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Une petite fugue vers le monde [ JUZABURO FUKITSU ]

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(#) Lun 12 Sep - 19:13
L'animalerie, c'était mon nouveau chez moi jusqu'à ce qu'un humain décide du contraire. Pourtant, plusieurs personnes passaient et repassaient, mais aucun ne voulait m'adresser le moindre regard. C'était ennuyant, et même un peu blessant. Je ne parvenais pas à comprendre, c'était comme si j'étais invisible... Et plus le temps passait, moins j'avais confiance en moi. Je devais bouger, prendre l'air, sortir d'ici, je me sentais claustrophobe derrière cette paroi. Le monde était-il vraiment là derrière les portes ? Cette simple question me tournait en tête, accentuant le besoin de sortir, de marcher. Je tournais en rond, plus en plus vite jusqu'à finir par hurler. J'allais finir folle ! Pourquoi ne pouvait pas rester auprès de lui ? Celui qui m'avait créé m'avait laissé ici, abandonnée... Délaissée... Rejetée... Je me sentais mal, je refusais même de manger. Alors très vite, ça attira l'attention, mais dé que la porte fut ouverte. Je m'échappais ! Échappant aux mains de ceux qui me tenaient en cage! Échappant à tout ce monde don, je devais m'éloigner ! J'avais besoin de quelqu'un qui m'aime, qui a besoin de moi. Je devais trouver un maître et ce n'était pas en reste ici que cela allait arriver !

A peine avais-je franchie les portes que j'ignorais où aller. Mon corps se paralysa, mes muscles me firent mal, la peur pulsa dans mes veines le sang avec force. J'allais vomir! Je sentais la terreur gonfler dans mon ventre. Puis quelqu'un me bouscula, un humain, je m'excusais avant de me remettre à courir. Ce minuscule choc m'avait ramené sur terre à une vitesse folle. L'air était frais ce matin-là, je sentais tout mon être prendre vie. Le vent sur mes joues, la fine pluie sur mon front, la brûlure de mes muscles face à l'effort.

Libre! Cette idée me glaça le sang. Que devais-je faire? Où devais-je aller? Rapidement je voulais faire demi-tour, mais d'où venais-je? Les rues se ressemblaient toutes. Dans la précipitation je n'avais pas fait attention à où j'allais et là... Faire marche arrière me parut être impossible. Qu'avais-je fait? Idiote, stupide! Je ne savais pas par où rentrer à l'animalerie, je ne savais pas pour où aller. Mon cœur se serra, j'avais peur, tout me semblait dangereux. Le sol dansait sous mes pieds, où était-ce mes jambes qui me lâchaient? Je me retrouvais à genou, le souffle coupé, le corps tremblant. Le vent dans les branches d'un arbre me faisait peur, autant que les gouttes qui tombaient au sol. Chaque contact avec ma peau éveillait une vague de terreur. Qu'avais-je fait? Les larmes roulèrent sur mes joues alors que ma gorge se serrait, que faire? Que faire? Que faire? Impossible de réfléchir, impossible de penser. Seul le son des brises de plus en plus fortes me parvenaient. Un cri résonna dans ma tête, je ne reconnaissais pas ma propre voix. Je posais mes bras autour de mes épaules en levant le visage, le froid me prit soudainement. Le soleil se couchait, 'ombre des maisons et des arbres m'encerclaient.
- A l'aide...
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(#) Mar 13 Sep - 0:40
***Musique du post***

Quelle belle journée! Le soleil est au beau fixe depuis ce matin. Aujourd’hui j’ai décidé de rester au studio pour travailler un peu, mais aussi me distraire.

J’ai vu passer différentes commandes et le site marche très bien! Le public de Togi sollicite pas mal mon site depuis l’ouverture. Beaucoup d’articles partent, des plus simples aux plus étranges : plugs, godemichets, menottes, même certains instruments de sado-masochisme sont déjà partis… Je me sens assez content de ne pas gérer la partie logistique de ce site. Grâce au webdesigner employé par la filiale-mère, au Japon, le site tient debout tout seul et les commandes partent automatiquement là-bas, ce qui fait que mon seul travail est d’enregistrer les factures pour les garder en cas de litige. Pour l’instant ce n’est pas grand chose mais je sais que cette affaire de boutique web doit enregistrer assez de bénéfices pour ouvrir ma boutique d’ici quelques mois, sinon mon partenariat stoppera…

Après un bon petit repas cuisiné de mes mains (un curry au poulet tout simple), je me remets à la conception de mon prochain flyer publicitaire. Ce flyer sera imprimé en des milliers d’exemplaires et tous seront placardés par mes soins aux endroits de la ville qui s’y prêtent : cinémas adultes, bars, boîtes de nuit, et pourquoi pas pharmacies (oserais-je?). Pour une curieuse raison je pense aussi au cirque mais me ravise aussitôt : et si des enfants tombaient dessus?

Au bout de deux heures de travail sur ce flyer je décide de faire une petite pause. Le résultat est pas mal mais il mérite d’être retravaillé, notamment au niveau de la police d’écriture (il me faut en télécharger une plus exotique) et des images (la définition est hélas assez pauvre).

Je ne sais pas vraiment si le flyer est la communication la plus adaptée de nos jours, il faudra que je me renseigne pour me faire inscrire dans les annuaires spécialisés, mais je crois que le webdesigner s’en est déjà chargé, vu l’afflux soudain de clients.

Pendant cette longue pause je me relaxe en triant mes dernières photos de vacances.
J’aime bien tous ces souvenirs.

En fin d’après-midi, je retourne voir comment se portent les statistiques de vente… Et là c’est l’horreur! Le serveur est hors-ligne… Je me demande pourquoi et commence à ruminer sur l’argent que je perds. Je devrai en parler au webdesigner, demain.Probablement que ma structure était trop faible pour le nombre de connections croissant. C’est une surprise, un coup de stress et une colère car je ne peux rien faire. Mon webdesigner est sous contrat horaire et sa journée est déjà finie, si je le sollicite maintenant il est tout à fait en droit de refuser.

Impuissant, je me décide à aller faire un tour en ville, en prenant avec moi ma gourde en cas de petite soif, et quelques yens en cas d’imprévu. Je m’habille assez léger, avec un Jean et un débardeur blanc. Je n’ai pas de gros bras, mais après tout, les débardeurs ce n’est pas réservé aux body-builders! J’allume mon baladeur et sélectionne un album du groupe “Amplifier”, un groupe Européen méconnu des années 2010.

Comme j’aime le faire quand j’ai besoin de décompresser, je prends un bus pour une destination inconnue. Après tout, je ne devrais pas être en train de sortir, et je considère que tous les évènements qui se produiront ce soir relèvent de l’anomalie. J’ai écouté très exactement quatre chansons le temps du trajet, et lorsque je décide de descendre je remarque que le soleil commence à se coucher. Je suis arrivé dans une petite rue pas très fréquentée, mais néanmoins dotée de lampadaires. On pourrait penser qu’il s’agit d’un quartier résidentiel, mais le niveau de vie semble relativement bas ici. Un seul balcon exhibe fièrement un pot de géraniums, pour le reste on voit ça et là des cendriers ou des bouteilles de bière vides.

Et mon attention finit par se focaliser sur un tout petit détail… Insignifiant… Une jeune personne est accroupie contre un mur et semble toute tremblotante. Comme il y a relativement peu de bruits parasites j’entends une petite voix qui appelle à l’aide. Il s’agit là d’une voix féminine, 100% sûr!

Je ne sais pas trop quoi faire dans ces situations. Je ne me souviens pas avoir été confronté à la violence que peuvent subir les gens en général. Mes parents m’ont toujours bien traité, bien éduqué, et n’ont diffusé que du positif autour d’eux, alors personne n’était vraiment là pour m’enseigner comment aider une personne en détresse. Pourtant je ne peux pas passer mon chemin. Cette personne qui se trouve devant moi n’est pas qu’un vulgaire sans-abri, elle semble plutôt propre (malgré une odeur aigre-douce de nourriture) et surtout ne présente pas les signes extérieurs habituels des sans-abris (coupelle destinée à recevoir de la monnaie, sac de voyage énorme)...

Hésitant mais de bon coeur, je m’accroupis pour être à son niveau et esquisse une petite caresse amicale et réconfortante dans le dos.

“Allez mademoiselle, ça va bien se passer…”
Je me demande pourquoi elle a besoin d’aide. Je viens d’arriver dans cette ruelle. Elle a très bien pu être agressée. Je ne sais pas vraiment à quoi m’attendre en la touchant, peut-être qu’elle va croire que son agresseur revient et se montrer violente à mon égard… Mon geste dans son dos se fait plus discret avant que j’enlève ma main. Je fouille dans mon sac et en sors ma gourde. J’enlève le couvercle, qui fait aussi office de gobelet, et verse de l’eau dedans.
“Vous devriez vous rafraîchir un peu, et me dire qui vous a mis dans cet état… On va appeler la police et le retrouver, ce salaud…”
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(#) Lun 19 Sep - 20:33
Saviez-vous que les anges pleuraient ? Ce son que l'on entend au loin, l'écho d'un jour heureux revient sans cesse jusqu'à ce qu'on l'entende. Puis le silence vient, laissant place au doute et a l'ignorance, laissant place à la peur et quelque chose de plus sombre encore... Quelque chose que beaucoup sous-estiment, la solitude. Ce sentiment étrange et bien souvent incompris, mais qui peut affirmer ne l'avoir jamais ressentit ? Personne, personne ne le peut et c'est ce qui rend bien triste la chose.

Je pleurais, mon cri m'avait été si étranger qu'il avait fait ressortir ma peur. C'était presque trop pour moi. Mon cœur battait à tout rompre, ma respiration se fit sifflante et quand une main se posa sur mon dos, je creux que j'allais mourir. Mon sang se glaça, mon cerveau s'arrêta un instant. Plus rien n'existait si ce n'était le contacte de cette paume chaude dans mon dos. le geste se fit rapidement rassurant et quand bien même je n'arrivais pas à trouver du réconfort. Il y avait quelqu'un, certes, mais que me voulait-il? M'aider? Était-ce un humain gentil? Un possible maître gentil ? Cette simple idée fit gonfler quelque chose dans mon ventre, je tournais le visage pour me retrouver à admirer un homme. Il avait les yeux d'un vert spectaculaire, je les voyais si bien que je ne pusse plus décrocher mon regard du sien. Il tendit une gourde, je la pris sans savoir quoi en faire avant de pencher la tête en totale idiote. Ses yeux, c'était possible d'en avoir des si beaux? J'arrivais à peine à y croire et pourtant, l'iris vert était très rependu, pas autant que la brune, mais tout de même !

Puis ce fut ses cheveux qui captèrent mon regard, je posais la gourde pour aller du bout des doigts toucher une mèche. Sans demander la permission, je me mis à la prendre entre deux doigts. Jouant avec en souriant de plus en plus, émerveillée de la douceur malgré l'humidité. J'attrapais de mon autre main une de mes couettes et la tripotais pour bien sentir la différence. Là, je l'enviais... Mes cheveux avaient un coté un peu rêche malgré leur belle couleur bleue. Ils n'étaient pas soyeux mais juste agréables...

Qu'étais-je entraind de faire? Le son de la pluie me frappa, le silence n'existait pas ici, impossible d'entendre les anges. Je regardais autour de moi, il faisait sombrer, mais que faisais-je dans cette rue? Ha oui! La fuite, la course et la panique. Merde! J'étais paumée !
- Je suis désolée, je vais vous causer des problèmes, mais... je me suis enfuie de l'animalerie et je me suis perdue... Je... je... je ne me rendais pas compte de ce que je faisais... Vous... s'il vous plait, vous voulez bien m'y reconduire?
Confus et gêné, c'était un euphémisme ! J'avais honte, tellement honte de moi que je ne recommencerai plus! Pourtant, une part de moi voulait vraiment vagabonder dans les rues, mais cela me faisait si peur! Je baissais les yeux, espérant que cet homme voudrait bien m'aider. Je ne savais rien de lui, mais avec un peu de chance il voudrait bien! Il se montrerait gentil et m'aiderait... ou alors! Il me kidnapperait, m'enfermerait! Je me voyais déjà battue par un fouet et attachée à un mur, objet sexuel à toute heure, absence de repas. Je finirai par mourir en étant mal traitée. Cette situation imaginaire me glaça le sang, je blêmis en plongeant mes yeux avec frayeur dans les siens. Allait-il?! Devais-je fuir? Mais pour aller où?! Je connaissais rien de cet endroit! De la ville! Ma petite cellule de l'animalerie me manquait terriblement!
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(#) Lun 19 Sep - 22:23
***Musique du post... des anges qui pleurent?***


Je me trouve donc là, dans une ruelle moyennement éclairée, accroupi auprès d’une pauvre petite chose, essayant tant bien que mal de la réconforter.
Je lui passe ma main dans le dos, essayant de le lui caresser avec attention et bienveillance.
Et soudain cela se retourne.et plonge son regard dans le mien… Une expérience troublante s’il en est. Des yeux bleus électriques, traversés par une sorte d’exaltation cosmique dont je ne peux deviner l’origine. Est-elle (gagné! c’est une “elle!), est-elle en train de… M’admirer?
Mon cerveau accélère un peu son rythme… Si elle est en admiration devant moi… Qu’elle me trouve attirant… Ce serait vraiment chouette!
Mais reprends-toi, idiot! Elle est en détresse, tu ne vas tout de même pas chiner dans un moment aussi grave! Mais son regard est si pur…
La main de la jeune personne glisse sur le verre que je lui tends, il tombe, elle s’empoigne de la gourde et finit par la poser pas loin, totalement inconsciente de ce qu’elle fait.
C’est vraiment un beau moment à vivre, et je sens encore quelques minutes des petits papillons dans mon petit ventre d’humain. Puisqu’à présent elle me titille les cheveux, les compare aux siens, qui sont d’un bleu tout aussi franc que ses yeux… Je ne comprends pas ce manège mais j’en suis bel et bien touché. Qui est donc cette fille? Pourquoi est-elle là? Je vais le savoir très vite de toutes façons.

En tout cas, une bourrasque de vent énorme rompt la magie qui était en train d’opérer. Mes bras nus ont les poils qui se dressent, et la sensation de froid, désagréable, commence à m’envahir. Par ailleurs, la pluie qui n’était auparavant qu’un petit crachin sans importance commence à se faire un peu plus présente… Je commence à regretter d’être à cet endroit, de toute évidence la demoiselle en détresse et moi-même aurions un bien meilleur temps dans mon appartement, profitant du chauffage, d’une serviette et d’une petite tisane dont j’ai le secret… Ah… De la chaleur… Un petit espace cosy...

Allez, il faut agir. La jeune fille qui va prendre la parole dans quelques secondes a peut-être froid, elle aussi… Mais paradoxalement c’est elle la plus couverte de nous deux. Elle semble porter un coupe-vent gris qui a pour le moins perdu de sa superbe. Et c’est en me rapprochant d’elle pour l’entendre parler (avec cette averse…) que je la sens : cette odeur âcre de sueur! Je fais de mon mieux pour cacher cette émotion négative (ce n’est pas le moment d’être dégoûté) et écoute ce qu’elle a à dire.

“Je suis désolée, je vais vous causer des problèmes, mais... je me suis enfuie de l'animalerie et je me suis perdue... Je... je... je ne me rendais pas compte de ce que je faisais... Vous... s'il vous plait, vous voulez bien m'y reconduire?”


Une hybride… Une hybride… Une hybride? Une hybride! Mais quel idiot, n’y ai-je vraiment pas pensé? Me voilà bien naïf. Bon, du coup elle n’a rien compris quand je lui ai parlé d'agresseur, au final c’est plutôt une bonne nouvelle si son intégrité physique est préservée. Enfuie de l’animalerie… Perdue… La raccompagner…
D’accord!
Mais enfin, ces endroits sont plutôt sordides et traitent mal les hybrides, non?
Mais moi, je n’ai aucune envie d’adopter une hybride… Je n’ai besoin ni de majordome, ni d’esclave sexuelle, merci! Où est la spontanéité dans tout ça? Aucune!
Non, je dois la raccompagner à l’animalerie… C’est sûr…
Je la regarde de plus près. Elle est en larmes, elle empeste la transpiration et la nourriture pour animaux (ce mélange infâme d’arômes forts qu’on trouve dans la pâtée). Ses vêtements sont un peu tâchés (pas que ce soit choquant de loin, mais tout de même). Elle semble épuisée… La raccompagner à l’animalerie, vraiment?

Un combat intérieur est à l’oeuvre dans ma tête. J’ai cette idée folle… Ce que je compte faire d’elle ne va pas l’aider du tout mais… J’aimerais qu’elle passe un moment chez moi pour se remettre propre… Profiter un peu… Se remettre de ses émotions… Définir ses objectifs en tant que personne…  Peut-être qu’elle sera en conditions pour qu’on fasse un peu connaissance et plus si affinités (ne pense pas à ça, tu n’es vraiment qu’un pitoyable égoïste!)...

Mais l’adopter, ça non! Une bouche de plus à nourrir, et pour quoi? Je n’ai pas besoin qu’elle soit dans ma vie car forcée de l’être. Si elle en a l’envie, elle trouvera peut-être le moyen…
C’est un jeu dangereux que je joue… A la télé, ça dit qu’il est illégal d’héberger un hybride sans Maître… Mais je crois que je vais, oui, pourtant le faire.

Aucune envie de la laisser à son triste sort car elle m’a attendri et je me dis qu’il y a peut-être moyen de revivre le moment fantastique d’il y a quelques minutes, aucune envie de l’adopter pour de bon car cela me ferait plus de responsabilités que je n’en veux… Je n’ai qu’à l’héberger un moment et la chasser quand elle sera à même de vivre sa vie sans maître et sans animalerie. Oui c’est une idée… Cette fille… Tout à fait capable de se débrouiller sans béquille… Elle a juste besoin d’un peu de support dans une période difficile de sa vie… Une idée risquée mais eh! Qui n’a jamais mis un peu de piment dans sa vie…

Puis il y a demain aussi. Demain c’est le jour où je dois remettre mon site internet sur pieds! Alors il faudra qu’elle soit bien sage… Mais attends une minute! ‘est sûr qu’elle sera prête à tout pour ne pas retourner à l’animalerie, c’est sûr… Je suis un vrai égoïste et je vais probablement lui causer des soucis, mais ça elle n’a pas besoin de le savoir. A court-terme, je lui propose mon aide, et après on voit. Qui sait ce qui peut arriver suite à cette folle soirée. Sûrement un coup du destin...

De toutes façons, égoïste ou pas, à présent je risque de voir débarquer chez moi un rabatteur armé jusqu’aux dents, alors un peu plus un peu moins… Je me dis que ma fierté mal placée et mon besoin de tendresse m’empêche d’avoir un raisonnement favorable à ma petite existence. Qui sait ce que j’aurais fait si elle n’avait pas plongé ses yeux dans les miens? Je l’aurais sûrement laissée dans sa petite cellule et empoché une somme rondelette d’une animalerie reconnaissante… Mais je suis un sensible… Après ce regard échangé tout est possible… Le meilleur comme le pire.

La pluie est en train de doubler et je n’ai toujours pas de parapluie ou de veste. Je ramasse ma gourde, heureusement on n’est pas dans un endroit où il y a de la terre, je balargue le tout dans mon sac, m’assure que mes équipements électroniques (téléphone, baladeur, écouteurs) soient à l’abri de l’eau. Je prends mon téléphone portable, le place dans ma poche de jean. Et j’ouvre la bouche, parlant d’un ton énergique :

“On ne va pas croupir là!!! Relève-toi vite petite, on va trouver un taxi et on va te ramener là où tu as besoin d’être!”

Je tiens mon sac au-dessus de sa tête d’une main, lui tends l’autre main pour qu’elle se remue et qu’elle se lève!
Ce n’est qu’à ce moment que je remarque les petites écailles qui ornent ses joues… C’est étrange mais plutôt joli et inhabituel… Avec l’eau qui tombe dessus, elles ont un éclat particulier… J’ai envie de les toucher… Pas maintenant.
Je hais vraiment la pluie.

Une fois qu’elle sera debout, j’abandonnerai sa main doucement et prendrai mon téléphone dans ma poche, puis je composerai le numéro d’un taxi pour qu’il vienne nous chercher. Naturellement, je lui donnerai mon adresse (ma décision est prise!), et nous passerons un moment complètement loufoque, moi et cette jeune femme, dans le couloir de mon immeuble, à enlever nos vêtements trempés. Je lui offrirai une serviette et un thé après m’être moi-même couvert. J’ai déjà toute la succession en tête...
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(#) Mar 20 Sep - 17:12
Certes, j'avais bel et bien prit la fuite, mais j'ignorais tout du monde extérieur. Mon créateur avait eu bout m'expliquer, il ne m'avait jamais sortie et soudainement, je comprenais pourquoi il ne l'avait pas fait. Il ne l'avait tout simplement pas fait pour que quand ce moment viendra, je tiendrai le bras de mon maître, m'accrocherai à lui et jamais je ne le quitterais. C'était bien pensé, mais trop complexe pour moi, alors la question resta en suspend? Et bien que j'en eusse des centaines d'autres, celle-ci était la première sur ma liste.

La pluie se fit plus fort et alors que l'homme se levait avec énergie, je restais au sol, incapable de savoir quoi faire. Il avait été si rapide pour ranger ses affaires, comme si ce geste avait été répété un nombre incalculable de fois. Au moins il me proposait d'aller dans un endroit qui me convient! L'animalerie?! C'était certain, il allait m'aider, me reconduire dans ma cellule et j'allais pouvoir manger quelque chose. Enfin, je me sentais soulagée de savoir que j'allais retrouver ce que je connaissais. Sans même imaginer qu'en fait, je ne connaissais rien, trop habituée à être traitée comme un animal, je n'avais aucune conscience de ma part humaine en moi. Après tout, j'avais été créé pour servir les humains, alors pourquoi serai-je comme eu? Même physiquement j'étais très différente!

L'eau qui glissait dans ma nuque me donna un frisson. J'avais beau être un animal à sang-froid, là, j'allais finir malade. D'ailleurs pouvais-je l'être? Je n'en avais pas la moindre idée et j'étais trop jeune que pour l'avoir été. Toutefois, cela n'allait pas tarder si je ne me dépêchais pas pour suivre cet homme vers mon " chez-moi". Aussi, je me levais gracieusement en faisant bien attention de ne pas faire un faux pas. Une fois debout, je remarquais que mes habits me collaient étroitement à la peau, mettant en valeur mes formes timides. Je passais alors mes mains sur mes cotes descendant sur ma hanche jusqu'à mes cuisses avant d'avoir un autre frisson de froid. Il fallait bouger!
- Merci beaucoup pour votre aide. Je m'appelle Yona, je suis une hybride serpent Indigo.
Sur cette courte présentation, je m'inclinais poliment en tenant mes mains devant moi et en étant bien droite. Comme me l'avait enseigné mon créateur, un salut correct était plus important que des mots. En même temps j'espérai connaître le nom de cet homme qui allait sans doute me sauver la vie. Où me la prendre! Cette idée folle ne m'avait pas quittée, aussi je restais un peu méfiante. Je ne le connaissais pas ou du moins, pas encore. Mais tout de même, qui serait assez stupide pour suivre quelqu'un à l'aveugle? Bah moi, justement moi, un pauvre petit hybride perdu qui a besoin d'aide. Et quand bien même il essayerait de me faire du mal, j'avais appris à me défendre, mais blesser un humain, c'était contre mes règles. Que pouvais-je faire? Me laisser faire, me défendre sans faire mal peut-être?

En attendant j'optais pour le suivre sans savoir où j'allais et à quoi cela allait pouvoir me mener. J'espérais qu'il ne me ferait pas de mal, tout en souhaitant arriver à bon port.

[Hors-rp: Hello, je trouve aussi que cela pourrait être intéressant, bien que techniquement, j'aurai une maîtresse, enfin si elle commence le rp que l'on doit faire, car elle n'a pas montré signe de vie depuis le début du mois. Soit, je pense suivre tout simplement la ligne qui commence à se tracer, c'est-à-dire, aller vers le domicile maudit !]
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(#) Jeu 22 Sep - 0:26
***Musique du post***


Mon sac sur la tête, je suis tout hébété de voir l’hybride, debout, en train de se faire tremper, qui commence à me saluer traditionnellement dans le plus grand des calmes… Qu’est-ce qui lui prend???

Pardonnez l’impolitesse, je ne prends pas le temps de lui répondre. Je hais, je hais vraiment ça, me faire saucer comme un malpropre. Un jeune homme organisé comme moi qui oublie son parapluie, comme un fait exprès. Mais quelle journée de merde! Je devrais laisser l’hybride serpent toute seule, là…

Mais je suis encore retenu par mon petit égo fragile qui veut absolument être branché avec quelqu’un! Insupportable! Et je change de plan! J’ai été bien stupide de croire que j’aurais le temps d’appeler un taxi, et qu’il me laisse entrer trempé, avec une hybride qui, de surcroît, ne m’appartient pas, dans sa sale voiture grand luxe, grand cuir… Non. Il me faut. Il me faut sécher, punaise. Je veux être au sec.

Je reste immobile quelques secondes, le regard lancé alentour… Pas sûr que Yona comprenne ce qu’il se passe mais je n’en ai cure. Une chose après l’autre. Là!

J’empoigne le bras de l’hybride serpent sans aucune amabilité, ouvre tout de même ma bouche pour la prévenir.

“Suis-moi! Changement de plan! On doit courir!”


Une chance que mes chaussures ne prennent pas trop l’eau… Mais c’est déjà pour moi puisque je sens l’humidité dans mes chaussettes…

J’ai repéré un petit café sans envergure à 100 mètres. Pas encore plein de monde puisque l’averse commence, mais ça ne va sûrement pas tarder à se remplir… Ou pas, comme la rue était vide. On court, je m’assure que Yona me suive, mais je l’entends s’essouffler dans mon dos… Je suis un peu attendri, la pauvre. On va y arriver.

“Le vautour d’argent” est le nom de l’établissement. Charmant…

On entre. On est trempés. On patauge. Je lâche enfin Yona. Je pose mon sac à terre… Trempé… Enfin ça va, je n’ai jamais eu de problème avec le contenu de mon sac donc je ne suis pas inquiet. Je m’essuie les pieds sur la carpette et passe ma main dans mes cheveux mouillés et sur mon visage, pour chasser l’eau… En vain…

“Et il va nettoyer son inondation le p’tit monsieur?”

, me lance une voix.

Je rêve? On n’a donc plus le droit de réclamer l’hospitalité d’un bon et vaillant tavernier? Mais la voix est féminine. Enfin, un peu rauque. Je ne tarde pas à apercevoir sa propriétaire : une vieille dame, qui tient sa cigarette à la main, derrière le comptoir. Je m’aperçois qu’il n’y a qu’une seule personne ici : un vieil ivrogne qui ronfle bruyamment. La raison de ce manque de fréquentation est sûrement cette vieille bique. Et nous voilà enfermés avec elle pour le meilleur et pour le pire…

“Tout ce que vous voulez madame, mais pour l’instant servez-nous deux chocolats chauds s’il-vous-plaît, nous avons été surpris par l’averse!”


Elle grogne. Elle sait bien qu’elle ne peut refuser de servir un client, cette vieille harpie. Et moi, je propose à Yona de me suivre alors que je marche, goguenard, en ajoutant encore une couche d’eau, jusqu’au fond du tripot. Les lattes en bois grincent. Cet endroit est vraiment spécial, je ne pensais pas qu’il en existait encore des comme ça. C’est un peu fait à la manière de ces bars Américains qui pullulent dans ces antiquités de films des années 1970, sauf que les décorations sont bien moins chouettes. Ça et là, de vieux articles de journaux, datant de l’année 2027 et vantant les mérites de ce café, le premier à avoir ouvert dans ce quartier. On y voit la vieille dame, bien plus souriante, accompagnée d’un vieux monsieur, sûrement son mari. J’imagine qu’il a dû mourir entre temps, et me dis que la vieille dame doit subir une souffrance inimaginable par moi, pauvre mortel. Je me promets d’essuyer son sol sans qu’elle me le redemande, avant de partir. Mais là tout de suite, je veux me réchauffer, reprendre des forces, apprendre à connaître cette Yona.

Une fois que nous sommes assis, attendant nos breuvages, je daigne enfin me présenter.
Mes cheveux ont frisé et mes lunettes sont encore un peu humides, je dois avoir l’air ridicule :

“Désolé pour le rush, je déteste vraiment les averses… Mon nom, c’est Juzaburo. Je suis vraiment ravi de faire ta connaissance, jeune hybride serpent Indigo. C’est une drôle de précision que tu as ajouté, pourquoi Indigo? Inutile de te dire que je n’y connais rien en zoologie…”


Nous sommes interrompus par une jeune serveuse, dont le faciès ne fait pas honneur à sa jeunesse. Cigarette précoce à mon avis. Sûrement la petite-fille qui a suivi la trace de sa grand-mère. Ou alors rien à voir, si ça se trouve ce n’est même pas un commerce familial.
Mais ce qu’elle a à dire me glace le sang, je ne suis pas au bout de mes émotions.

“Et voilà vos chocolats chauds. C’est bien votre hybride cette fille? Son visage me dit quelque chose…”



Cette banale platitude me fait soudain peur. Et si Yona était une de ces hybrides sauvages dont les informations passent leur temps à parler? Pourtant elle a parlé d’animalerie, mais elle pourrait bien mentir. Et si elle était effectivement recherchée par les rabatteurs pour crime grave? Je n’en savais rien, ça restait possible. Mais surtout, surtout, cette serveuse et son employeuse étaient elles capables d’appeler un rabatteur, de le faire venir sur le champs? Allais-je être arrêté pour complicité? Allons, impossible, hors-de-question! Cela ne m’est jamais arrivé de ma vie après tout. Reprends-toi bordel!


“Euh non non, c’est bien mon hybride, fais coucou Yona”

, dis-je, arborant le sourire le plus faux de l’histoire.

La serveuse semble satisfaite et s’en va. Le nom de Yona n’a rien éveillé dans sa mémoire de tête de linotte, et honnêtement c’est tant mieux. Je reprends ce que je disais à l’hybride.


“Je suis désolé, petite hybride, je te dois des explications… Je voulais t’emmener à l’animalerie comme prévu… Mais tu sais… En étant mouillé, on ne peut pas aller dans la voiture d’un taxi, il ne nous laisse pas entrer. Une voiture, tu comprends?”



Je ne sais pas ce qu’elle comprend ou non, je ne me suis jamais plus que ça intéressé aux hybrides, à part mon aventure avec Tanako.


“Maintenant on va sécher tous les deux, prendre une bonne boisson et ça va être super cool, ça va?”



Je hume l’arôme émanant de ma tasse et soupire d’aise. J’attends que l’hybride réponde et me prépare à trinquer si elle me le propose, encore faut-il qu’elle connaisse cette coutume humaine.

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Juzaburo Fukitsu
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(#) Jeu 22 Sep - 19:02
J'étais debout, glacée et quelque peu surprise quand il attrapa mon bras sans me répondre. J'avais pourtant appris que l'on répondait toujours à une présentation polie alors pourquoi ne me disait-il pas son nom ? C'était un humain, les humains avaient sans doute d'autre manière que celle que l'on m'avait apprise. Pourtant, je me demandais vraiment pourquoi il voulait tellement ce presser. La poigne sur mon avant-bras me fit sursauter et rapidement dans la course un peu mal. Il ne me fallut pas longtemps pour avoir le souffle court, un mélange d’épuisement et d'une lourde fatigue s’abattit sur mes épaules. Comme si je n'avais plus la force de me dépêcher. C'était normal, cela faisait plusieurs jours que je n'avais pas mangés et le froid me faisait rapidement perdre mon énergie. Un animal à sang-froid, ce n'était pas pour rien que j'aimais les quelques rayons de soleil qui passait par la fenêtre de ma petite cellule. La chaleur était une question de survie pour moi et là, j'avais froid, très froid.

Heureusement, l'homme me conduisit à une centaine de mettre dans une taverne. L'air plus chaleureux me fit fermer les yeux un instant. Je les ouvrais pour regarder cet homme qui avait promis de m'aider. Il passa sa main dans ses cheveux et je ne peux m'empêcher de la suivre, de la dévorer du regard. Attentive à ce geste plutôt simple qui démontrait un tel caractère. La fascination que j'avais eue plutôt revient de plus belle, j'étais incapable de regarder autre chose que son visage alors qu'il me conduisait voir un endroit pour s'asseoir. Les légères boucles de se firent plus prononcer, allant jusqu'à se plaquer contre son front avant qu'une mèche parte vers le haut, défiant l'humidité. Sa voix me décrocha vaguement de la contemplation, bien qu'il n'eût pas dû le remarquer.

Ce fut la serveuse qui me fit sursauter. Bien qu'elle prétendît m'avoir déjà vu, je n'avais aucun souvenir d'elle. Étrange ? Non, mon visage avait été conçu pour être agréable à tout humain, alors qu'elle me regarde attentivement ne changeait rien pour moi. Sauf quand elle demanda si j'étais l'hybride de Monsieur Fukitsu. Là mon coeur s'arrêta, et il parut aussi très surpris avant de répondre par l'affirmation. Un large sourire plein de joie apparue sur mon visage alors que je le fixais, heureuse, heureuse comme jamais. Mon cœur battait si vite qu'il me faisait mal. J'avais un maître! Il avait dit être mon maître! Il l'avait dit! Plus rien ne comptait, pas même le chocolat chaud qui sentait terriblement bon. Ce doux parfum sucré, alléchant et chaud, cette odeur unique avec une pointe d'amertume cachée. Mon estomac gronda, vexé que je ne boive pas rapidement cette boisson, mais il m'était impossible de baisser les yeux. Je le fixais, alors que des larmes se mirent à couler sur mes joues. C'était donc ça avoir un maître?

Et puis il reprit, l'animalerie, mais... Mon cœur se serra, il avait menti, ce mensonge qui ne m'était pas destiné m'avait pourtant atteint. Je frottais rapidement mon visage, chassant l'eau de la pluie et les larmes qui n'avaient pas peu être aperçues. J'étais déçue, et le chocolat chaud ne semblait plus être si bon, alors que je baissais mes yeux dessus sans rien dire. Hochant de la tête pour approuver simplement ce qu'il disait. Pourquoi avait-il menti? Je ne comprenais pas et je n'avais aucune idée de comment je devais le prendre. Je me sentais juste rejetée, repoussée sans même comprendre pourquoi. Était-ce si cruel ce monde? Les humains semblaient l'être bien plus que mon créateur ne me l'avait dit.
- Je vous remercie pour la boisson.
Ma voix était étouffée, un vague murmure qui semblait venir de loin tendit que ma gorge se serrait. J'aurai dû me sentir obligée, il avait menti pour me protéger, mais je n'étais pas capable de comprendre cette subtilité, pas encore tout du moins. Il m'avait fait mal et j'ignorais si je devais partir en le remerciant ou attendre, rester sagement assise et espérer qu'il tienne sa promesse. Mais pourquoi? Pourquoi s'être montré gentil, mentir pour moi et me remettre dans une cage? Je ne comprenais pas, il avait été si... Si gentil? Et pourtant, le monde des humains était bien plus complique que ce que me l'avait apprit mon créateur.
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(#) Jeu 22 Sep - 22:25
***Musique du post***

En emmenant l’hybride s’asseoir, je détaille le décor plus amplement… Les lampes suspendues au plafond sont de vieux modèles à ampoule et une des tentures rouges sont accrochés par endroits. A côté de la table que j’ai choisie, il y a un blouson en cuir façon cowboy; qui attire le regard.

Yona est sur mes pas… Elle semble un peu ailleurs… La fatigue sûrement, c’est vrai que je l’ai faite courir alors qu’elle est plutôt faible.

Quand les chocolats arrivent, Yona fait un grand sourire, je savais que de boire un petit remontant lui ferait plaisir!

Pourtant, alors que je continue la discussion avec elle, elle se renfrogne à nouveau et se contente d’une phrase laconique pour me remercier, comme si elle était déçue. Elle a l’air mal-à-l’aise et triste. Sont-ce des larmes sur ses joues? Qu’a-t-il bien pu se passer? Peut-etre voulait-elle manger quelque chose et n’a pas osé me le dire? En plus, elle n’a pas répondu à la question que je lui avais posée sur son espèce.

Je trouve quand même cela bizarre. La dernière hybride que j’ai rencontrée, Ash, a aussi tendance à faire la tête on ne sait pas pourquoi, elle aussi… Ah! Ces femmes! Mais je me sens vraiment attristé que Yona ne soit pas avec moi dans ce bon moment de partager un chocolat chaud.

Je sens un peu le chauffage sur mes vêtements encore humides et trépigne d’impatience, j’ai hâte d’être sec! Mais ça ne se fait pas en deux minutes… Je porte le breuvage à ma bouche et souffle doucement sur la surface de la tasse, tout en la remuant un peu pour tourner. J’essaie de saisir les yeux de Yona (plus ou moins) pour qu’elle me regarde à nouveau, puis lui décoche un sourire large pour la faire sourire, elle aussi. J’approche ma main d’elle et décide de poser timidement deux doigts sur la surface écaillée recouvrant sa joue gauche. C’est tout doux. Ca fait vraiment comme de la peau de serpent. Je me demande si ça mue… C’est intéressant.

En continuant de caresser quelques minutes, j’essaie de la convaincre de me parler de ses soucis, de ce qui la rend triste et contrariée alors qu’on vit un moment tranquilles tous les deux, ce qui ne peut que me ravir…

“Alors Yona… N’es-tu pas contente de pouvoir te réchauffer après cette averse? J’aime bien tes écailles, elles sont toutes douces… Sais-tu que ma mère adore les serpents? Elle en avait un quand elle était jeune, elle m’a dit. Yona… J’aimerais en savoir plus sur ton hybridation… Est-ce que tu es un serpent venimeux?”

Bizarrement à ce moment je n’ai pas envie de la toucher trop près de la bouche, et retire doucement ma main, afin de ne pas me faire mordre sur un malentendu.

“Tu es très triste Yona…” Dis-je en désignant ses yeux mouillés par les larmes. “C’est si dur que ça, l’animalerie? J’en ai visité une avec mes parents, un jour, et ils semblent bien s’occuper de vous, les hybrides. Et moi, je vais t’aider en t’y ramenant. Tu vas retrouver ton chez-toi!”, dis-je avec un enthousiasme.

Mais le rouge lui monte aux joues et elle fait un genre de moue négative.
Un éclair me traverse alors l’esprit! Ai-je dit quelque chose de mal?
J’essaie de comprendre.

“Yona… Que se passe-t-il? Tu peux tout me dire… On est là pour passer un bon moment, dis moi ce qui ne va pas et je me chargerai de te consoler…”

Je replonge dans ses yeux bleus encore quelques secondes. Ce sont de beaux yeux. De l’extérieur, je dois avoir l’air absent… Sans m’en rendre bien compte, j’approche à nouveau la main d’elle, et avant d’avoir réfléchi, j’ai à nouveau la main sur sa joue et la caresse avec attendrissement, presque amoureusement.

Ce n’est pas très approprié puisqu’elle est triste, mais j’ai vraiment envie de faire sa connaissance et de devenir important pour elle.... Elle m’intéresse… Elle est jolie… Et elle a probablement besoin d’affection. Je me sens attiré par ses lèvres fines… Mais je n’en fais rien...

Ses joues s’empourprent à nouveau et une expression indéchiffrable apparaît sur son visage. Je lève un sourcil de surprise, puis fais comme si de rien n’était…

J’attends qu’elle se décide à me parler d’elle… Une dernière question me vient à l’esprit.

“Yona, tu me disais que tu étais perdue… Tu n'as pas pu lire le plan du tramway ou demander ton chemin? Combien de temps cela fait-il que tu vis à l’animalerie?”

Moi quand je suis perdu, je n'ai qu'à lire le plan ou demander ma route, je suis étonné qu'elle n'y ait pas pensé: Peut-être elle ne sait pas lire ou que sais-je...

Je vis avec les hybrides de mes parents depuis très longtemps et ils me paraissent heureux. Je n’ai jamais vu que des hybrides domestiques dans ma vie, à part les hybrides rebelles de la télé. Je me rappelle quand j’étais petit, il y avait eu un film, totalement surprenant à l’époque, qui racontait l’histoire d’un hybride rebelle qui finissait par épouser une haute responsable des expérimentations sur les hybrides. Le résultat de cette union : la femme avait quitté définitivement le laboratoire et se consacrait à la libération des hybrides. Enfin… Ce n’était qu’un film.

Mais pourquoi les hybrides ont-ils besoin d’être libérés? Ils sont bien traités dans les maisons… Et je ne crois pas qu’une animalerie puisse être pleine à craquer, vu le nombre d’hybrides dans les rues, qui se baladent paisiblement avec leurs maîtres…

Ça me laisse un peu songeur… C’est vrai qu’une animalerie n’est sans doute pas comme par exemple un orphelinat. On s’occupe des specimen sans leur donner d’amour, en attendant qu'ils soient vendus...

Mais cette hybride serpent est tout à fait adorable…
Je suis toujours partagé, me demandant si je devrais aimer ou détester ma soirée…
Attendons que je sèche, d’abord.
Et éventuellement que Yona retrouve un peu son sourire et son regard qui m’avait hypnotisé...
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(#) Dim 25 Sep - 17:55
J'avais été sonnée et blessée par le mensonge. Qui ne le serrait pas? Mais devais-je vraiment lui en vouloir? C'était un humain, "Ils agissent de façon étrange et complexe, parfois cela n'a aucun sens.", m'avait dit mon créateur. Je comprenais mieux pourquoi à présent, même si j'avais cru qu'il disait vrai à la serveuse, qu'il m'avait déjà adopter, mais c'était faut. C'était un vague mensonge pour me protéger. Et quand bien même le murmure d'une possible adoption se montrait, je ne parvenais pas à savoir quoi faire. Je gardais juste les yeux baissées alors que le parfum de chocolat chaud me fit prendre la tasse en main. Le froid de mes doigts sur la porcelaine chaude me fit grimacer avant de soupirer d'aise.

Quand il posa doucement ses doigts sur ma joue, j'eu un léger sursaut, prise au dépourvue, je ne pouvais que lever les yeux vers lui. Son regard semblait approuver, il avait ses yeux rivés sur ma joue et sentir la chaleur de sa peau contre mes écailles me fit du bien. Je ne pouvais qu'apprécier ce contacte qui ne dura pas suffisamment longtemps à mon gout.

“Alors Yona… N’es-tu pas contente de pouvoir te réchauffer après cette averse? J’aime bien tes écailles, elles sont toutes douces… Sais-tu que ma mère adore les serpents? Elle en avait un quand elle était jeune, elle m’a dit. Yona… J’aimerais en savoir plus sur ton hybridation… Est-ce que tu es un serpent venimeux?"

Venimeux? Il avait paru quelque peu effrayée à l'idée que je puisse l'empoisonner, mais je n'avais pas la moindre goûte de venin en moi. Certes je possédais une résistance naturelle à la plus part d'entre eux, par ma race, mais l'empoisonnement m'était impossible. Il y avait hélas un vague mal entendu, je ne parvenais pas à sourire et quand bien même, me parla-t-il de mon humeur, je ne trouvais pas la force d'en dire plus. Il voulait savoir, comprendre, lui dire était la meilleur chose à faire, mais ma voix ne voulu pas sortir. J'ouvrais et fermais la bouche sans avoir dit un mot. Il cru comprendre et reprit, me parlant de l'animalerie. Surprise, mais incroyablement mal à l'aise d'un coup, je blêmie. Que dire? Les conditions de vie n'était pas atroces, mais il y avait franchement meilleur. Je le savais et quand bien même je voulais le dire, aucun son ne parvenait à sortir de ma bouche. C'était énervant et frustrant en même temps.

Quand il tendit à nouveau la main vers moi, je ferma les yeux en retenant mon souffle. Le contacte chaud me détendit aussi tôt, un vague soupire s'échappait de mes lèvres alors que je posais un peu plus ma joue dans sa main. C'était si agréable, ce simple petit geste, ce contacte délicat. Cette chaleur vivante.
- Je, j'avais cru comprendre un instant que vous alliez m'adopter... mais c'était un mensonge n'est-ce pas? Pour empêcher la serveuse de poser des questions... je comprends, mais ça me fait mal en même temps.
Je posais doucement sur la sienne qui caressait si doucement ma joue. Sa chaleur me fit sourire doucement avant que je ne plonge mais yeux dans les siens. Je voulais qu'il sache, mais j'espérais ne pas le blesser en même temps.
- Pour vous répondre, le indigo signifie que je suis une mangeuse de serpent, je n'empoisonne pas, au contraire je suis immunisée contre beaucoup de poison. Et l'animalerie... me sourire s'effaça doucementje ne supportais plus d'être enfermée, de manger de la pâtée et qu'on me traite comme un simple objet...
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(#) Lun 26 Sep - 9:42
***Musique du post***

A chaque fois que je touche Yona, un petit miracle, une petite étincelle dans son regard semble se produire, c’est très attendrissant… Pourtant elle continue de faire la moue, de paraître triste..

Puis, cédant à mes questions, elle finit par m’avouer qu’elle aurait voulu que je l’adopte. Je blêmis un peu et bois quelques gorgées de chocolat chaud pour rassembler mes pensées et préparer ma réponse. Comment lui expliquer comment je me sens vis-à-vis des hybrides, et qu’elle comprenne, sans me prendre pour un sans-coeur?

Je sais que quelque chose ne va pas sur cette île avec des hybrides, au fond de moi je le sais, et ce depuis mon arrivée. Bien que Tanako et Jun ont toujours été bien traités par mes parents, il est évident que ces deux hybrides, au final très humains, ont sûrement beaucoup mieux à faire que de jouer les domestiques… Ça gâche leur potentiel et ça me rend triste.

Je sais que les hybrides qui se revendiquent libres ont des problèmes avec la justice, car les forces en place sur cette île veulent réduire ces hybrides non-dociles au silence. Je n’ai jamais croisé d’hybride non-docile mais je sais qu’ils sont là, quelque part, et qu’ils ont le courage de vivre leur liberté malgré les risques que cela implique… Et je respect profondément ce mode de vie.

Alors, que puis-je faire à mon niveau? Je ne me sens pas les épaules de m’investir pour la liberté des hybrides. Je pourrais trouver des personnes comme moi, qui veulent finir l’esclavagisme, mais cela n’a aucun sens, cela finirait juste par m’attirer des problèmes avec les rabatteurs…

Ma petite Yona tu sais, je ne veux pas t’adopter, je souhaiterais que tu sois libre! Et je souhaiterais qu’on ait une romance, toi et moi, comme égaux. Je ne souhaite pas t’adopter et participer à ton asservissement. C’est cela que je souhaite lui dire, mais je me demande si dans son état émotionnel elle peut comprendre ma position.

Premièrement je n’ai pas besoin d’un majordome à la maison, car je m’occupe très bien tout seul. A l’occasion je paye une personne qui vient faire le ménage les semaines où je suis trop occupé, humain.es et hybrides qui accomplissent cette tâche sont payé.es au même salaire, qui est deux fois supérieur à la paye moyenne qu’on offre à ces personnes. Ensuite, je me sens trop solitaire et immature pour vivre avec qui que ce soit, je ne suis pas prêt à supporter la présence d’un autre, ni à imaginer changer ma vie privée pour contenter la personne qui vivrait avec moi, partenaire amoureux ou non. Enfin, ce boycott d’hybride est vital pour moi, pour me dire que j’aide cette société à s’émanciper, que je fais quelque chose… On peut dire ce que l’on veut, tout humain faisant acte d’achat d’un hybride, donnant son argent et acceptant de se soumettre au système en pucant son hybride, n’aide pas les hybrides… Ces hybrides révolutionnaires dont la télé me rabat les oreilles, le font bien mieux, et j’attends de voir leur prochaines actions… En espérant qu’ils ne s’en prendront pas à moi, leur allié discret, impuissant, et immobile. Car je suis un humain comme tant d’autres, et je ne me vois pas m’attirer les foudres des rabatteurs.

Après avoir ressassé tout cela, je baisse les yeux et tente une réponse :

“Yona… Je suis tombé sous ton charme en voyant tes yeux… Tu prends de l’importance pour moi de minute en minute… Mais t’adopter… Impossible… Cela ne me paraît pas correct… Je ne veux pas vivre avec quelqu’un… Je ne suis pas prêt à cela… Tu comprends?”

Il faut dire que j’ai énoncé tout ça à voix basse, car je me doute bien que la serveuse ou sa patronne peuvent nous entendre parler chaque fois qu’elles passent un peu trop près de la table. Je leur envoie un sourire de loin, signe que tout se passe bien et que nous nous régalons de nos breuvages.

Je ne suis même pas sûr de pouvoir revoir Yona un jour. Elle n’a probablement pas de numéro de téléphone, pas d’adresse e-mail…  Il faut que j’attende qu’elle ait un maître qui la laisserait me contacter. En pratique, cela est fort possible, quoique je ne sais pas sur quel genre de personne elle peut tomber. Si c’est quelqu’un qui a besoin d’une esclave sexuelle, alors notre relation sera déjà morte dans l’oeuf… Après tout que puis-je y faire, c’est la vie…

Quand elle prend ma main, qu’elle m’explique comment elle est traitée à l’animalerie, je rougis beaucoup et baisse les yeux encore plus. J’ai honte de ne rien pouvoir faire pour la sortir de là. Je n’ai jamais été un super héros ou un justicier… Je n’ai jamais imaginé une seconde couvrir tous les besoins d’une autre personne avec ma toute petite paye d’auto-entrepreneur… Je suis bloqué. Je n’arrive même pas à regagner de l’enthousiasme quand elle me parle de sa race… Tout ce que je peux faire, c’est profiter de ce moment passé avec elle, sachant que l’issue viendra inexorablement. Pour confirmer cela dans ma tête, je retire ma main de sa joue, en la priant de bien vouloir m’excuser, je fouille dans ma poche, prends mon téléphone et appelle une compagnie de taxi. Je demande qu’on vienne nous récupérer dans une demie-heure devant le café. En raccrochant, j’ai les larmes aux yeux et le souffle court, et j’essaie de me reprendre en continuant la discussion. Ce faisant, je prends la main de Yona dans ma main, lui donne un peu de chaleur, essaie de la faire se sentir mieux, même si je dois la laisser repartir…

“Ca doit être pratique… D’être immunisée au poison… On ne sait jamais qui pourrait essayer de te droguer... “

D’ailleurs je me demande pourquoi personne n’a eu l’idée de l’étudier en laboratoire pour extraire la chose en elle qui résiste au poison. Ca aiderait réellement beaucoup de monde...  Mais je mets de côté cette idée, l’oublie… En effet, si un tel remède au poison était développé, nul doute que les hybrides n’y auraient pas accès… Personne n’a besoin de savoir…

“Et donc tu te nourris de serpents… Et à l’animalerie tu reçois de la pâtée… C’est vrai que c’est un manque de respect à ton égard… Sais-tu ce qu’il y a dedans? En tout cas si tu ne reçois pas la nourriture dont tu as besoin…”

Ma décision est prise, lorsque j’aurai empoché ma récompense pour l’avoir ramenée, je lui glisserai les billets dans la poche avant qu’elle ne se fasse escorter jusqu’à sa cage.

“Bref… Parlons de sujets  plus légers si tu veux bien… Je sais que c’est triste qu’on ne puisse pas se voir plus longtemps, je sais que ta vie à l’animalerie n’est pas facile… Alors autant profiter de ce petit moment de paradis tous les deux?”


Je suis fier de moi car je n’ai pas explosé en larmes. Je décoche un petit sourire timide à l’hybride et lui demande de parler d’elle.

“Dis-moi… D’où viens-tu? Qu’est-ce que tu aimes faire dans la vie? As-tu des bons souvenirs d’enfance? Comme une journée à paresser sur la plage, ou le plaisir de voir un papillon ou une libellule voler…  Et qu’est-ce que tu aimes manger à part des serpents? Est-ce que tu es omnivore? Carnivore? Moi j’adore les sucreries! Je mange souvent des bonbons et des biscuits”.

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(#) Mar 27 Sep - 11:27
Comprendre la subtilité d'une relation romantique n'était pas dans mes cordes. Je n'avais qu'un objectif, qu'un rêve, avoir un maître. Rien d'autre n'avais de valeur pour moi, alors pourquoi le fait de l'entendre avouer qu'il était tombé sous mon charme me fit sourire. C'était agréable, et ce malgré le fait qu'il semblait être catégorique quand au fait qu'il ne m'adopterait pas! C'était dur à comprendre, j'étais perdue, larguée, je ramais à comprendre la subtilité. Pourquoi? C'était une énigme pour moi, les humains étaient-ils tous si compliqué? Pourtant, il devait se douter que s'il ne m'adoptait pas, un autre le ferait!  Et je ne pourrais de toute façon pas avoir de relation avec lui. Pourquoi ne pouvait-il pas le comprendre, seul l'humain qui m'adopterai pourrait me toucher... c'était ainsi.

L’immunisation au poison, ça semblait l'intéresser, bien que je n'était pas certaine de comprendre ce que cela pouvait seulement signifier pour moi. Ne pas pouvoir être droguer, était-ce vraiment pratique? Qui pouvait bien essayer de me droguer de toute façon?  Puis il parla de mon régime alimentaire, il semblait beaucoup s'interroger sur moi, mais je ne savais pas trop quoi dire. Etant donné qu'il ne voulait pas m'adopter, que pouvais lui apprendre de plus, quel en était l’intérêt? Mais avant tout, il voulait que je parle de moi! Que dire, j'avais été créée dans un laboratoire, j'avais apprit à être quelqu'un de polis, courtois et sage, enfin sage... c'était ma première fugue, je ne savais pas comment retourner dans ma " niche"... De quoi pouvais-je parler? Je n'en savais rien et je me contentais juste de baisser les yeux avant de boire le chocolat chaud en fermant mes paupières. Parler de moi, c'était bien la première fois que l'on voulait que je parle de moi et des bons moments que j'avais passé...

- J'ai été créée en laboratoire... Je... je n'ai pas eu d'enfance en étant née avec l'apparence de vingt ans... cela ne fait qu'un an que j'ai été créée. Je... je suis désolée... Je n'ai jamais mangée autre chose que de la pâtée...
Que pouvais-je dire de plus, je rougissais, honteuse de ne rien connaître de plus à la vie. Était-ce de ma faute? Je sentais pourtant poindre les larmes aux bords de mes yeux, il était si gentil et pourtant il ne voulait pas de moi;, que faire? Comment devais-je faire pour qu'il change d'avis? Et puis était-ce vraiment grave? J'allais bien finir par trouver un maître, bien que se serait lui qui me trouverait, mais tout de même. Le pauvre allait devoir découvrir à ses dépends que j'étais une  vrai chipie dans mon genre. Incapable de se débrouiller seule, jamais sortie jusqu'à ce jour et totalement paniquée d'être seule!
- Ce chocolat chaud est vraiment délicieux! Merci beaucoup.
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(#) Ven 30 Sep - 15:39
***Musique du post***

Lorsqu’elle me parle de son passé au laboratoire, je baisse les yeux encore, intimidé, honteux. Je ne me suis vraiment pas tenu à la page de comment sont créés les hybrides, il ne me semble pas que les créations d’hybrides à croissance accélérée existaient.

La science va bien vite, m’en rendre compte me donne bien mal à la tête…
J’inspire profondément, avale une autre gorgée.

Cette petite Yona m’aurait presque convaincu que j’ai le moyen d’aider un.e hybride en l’adoptant… mais quid des autres?
Je ne suis pas dupe. Offrir du confort et de la dignité à un.e hybride c’est bien, mais que se passe-t-il pour les autres?

“Change toi toi-même avant de changer le monde”, dit un proverbe…
Je n’en crois pas un mot. J’ai de l’empathie pour ce qu’a vécu (ou n’a pas vécu) Yona, mais ce n’est pas parce que je l’adopte (elle ou un.e autre) que tout cela changera. Cette île a des règles… Peut-être que si j’avais touché à la politique j’y aurais changé quelque chose… Et encore, même cela j’en doute.

“Tu n’as jamais mangé autre chose que de la pâtée? Tu veux rigoler… Non…? Ohlà, mais tu rates tellement de choses avec cette animalerie, en fait…”
Un peu soucieux de ses ráctions à présent, mais plus confiant en mes convictions, plus ferme, j’ai formulé cette phrase d’un ton beaucoup plus désinvolte qu’avant. Elle n’a pas eu de chance de naître dans ce corps, il y a plus ou moins un an, c’est ainsi.
"Et c'est la première fois que j'entends parler de cette expérience de laboratoire. Dans les faits, tu devrais être un bébé, en fait... Tu es comme un bébé... Ça fait bizarre. Tu dois ignorer tellement de choses de cette vie. Ça te plairait que je t'apprenne quelque chose? N'importe quoi.

Je ne sais pas trop comment parler avec elle. Elle semble volontairement couper court à toute discussion approfondie, ce qui fait que tous deux nous restons de simples connaissances.
Je regarde ma montre. Encore vingt minutes avant l’arrivée du taxi. Dehors, le voile pluvieux que causait l’averse s’est un peu aminci. On dirait que cela se calme progressivement.
Elle me remercie pour le chocolat, je suis content que cela lui plaise, d’autant plus si c’est la première fois qu’il lui est donné d’en boire.

“Tu sais quoi, je vais te faire un autre petit cadeau, Yona…”
Sur ce, j’appelle la jeune serveuse et lui demande quel est son dessert préféré ici. Elle me parle de leur spécialité : le clafoutis aux cerises.
J’en commande deux parts et elle s’éloigne en souriant.
Je regarde Yona :
“Tu vas voir, c’est succulent! J’en suis déjà tout excité!”

Rapportant mon regard vers le bar, je vois que mon hôtesse, la vieille ronchonne, a un seau d’eau savonneuse et se prépare à passer la pattemouille. Je me lève doucement et me dirige vers elle. Une fois à ses côtés, je tends la main :
“- Laissez, je m’en charge.
- C’est bien gentil mon p'tit bonhomme, mais l’hybride là-bas, elle ne peut pas s’en occuper?
- Comment ça?
- Eh bien c’est une hybride. C’est son devoir, non, si je ne m’abuse.”


Une lueur de défi passe dans mes yeux et je commence à la toiser du regard, cette bique antique. Quelle erreur ai-je fait de m’inquiéter de la souffrance qu’elle a d’avoir perdu son mari! Si elle est aussi débile, c’est bien fait!
“Hum… Madame… Si je ne m’abuse c’est un service que j’offre en mon nom et non celui de l’hybride. Ne soyez pas jalouse de ne pas pouvoir vous en payer un, s’il vous plaît, et acceptez mon offre.”

Surtout ne pas s'énerver.

Elle me regarde d’un air très mauvais… Dès ce moment, je sais que je ne remettrai plus les pieds ici.
“Petit con. Allez, retourne t’asseoir, mangez votre commande, donnez-moi ma maille et tirez-vous de mon café avant que je décide de vous mettre des bâtons dans les roues à toi et à ta pétasse.”
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Juzaburo Fukitsu
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(#) Mer 5 Oct - 17:16
Le remercie me fit sourire, je me sentais plus légère, comme soulagée d'un point. Certes j'avais mal quant au fait qu'il refusait de m'adopter, mais devais-je lui en vouloir? Il avait ses raisons et je ne devais pas forcer les choses. Devais-je lui en vouloir de ne pas comprendre ma place? Ce n'était pas acceptable, mais au fond, je lui en voulais un peu. Il n'avait pas le droit de ne pas comprendre que j'avais peur, que je voulais fuir l'animalerie. Ce n'était pourtant pas compliqué, j'avais moi aussi mes raisons, tout comme lui les siennes. Aussi je m’efforçais de ne plus y penser, sauf qu'il parut incrédule face à ce que je venais de lui apprendre. Quelque chose semblait être improbable, il ignorait donc que nous ayons la forme adulte, pour être aptes le plus vite possible à servir. C'était ainsi depuis, depuis je ne sais combien de temps. J'ignorais tout de comment j'avais été créée, tout comme le fait de vivre dehors. Pour moi, il était logique d'avoir cette apparence, d'apprendre à servir et obéir.

Il commanda un désert et en fit les louanges, je souriais, hâtive de goûter à ce clafoutis aux cerises. Certes, je connaissais les noms de tout ce qui m'entourait, mais les goûts. Tout était nouveau, comme les odeurs. En fermant les yeux, je peux découvrir que non seulement le chocolat avait une odeur sucrée, mais que même la pluie avait son lot de parfum. Le son des gouttes fines sur le verre, l'eau dans le sceau. Les murmures aux loin, ce monde que je découvrais était beau. J'inspirais profondément, m'imprégnant de ces délices, jusqu'à entendre Juzaboru se lever. Mon regard se porta aussitôt sur lui alors qu'il allait vers la vieille dame. Ils discutèrent, l'expression de l'aînée se fit graver en me dévisageant. Qu'avais-je fait? Ou plutôt, que n'avais-je pas fait? L'ignorant, je me levais pour m'approcher d'un pas gracieux avant de m'incliner poliment.

Ainsi monsieur proposait d'aider la femme qui préférait avoir mon aide. Elle semblait fâchée qu'il ne m'ait pas envoyé. La vieille le chasse en m'insultant. Je baissais les yeux, il n'avait pas remarqué que j'étais venu, que j'avais entendu et en plus, que je ne comptais pas laisser les choses se passer ainsi. Je plongeais mes yeux bleutés dans ceux de la femme aigre. La colère brûla dans mes yeux, je ne pouvais retenir les mots qui sortirent de ma bouche.
- Pardonnez mon maître qui voit d'avantage l'humaine en moi que l'animal. Sachez toutefois qu'a force d'ennuyer le serpent, en se retrouve avec une vilaine morsure. Pourtant, je suis persuadée que votre personne ne voudrait en rien à avoir le visage à moitié manger par des cicatrices qui feront de loin, une bien piètre publicité à cet endroit charmant.
Je venais vraiment de dire cela? Comme si les mots étaient sortis sans être pesés, ni réfléchit. Je tournais les talons pour retourner m'asseoir, la laissant sans voix. Bien sûr que je savais mordre, mais certainement pas besoin d'avoir d'acte physique pour réagir. Je m'inclinais près de Monsieur avant de m'asseoir calmement en souriant chaleureusement à cet homme.
- Pardonnez moi de ne pas avoir agis plutôt. Je vous suis très reconnaissante d'être aussi gentil avec moi, mais je vous demanderez de ne plus prendre ma place. Il est naturel pour moi d'être esclave. C'est pour cela que j'ai été créé, aussi je m'excuse si nous venons à être chassées de cet endroit...
Sur ce dernier aveux, je baissais les yeux. Je n'avais pas à parler de la sorte à la vieille qui n'avait toujours pas bougé en me fixant. Choquée, j'espérais qu'elle ne viendrait pas à faire un arrêt cardiaque.
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(#) Mar 1 Nov - 17:51
[hrp : SUMIMASEN, j'ai pris du temps]

***Musique du post***

“Yona, non ! Excusez-la...”

En entendant les menaces de Yona, mon sang ne fait qu’un tour. Bizarrement, la vieille n’esquisse aucun mouvement à part un regard noir qu’elle nous lance. Que va-t-il se passer ? Et elle continue de faire son ménage. La petite serveuse n’en mène pas large, on voit que quelque chose d’injuste se joue mais elle doit tenir à son job, ce que je comprends parfaitement. Elle nous lance un regard impuissant alors que deux assiettes garnies d’un délicieux dessert sont apparues sur le comptoir, posées là par le cuistot.

Je regagne ma place en suivant Yona, et écoute sa tentative d’excuses en silence, toujours abasourdi par la violence verbale dont elle a pu faire preuve. Si c’était audacieux, c’était tout du moins dangereux…

Nous sommes ensuite servis à table comme si rien ne s’était passé, mais la serveuse, auparavant gentille et affable, s’enfuit comme si nous étions le diable, sans demander son reste. Je me gratte la tête, gêné… Si je m’attendais à vexer des inconnus aujourd’hui… Enfin, cette vieille pie m’en a bien mis sur les nerfs, elle aussi… Quelle soirée pitoyable… Autant dire que je commence à regretter de n’avoir pas laissé Yona seule face à ses problèmes d’hybrides… Moi et les femmes…

“Je ne crois pas qu’il soit naturel pour qui que ce soit d’être esclave, Yona. Pense aux animaux qui ont inspiré ta création… Quand même, un serpent qui mange d’autres serpents, c’est vraiment très puissant…” je marque une pause et reprends plus bas en me penchant vers elle : “Tu n’avais pas envie de mordre cette vieille femme, juste tout à l’heure ? Ça ne t’aurait pas… faite te sentir vivante ? D'ailleurs, c'est vraiment la réaction d'un esclave de parler comme ça? Vraiment...” puis je souris à nouveau “Mais maintenant, c’est ce gâteau qui va finir à moitié mangé, même complètement, n’est-ce pas ?”

J’essaie de faire bonne figure mais le cœur n’y est plus. Je commence à manger sans plaisir, plutôt lentement, sans parler, dans mes pensées, laissant l’hybride découvrir le gâteau, espérant qu’elle y prenne du plaisir. Au moins, mes vêtements sont à présent assez secs pour que je puisse me mouvoir, je pourrai rentrer chez moi bientôt et me payer le luxe d’une bonne douche chaude.

Une fois notre dégustation terminée, ce n’est pas notre serveuse qui s’en vient à nous avec la facture mais la vieille gérante. Elle porte un air très agressif sur le visage mais je ne comprends pas encore pourquoi.

Deux secondes plus tard.

“- Comment ca 25000 yens ? Mais c’est… Mais c’est de l’arnaque !
- Ah non mon bonhomme, c’est le prix à payer.
- Je vous demande pardon ?
- Ne tente pas de jouer au plus intelligent avec moi. Hybride qui fait preuve de violence verbale, voire pire de menaces, non-corrigée par un maître incompétent, est-il vraiment un maître par ailleurs ? Avec son air on dirait plutôt une révolutionnaire... Tu sais ce qu'on encourt pour prêter main forte aux révolutionnaires ? Pitoyable, traître à ta race. Il me suffit d’un seul coup de fil aux rabatteurs pour que cette chose aille moisir en centre de dressage et toi en garde-à-vue pour la nuit, au moins. Alors, vous n’avez certainement pas envie que ça n’arrive, hein ?


Je baisse la tête, contrit. Je jette un coup d’oeil à Yona, m’attendant à une autre de ses répliques fracassantes.

Je sors mon porte-monnaie de ma sacoche et compte mes billets. Heureusement que j’avais ça sur moi, mais je vais devoir payer mon taxi en carte bleue parce qu’il ne me reste que quelques centaines de yen à présent.

Qu’est-ce qu’il ne faut pas faire pour éviter d’être un hors-la-loi…

Je remets mon pardessus ainsi que ma sacoche sur moi, et me prépare à sortir, invitant Yona à me suivre d’un geste de tête.

Bon timing puisque je vois notre voiture arriver au coin de la rue.
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(#) Sam 12 Nov - 20:24
Je ne pouvais accepter que cette vieille cruche s'en prenne ainsi à mon " maître" provisoire. C'était plus fort que moi que de vouloir le protéger, comme si j'avais été créée pour servir de bouclier. En fait ce n'était pas loin, j'avais appris à me battre et à manier les mots comme des lames pour savoir défendre l'être qui deviendra mon maître. C'était ainsi gravé au plus profond de moi. Aussi ne compris-je pas la réaction de monsieur Fukistu. Il semblait en colère et embêté, comme si j'avais lâché une bombe. Pourquoi? Parce que j'avais menacé la vieille? Parce que je le défendais selon moi et ma vision des choses? Pourquoi est-ce que j'eu soudainement le sentiment d'avoir fait une erreur que je ne pouvais pas comprendre?

Il ne pense pas que se soit normal que je sois esclave, pourtant ça l'est pour moi. Alors pourquoi était-il si perturbé? Si déranger, comme si tout dépendait de la réaction de cette femme. Pourquoi pensait-il que ma réaction n'était-elle pas normale? C'était étrange, je me perdais face à lui et ça vision des choses, comme s'il me parlait dans une langue étrangère. Pourtant je comprenais plusieurs langues, alors pourquoi? Pourquoi avais-je se sentiment effrayant d'être incomprise? Ce n'était pas comme s'il avait dit vouloir devenir mon maître... après tout... qui voudrait de moi?

La dame m'avait énervée à s'en prendre à mon maître provisoire, je n'avais aucune envie de lui faire mal, c'était juste... pour le protéger. Il ne le voyait pas ainsi, je ne pouvais pas changer son point de vue. Juste garder le silence en regardant le gâteau avant de regarder dehors. C'était si compliqué de comprendre les humains, comme si nous ne venions pas du même monde. Étais-je vraiment différente d'eu? Oui, plus qu'il ne pouvait le voir.
- Monsieur Fukistu, j'ai été créée pour protéger et aimer mon maître. Certes vous l'êtes provisoirement, mais je ne pourrais faire aucun geste de violence envers un humain si mon maître n'est pas en danger ou ne me l'ordonne pas. Je suis néée pour obéir, éduquer pour protéger et servir. C'est en moi, cela ne changera jamais. .
Je pouvais le dire avec le sourire, certes mais au fond était-ce vrai? Il semblait croire le contraire et je ne comprenais pas pourquoi. Mais, quelque part, je savais que ce n'était pas juste. Ce monde, cette vision des choses n'était pas juste. Pouvais-je changer cela? Pas de ma place et je n'en avais pas envie. J'avais tout pour servir, obéir et c'était très bien ainsi.

La gâteau s'envola en trois coups de cuillère. Il était délicat, savoureux et fondant, fait de manière à ce que chaque bouchée puissent m'offrir son parfum inconnu et incroyable. Je n'avais jamais manger quelque chose d'aussi bon, c'était comme découvrir le ciel alors qu'on vit enfermé. Cette découverte se gravait en moi, comme chaque seconde de cette journée désastreuse et joyeuse. Cet homme face à moi était une sorte de miracle, de prémisse d'un avenir radieux.

La facture arriva et très vite, l’atmosphère se gâta.

"- Comment ca 25000 yens ? Mais c’est… Mais c’est de l’arnaque !
- Ah non mon bonhomme, c’est le prix à payer.
- Je vous demande pardon ?
- Ne tente pas de jouer au plus intelligent avec moi. Hybride qui fait preuve de violence verbale, voire pire de menaces, non-corrigée par un maître incompétent, est-il vraiment un maître par ailleurs ? Avec son air on dirait plutôt une révolutionnaire... Tu sais ce qu'on encourt pour prêter main forte aux révolutionnaires ? Pitoyable, traître à ta race. Il me suffit d’un seul coup de fil aux rabatteurs pour que cette chose aille moisir en centre de dressage et toi en garde-à-vue pour la nuit, au moins. Alors, vous n’avez certainement pas envie que ça n’arrive, hein ?"

Je me levais avant de poser un genou au sol, une main dans le dos, l'autre sur mon ventre. Je penchais la tête, dans une scène digne d'un film.
- Je vous prie de m'excuser. Je n'avais pas à vous prendre pour une menace et encore moins à me montrer agressive.
Sur ces mots, je me relevais prête à suivre mon maître provisoire. Il semblait ennuyer, je savais que c'était de ma faute et je m'en voulais. Cela n'était qu'un vague murmure en moi, au début, mais à peine avions-nous franchis la porte que je ne pouvais plus relever les yeux.
- Je suis désolée, j'ai agie sans savoir les conséquence. J'ai pensé que je ne pouvais que me montrer agressive pour montrer que je vous défendais, sans savoir que cela allait apporter le contraire. Je vous présente mes excuses, monsieur Fukistu...
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(#) Ven 2 Déc - 16:14

Lorsque Yona m’explique qu’elle ne va pas faire preuve d’agressivité envers les humains, je fais une moue, un peu de déception ? Ce qui me dérange c’est qu’elle ne fera preuve de violence que pour protéger un être cher… Mais par contre elle ne parle pas de se protéger elle-même, ce qui paraît un peu paradoxal vu la sale époque dans laquelle nous vivons…

Bon, mais au moins je comprends pourquoi elle a réagi ainsi, c’était une sort e d’élan d’affection à mon égard puisqu’elle n’a pas supporté l’injustice qui m’était faite. Super mignon… Mais bon… Ça aurait pu me mettre mal…

Yona sembla beaucoup apprécier ce qu’elle mangeait, ce qui m’arracha un sourire évanescent. Au moins pour elle la journée n’était pas si perdue que ça. Pendant qu’elle se régale, je tente de retourner sur mon site pour voir si mon problème a disparu… Et non, toujours erreur de chargement de la page. La rage ! Mais bon… Tout ça va bientôt finir.

Quand la vieille rombière arrive avec son chantage, Yona réagit encore fortement, ce qui m’impressionne et m’intrigue.

Au final, après avoir extorqué son argent à un honnête citoyen, elle s’en fiche un peu des excuses de l’hybride. Elle se contente de lâcher un peu son rictus et ses traits s’adoucissent pendant une fraction de seconde, avant qu’elle finisse :

“Oui, c’est bon… Allez sortez de mon café maintenant, j’ai assez vu vos faces…”
Je me doute qu’elle a apprécié malgré tout les excuses plus ou moins hypocrites de l’hybride, qui aurait sûrement pu avoir une brillante carrière en politique si cela était autorisé. Moi-même je n’en dis pas plus.

Une fois dehors Yona me prend à part alors que je me dirige vers la voiture noire dont le conducteur semble être un étranger sûrement un Européen.

La jeune serpente me présente des excuses pour m’avoir défendu de la manière dont elle l’a fait. Je me rends bien compte que c’est ridicule… Au final si elle n’avait pas été là pour pimenter un peu le jeu, je me serais encore fait marcher sur les pieds, comme je le fais souvent… Pitoyable comme la peur de l’autorité me paralyse. Les hybrides, eux, n’ont d’autre choix que de réagir, puisque le contexte actuel met leur liberté, voire leur vie en jeu, et ce en continu.

Enfin…

“Oui Yona… Bon c’était très gentil de ta part de t’interposer… Allez, on part de ces ruelles… Tu vas retrouver tes copains de l’animalerie bientôt. Tu as des copains et copines bien sûr, hein ?”

Quand mon chauffeur me demande où je vais avec un petit accent dont je ne détermine pas l’origine, je jette un regard interrogatif à Yona. En fait, on parle de l’animalerie depuis le départ, mais on ne sait pas ni son nom ni son adresse ? Et je n’ai pas vraiment envie de toutes les faire.

J’ose espérer que Yona saura dire quelque chose, sinon je prendrai encore un peu plus de temps pour m’occuper de la ramener personnellement à l’endroit où elle doit être, qui sait ce qui pourrait lui arriver si elle reste dans la rue.

Pour compléter la question du chauffeur, je réplique à mon tour :
“On a besoin du nom de ton animalerie, Yona. Et est-ce que tu connais aussi les bâtiments qui sont à côté ? Ou bien un parc, peut-être…”

Je ne demande même pas l'adresse exacte car je sais que Yona a du mal à se repérer dans la grande cité. Le chauffeur étant étranger il ne représente pas vraiment de menace, alors lui dire qu’on va à l’animalerie, n’est pas très grave après tout. Par contre je sais qu'il y a certaines animaleries qui s'organisent en chaînes de magasins, alors si on arrive chez le mauvais franchisé, ça ne pourra pas marcher... Au pire on lui demandera de contacter les autres.

Assis confortablement dans l’arrière de cette luxueuse voiture dont les fauteuils sont en cuir, aux côtés d’une petite hybride aussi belle que fragile, je soupire d’aise et commence déjà à penser à ce que je vais faire, une fois rentré chez moi.
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(#) Ven 2 Déc - 19:56
J'avais honte! Je m'en voulais tellement de lui avoir créer des problèmes, tout ça parce que je ne connaissais rien au monde! Pour quoi? Pour quoi cela était-il si dur pour moi? Ce monde, était-ce vraiment ça qui m'attendait, un monde froid ou une personne sur deux me traitait comme une esclave, un vulgaire objet. Mon créateur m'avait dit que ce n'était pas facile, que j'aurais souvent mal, mais là j'vais aussi peur. Je savais que Monsieur Fukistu ne voulait pas que je sois sienne, mais bien que cela me décevait en fait je me sentais un peu soulager, comme si je savais que cela ne pouvais pas être possible.

Très vite je finie par retrouve mon calme. Le froid de ma peau m'y aidait, mais aussi une résignation sur moi-même. Je désirais quelque chose que je ne pouvais avoir et cette pensée ne m'effrayait plus. J'étais esclave, ou était le mal? La peur aurait due me serrer le coeur, mais je savais que j'étais née pour cette vie, j'avais été créée pour cela et rien d'autre. Un instant je fermais les yeux, expirant doucement alors que mon coeur fermait la plaie invisible. être un hybride, ce n'était pas si mal.

J'eu un sursaut quand Monsieur Fukistu me demanda le nom de l'animalerie. En réalité je ne m'en souvenais pas, pas vraiment. Pourtant je savais donner le nom comme si c'était la seule chose qui avait de l'importance. Comme s'il était évident comme mon prénom. Je ne l'avais pas appris, je le savais sans me rappeler l'avoir lu ou apprit. Aussi le donnais-je d'une voix atone, lointaine et dénuée d'émotion alors que le sourire sur mon visage ne collait pas. Étais-je malheureuse de savoir que je retournerais dans une cage? Bien plus que je ne pouvais le dire.

Mon regard se tourna vers l'extérieure, m'isolant dans un silence qui ne portais plus de sourire, plus de politesse ni de douceur. Je voulais ouvrir cette portière et partir en courant. Courir encore et encore, fuir cette vie qui m'attendait. La nourriture en conserve, de la pâtée pour chat alors que je suis un serpent mangeur de serpent. Hurler mon désaccord et pleurer mon sort, mais je ne le pouvais pas. La porte n'était pas fermée, mais je ne pouvais pas tourner dos à la possibilité d'avoir un maître. C'était trop profondément gravé en moi, ce besoin vitale et douloureux.

Un instant le monde cessa de tourner, l'air se figea, le sol s'effaça sous mes pieds. J'étais enchaînée, prisonnière et cela me convenait. Était-ce vraiment le cas? Pouvais-je simplement aimer être ainsi privée de toute liberté? De toute vie libre comme un humain. Pourtant je n'étais pas humaine, je ne le serrais jamais et quand bien me^me cela me blessais profondément, je ne pouvais pleurer mon sors.
- Monsieur Fukistu... aimez-vous être humain?
Une simple question, mais quand je posais mon visage sur lui, je ne pouvais que sentir une douleur dans mon coeur, comme si la réponse n'avait pas la moindre importance et que mon sort était déjà fixé. Je ne lui en voulais pas de me ramené, je voulais juste qu'il ne m'en veuille pas d'être partie de cet endroit. D'avoir voulu le protéger de cette voleuse. D'avoir prit un peu de son temps si précieux.
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(#) Mer 7 Déc - 3:33

Perdu dans mes pensées… Je repense à l’argent perdu pour ne pas avoir à faire aux rabatteurs et me dis que la vie est quand même injuste parfois… Nos libertés individuelles se restreignent d’une manière qui ne me plaît pas vraiment, comme s’il y avait un moyen unique de traiter les hybrides… Alors que chaque personne a une vision différente des choses.

Le chauffeur de taxi reste silencieux, il doit être nouveau ici et pas encore très à l’aise en Japonais… En tout cas il a été poli en nous faisant rentrer dans la voiture et ne se mêle pas de nos affaires, ce qui est assez appréciable. Par contre la musique qu’il diffuse est assez loin de ce que je connais, il me semble que cela peut être de la musique africaine, mais je ne suis pas sûr. Pas très agréable.

Les rues que j’ai déjà vues défiler dans mon tramway repassent en sens inverse.

Yona me demande ensuite si j’aime être un humain. Le chauffeur, qui semble avoir compris la question, étouffe un petit rire discret, comme si pour lui la réponse était évidente. Pour moi elle est loin de l’être. En effet si l’on compare les hybrides à des animaux on pourrait facilement se dire que le fait d’avoir un maître leur offre la plupart du temps un toit et de la nourriture gratuitement (ou plutôt parfois au coût de contraintes importantes ou bien d’une cohabitation difficile), cela dit la différence est que les hybrides sont doués de parole, et donc sont capables d’exprimer leurs désirs et leurs besoins… Sauf que visiblement ils ne sont jamais vraiment écoutés, ce qui est bien dommage.

“C’est intéressant que tu poses cette question, ma chère Yona… Je n’ai pas d’opinion claire dessus. Ce que je sais des hybrides, je le sais par mon entourage ou bien par les informations. Je me doute que votre liberté physique est limitée, cependant nous les humains souffrons aussi de restrictions à nos libertés… Nous sommes, nous aussi, prisonniers d’un système qui nous force à nous enrichir financièrement pour réussir, et nous manquons de temps pour nous reposer, pour rencontrer des nouvelles personnes, et pour prendre soin de nos maisons. Et je pense que c’est pour cela que les hybrides furent créés… Mais bon, on a vu les dérives qui en découlent, et les droits des hybrides contre les maîtres abusifs sont très très limités… C’est un peu pour ca que je ne souhaite pas héberger d’hybrides, je ne souhaite pas me rendre complice de cette tendance à aller vers la simplicité au profit d’une meilleure efficacité dans un travail. Mais je n’ai aucun mal à fréquenter des hybrides sans maître, tant qu’ils ne me demandent pas de gros service. Et toi… Aimerais-tu être une humaine ?”

Le débat philosophique qui s’annonce pour clore notre rencontre s’annonce intéressant… Pour une discussion avant de se séparer à l’animalerie ce n’est pas si mal.
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(#) Dim 11 Déc - 23:40
Sa réponse fut longue, bien trop philosophique a mon gout, comme si la vérité le dérangeait. Mon sort ne lui importait pas tant que cela puisqu'il me ramenait à ma cage. Cet endroit insupportable où m'attendait des longues journées silencieuses avec pour tout repas une pâtée immonde. Devais-je lui en vouloir? Non, je comprenais mieux son choix avec son discoure, il prônais la liberté et je n'y avais pas droit. Alors étais-je heureuse de mon sort? Etre humaine aurait changé le sens de ma vie? Je n'en savais rien, je ne comprenais même pas le monde qui m'entourait.

Mon regard posé sur l'extérieure se dirigea alors vers lui, j'arquais un vague sourire avant de hausser les épaules. Je ne savais pas quoi répondre, en fait cela importait peu. Je n'avais aucune envie d'être enfermée, c'était la seule chose qui pour moi avait de l'importance. Un maître voulait dire liberté, et que demander de plus?
- Je ne sais pas ce qu'être humaine signifie. Je ne peux donc pas désirer vouloir être autre chose que ce que je suis. Bien que mon sort semble être celui d'une prisonnière, je ne vois pas comment vivre autrement qu'en suivant quelqu'un. J'ai été créé pour cela et rien d'autre. Peut-être que si l'univers ne tournait pas dans ce sens peut-être que mon chemin aurait été différent et que mon avenir ne serait pas le même. J'aime à penser que nous avons un but précis, que nous n'en sachions encore rien n'importe pas sur le fait que cette chose doit se réaliser. J'ignore laquelle, mais je pense que je ne serai pas malheureuse comme vous le craignez en silence.   
C'était présomptueux de ma part de penser cela, mais il avait été si gentil avec moi. Je ne pouvais que lui sourire en disant ces mots. J'essayais de le rassurer alors que c'était moi qui allait finir dans les mains d'un inconnu, dans une cage avant ça. Qui étais-je pour espérer un avenir radieux pour moi? Allez le savoir, mais quelque chose me disait que j'avais été faite pour une raison et que cette raison viendrait à moi.

Le taxi tourna, les maisons défilèrent et rapidement je reconnu la rue. Je détachais ma ceinture et demandais l'arrêt. Si Monsieur Fukistu venait avec moi, je craignais qu'il ait des problèmes. Je connaissais le chemin à partir de cette endroit. Était-ce là un adieu?
- J'aime à croire que ce n'est qu'un au revoir monsieur Fukitsu.
Au fond, je savais que nous nous reverrions. Mon coeur me le disait tout comme l'espoir qui me faisait sourire. Était-ce mal de croie que les choses arrivaient dans un but précis? Que tout finissait par prendre du sens un jour ou l'autre? Je n'en savais rien, mais le destin est le seul maître sur nous tous hybrides et humains compris. Alors qu'elle importance de la destination?

J'articulais un au-revoir avant de marcher vers l'animalerie. En quelques pas j'allais retrouver cette place derrière un plexiglas.
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(#) Mer 18 Jan - 20:12
[et voilà la suite et fin wouloulou !]


Ce qu’elle me dit me donne encore à me triturer les méninges. Son attitude et ses réactions, et enfin ce discours, me confirme une chose : quelque chose en elle la rend incapable de chercher à s’épanouir loin de sa fonction d’être inférieur, celle qui lui a été allouée à sa naissance. Je ne savais pas les laboratoires si forts qu’il en parviennent à éliminer la volonté propre d’un individu. J’espère encore plus ne jamais avoir à acheter un hybride et rendre un service à ce système si injuste. Elle trouve tout cela bien naturel et croit dur comme fer avoir été conçue dans un but précis, qui ne pourra lui apportera que de la joie… J’espère que l’avenir lui donnera raison. Je sens bien qu’elle ne souhaite pas revenir à l’animalerie.

Mais moi je ne veux pas être hors-la-loi. C’est bien qu’elle ait fini par le comprendre, elle ne semble pas avoir de rancoeur à mon égard, alors qu’elle parle.

Lorsque l’hybride demande l’arrêt au taxi, il fait le très bon choix de ne pas faire le fanfaron. Voilà un homme qui fait son travail honnêtement, sans chercher de problèmes aux pauvres hybrides évadés. Ni à ceux qui les aident.

Alors qu’elle me salue et s’en va à petits pas rapides en direction du grand bâtiment pour retrouver sa place, une boule me serre la gorge. Je demande au taxi de m’attendre et me lève brusquement pour sortir de la voiture, y laissant mon sac à dos et ma sacoche.

Pour donner de l’amplitude au cliché, la pluie se remt à tomber à petites gouttes. Donc voilà c’est un moment triste et solennel comme je ne les apprécie pas du tout dans le films. Le fait est qu’elle m’a touché cette petite hybride, malgré les problèmes que nous avons eu. Elle veut croire que ce n’est qu’un au revoir et non un adieu, moi je compte bien faire ce qu’il m’est possible de faire pour garder contact.

“Yona… Attends ! Ne t’enfuis pas comme ça !”
J’arrive pantelant auprès d’elle alors qu’elle s’apprête à ouvrir la porte.

Je lui glisse un morceau de papier froissé à la hâte dans la main. Bien sûr que j’ai pris soin d’écrire mes coordonnées pour elle ! Mais pas mon adresse, je ne souhaiterais pas qu’elle vienne chez moi après s’être enfuie, car à ce moment je serais dans un embarras profond à lui refuser de l’héberger… Ne pas penser à ça...
“On peut se revoir Yona. Sur ce papier, j’ai écrit mon numéro de téléphone. Quand tu l’auras trouvé, ton Maître, peut-être que tu seras libre de venir me voir… Et on fera plus ample connaissance ce jour-là, dans un contexte moins dramatique… Alors Yona, au revoir !”

Et là, je me permets de la prendre dans mes bras et de serrer. J’ai mal de la quitter ici mais je dois le faire ! Mais l’étreinte est courte car déjà quelqu’un dans la boutique l’a reconnue et quitte son poste de travail pour revenir vers nous. Je me désengage de mon étreinte et reste encore quelques secondes auprès de l’animalerie, au cas où les responsables aient quelque chose à me dire.

Et dans quelques minutes, je retourne à mes soucis professionnels desquels je voulais m'enfuir. Je peux à présent y ajouter une dépense imprévue.
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Juzaburo Fukitsu
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Novembre 2016


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(#) Mer 15 Fév - 22:49
Le paroi froide, je la sentais déjà réduire mon espace vitale, pourtant, alors que je m’apprêtais à ouvrir la porte, un espoir fou, délirant et impossible me prit le cœur quand j'entendis Juzaboku m'appeler. Ne pas m'enfuir, c'était impossible. J'avais envie de rester près de lui et lui, en avait-il envie? Je n'en savais rien, mais je ne pouvais pas supporter sa présence en sachant qu'il ne voulait pas de moi, alors pourquoi espérer qu'il m'adopte? Pourquoi m'empêcher d'ouvrir cette porte?

Ses bras m'entourèrent, me figeant, un instant et son parfum me brisa le coeur. des larmes roulèrent sur mes joues. Pitié... Pitié... Pitié... Qu'il cesse de parler. Que sa voix cesse de parvenir à mes oreilles. Qu'il se taise avant que je ne crie. Qu'il me laisse partir avant que je ne doive chercher la force de le repousser. Un instant, encore un. Je fermais les yeux, son étreinte s'arrêta là et mon coeur meurtris se remis à battre.  Pourquoi? La question était suspendue à mes lèvres alors que la porte s'ouvrit.

Mon geôlier m'attrapait par le coude, la force brute, la froideur. Le compte de fée de la fugueuse s'achevait. Je serrais entre mes doigts le bout de papier alors qu'on m'attirait à l'intérieure. Sans me débattre, je tendis tout de même une main vers cet homme qui m'avait offert son temps. Un instant encore, je voulais sentir sa peau chaude me serrant contre lui. Un instant encore, je voulais sentir son parfum une seconde de plus. Un instant encore, je voulais goutter à ce qu'il nomme liberté.

Une larme de plus roula sur ma joue, je perdit aussitôt le gout du gâteau alors que la porte se fermait. Un adieu silencieux et je baissais les yeux, allant calmement dans cette boite qui m'attendait.  Avais-je vraiment un maître qui m'attendait? je le pensais, mais soudainement, j'avais mal, j'avais peur et j'étais en colère. Sans savoir pourquoi, je voulais courir à nouveau sous la pluie. Sans savoir pourquoi, je voulais manger un autre gâteau.

Quelques jours plus tard et tout s'effaçait. Mes envies folles, mes désires de libertés. Une autre fugue et un homme posa son regard sur moi. Je ne lui conviens pas, mais le second lui... devient mon maître et un instant, mon fiancé. La vie avait la triste ironie de s'amuser à détruire le meilleur de chacun. De briser le bonheur et d'arracher les quelques parcelles de logique gravée à la machine dans un ADN.




Fin du rp
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