Pendant un instant, elle fut si surprise de le voir dans cet état qu'elle resta planter devant lui comme une idiote, à ouvrir et fermer la bouche comme le ferait le petit poisson rouge débile. Un grand "HEIN?" venait de s'imprimer sur ses neurones. Qu'est-ce qui venait de se passer? Qu'avait-elle dit de si monstrueux?

Se dandinant d'un pied à l'autre, elle ne sut plus ni quoi faire ni quoi dire. Une première depuis bien longtemps. Elle même gênée au plus haut point, elle osa même l'impensable pour elle. D'un geste impulsif, elle retira ses lunettes pour les ranger dans sa poche de sweet-shirt et posa ses deux billes bleues sur lui. Un bleu aussi électrique que les cheveux de la star. Un bleu si bleu que s'en était dérangeant, hypnotique. Une couleur difficilement oubliable. C'était presque compréhensible qu'elle porte sans arrêt ses lunettes de soleil. Mais cela, le Chat ne devait pas le savoir... pas encore.


- Euuuuhhhh... Pas la peine de t'excuser... Je... Je suis la fautive... Je... Je sais pas y faire avec les gens... et les gens comme toi encore moins... Je veux dire... avec les gens sympas...


Cette fois-ci, c'était elle qui fut embarrassée de se dévoiler ainsi. Elle lui avait même piqué cette jolie couleur rose pour la mettre sur ses pommettes. Détournant son regard de ses iris vairons, elle lui offrit la ligne délicate de son nez et de sa mâchoire. Contrairement à ce qu'elle lui avait déclaré plus tôt, elle était vraiment jolie.

Ne sachant pas vraiment quoi faire d'autre, elle tira un paquet de mouchoir d'une de ses poches pour le lui tendre.


- Je suis désolée si mes questions t'ont fâché. Ce n'était pas le but recherché... Ca ne fait pas longtemps que je suis arrivée sur Togi... et je ne connais aucun... hybride à qui les poser... et j'ai la fâcheuse habitude d'être curieuse... pour comprendre ce qui se passe vraiment...


Le paquet enfin loin de ses doigts, elle les fourra aussitôt tout au fond de sa poche. Comme si cela lui promettait une quelconque sécurité. Enfin, elle osa lui jeter un regard en biais, rougissant de plus belle.

- T'es le premier qui ne me donne pas l'impression d'être prêt à bondir pour me dévorer... Tu... Tu me donnes juste envie... de... de... de passer mes doigts dans tes cheveux pour toucher tes oreilles....

Extrêmement gênée, elle en avait baissé la tête et c'était à peine si elle ne se dandinait pas sous cet aveu sans doute déplacé. En même temps, elle ne disait que la vérité... une fois de plus. A lui de voir comment il devait prendre la chose... même si dans l'esprit de la rouquine, il s'agissait plus d'un compliment qu'autre chose...
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(#) Ven 23 Sep - 1:08

Tu la fixais les yeux pleins de rage et de remords, seulement l'expression de la rousse changea, ouvrant et fermant la bouche comme un poisson suffoquant en dehors de l'eau, tu y avais été un peu fort, tu risquais gros, les humains sont supérieurs aux hybrides, mademoiselle t'a toujours mis en garde face à leur courroux. Et voilà que tu t'énervais face à cette femme trop curieuse à ton goût. Elle ôta ses lunettes, et ton regard fut enfin totalement révélé au tiens. Tu entrouvris les lèvres pris au dépourvu, exécutant un pas en arrière en levant les mains, comme pour te protéger de quelque chose d'invisible. Ses prunelles te saisirent, tu te perdais dans ces prunelles bleues comme dans un labyrinthe, tu n'avais pas croisé un regard aussi perturbant depuis longtemps. Tes pupilles se dilatèrent légèrement alors que tu clignais des paupières pour réussir à quitter son regard captivant. La jeune femme te parlait d'égal à égal, reconnaissant même des tords, tu crachas légèrement :

« Je suis pas humain, j'ai pas le droit d'être traité comme ton égal ! »

Tu es peut-être une personne sympa mais selon les codes tu lui es inférieur, aussi tu préfères qu'elle en s'excuse pas, traiter un hybride d'égal à égal peut-être très mal vu.. Les joues de la demoiselle s'étaient parée d'un rouge très léger, accentuant ses pommettes sans que cela soit gênant à regarder. D'ailleurs ton regard restait fixé sur elle. Tu détaillais chacun de ses gestes craignant un quelconque contact malveillant. Elle détourna la tête et tu pus suivre des yeux la courbe délicate de son nez, tracer mentalement la ligne de sa mâchoire, elle peut penser ce qu'elle souhaite, son visage est si beau. Tu rougis un peu plus à cette pensée, nerveux, comme si elle aurait pu l'entendre.

Le bruit du plastique te tiras de ta rêverie, aussi tu pris avec amabilité le paquet de mouchoir qu'elle te tendais, sortant avec délicatesse l'un d'eux pour essuyer tes yeux et tes joues, effaçant les sillons humides que les larmes avaient formés en roulant sur ta peau de porcelaine, pire que les mots qu'elle avait employé en premier, elle y ajouta des excuses, tu te mordis la lèvre avec nervosité, priant pour qu'aucun représentant des lois ne la contredise et qu'on ne sait qui t'accuses d'être rebelle et au dessus des lois. Elle considérait vraiment les hybrides comme des animaux au vu des mots qu'elle emploi, seulement elle te parlait d'égal à égal, c'était étrange comme comportement.

La fin de sa phrase te fis défaillir, tu te sentis pris d'un vertige... Toucher.. Tes oreilles ?! Quel manque d'intimité qu'est-ce là ! Seules de rares personnes peuvent accéder à ce privilège, les oreilles, c'est tellement intime, pire encore avec la queue, tu détournais la tête en toussotant, virant au rouge pivoine,  au moins, elle a eu le mérite de ne pas s'en donner le droit toute seule. Tu clos les paupières en réfléchissant, si tu refuses qu'arrivera-t-il ? Va-t-elle mal le prendre, tu te racles la gorge et relève les yeux vers elle, les pupilles dilatées pas la frayeur :

« Je... Heh... Mes oreilles c'est... Enfin.. »

Tes mots s'étranglent dans ta bouche, tu poses tes sacs pour cacher ton visage tirant sur ta capuche, ce qui a pour effet de tendre le tissus. Tu voulais cacher ta gêne, tu lâchais ta capuche mais évitais vivement son regard en levant les yeux au ciel. Un sursaut te pris. Les nuages gris n'étaient pourtant pas là quelques poignées de minutes plus tôt. Depuis combien de temps étais-tu dans le restaurant, tu agites les oreilles alors que ta capuche tombe, tu t'approchas d'elle et murmuras :

« Si tu le souhaites réellement, je... Je satisferais ta curiosité... Mais par pitié, pas ici, pas maintenant... »

Tu ne voulais pas te laisser tripoter les oreilles ici, cela implique de retirer ta capuche bien trop longtemps. Tu te saisis de tes paquets en remettant tes lunettes noires, jetant un œil à Megan alors que la première te bousculais, les premières gouttes de pluie chutèrent du ciel. Bien vite le ciel s'était couvert, l'automne approche, tu le sens, tu lèves la main levant le tissus au dessus de la rouquine :

« J'espère pour toi que tu ne loges pas trop loin, sinon tu vas être trempée. »

Ta voix était fluette, quelques peu lasse, masquée à demi par le ricochet des gouttelettes sur les différentes surface que la pluie touche, créant une mélodie familière, les couleurs dansant devant tes yeux, cela t'enivrait si bien que ton esprit s'évada quelques instant en venant même à oublier un instant la présence de la jeune femme. Tu secouas la tête et reportas ton attention sur Megan.
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(#) Ven 23 Sep - 8:16
Il avait levé les mains comme pour l'empêcher d'avancer d'avantage sur ce chemin là: celui de la rédemption et elle en fronça encore une fois les sourcils. D'un geste papillonnant, elle balaya ses objections de la main.
- Quel est le connard qui t'a dit ça? Et pourquoi tu ne serais pas mon égal? Tu penses, tu ressens et tu sais parler avec des phrases cohérentes.... et à mon avis, t'es plus intelligent que la plupart des humains.

Le ton était sans appel, lui interdisant de la contredire. De toutes façons, il aurait beau dire, expliquer les convenances de Togi, cela ne la fera pas changer d'avis sur le sujet.

Délicatement, il avait pris le paquet tendu pour sécher ses larmes et elle le regarda faire du coin de l'oeil pour lui laisser assez d'intimité. Après tout, personne n'aimait être observé dans ses moments-là. Les larmes, c'était un truc plus qu'intime. Un morceau de soi-même. D'ailleurs, elle ne se rappelait même plus de la dernière fois qu'elle s'était mise à pleurer devant quelqu'un. Ce ne fut que le tremblement de sa voix qui la fit le regarder ouvertement, laissant ses joues revenir à leur couleur habituelle. Pourquoi était-il aussi gêné dés qu'elle parlait de ses oreilles? Etait-ce si... privé que cela? Etait-ce comme parler de seins pour les humaines? Venait-elle de lui dire qu'elle aimerait lui palper les nibards?

Cherchant encore à comprendre en quoi c'était gênant d'avoir envie de lui caresser les oreilles, elle fit surprise par son acceptation. Encore une fois, elle ouvrit grand ses iris et laissa une nouvelle fois sa bouche s'ouvrir et se refermer toute seule. Elle devait vraiment ressembler à une débile mais elle n'y pouvait rien. Elle avait fait cet aveu simplement pour lui expliquer le pourquoi de toutes ses questions et jamais de la vie, elle n'aurait pensé, voir imaginé, qu'il accepterait. Et maintenant, il voulait bien qu'elle touche sa fourrure délicate. Il lui demandait simplement de ne pas le faire en pleine rue, sous le regard de n'importe qui. C'était véritablement à croire qu'il s'agissait d'un geste érotique. A nouveau, une couleur cramoisie lui colora les joues et elle détourna le regard, soudainement aussi gênée que lui. En aucun cas, elle n'avait voulu lui forcer la main.

Elle aurait voulu le lui dire lorsqu'il s'avança un peu plus vers elle pour l'abriter de la pluie naissante. Nouvel envahissement de son espace vital et personnel. C'était toujours aussi dérangeant mais plus de la même façon. Elle n'avait plus peur qu'il lui saute dessus pour lui faire du mal. Non, cette fois-ci, elle ne pouvait s'empêcher de sentir sa chaleur et son parfum. Un peu noyée par toutes ses nouvelles sensations, elle ne put que hocher la tête lentement et après une longue hésitation, elle glissa son bras autour du sien pour qu'il puisse continuer à la protéger pendant qu'elle le guidait jusqu'à son immeuble.


- Au fait... Je suis... Megan Walker...
[La suite:[url= http://maitreouneko.forumactif.org/t1469-une-histoire-d-oreilles#10013]Ici[/url]]
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