Bienvenue à Togi! Cette merveilleuse île qui propose toutes sortes d'hybrides à la vente. Serez-vous le maître ou l'esclave? NC-18
 

Premier plongeon [Megan Walker]

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(#) Ven 2 Sep - 21:09
Une journée encore surprenante m'attendait. Il faut dire qu'elle avait commencé bien avant qu'elle soit née. J'avais dû retourner à l'arène pour exploser un concurrent qui commençait à me faire de l'ombre. Un beau mec au corps plus que distrayant. Hybride... loup je crois même si au fond je m'en fous. Tout ce dont je me souviens de ma nuit ce sont les cris, les odeurs et un flou artistique digne d'une cuite. Mais l'alcool n'a rien à voir avec mes souvenirs, j'étais trop excitée pour me rappeler ce que j'ai fait. Enfin si je me souviens lui avoir bouffé une partie de la tête et l'avoir éviscéré sur l'ordre de G, mon maître mais après...

Et là je me suis enfin réveillée dans ma cage, la tête dans le coaltar, les yeux encore bouffi de fatigue et surtout avec encore l'odeur de sang et de mort collé à ma peau. Il faut dire qu'on se laver qu'au matin afin d'être frais et dispo pour le service de la journée. Je me levais donc quittant ma niche pour aller dans les douches réservé aux hybrides. L'eau y était froide mais relativement propre et on avait tôt fait de s'en accommoder... Je me lavais donc sans manière, utilisant le savon mis à disposition des esclaves puis je coiffais, laissant l'air ambiant me sécher, les serviettes n'étant pas utilisés par ceux de notre engeance. La seule chose que l'on m'autorisait était ma crème légèrement parfumé à la noix de coco d'après les dires de certains. N'allez pas me demander ce que c'est j'en sais strictement rien. Elle me permettait de supporter ma journée sans eau sur ma peau. J'en mettais une bonne dose que ma peau absorbait sans difficulté puis j'enfilais un jean slim malgré la chaleur ainsi qu'un débardeur noir tout les deux avant d'ajouter une paire de tennis usée.

Le soleil était déjà bien haut et l’après midi semblait déjà bien entamé. Mais c'était normal, ma nuit avait été agité comme j'ai dit donc bon. J'avais encore un peu de temps avant d'affronter une nouvelle nuit soit de combats soit de servitude et je ressentait un profond désir de tenter une première sortie en solo histoire de découvrir un peu ce monde, Togi.

Je n'ai connu que l'arène et le centre de dressage de mon maître donc l'idée de sortir des sentiers battus m'excitaient au plus haut point. C'est donc une fois ma crinière attaché en une longue queue de cheval que je prenais le chemin de la ville, quittant les docks devenus si familiers et étrangement chers à mon coeur.

Je marchais sans trop réfléchir, observant et jaugeant les créatures qui allaient et venaient. Beaucoup me semblaient faibles et inutiles et je me questionnais sur l'intérêt de posséder de tels hybrides. Même les humains me faisaient pitié. Je dois avouer que j'étais déçue par cette entrée en matière. Rien ne valait les créatures des arènes. Le plus fort des citadins devait surement arrivé à la cheville de la loque des arènes....

Je serrais les dents, déçue et légèrement agacée pour uen raison que j'ignorais mais qu'importe, ses sentiments s'envolèrent quand je découvris cette chose que les humains appellent parc. C'est l'un des humains qui en avait parlé à côté de moi en entrainant sa neko par la hanche comme on le ferait à sa femelle. J'aurais pu me moquer mais j'avais autre chose de mieux à faire : courir découvrir ce nouveau terrain de jeu.

C'est donc plus enthousiasme que précédemment que je pris les chemins de sable dur... enfin de ce drôle de mélange qui ressemblait au bitume mais qui était jaune comme le sable... Etrange mais soit, encore une invention des humains. Je regardais autour de moi, cherchant quelque chose à faire afin de paraitre "normale". Oui G m'avait ordonnée d'être sage alors je l'étais même si j'étais pas sûre de savoir ce que ça voulait réellement dire... Je ne devais pas tuer déjà... ni mordre accessoirement... Bref rien de passionnant au final.

Soudain je vis une chose étrange avoir lieu devant moi. Une femme regardait un truc qu'elle tenait. Elle semblait faire la même chose que mon maître ou que tous les humains faisaient. Une chose que je n'avais jamais comprise, moi qui avait grandi sans cela. J'eus alors l'envie de demander enfin qu'elle était cette chose et prit la direction de cette femme, curieuse. Je vins me placer devant elle, presque menaçante si je n'avais pas eu cet éclat d'intérêt dans le regard et lança d'une voix quelque peu bourrue.

"Pourquoi tu mates ce papier ? Est-ce que tu serait en train de ... lire ?"

J'avais dit ce dernier mot sur un ton presque cérémonieux, donnant un sens sacré à cette activité qui, j'allais surement bientôt le comprendre était au final aussi basique pour eux que le combat l'était pour moi.
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(#) Sam 3 Sep - 8:16
Le parc. Joyau de verdure dans l'écrin des immeubles en béton armé. Centre névralgique de la vie familiale en ces jours de week-end. Assise sur un banc, un café à emporter à la main, Megan devait faire sans doute tâche dans ce décor idyllique avec sa capuche rabattue sur ses mèches oranges et ses lunettes de soleil. Elle ressemblait plus à une noctambule qui ne s'était pas encore couchée qu'à une jeune mère ou tante emmenant un bambin faire du tourniquet ou de la balançoire avant d'aller manger le repas dominicale traditionnel. Il ne lui manquait plus que la clope qui faisait rigoler aux doigts pour que les grands-parents éloignent leurs chers bambins de son banc en grommelant sur la jeunesse d'aujourd'hui pendant que les parents la regardent avec envie. D'ailleurs, certains semblaient l'observer avec une sorte d'appel au secours au fond des iris. A croire que la parentalité n'était pas de tout repos...

Pourtant, serrant son gobelet dans ses doigts blancs, Megan aimait observer ses scènes qu'elle n'avait jamais connu. Sa famille ne s'était jamais regroupée ainsi autour d'elle.  En même temps, elle n'allait au parc qu'avec ses Nounous dont une l'avait carrément oublié là-bas, trop occupée à se disputer avec son petit ami au téléphone. Depuis ce jour-là, elle n'avait plus voulu y aller, ayant trop peur d'y être abandonnée. Il lui avait fallu de nombreuses années avant de pouvoir mettre les pieds dans un tel endroit sans appréhension. Maintenant, elle aimait y traîner et se mettre à l'ombre pour regarder le monde tourner, sachant très bien qu'elle n'emmènerait jamais ses enfants ici. Parce que qui dit enfant, dit père... et il fallait encore qu'elle puisse parler à un homme pour qu'il devienne le père de ses enfants. Enfin parler... Ce n'était pas forcément nécessaire mais supporter qu'il la touche, ça oui!

Sentant une chape de plomb lui tomber sur les épaules, elle eut un grognement et but une gorgée de son latte noisette. Rien n'y fit. Son moral venait d'en prendre un coup. Quel dommage que Koga ne soit pas là. Il aurait su, lui, comment lui faire retrouver son sourire. Elle aurait même pu s'allonger sur ce banc et poser sa joue contre sa cuisse. Et pischt! Tous ses ennuis et ses idées noires se seraient envolés. Ce mec avait un don. Il n'avait pas besoin de paroles ni de gestes pour qu'elle se sente bien avec lui. Incompréhensible. D'ailleurs, n'était-il pas dans les parages? Comme lors de leur rencontre où il l'avait suivi partout pendant toute une journée. Coup d'oeil à droite. Coup d'oeil à gauche. Pas de Koga. Elle poussa alors un long soupir déçu avant de se lever pour jeter son gobelet en carton vide.
D'un coup de poignet, la tasse vola dans une poubelle publique laissant sa main orpheline. Pile à ce moment là, un gars d'une vingtaine d'année lui fourra un tract dans la main.


- On compte sur toi!


Aussi vite qu'il était arrivé devant elle, il disparut de son champs de vision pour poursuivre sa route et son travail d'information. Eberluée, elle l'observa un temps virevolter de personne en personne. Il semblait tellement à l'aise avec son sourire qu'il en était fascinant. Lentement, elle s'éloigna de la poubelle et se décida enfin de lire les inscriptions du papier coloré. Il s'agissait d'une fête étudiante qui se déroulait dans les locaux de l'Université. L'Amicale des Arts. D'où sans doute le papier de couleur vive.  

- Pourquoi tu mates ce papier? Est-ce que tu serait en train de... lire?

Soudain, une tête s'était penchée sur son tract pour essayer de déchiffrer les signes qui semblaient mystérieux à cette hybride. Parce qu'elle, on ne pouvait pas dire qu'elle n'était pas une hybride avec ses nageoires à la place de ses oreilles et ses dents pointues qu'elle s'était empressée de lui montrer.
La surprise d'une telle invasion de son espace personnel était telle qu'elle resta plantée là sans rien dire ni rien faire. Elle ne pouvait que la regarder bouger et parler. Sans doute son sang avait-il quitté tout son corps pour se réfugier dans ses organes vitaux pour survivre. Reflexe physiologique à sa panique intérieure. Heureusement pour elle, son cerveau afficha bientôt un panneau clignotant: ALERTE!! Et elle put faire enfin un bond en arrière, ressemblant ainsi plus à un diablotin sortant de sa boite.

Serrant son sac en bandoulière contre elle, elle visa ses lunettes de soleil sur la splendide créature marine en haletante comme le pauvre diable qu'elle était.

- O... Ou... Oui... Je... Je vous le... donne....

Elle lui tendit son tract du bout des doigts... et de loin, la forçant, sans le vouloir, à la faire avancer vers elle pour le prendre. Etait-elle vraiment en train de déglutir?
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(#) Dim 4 Sep - 10:35
J'ignorais encore à quel point les humains avaient besoin de règles et de codes de conduites dont j'ignorais tout et surtout dont je ne m'accommodais rarement. L'espace vital par exemple était un concept que je ressentais parfois envers les "autres", humains comme hybride qui n'était pas Lui. Lui, à savoir Mr G était celui qui pouvait tout s'autoriser. Les "autres" en revanche devraient simplement subir mes humeurs du moment ce qui rendait donc mon espace vital assez ambigüe je doit l'admettre.

Enfin tout ce tralala juste pour vous dire que je fut quelque peu surprise par le saut de carpe de l'inconnue. Étant plus grande qu'elle, j'avais pu apercevoir un instant l'éclat de ses yeux alors qu'elle relevait ses prunelles pour mater ma trogne. Bien que j'y lu de la surprise et probablement un éclat de peur, je ne m'attendais pas à une réaction aussi extrême ! Déjà elle se figea comme si le moindre mouvement allait me faire attaquer, ce qui me fit sourire. Voilà là l'un des réflexes de la peur des plus pourris qui soit. Franchement si tu flippes, tu cours, point. Mais là que dalle... Quand soudain elle fit une chose qui me fit écarquiller les yeux. Elle venait de bondir en arrière. Sérieux un putain de bond en arrière magistrale, j'avais jamais vu ça même en combat ! On aurait dit qu'elle venait de se cramer les pieds tellement elle avait sauter haut et loin. Elle serrait son sac comme si j'allais le lui arracher et prit la parole avec une voix tremblotante.

Je posais mes mains sur mes hanches, réellement amusée par cette fille qui semblait ne pas vouloir s'enfuir mais qui avait quand même assez peur pour craindre pour sa vie. Elle me tendit alors le bout de papier et je le regardais à nouveau en m'approchant, lui jetant un regard qui sous entendait *tu vas pas encore te faire la malle j'espère* et je me contentais de regarder l'objet sans le toucher. Non pas que j'en avais peur mais je ne savais pas à quoi ça servait et bon... bah j'avais pas envie de prendre ce truc, voilà !

"Tu peux le garder. Mais à quoi ça sert ?"

Mon regard quitta le papier pour se poser sur le visage de la donzelle. J'ignorais que ma question pouvait paraitre bête ni ce qu'elle provoquait chez mon interlocutrice. Je m'était un peu penchée ce qui m'empêchait de mater par-dessus ses lunettes et ne pas voir ses réactions m'agaçait un peu, aussi je lançais purement et simplement un.

"Tu peux r'tirer tes lunettes, ça s'rait cool car là, merci l'ambiance. Tu crains le soleil pour être comme ça ?"

Oui je ne fais pas dans la délicatesse. Je n'attends pas de connaitre les personnes pour leurs dire ce que je pense. Je fais que ça peut froisser les gens mais je m'en fous, j'aime quand c'est clair et limpide comme de l'eau. Je me redressais, conservant une distance correcte avec cette interlocutrice qui ne semblait pas aimer les discussion rapprochées. Pour ma part je m'en fichait, je dormais dans une cage collée à ceux de mes congénères alors la promiscuité, c'était normal à mes yeux. Le problème c'est que j'oubliais que ce n'était pas le cas de tout le monde.... Togi n'allait pas que m'enseigner de nouvelles choses, elle allait aussi (peut être) forger en moi de nouveau concepts qui sait...
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(#) Mar 6 Sep - 11:28
Et voilà! A quoi avait-elle pensé en lui tendant son tract comme ça? Bien sûr que l'hybride avança vers elle. Bien sûr qu'elle se montra menaçante avec son air farouche qui voulait la clouer sur place. Oh mon Dieu! Oh mon Dieu! Qu'est-ce qu'elle devait faire maintenant? Appeler au secours? Prendre ses jambes à son cou? Mais fuir ne voulait-il pas dire lui tourner le dos? Panique. Panique. Pani... Hein? Comment ça "A quoi ça sert"?

La surprise de Megan face à de tels mots fut si grande que le haussement de ses sourcils dépassa le cadre métallique de ses lunettes de soleil. Chiara n'eut même pas à se redresser pour comprendre qu'elle venait encore une fois de la surprendre. Mais cette fois-ci, le choc avait balayé la panique, un peu comme l'adrénaline balayant la douleur d'une blessure.


- Euuuh... Techniquement à rien. C'est simplement une publicité pour une soirée étudiante. Une fête où l'on peut boire et danser. Y en a qui draguent pas mal aussi pendant que d'autres gerbent au-dessus des toilettes quand ils ont de la chance d'en trouver...

Autant dire que la rouquine n'avait jamais aimé ce genre de fêtes superficielles où il fallait absolument finir dans des situations dégradantes pour maintenir son statut social. Elle préférait encore les quolibets ou les surnoms de merde plutôt que d'y mettre les pieds.

- Je... Je préfère garder mes lunettes... parce que j'aime pas qu'on me regarde... Ca... Ca n'a rien à voir avec... toi... ou l'ambiance... ou encore le soleil...
Et hop! L'adrénaline était redescendue, libérant à nouveau la timidité presque maladive de l'Américaine. D'ailleurs, ses joues ne venaient-elles pas de prendre une couleur cramoisie et sa voix ne chevrote elle pas encore? Pourtant, elle ne tourna pas les talons pour autant, se contentant de serrer la bandoulière de son sac à rabat de ses doigts blancs. La créature marine avait réussi à attirer toute son attention et sa curiosité. A tel point qu'elle osa faire l'impensable pour elle:

- Comment cela se... fait que tu ne saches pas des... choses aussi basiques... que ça? Tu n'es... pas allée... à l'école quand... tu étais petite?

Malgré l'hésitation, sa voix n'avait rien de condescendant. Elle était simplement curieuse de savoir comment une personne ne puisse pas savoir lire dans cette société dite moderne et progressive. N'y avait-il pas des écoles pour les hybrides? Qu'apprenaient-ils alors dans leurs fameux centres de dressage? Pour tout dire, Megan ne s'y était jamais intéressée. Il fallait dire qu'elle ne connaissait pas personnellement d'hybrides et ils ne partagent pas sa vie avec elle. Aussi venait-elle de mettre un doigt de pied dans leur monde? Allait-elle se faire dévorer toute crue?
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(#) Mer 7 Sep - 18:51
Je sentais que la petite n'avait pas confiance en moi. Ça ne me vexait nullement, moi même je me serais méfiée de ma propre trogne donc bon. Je savais que j'avais un sourire carnassier et un regard de mafieuse qui n'inspiraient guère la sympathie mais ça faisait partie de ce que j'étais et c'est ce que voulait mon maître donc j'avais rien à y redire. Alors que je la questionnais, je vis ses sourcils quitter l'abri de ses lunettes et la peur laissa la place à la surprise. Qu'avais-je donc dit de si surprenant ? Ce bout de papier était-il donc commun aux humains ? Elle me donna une réponse qui, au final, ne me satisfit pas autant que je l'aurais cru, bien au contraire. En plus de ne pas répondre pleinement à ma question, elle en avait fait naître d'autres dans mon esprit curieux.

Je me sentis plisser des yeux, réflexionnant (oui ce mot n'existe pas et alors !) sur ce concept de "fête". Les fêtes de G étaient souvent ennuyantes à crever sauf quand elles se déroulaient aux arènes où là on pouvait au moins avoir le droit à un spectacle à mort mais sinon les trois quart du temps c'était des bouchées à manger, de l'alcool et des gens qui bavassaient de trucs inutiles à mes yeux. Après j'étais pas là pour animer donc je m'en foutais, moi je me contentais de faire acte de présence au côté de mon Maître, affichant la mine fermée et sérieuse de circonstance. Bref c'était nul. J'avais donc du mal à imaginer ses gens tous vêtus tout bien tout propre se déhancher en se frottant les uns aux autres dans une parade organisée. Puis les imaginer rendre leur repas dans des latrines me laissait un tantinet perplexe même si je me dis que finalement ça devait être plus drôle à voir que ce que je connaissais déjà. Mais tout ça était noté sur ce bout de papier ? Ce si petit truc ? Comment était-ce possible !?

Mais avant que je ne puisse le demander, elle reprit la parole et je relevais mes yeux vers elle, observant ses lunettes noirs comme pour essayer de percer ce verre et pouvoir apercevoir le regard de mon interlocutrice. Oui j'aimais voir à qui j'avais affaire. Les yeux offraient une porte vers l'âme d'autrui. Un regard fuyant, un regard franc, un regard hésitant. Tant de regards pour tant de créatures. J'aimais voir les yeux de ceux que à qui je parlais. C'était aussi simple que ça. Mais sa réponse me fit plisser des yeux une nouvelle fois. Hésitation dans la voix et posture défensive. Cette demoiselle était une victime née ! Je me reculais donc un peu, histoire de lui offrir un léger sentiment de sécurité alors qu'elle reprenait, me questionnant à son tour.

J'avais détourné le regard d'elle mais au son de sa voix, je mâchouillais un peu, mouillant mon palais sec alors que mon estomac grognait légèrement et je posais à nouveau mes prunelles jaune sur elle. Puis sans lui laisser le temps de réagir je tendis une main vers elle et saisit les lunettes que je lui retirais, pouvant enfin admirer les prunelles de la demoiselle en lui répondant simplement, regardant mon butin, tout sourire, fière de ma connerie.

"Je sais pas ce que c'est qu'une école. J'ai grandi en cage. J'suis pas humaine, j'suis un animal. Mon maître m'apprend que ce qu'il pense utile pour moi. Le reste n'est pas important."

Je posais ses lunettes devant mes yeux en continuant de les tenir n'ayant pas de nez assez marqué pour qu'elles se maintiennent seules puis je regardais au travers, curieuse, m'amusant comme une enfant avant de les enlever. Je posais alors mes yeux sur mon interlocutrice puis sur le papier avant de les reposer sur elle, lançant simplement.

"Arrête de te cacher. Plus tu voudras disparaitre et plus tu attireras les mauvais sur toi. Tu te comportes comme une biche prête à se faire bouffer. Redresse toi et fait front. J'vais pas te bouffer. j'ai pas le droit de toute façon."

Je lui rendis ses lunettes d'un geste décontracté en lui lançant un sourire amusé, riant légèrement. J'avais ce qu'on appel un rire franc. En général on m'entendait de loin quand j'éclatais de rire mais là en l’occurrence, il était léger et s'arrêta bien vite. Un rire qui voulait plus dire *Alala que tu n'es pas douée* que *HE HE HE HO HO HO LOL MDR XPTDR*. Je la laissais reprendre son bien en reprenant la parole.

"Donc ce papier parle d'une fête. Et ça te tente toi ? C'est bizarre tu m'as plus l'air d'être du genre à te terrer et à fuir les autres pourtant... Et tu peux me lire le papier en me montrant les mots au fur et à mesure ?"


Je posais mon regard sur elle, interrogative. Oui je la harcelais un peu, je sais mais bon je suis comme ça j'aime bien me croire chez moi partout.
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(#) Jeu 8 Sep - 14:20
Derrière les lunettes miroirs se cachaient deux billes bleues. Aussi bleues que la peau de l'hybride. Bleues comme l'eau des glaciers, comme celle dans laquelle baignent les icebergs. Elles sont tellement bleues qu'elles en sont dérangeantes et hypnotiques. Deux billes qui se fixèrent droit dans les siennes plus jaunes. Et ce ne fut qu'après quelques longues secondes qu'elles se détournèrent. Etait-ce dû à la surprise ou à la force de caractère de cette donzelle apeurée? La question ne se posait même pas... ou bien?

Les joues cramoisies, Megan ne fit pas un geste pour récupérer ses lunettes alors qu'elles dansaient sur le semblant de nez de la femme poisson. Elle avait été bien trop souvent la victime de telle blague pour savoir que plus elle tenterait de les récupérer, moins elle les aurait. Donc elle attendit tranquillement que cette drôle de nenette lui rende son bien, n'écoutant sa réponse plus que d'une seule oreille. Devait-elle vraiment compatir pour un tel bourreau? Pensait-elle vraiment qu'elle allait l'aider après s'être fait malmenée de la sorte? Surtout qu'elle était bien loin de se calmer vu qu'elle commençait carrément à se foutre d'elle. Une langue de colère s'enroulait doucement mais sûrement autour de sa colonne vertébrale, léchant consciencieusement chacune de ses vertèbres.

Plus qu'énervée, elle tendit son bras à son tour pour reprendre ses lunettes et les viser aussitôt sur son nez.


- T'as qu'à demander à ton maitre de te le lire! La "Biche prête à se faire bouffer", elle a autre chose à faire que se faire emmerder par des pseudos méchants qui ont besoin qu'on leur dise quoi faire ou penser! Et puis, à ce que j'sache, y a jamais eu d'animaux qui arrivaient à parler plus de deux mots comme tu le fais.... Donc ton excuse de merde, tu peux te la foutre au cul! Je suis un animal et gniagniagnia... Nan mais oh! C'est pas une façon de traiter les gens surtout quand on veut leur demander des trucs!


Aussitôt son coup de sang exprimé, elle lui fourra le tract dans la main. Pile à la place de ses lunettes et tourna les talons pour poursuivre son chemin, maugréant toujours cette mauvaise humeur qu'elle venait de faire naitre chez la rouquine.


- Dammed! What's this fucking girl??!! And respect is it bullshit? They're intelligent creatures. They said. It's soooo a lie! She's just a douchebag! Nothing else! Like the others in hight school...
*

Comme si cette dernière parole venait de lui donner une idée, elle tourna les talons une nouvelle fois et vint se planter face à la dangereuse sirène. D'un doigt impérieux, elle lui tapota la poitrine, pile au dessus du sein gauche, ses lunettes visées dans les iris jaunes.

- Et toi, ma petite, faudra quand même que tu réalises un de ses quatre que tu peux briller autrement que par la taille de tes muscles ou celle de ta connerie. Parce que bon, perso, je suis peut être une biche effarouchée mais au moins, je peux penser ce que je veux et quand je le veux. Et si un jour, tu décides que t'as envie de commencer à faire pareil, peut-être que je t'aiderai... Mais pour ça, faudra aussi apprendre à respecter les autres au lieu de les emmerder!

Camper sur ses pieds, elle avait même mis ses deux poings sur ses hanches et se penchait légèrement en avant comme pour la défier de lui saper son autorité. Mais est-ce que la rouquine se rendait-elle simplement compte de ce qu'elle venait de faire? Sans doute pas... mais à cet instant, elle faisait plus penser à un blaireau blessé qu'à une pauvre petite biche. Attention, c'est que ça mord ces bêtes là...



*Si tu veux la traduction, mp moi. Je trouve plus sympa de ne pas la mettre en parenthèse pour mettre en avant l'incompréhension de celui qui ne parle pas la langue.^^
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(#) Dim 11 Sep - 20:54
Elle récupéra les lunettes que je lui tendais avec une colère bien visible. Ainsi donc il était possible de la mettre en rogne ? Mhhh CHOUETTE ! En la voyant s'énerver, je ne pus que sourire de satisfaction. Oui j'aimais quand les gens se lâchaient en disant ce qu'ils avaient sur le coeur et j'eus même la patience de l'écouter m'envoyer chier. Bon sa formulation laissait à désirer mais c'était pas mal pour une fille qui semblait avoir un balais dans le cul. J'aimais ça.

Cependant je n'eus pas le temps de réagir qu'elle me fourrait son papier dans les mains avant de tourner les talons, filant d'un pas ronchon qui me fit sourire, amusée. Et bien la petite biche avait finalement un peu de tempérament ! Ce n'était pas plus mal, ça lui allait bien ces joues cramoisies et ce regard furieux. J'allais la poursuivre, histoire d'en rajouter une couche mais d'ici je l'entendais râler dans une langue que je ne connaissais foutrement pas. Je penchais la tête intriguée, mais la voilà déjà qui revenait. Pensant qu'elle comptait récupérer son papier, je le lui tendis mais c'est un doigt impérieux qui se posa sur ma poitrine en retour.

Là pour le coup je sentis mes yeux se rétrécir, lançant un regard de mise en garde à la biche qui venait de perdre toute prudence. J'étais taquine et je pouvais sans mal supporter des cris et des gestes de colère, en revanche un mouvement qui se voulait dominateur avait le don de me foutre en boule et là elle était sur ce terrain. Mais pour une fois je n'eus pas un coup de sang regrettable. Était-ce l'ordre de mon maître ou juste un coup de chance pour elle ? J'en sais rien et au fond le résultat est le même... Elle est encore en vie et entière. Je l'écoutais alors qu'elle prenait une pause de petite chef à laquelle je lui répondis, en me penchant vers elle d'un air bien moins aimable que précédemment, prenant enfin la parole alors qu'elle reprenait son souffle en m'affrontant surement du regard (que je ne pouvais voir).

"Tiens donc aurais-je blessée l'orgueil de mademoiselle ? Dommage mais si tu n'es pas capable de voir la vérité sur ta condition de froussarde je ne vais pas pouvoir t'aider. Suffit de voir comment tu as réagi à mon approche mademoiselle saut de carpe. Je te froisse en te disant ce que je pense ou en te conseillant ? Libre à toi de n'en pas tenir compte. Je ne vais pas fermer ma gueule sous prétexte que tu préfères des mensonges à la vérité."

Je me redressais en lui lançant un regard froid, affichant un sourire moqueur qui disparut alors que j'ajoutais.

"Et en quoi je devrais te respecter si toi-même tu es incapable de me regarder en face ou d'être près de moi sans flipper comme une mauviette ? Tu veux du respect mais tu n'es même pas assez forte pour t'assumer. Et si te prendre tes lunettes est un manque de respect, je pense que se cacher derrière en est aussi un."

Je n'aimais pas sa façon de jouer à la fille plus intelligente que moi. Je savais que j'avais des lacunes dans les relations sociales mais même si je l'assumais je n'appréciais pas spécialement son ton condescendant et je me permis une dernière réplique.

"Je ne suis pas une lumière ni aussi cultivée et intelligente que toi mais moi au moins je m'assume et je n'ai pas peur des autres. Peux-tu en dire autant ?"

Je la toisais, campant sur mes positions la regardant avec un air sérieux et détachée. Oui j'étais idiote et inculte. Je ne savais pas être gentille ou polie. Moi j'étais une fille des arènes, une hybride violente et instable qui avait grandi en affrontant et en tuant. Je n'avais rien connu d'autre. Me demander d'être délicate c'était comme me demander de me soumettre à une larve : impossible. J'étais pas une fille de la ville. je ne sentirais surement jamais  les fleurs et je ne porterais probablement jamais de robes. Cela ne me dérangeait pas vraiment au final car quand je voyais tout ce beau monde dandiner du cul et faire des manières pour pas grand chose, je préférais de loin mes arènes. Au moins là bas, il n'y avait pas de place pour les traîtres.

J'observais donc l'humaine en silence, lui faisant face dans une posture aussi sûre que la sienne. Elle voulait être piquante ? Qu'elle y aille, j'avais le cuir dur.
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(#) Mer 14 Sep - 11:19
Oh, elle n'avait pas eu la prétention de faire peur à la femme-requin. Loin de là! Elle connaissait ses propres capacités et la présence ou le charisme comme diraient certains n'en était pas une. Mais il fallait que les choses soient dites. Aussi se prit elle sa soufflante comme il en était habituellement. Non mais franchement... A quoi avait-elle donc penser? Que cette bleue était différente parce qu'elle n'avait pas les même gênes que ces poufiasses qui l'avaient martyrisées pendant des années? Et, hop, un doigt dans l'oeil! A quand les autres?

Sous les mots durs, ses épaules s'étaient automatiquement arrondies, ployant sous le joug de tous les reproches dont elle était affublée. Pourtant, même si ses joues étaient encore plus cramoisies, elle les redressa d'un coup alors que la diatribe marine venait de se finir.


- Je suis une trouillarde et alors? En quoi cela te concerne? Tu ne me connais même pas! Et t'es qui pour me juger et m'engueuler? Personne! Ni la Reine d'Angleterre, ni le Président des Etats-Unis, ni même le Tsar de Russie! Et encore moins ma mère! Alors va te faire foutre!

Voilà! C'était dit! Et avec force de conviction. Après tout, c'était vrai. Même sa propre mère ne lui avait jamais rien dit de tel et n'oserait sans doute jamais le faire de peur de voir sa fille disparaitre totalement de sa vie. En bonus, elle avait même réussi le miracle de pointer son menton en avant.


- T'es pas contente? Hé ben tant mieux! Moi non plus, je ne suis pas contente de me faire aborder par quelqu'un qui me traite comme une moins que rien. Parce que je te signale que je t'ai rien demandé, moi! Que je ne te vole pas tes affaires, moi! Et qu'en plus, je ne me fous pas de ta gueule en gloussant comme une dinde!

Marquant une petite pause, elle reprit son souffle, poussant du doigt ses lunettes un peu plus sur l'arrête de son nez. Manquerait plus qu'elles se mettent à glisser maintenant!

- Et pour ta gouverne, si tu veux quelque chose de quelqu'un, oui, tu lui dois le respect et ce même s'il porte des lunettes et que tu n'aimes pas ça! Et ce même si tu considère qu'il n'en a pas le droit. Parce que si tu ne le fais pas, tu n'auras rien. Alors abstins toi la prochaine fois! Ben ouais, c'est comme cela que ça marche les humains! Parce que tu vois, si tu avais été plus respectueuse et sympa, j't'aurai non seulement montré les mots mais en plus, je t'aurai appris à lire! C'est con la vie, hein?


Et cette fois-ci, elle s'autorisa même un sourire moqueur... limite mesquin. Sans doute un de ceux que la poiscaille devait lire sur les lèvres des vainqueurs face aux vaincus. Quelques secondes après, elle avait tourné les talons et lui jeta par dessus l'épaule un salut bref avant de poursuivre son chemin.

- 'Bye, Dum ass.
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(#) Ven 16 Sep - 18:32
Je la voyais ployer sous mes paroles mais à dire vrai, je m'en foutais, je disais le fond de ma pensée sans penser réellement à mal. Je n'avais jamais été tendre, je l'avoue, c'est l'métier qui veut ça. J'ai grandi sous les éclats de voix et les insultes, je n'avais rien connu d'autre alors oui, comme dirait l'autre c'est pas une excuse je sais - j'm'en cherche pas d'toute façon - mais bon ça aide pas trop non plus à être "normale", enfin comme elle quoi. Je n'étais pas franchement agressive, enfin pas à mon goût. Je parlais toujours comme ça aussi mais c'est vrai que si je devais comparer avec les autres rigolos pompeux, c'est clair que j'avais moins de fleurs dans la bouche.

En tout cas, quand je me tus en la toisant, peu désireuse de me laisser marcher sur les pieds par cette péteuse, elle repartit au quart de tour en me parlant de personne - était-ce des personnes au moins ? - que je ne connaissais pas. Non mais c'est qui Elisabeth ? Ou le Jard de Ruçi ? Je fronçais des sourcils à ses mots dont j'ignorais le sens même si le sens de la phrase me parut clair : elle me chiait dessus car j'étais méchante avec elle. Bon soit. Tant qu'elle me salit pas mes godasses. Non car c'est les seules que j'ai vous voyez donc bon j'y tiens un peu....

En tout cas la voir me faire front m'amusait. Non pas que je me foutais d'elle. C'est juste que la voir sauter de la fille coincée et peureuse à ça, c'était plaisant. Je n'aimais pas les gens renfermés qui semblaient tout craindre. Là elle me faisait face et la voir ainsi me faisait plaisir. La vie est dure et cruelle et plus vite on le comprenait et plus vite on pouvait se protéger contre ses coups bas. Je ne dis pas qu'il y a des moments cools ce serait mentir, mais il faut s'attendre au pire et savoir profiter du meilleur sans se laisser bouffer par sa peur. Sinon on ne vit plus, on survit et ça, c'est le pire qui puisse arriver. Je la regardais donc, ne pouvant retenir un sourire qu'elle dut prendre pour une moquerie car elle poursuivit sur le même ton, hargneuse et un tantinet pompeuse.

Je l'écoutais, ayant soudain l'envie de lui éclater de rire au visage en entendant ses "Môa" qui se voulait exagérés. Je crois que mon regard rieur lui déplut car elle continua ses piques auxquels je m'autorisais une réplique à la fin de sa tirade.

"Et bien il te faut pas grand chose pour monter sur tes grands poneys toi .... Quant à te connaitre, te voir ainsi me suffit à te cerner un minimum mademoiselle. Me dire que je me goure sur ce ton, c'est juste me prouver que j'ai tapé là où tu n'aimes pas. Ma seule erreur était de ne pas le savoir."


Je l'écoutais s'énerver une dernière fois en haussant un sourcil, la laissant se défouler sur moi. Elle devait avoir un sacré paquet de colère en elle pour exploser pour si peu. Les humains étaient-ils donc si sollicités que ça ? G n'en avait pas l'air pourtant... Bon lui, il savait se défouler aussi donc je crois qu'il n'entre pas dans la catégorie "humain".... Mais sérieux cette gringalette avait vraiment les nerfs à vif et surtout pour un truc aussi con qu'une paire de lunettes que je lui avais "emprunté" cinq secondes avant de les lui rendre. Ha ses filles humaines, quel bande de pisseuses !

"Et bien quelle scène pour une paire de lunette. Ne t'en fais pas tu peux te les garder et j'ai pas craché dessus même si j'y ai posé mes mains d'hybride. Quant à tes règles et coutumes chelous, navrée de ne pas avoir été mise au courant HÔ grande dame vénère. Mon maître ne m'en a pas informé. Je me passerais donc de votre bienveillance en matière de lecture."

Je lui fis une pseudo révérence comme j'avais vu le faire quelques humains dans les soirées où je servais mon maître ainsi que dans un des films appelé dessin animé que regardaient ses hommes de main. Quand je me relevais, la demoiselle se faisait déjà la malle sans que je n'ai eu le temps de mater sa réaction. Bon dommage. Elle se faisait un seconde départ en mode pas contente et je me retrouvais là, seule avec ce papier incompréhensible sous le regard des badauds alentour qui avaient entendu les éclats de voix. Je les regardais donc en leur lançant un sourire moqueur, les faisant fuir à ma sauce avec un :

"Bon à qui le tour ?"

En dévoilant ma dentition flippante. Là les regards se détournèrent et les pas se pressèrent alors que je reprenais ma route en me trouvant un coin à côté de jeux pour enfant où je pris place sur un banc, ressortant le papier pour le regarder à nouveau, à la fois curieuse et intriguée. Dans quel sens le tenait-elle déjà ? Celui-ci ou celui-là ? Je fronçais des sourcils essayant de me rappeler mais je ne revoyais que le visage de la fille qui était rouge de colère... raaaah pourquoi je me rappelle que des trucs inutiles ?! Bon je me rappelait de ses yeux aussi mais.... Raaah pourquoi elle les cachait putain ! Elle avait vraiment un très beau regard cette bougresse ! Je roulais le papier en boule et le balança devant moi. Il fit un arc-de-cercle et atterrit sur la tête d'un enfant. Ce dernier regarda le papier, surprit puis le prit, cherchant l'origine de cette attaque et vit alors mon regard sur lui. Il fit une drôle de tête puis se leva et vint à moi avec une démarche maladroite qui me fit sourire. Ainsi donc même les petits humains étaient aussi patauds que nous, enfants ? Il arriva à ma hauteur et me tendit le papier.

"C'est pas bien de jeter par terre ! Faut mettre à la poubelle."

Je le regardais, étonnée en reprenant le morceau de papier. Et devant ma surprise, il se tourna et me montra une poubelle avec son doigts qui semblait recouvert de reste de confiture.

"Là-bas."


Je regardais ce qu'il me montrait puis fit un petit sourire à ce drôle de petiot. Je n'osais montrer toute ma mâchoire, sachant qu'il aurait surement fui. Déjà que ça me surprenait qu'il vienne à moi alors bon... Je fourrais le papier dans ma poche en lui répondant doucement.

"Merci mais je l'ai jeté car je ne comprends pas ce qui est dessus et ça m'agace. Mais finalement je vais le garder, je demanderais de l'aide à mon maître. Merci encore de me l'avoir ramené. Retourne jouer maintenant sinon ta mère va s'inquiéter... je crois."

Je lui fis un signe maladroit de la main, mes oreilles remuant doucement alors qu'il levait vers moi ses deux billes de loto pour me faire un sourire d'ange avant de filer en trottinant, retournant auprès de sa génitrice. C'était étrange de voir ça. Tout ça. Les réactions des autres, de ses humains. Ils n'avaient pas grandi comme moi. Lui, il avait une maman qui semblait douce et aimante. C'était bien. Je les regardais un moment puis quitta mon banc, reprenant ma route en réfléchissant à tout ça. La fille qui avait explosé à cause de ma franchise et ce petit humain qui était venu à moi sans crainte, juste pour un papier.

"Putain les humains sont des gens vraiment chelou....On ne sait jamais à quoi s'attendre"


J'eus un sourire satisfait à mes paroles. J'aimais découvrir de nouvelles choses. Désormais il me faudrait apprendre leurs coutumes bizarres, ne serait-ce que pour éviter de froisser les rats qui servaient mon maître. Après je pense que je n'en ferais pas usage tous les jours. Comme avait dit la râleuse, j'étais comme j'étais et je chie sur ceux qui sont pas content ! Voilàààààà ~ ♥




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